En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez le dépôt de cookies qui nous permettront, ainsi qu’à nos partenaires, de vous proposer des offres et contenus adaptés à vos centres d’intérêts, des fonctions de partage vers les réseaux sociaux, d’analyser le trafic et la performance du site et d’effectuer des statistiques.
RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories

        Toutes les fois où je ne suis pas morte

        Robert Laffont
        EAN : 9782221216590
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 252
        Format : 135 x 215 mm
        Toutes les fois où je ne suis pas morte

        Date de parution : 01/03/2018
        « Viens me rejoindre. Prends l’avion. Réglons ça tout de suite, m’as-tu écrit. Ça. Ce désir fulgurant qui nous possédait et qui nous faisait nous écrire vingt, trente fois par jour. »

        Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Catherine débarque à Bruxelles, dans une ville en état de siège. Mais rien n’aurait pu empêcher la jeune femme de venir rejoindre Matt, reporter de guerre pour la BBC, son ami et, peut-être, son amour de toujours. Des années...

        Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Catherine débarque à Bruxelles, dans une ville en état de siège. Mais rien n’aurait pu empêcher la jeune femme de venir rejoindre Matt, reporter de guerre pour la BBC, son ami et, peut-être, son amour de toujours. Des années de tension latente entre eux, et aujourd’hui ils sont libres l’un pour l’autre. Six jours pour s’aimer, lui a-t-il promis, avant qu’il reparte vers une nouvelle mission. Peu importe la suite. Sauf qu’entre ce qu’ils avaient imaginé et la réalité, rien ne va se passer comme prévu…
        Un grand roman d’amour noir, où s’entrechoquent les échos de nos peurs et de nos désirs.

        « Un roman empreint de l’urgence de vivre. » Revue Les Libraires.
        « Une écriture crue, frontale, un style incisif remarquables. » Le Devoir.
        « Survivre, de toutes les manières. Un roman très fort et très noir, qui se termine par une porte ouverte sur la lumière et l’espoir. » Le Journal de Montréal.

        Lire la suite
        En lire moins
        EAN : 9782221216590
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 252
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        19.00 €
        Acheter

        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • NovaBaby Posté le 22 Juin 2018
          Bon. Une fois n'est pas coutume, je suis embêtée avec ce livre. J'ai bien aimé, mais en même temps pas du tout. Je suis mitigée lapin-cochon d'Inde, si vous voyez le truc. C'est pas clair, quoi. Parce que, d'un côté, j'ai plutôt aimé ce qui ressortait de ce récit, cette histoire de femme, de femmes. De mères aussi, qui seraient prêtes à tout pour leur enfant, même au pire. Mais qui restent quand même des femmes. J'ai aussi aimé le style de l'autrice. Cette façon parfois choquante de nous mettre face à des situations, des ressentis. Mais le fond, l'intrigue, et le contexte, j'ai moyennement adhéré. Je crois que je suis vraiment passée à côté d'un truc. En fait, je n'ai pas compris (et pas du tout du tout adhéré) le contexte. On se retrouve dans Bruxelles post-attentats du 13 novembre. Et je n'y ai pas vu d'intérêt. Cela permet tout juste de découvrir d'autres femmes que notre héroïne, mais vu le peu de place qu'elles prennent dans l'histoire, au final, ce n'était pas forcément nécessaire. De même, je n'ai pas compris le rapport du point de vue du jeune homme avec le reste. Parce qu'on parle d'une femme qui traverse un océan pour passer une semaine auprès d'un... Bon. Une fois n'est pas coutume, je suis embêtée avec ce livre. J'ai bien aimé, mais en même temps pas du tout. Je suis mitigée lapin-cochon d'Inde, si