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EAN : 9782348057373
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 135 x 220 mm
Transfuges de sexe
Passer les frontières du genre
Collection : Sciences humaines
Date de parution : 12/05/2021
Éditeurs :
La Découverte

Transfuges de sexe

Passer les frontières du genre

Collection : Sciences humaines
Date de parution : 12/05/2021
Les parcours des trans’ suscitent beaucoup de fascination. Leur présence dans des films, des livres ou des reportages journalistiques est encore souvent teintée de sensationnalisme. Mais qui sont réellement les... Les parcours des trans’ suscitent beaucoup de fascination. Leur présence dans des films, des livres ou des reportages journalistiques est encore souvent teintée de sensationnalisme. Mais qui sont réellement les personnes qui s’affranchissent de la catégorie de sexe qui leur a été assignée ? À quoi ressemblent leurs vies et... Les parcours des trans’ suscitent beaucoup de fascination. Leur présence dans des films, des livres ou des reportages journalistiques est encore souvent teintée de sensationnalisme. Mais qui sont réellement les personnes qui s’affranchissent de la catégorie de sexe qui leur a été assignée ? À quoi ressemblent leurs vies et leurs vies se ressemblent-elles ? À partir d’une enquête inédite auprès de la population trans’, Emmanuel Beaubatie retrace les trajectoires plurielles, complexes, mais malgré tout ordinaires, de celles et ceux qui entreprennent de passer les frontières du genre.
Les changements de sexe ne se déroulent pas qu’à l’hôpital et au tribunal ; ils se jouent aussi en famille, en amour, au guichet, au travail et dans d’innombrables interactions sociales. Femmes ou hommes trans’, jeunes ou moins jeunes, précaires ou privilégiés, soutenus par leurs proches ou isolés… toutes ces configurations forgent des parcours de transition résolument variés. Elles déterminent les obstacles auxquels font face les trans’, mais également les stratégies qu’ils adoptent pour les affronter ou, à défaut, les contourner. La transition n’est jamais qu’une question d’identité ; elle s’accompagne aussi de nombreuses dimensions matérielles. Pour cette raison, elle représente avant tout une expérience de mobilité sociale, faisant des trans’ de véritables « transfuges de sexe ».
Naviguer en terrain trans’ permet d’explorer la fluidité et la multiplicité du genre, sans ignorer le poids toujours renouvelé de la domination masculine. Cet ouvrage passionnant invite ainsi les lecteurs et lectrices à repenser le genre tel qu’on le connaît – ou plutôt, tel qu’on pense le connaître – aujourd’hui.
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EAN : 9782348057373
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Explorant, à partir d’une enquête par entretiens et d’un travail statistique, le «comment» davantage que le «pourquoi» -dont raffolent, sur ce sujet, les approches psychologiques, frisant parfois le voyeurisme sensationnaliste -, le sociologue Emmanuel Beaubatie consacre à cette population minoritaire un passionnant ouvrage. En considérant les parcours trans sous l’angle de la mobilité sociale qu’arpentent ceux que l’on nomme «transfuges de classe», Transfuges de sexe fait voler en éclats caricatures et idées reçues et complexifie le débat théorique qui oppose la conformité et la subversion. 
Juliette Cerf / Télérama