vous voyez le truc. C'est pas clair, quoi. Parce que, d'un côté, j'ai plutôt aimé ce qui ressortait de ce récit, cette histoire de femme, de femmes. De mères aussi, qui seraient prêtes à tout pour leur enfant, même au pire. Mais qui restent quand même des femmes. J'ai aussi aimé le style de l'autrice. Cette façon parfois choquante de nous mettre face à des situations, des ressentis. Mais le fond, l'intrigue, et le contexte, j'ai moyennement adhéré. Je crois que je suis vraiment passée à côté d'un truc. En fait, je n'ai pas compris (et pas du tout du tout adhéré) le contexte. On se retrouve dans Bruxelles post-attentats du 13 novembre. Et je n'y ai pas vu d'intérêt. Cela permet tout juste de découvrir d'autres femmes que notre héroïne, mais vu le peu de place qu'elles prennent dans l'histoire, au final, ce n'était pas forcément nécessaire. De même, je n'ai pas compris le rapport du point de vue du jeune homme avec le reste. Parce qu'on parle d'une femme qui traverse un océan pour passer une semaine auprès d'un homme (en espérant bien passer plus de temps au lit qu'à faire du tourisme), de ses espoirs, de ses désillusions. Le lien avec le jeune homme est quasi inexistant, les autres femmes et mères que l'on va croiser arrivent assez tard dans le récit. Bref, il me manquait un truc pour comprendre vraiment ce que l'autrice voulait vraiment nous dire et ça m'a donné un sentiment de quelque chose d'assez brouillon. Comme si elle s'était perdue en cours de route à vouloir aborder trop de sujets. Ou alors, et c'est clairement pas impossible, c'est moi qui n'ai pas su tout suivre et apprécier en si peu de pages. Un autre truc m'a aussi rendue confuse. Toutes les fois où Catherine n'est pas morte, donc, ce qui donne son titre au livre, ben si c'était triste et si ça nous permettait de nous attacher à l'héroïne, ça ne faisait rien avancer. Je n'ai pas eu l'impression que ça justifiait des choix ou des réactions de notre personnage principal. Du coup, ça tombait un peu comme un cheveu sur la soupe pour moi. Alors, c'est très bien écrit (même si certaines formulations typiquement québécoises m'ont un peu surprise), c'est poétique et c'est inscrit dans un contexte si actuel et si frais (voire douloureux) dans notre mémoire collective que forcément, ça émeut. Mais dans mon cas, j'ai parfois eu l'impression que c'était le but, ce qui fait que ça ne l'a pas vraiment fait avec moi. Alors, je donne sûrement l'impression de descendre ce livre, mais j'ai pourtant passé un moment de lecture agréable. C'était juste trop confus pour moi. Il mérite en tout cas clairement qu'on lui laisse une chance, et je suis très curieuse de découvrir d'autres avis à son sujet.
          Lire la suite
          En lire moins
        • lectures2thalie Posté le 12 Avril 2018
          Une lecture où l'urgence de l'autre est bien rendue et où la chute n'en est pas moins brutale. La réalité, l'humain avec ses blessures, ses failles encore béantes... Catherine et Matt se cherchent, se retrouvent mais ne se trouvent pas. Deux êtres écorchés, deux aimants qui en l'air s'attirent et sur terre se repoussent. Et la vie qui les entoure, brutale, violente, compliquée, peut-on s'aimer quand l'atmosphère est électrique et que rien n'est résolu? Lorsque l'on est persuadé de mourir, peut-on s'abandonner à vivre? [...]
        • SamouRye Posté le 16 Février 2018
          Pour moi ce fut un "page-turner". Je ne m'attendais pas du tout à ça. J'ai dévalé ce livre à une vitesse folle. L'efficacité de la plume en premier. Ça coule bien et c'est en même temps profusément rempli. Les images en second. Toutes ces surenchères brillantes. Les émotions ressenties et les frissons en troisième. Ça me ramenait des souvenirs. Héros obscur : l'intertextualité qui faisait sourire. À lire.
        • Madame_lit Posté le 28 Novembre 2017
          L'auteure propose avec Toutes les fois où je ne suis pas morte un récit poignant, touchant, marqué par la terreur, l’amour, la famille, le terrorisme, l’amitié, les douleurs, la peur, etc. Catherine, écrivaine canadienne, se retrouve à Bruxelles au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Elle va rejoindre un journaliste de guerre, son ami, Matt Lewis, pour vivre avec lui une semaine torride, où les deux tourtereaux n’auront rien d’autre à faire qu’à s’aimer. Toutefois, lorsque tout éclate autour de soi, en soi, lorsque le monde est à l’envers, est-il trop tard pour aimer? Pour écrire ce roman, Geneviève Lefebvre s’est inspirée de son vécu. Elle était à Bruxelles après les terribles attentats qui ont secoué l’Europe. Comme elle le mentionne dans une entrevue publiée dans le Journal de Montréal : J’ai eu une vie qui s’est déroulée avant que j’écrive ça. J’étais à Bruxelles pendant les attentats de Paris et il y a eu une arrestation devant mes yeux d’un jeune arabe. Je ne saurai jamais pour quel motif. Tout d’un coup, il y a eu l’armée, les mitraillettes, les chiens. Tout le monde qui était dans le café s’est arrêté. Exactement comme la scène qu’il y a dans... L'auteure propose avec Toutes les fois où je ne suis pas morte un récit poignant, touchant, marqué par la terreur, l’amour, la famille, le terrorisme, l’amitié, les douleurs, la peur, etc. Catherine, écrivaine canadienne, se retrouve à Bruxelles au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Elle va rejoindre un journaliste de guerre, son ami, Matt Lewis, pour vivre avec lui une semaine torride, où les deux tourtereaux n’auront rien d’autre à faire qu’à s’aimer. Toutefois, lorsque tout éclate autour de soi, en soi, lorsque le monde est à l’envers, est-il trop tard pour aimer? Pour écrire ce roman, Geneviève Lefebvre s’est inspirée de son vécu. Elle était à Bruxelles après les terribles attentats qui ont secoué l’Europe. Comme elle le mentionne dans une entrevue publiée dans le Journal de Montréal : J’ai eu une vie qui s’est déroulée avant que j’écrive ça. J’étais à Bruxelles pendant les attentats de Paris et il y a eu une arrestation devant mes yeux d’un jeune arabe. Je ne saurai jamais pour quel motif. Tout d’un coup, il y a eu l’armée, les mitraillettes, les chiens. Tout le monde qui était dans le café s’est arrêté. Exactement comme la scène qu’il y a dans le livre. C’est devenu extrêmement silencieux. On se disait qu’il y avait une bombe, qu’elle allait sauter et qu’on allait tous être morts. Des bombes, il y en a dans ce récit…. Catherine, le personnage principal, a été plus d’une fois frappée par ces dernières. Les bombes n’ont pas réussi à la tuer… pas encore. La première frappe a été le départ de son père alcoolique, mis à la porte du domicile familial par sa mère qui souhaitait faire une place à son amant. La seconde bombe a été causée par la violence du père de son fils et les sévices qu’il lui faisait subir. Une autre bombe : la mort de sa fille Amalia… Puis, après une longue histoire d’amour avec Laurent, ce dernier l’abandonne comme un vieux chien qu’on laisse sur le bord du chemin sans lui jeter un regard dans le rétroviseur pour aller en chercher un plus jeune. Catherine, les bombes, elle connaît ça… Ce n’est pas pour rien qu’elle se retrouve dans une Bruxelles assiégée…et qu’elle repense à toutes ces fois où elle n’est pas morte. Dans les rues de Bruxelles la déserte, de Bruxelles aux pavés noir corbeau, une petite flamme blonde, de cet ocre pâle qu’elle tient de sa mère, dévale l’avenue Stéphanie au volant d’un bolide bleu : Amalia. Le cœur de Catherine saute un coup, éclaté de mille bombes à fragmentation. Chaque fois, elle s’étonne de retrouver son souffle, d’emplir ses poumons d’oxygène, de vivre. (p. 230-231) Et bien sûr, il y a ceux qui les lancent ces bombes… sa mère, ses ex, Matt et les djihadistes. Ainsi, en parallèle, le lecteur suit la piste d’un adolescent, Malik, influencé par son ami afin de rejoindre l’ÉI. Il s’est enfui de la maison de sa mère et il se retrouve aussi à Bruxelles, en même temps que