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • foxinthesnow Posté le 19 Janvier 2022
    J'ai adoré cette lecture ! C'est une étude d'envergure sur les transidentités qui aborde plein d'angles intéressants, par un sociologue lui-même concerné par le sujet. Il constate que les parcours trans ne sortent pas du prisme du genre, qui pèse autant que la classe, la race... cet ouvrage s'appuie sur les apports des études queer des années 90, qui ont subverti l'ordre du genre. L'essayiste leur emprunte le concept de "performance de genre". Emmanuel Beaubatie est docteur en sociologie, il a reçu le Prix de thèse 2018 du GIS Institut du genre et du Défenseur des droits pour sa thèse, dont découle cet ouvrage. Les trans n'ont pas tous•tes la même expérience du changement : l'expérience de transition est façonnée par le genre (ascension pour les hommes trans, déclassement pour les femmes trans), et par la classe (les moyens financiers, le soutien familial, l'emploi stable, sont des aides socialement importantes et qui permettent une meilleure acceptation par les institutions). Statistiquement le sociologue se rend compte que les hommes trans transitionnent + souvent dans la jeunesse, alors que les femmes trans attendent + longtemps, car le déclassement est très fort et difficile à affronter. Vouloir sortir du genre masculin est perçu comme... J'ai adoré cette lecture ! C'est une étude d'envergure sur les transidentités qui aborde plein d'angles intéressants, par un sociologue lui-même concerné par le sujet. Il constate que les parcours trans ne sortent pas du prisme du genre, qui pèse autant que la classe, la race... cet ouvrage s'appuie sur les apports des études queer des années 90, qui ont subverti l'ordre du genre. L'essayiste leur emprunte le concept de "performance de genre". Emmanuel Beaubatie est docteur en sociologie, il a reçu le Prix de thèse 2018 du GIS Institut du genre et du Défenseur des droits pour sa thèse, dont découle cet ouvrage. Les trans n'ont pas tous•tes la même expérience du changement : l'expérience de transition est façonnée par le genre (ascension pour les hommes trans, déclassement pour les femmes trans), et par la classe (les moyens financiers, le soutien familial, l'emploi stable, sont des aides socialement importantes et qui permettent une meilleure acceptation par les institutions). Statistiquement le sociologue se rend compte que les hommes trans transitionnent + souvent dans la jeunesse, alors que les femmes trans attendent + longtemps, car le déclassement est très fort et difficile à affronter. Vouloir sortir du genre masculin est perçu comme une aberration sociale (puisque la domination est du côté du masculin). Mais les hommes trans ont parfois des scrupules et du mal à gagner des privilèges sans culpabilité. Les orientations sexuelles sont aussi genrées selon l'auteur. Il repère des modifications dans les attirances pendant et après certaines transitions. Dans l'étude toutes les femmes trans, dans leur parcours, couchent avec au moins un homme : comme si le regard masculin était forcément constructeur de la féminité. De +l'hétérosexualité est "la matrice de la différence et de la hiérarchisation des sexes" (p. 109) La pénétration sexuelle réceptive est considérée comme symbole social très fort, structurant. Par ailleurs dans cette étude, les femmes trans étaient souvent hétéro avant leur transition, et les hommes trans étaient souvent des femmes lesbiennes. Selon les personnes interrogées, l'auteur montre que la psychiatrisation peut être vu comme positive (aide financière pour hormones ou chirurgie) ou négative (registre de la maladie); idem pour la judiciarisation (permet changement d'état civil pour celles et ceux qui le souhaitent; mais force à entrer dans une norme binaire, ou de prouver pour changer de sexe qu'il y a stérilité). Les trans des milieux populaires adhèrent + à la médicalisation ; chose décriée par des associations queer qui rejettent la binarité. Dans les milieux trans la nouvelle norme est celle de la non binarité et de la non hétérosexualité... cette nouvelle norme se retrouve beaucoup chez des jeunes des catégories socioprofessionnelles supérieures, ou du moins hautement diplômé•es. Bref, la sexualité est aussi un marqueur de classe. L'auteur finit en dressant différents profils de parcours trans, selon les pratiques (militantisme ou non, modifications chirurgicale du corps et de l'état civil, référence à la binarité ou non).
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  • jelydragon Posté le 3 Septembre 2021
    Nous avons affaire ici à un essai très documenté sur le parcours des personnes transgenres. Essai ô combien intéressant, qui permet de mieux comprendre la vie des trans', de sortir des clichés, de voir même au sein de ce groupe les différents chemins de transition possible, l'impact énorme des protocoles médicaux et les différents aspects de leurs vie, famille, vie amoureuse, parcours social... Au delà de ça, c'est une vraie réflexion sur le genre en général, sur comment le genre nous définit, s'imbriquant profondément à tout les niveaux de nos vies. Quelle réflexion passionnante. Un peu ardu à lire par moment, des chiffres et des diagrammes qui alourdissent un peu le propos, mais vraiment instructif.
  • Flaubauski Posté le 19 Juillet 2021
    Dans une enquête particulièrement riche, claire et bien construite, Emmanuel Beaubatie nous dresse un portrait, au plus proche d’une réalité sociologique, des trans’ qui souhaitent « passer les frontières du genre ». Après une introduction, limpide et plus que nécessaire pour bien cerner les différences fondamentales existant entre Females to Males et Males to Females, ainsi qu’une « sociohistoire de la fabrique des trans », également très éclairante, l’auteur nous invite à le suivre à la rencontre d’expériences diverses et variées de trans’, qui sont en cours de transition, qui l’ont terminée, ou qui l’ont arrêtée pour diverses raisons. Expériences qui s’appuient, de manière parfaitement structurée et pertinente, sur l’enquête « Trans et santé sexuelle » de L’Inserm, effectuée en 2010, venant corroborer celles-ci, tant dans leur diversité que dans, bien trop souvent, leur extrême complexité. Car la transition est une affaire de nombreuses discriminations, tant de sexe, que de classe, ou de race, qui ne font que pointer du doigt, encore une fois, l’incidence du patriarcat sur l’ensemble de la société. La transition n’est en effet pas du tout considérée de la même façon selon le milieu dont l’on vient, plus encore selon que l’on veut devenir homme (valorisation) ou... Dans une enquête particulièrement riche, claire et bien construite, Emmanuel Beaubatie nous dresse un portrait, au plus proche d’une réalité sociologique, des trans’ qui souhaitent « passer les frontières du genre ». Après une introduction, limpide et plus que nécessaire pour bien cerner les différences fondamentales existant entre Females to Males et Males to Females, ainsi qu’une « sociohistoire de la fabrique des trans », également très éclairante, l’auteur nous invite à le suivre à la rencontre d’expériences diverses et variées de trans’, qui sont en cours de transition, qui l’ont terminée, ou qui l’ont arrêtée pour diverses raisons. Expériences qui s’appuient, de manière parfaitement structurée et pertinente, sur l’enquête « Trans et santé sexuelle » de L’Inserm, effectuée en 2010, venant corroborer celles-ci, tant dans leur diversité que dans, bien trop souvent, leur extrême complexité. Car la transition est une affaire de nombreuses discriminations, tant de sexe, que de classe, ou de race, qui ne font que pointer du doigt, encore une fois, l’incidence du patriarcat sur l’ensemble de la société. La transition n’est en effet pas du tout considérée de la même façon selon le milieu dont l’on vient, plus encore selon que l’on veut devenir homme (valorisation) ou femme (dévaluation) ; elle n’a, pour les mêmes raisons, pas lieu au même moment dans les existences, et pas forcément lieu, non plus, pour les mêmes raisons. Ainsi, l’on découvre au fil de l’enquête à quel point son titre, Transfuges de sexe, prend remarquablement sens, en ce que les trans sont ceux·elles qui ont passé les frontières du genre, et en connaissent ainsi les deux faces. Je remercie les éditions La Découverte et NetGalley de m’avoir permis cette découverte.
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