Catherine… Malik devient la bombe de sa mère. Cette dernière se rend dans la capitale belge par amour pour son enfant et pour le ramener à la raison. Catherine rencontre la mère de Malik et elle demande à Matt de lui venir en aide. Comme il le mentionne dans son reportage : À ses côtés, le regard éperdu d’espoir, se tenait Bianca, menue et tenace. Dans sa parka trop grande pour elle. Matt rapportait l’histoire de cette femme qui cherchait son fils disparu entre les mains de l’ÉI, et qui ne baissait pas les bras. Il citait les mères de la place de Mai, en Argentine, pendant la dictature, il parlait du courage et de la détermination de ces mères anonymes et désemparées qui refusaient de baisser les bras devant les tentacules des organisations terroristes qui leur prenaient leurs enfants. (p. 311). Catherine dira du geste de son vieil ami : Toutes ces fois où je ne suis pas morte, toutes ces fois où je suis restée en vie valaient que je vive pour cet instant où un homme que j’aurais tant voulu aimer s’était mis au service de l’ordinaire pour en rapporter l’extraordinaire. (p. 313) Peu après le retour à Montréal de Catherine, Bruxelles sera victime d’un attentat terroriste revendiqué par l’ÉI…32 morts. Toutes les fois où je ne suis pas morte, c’est une histoire forte, puissante, qui va résonner longtemps en moi. On le sait, malheureusement, les bombes n’ont pas fini de tomber et je ne m’y habitue pas. Je suis émue. Je suis à l’envers. Merci Geneviève Lefebvre pour ce magnifique roman. https://madamelit.ca/2017/11/24/madame-lit-toutes-les-fois-ou-je-ne-suis-pas-morte/
          Lire la suite
          En lire moins
        • Horizon_du_plomb Posté le 25 Septembre 2017
          « Devant l’image de cette femme en parka rouge sur la place noire, les mots se sont mis à glisser les uns après les autres dans la tête de Catherine. C’était plus fort qu’elle, malgré elle, et elle savait, déjà, qu’elle s’emparait d’une vie qui n’était pas la sienne. D’où venait-elle? Qui était-elle? Où allait-elle? » « Tu fais un meilleur personnage, Matt. Tu t’accroches à des certitudes qui s’effritent, t’es inquiet, angoissé, bourré de paradoxes, altruiste et égoïste, idéaliste et cynique, romantique et désabusé, et pas foutu d’aimer ni de te laisser aimer. Et puis, tu es moins beau que lui, tout le monde s’en fout des beaux gosses, ce qu’ils aiment, les gens, c’est des histoires avec des hommes pleins de cicatrices. Ce n’est pas le mal qui les intéresse, c’est la guérison. Ils veulent savoir comment font les autres pour survivre aux brutalités que la vie nous inflige. » « Tu ne t’étonnais jamais que les terroristes veuillent les faire tomber, ces tours, tu t’étonnais seulement que ça n’arrive pas plus souvent. » « C’est la loi des histoires singulières, de défier les codes, de semer l’inquiétude, de balayer les sentiments appris par cœur, et de tout balancer par-dessus bord, direct dans la gueule du chien qui... « Devant l’image de cette femme en parka rouge sur la place noire, les mots se sont mis à glisser les uns après les autres dans la tête de Catherine. C’était plus fort qu’elle, malgré elle, et elle savait, déjà, qu’elle s’emparait d’une vie qui n’était pas la sienne. D’où venait-elle? Qui était-elle? Où allait-elle? » « Tu fais un meilleur personnage, Matt. Tu t’accroches à des certitudes qui s’effritent, t’es inquiet, angoissé, bourré de paradoxes, altruiste et égoïste, idéaliste et cynique, romantique et désabusé, et pas foutu d’aimer ni de te laisser aimer. Et puis, tu es moins beau que lui, tout le monde s’en fout des beaux gosses, ce qu’ils aiment, les gens, c’est des histoires avec des hommes pleins de cicatrices. Ce n’est pas le mal qui les intéresse, c’est la guérison. Ils veulent savoir comment font les autres pour survivre aux brutalités que la vie nous inflige. » « Tu ne t’étonnais jamais que les terroristes veuillent les faire tomber, ces tours, tu t’étonnais seulement que ça n’arrive pas plus souvent. » « C’est la loi des histoires singulières, de défier les codes, de semer l’inquiétude, de balayer les sentiments appris par cœur, et de tout balancer par-dessus bord, direct dans la gueule du chien qui attend sa pitance, juste à côté de la chaise haute du bébé. » Il suffit de lire le prologue pour se dire qu’on a fait une découverte intéressante sans être exceptionnelle. Directement la question se pose: comment des êtres humains en sont arrivés là ? J’ai trouvé dans ses pages Bruxelles via l’affection de l’auteure pour la ville, mes origines étrangères, des questions que je me suis posées par le passé sur mes relations et un grain de sel subversif qui épiçait le tout. Au bout de 30 pages, je savais que je devais le finir et en parler pour le faire connaître. «  Comme si, face à la menace terroriste, la crème un peu fade de l’onctueuse Bruxelles venait de se délester de ses couches de gras, l’œil plus alerte, le nerf à vif, le muscle tendu. » « Oui, ils fouillent Molenbeek avec le zèle des nazis dans le ghetto de Varsovie. » « — Eux, Molenbeek, si c’était pas des nouvelles à la télé, ils sauraient même pas que c’est derrière l’écurie, a murmuré Catherine avec une âpreté que Matt ne lui connaissait pas. — Eux, si tu veux mon avis, ils ont des tares génétiques qui favorisent la vision en tunnel et l’écoute sélective, a ajouté Matt. » On peut parfois ne pas être d’accord avec les vues exprimées, des personnages parfois un peu typés Elle Québec ou des séquences pas très réalistes mais le style et la cohérence du livre se retrouvent tout au long des pages. « Mon livre était resté confidentiel et, il faut bien le dire, peu d’hommes lisent avec une telle attention les livres écrits par les femmes. » Certains clichés présents ne sont toutefois jamais trop gros et éclairent ces impressions en  « mur de Berlin, poisson aux écailles glissantes dans la vase d’un lac pollué » sur la rétine tout le long du livre, celles qui nous relient tous à notre humanité. J’ai aimé cette relation non conventionnelle dans la majorité de la littérature. Par contre, j’ai regretté encore cette image d’une femme quasiment objet de consommation à certains moments, cette case victime comme le puits dans lequel on jette le chiot abandonné. « Le croissant, pourtant feuilleté à la perfection, ne passait plus. Ce n’était pas encore aujourd’hui que j’allais me remplumer. » « Promettez, promettez, Sire, il sera toujours temps de ne pas tenir», disait le Grand Condé au jeune Louis XIV. En faisant des promesses qu’ils n’ont pas les moyens d’honorer, les hommes consomment l’espoir des femmes à crédit. Et quand la banque s’énerve, ils déclarent faillite, ou ils s’enfuient. » Bon j’avoue, j’ai aussi aimé cette sensualité qui se dégage tout au long du livre. On peut toutefois dire que c’est un roman féministe au sens de la vie intime d’une femme qui semble redécouvrir sa propre voix. « « Je contrôle ses orgasmes.» Il avait dit ça avec le sourire satisfait du mec qui vient d’entrer en religion et qui ne demande pas mieux que de répandre l’heureuse nouvelle aux pauvres béotiens qui croyaient encore à l’égalité des chances et à l’équité salariale. « Nothing wrong with vanilla people», avait-il ajouté, le ton plein de mépris, tous les goûts sont dans la nature. Le sel sans caramel avait coulé en rigoles corrosives dans son cœur de vanille. (…) Une fille vanille, c’est une Pénélope, installée comme une conne derrière son métier à tisser, en attendant qu’Ulysse daigne rentrer à Ithaque. Mais voilà, un jour, Ulysse est rentré et c’était pour lui annoncer qu’il la quittait pour une sirène qui raffolait du contrôle de l’orgasme. Alors Pénélope a regardé son métier à tisser et elle s’est dit: «Fuck that.» Elle a flambé une allumette et elle a regardé des années de labeur brûler, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des cendres, pour être bien certaine de ne pas être tentée de tisser à nouveau. Pour qui que ce soit. Elle a fait son sac, et elle a pris la mer. » Comme pour « Fin de mission » , les intellos gauchistes qui pensent avoir tout compris avec leur morale supérieure en prennent un coup, l’auteur prend à contre pied les mièvreries que l’on pourrait dire sur les attentats (et que les médias nous ressassent à l’envie comme pour mieux nous rassurer). Bête remarque, outre les expressions québécoises, il y a un passage en anglais qui n’est pas traduit, or je pense qu’il existe encore à l’heure actuelle des gens qui ne parlent pas la langue de Shakespeare avec autant de facilité que BHL avec son foulard de soie sur les charniers du monde. « Those ISIS guys, they haven’t met an Irish mother, if they had, there would be no ISIS. » Il y a aussi un effet miroir dans la narration, l’écrivaine qui se met en scène en train d’écrire l’histoire qui n’était peut-être pas nécessaire. Le lecteur le comprend tout seul. On ne peut même pas dire que c’est un livre où le pathos est prépondérant, c’est comme la houle d’un océan furieux qui n’arrête pas de se briser sur les falaises dans des écumes même pas rageuses. « À quoi servent les livres devant les menaces de la vie? À rien, bien sûr. Ils sont dérisoires et inutiles. Catherine s’est quand même penchée pour le ramasser, curieuse de connaître l’identité de l’auteur abandonné dans le caniveau. Romain Gary. Bien sûr, Gary, bien sûr, La Promesse de l’aube: «Avec l’amour maternel, la vie vous fait, à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais. J’aurais tant voulu lui dire, à Romain, qu’avec l’amour maternel la vie n’est pas qu’une promesse qu’elle vous fait à l’aube et qu’elle ne tient jamais. J’aurais tant voulu lui dire que, parfois, l’amour maternel est une salope qui fait des menaces et qui les exécute toutes, et que la vie n’est alors qu’une succession de coups et de naufrages dont on se sort de plus en plus abîmé, et toujours vivant, comme une sorte de malédiction de ne même pas être foutu d’en crever. Je voulais te l’écrire, ça, Romain. Te dire que toutes les aubes ne se valent pas. » On pourrait presque dire que le livre parle de ces corps qui vagabondent et se mélangent à leur insu, ce ballet des corps qui s’échafaude comme une pyramide des âges brinquebalante. Face à l’erreur, aux échecs, à l’horreur et à la douleur, il existe une voie: la compassion. Encore une fois, un bouquin qui a été une agréable surprise. « Il ne fait pas bon errer dans ces zones floues, nimbées du brouillard de l’ambiguïté. Quel étrange tango nous dansions, lui et moi. » « Ils se sont défaits l’un de l’autre en hâte, redoutant l’émotion plus que la mort. » « C’était ce qu’il faisait sur le terrain, quand il partait en reportage. «Pour bien agir, il faut avoir bien vu » « Avoir su que j’allais tomber sur une Québécoise ce soir, je me serais rasé. »
          Lire la suite
          En lire moins
        ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
        Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
        Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.
        Les informations collectées par SOGEDIF (une société du groupe EDITIS) font l’objet d’un traitement automatisé ayant pour finalité de vous adresser des actualités et des offres, de vous proposer du contenu adapté à votre profil et à vos goûts, et de gérer sa relation avec vous. Les informations marquées d’un astérisque sont obligatoires. A défaut, SOGEDIF ne sera pas en mesure de répondre à votre demande. Ces informations sont à destination exclusive des maisons d’Edition du Groupe EDITIS et seront conservées pendant 3 ans à compter de votre dernière visite. Conformément au Règlement (UE) 2016/679 relatif à la protection des données à caractère personnel, vous disposez des droits suivants sur vos données : droit d’accès, droit de rectification, droit à l’effacement (droit à l’oubli), droit d’opposition, droit à la limitation du traitement, droit à la portabilité. Vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication de vos données à caractère personnel après votre décès. Pour exercer vos droits, merci d’adresser votre courrier recommandé AR à l’adresse suivante : DPO EDITIS, 30 place d’Italie, 75013 Paris, en y joignant la copie d’une pièce d’identité. En cas de manquement aux dispositions ci-dessus, vous avez le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. Enfin, pour une simple résiliation de votre inscription au service, contactez notre équipe à l’adresse électronique suivante : inscription@lisez.com