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Treize façons de voir
Jean-Luc Piningre (traduit par)
Date de parution : 04/05/2016
Éditeurs :
Belfond
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Treize façons de voir

Jean-Luc Piningre (traduit par)
Date de parution : 04/05/2016
Tout le talent, la poésie, l’émotion de Colum McCann déployés dans un court roman et quatre nouvelles reliés par la violence – quotidienne,  guerrière, psychologique, politique ou sociale –, mais surtout par ces moments de grâce qui font qu’au bout du compte l’espoir reste.
Un vieil homme perd la vie, agressé dans une rue de Manhattan ; un jeune garçon disparaît lors d’une baignade en mer d’Irlande ; une religieuse reconnaît à la télé son tortionnaire ; un jeune homme à cheval vient chercher vengeance sur un chantier ; une jeune femme sergent dans l’US Army passe le réveillon du Nouvel An sur le front afghan.
EAN : 9782714470768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 210
Format : 140 x 225 mm
Belfond
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EAN : 9782714470768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 210
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Colum McCann est l’auteur de la puissance, de la subtilité, de la beauté… Les cinq histoires qui composent ce recueil ont beau être toutes différentes, elles sont animées du même malaise, de la même tension ; le sentiment que les choses vont de travers et qu’elles ne pourront s’arranger que si les personnages, et le lecteur avec eux, parviennent à en saisir toute la portée. »
The New York Times

« Quatre histoires et un court roman et voici que Colum McCann ravive la magie qui a fait le succès d’Et que le vaste monde poursuive sa course folle. »
The Huffington Post

« L’une des forces de McCann réside dans sa capacité à se projeter avec ses lecteurs, dans la peau d’un autre. »
The Guardian

« L’irréductible mystère de l’existence : un thème fétiche que McCann explore avec acuité dans ses différents récits et qui constitue l’essence même de ce recueil. »
The Washington Post




 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Laveze 19/09/2022
    TREIZE FAÇONS DE VOIR de COLUM MCCANN Un mini roman et 4 nouvelles composent ce livre de Mccann. Le roman représente environ la moitié du livre et peut être considéré comme prémonitoire ( sauf la conclusion) puisque Mccann peu de temps après la conception de ce texte va être lui même agressé. Le héros est un magistrat à la retraite qui vit seul, aidé d’une employée de maison, homme intègre et passionné par son métier. On suit son dernier jour sous treize perspectives qui sont les caméras qui se trouvent entre son appartement et le restaurant où il a rendez-vous avec son fils. Qui l’a agressé, son fils avec lequel il a des relations difficiles et dont il comprend mal la façon de vivre? Son employée? Le serveur du restaurant? Un cuistot? Une brillante analyse. Les autres nouvelles ont la violence pour thème, la disparition d’un enfant, un violeur qu’on retrouve par hasard 30 ans après, des textes bouleversants.
  • isanne 17/07/2022
    Treize façons de voir... pourquoi treize ? parce que ce nombre peut faire - à cause du symbole qu'il porte, de sa dualité - pencher le point de vue d'un côté ou de l'autre, c'est à dire du côté de la vie ou du côté de la mort, du côté du bien ou du côté du mal, du côté de la vengeance ou de celui du pardon, du côté de la compassion ou de celui de l'adversité ? C'est ce que j'ai cru dans un premier temps... Non, en fait, ce titre est tiré d'un poème de Wallace Stevens : "Treize façons de regarder un merle" duquel Colum Mccann cite un passage qui sous tend le recueil : (…) Je ne sais que préférer, La beauté des inflexions Ou la beauté des insinuations (...) Une novella et quatre autres nouvelles plus courtes dont le sujet - fil qui les relie est la violence. La violence subie, admise ou enfouie dans la mémoire, la violence des émotions, aussi, qui brûle le coeur et fait suffoquer. Cinq récits très différents, mais qui happent littéralement le lecteur : curieusement, celui-ci garde l'illusion que ses propres pensées, ses propres espoirs pour les personnages pourraient influencer le cours de l'histoire. Il n'en... Treize façons de voir... pourquoi treize ? parce que ce nombre peut faire - à cause du symbole qu'il porte, de sa dualité - pencher le point de vue d'un côté ou de l'autre, c'est à dire du côté de la vie ou du côté de la mort, du côté du bien ou du côté du mal, du côté de la vengeance ou de celui du pardon, du côté de la compassion ou de celui de l'adversité ? C'est ce que j'ai cru dans un premier temps... Non, en fait, ce titre est tiré d'un poème de Wallace Stevens : "Treize façons de regarder un merle" duquel Colum Mccann cite un passage qui sous tend le recueil : (…) Je ne sais que préférer, La beauté des inflexions Ou la beauté des insinuations (...) Une novella et quatre autres nouvelles plus courtes dont le sujet - fil qui les relie est la violence. La violence subie, admise ou enfouie dans la mémoire, la violence des émotions, aussi, qui brûle le coeur et fait suffoquer. Cinq récits très différents, mais qui happent littéralement le lecteur : curieusement, celui-ci garde l'illusion que ses propres pensées, ses propres espoirs pour les personnages pourraient influencer le cours de l'histoire. Il n'en est rien, bien sûr, mais Colum McCann sait tellement distiller l'attente, tellement avancer les détails "pion par pion" comme sur l'échiquier pour créer une ambiance, une atmosphère, raconter un caractère que la lecture s'apparente réellement à un cheminement de découverte pour lequel toutes les possibilités sont offertes. Aucune des nouvelles n'a de fin tranchée, chacun se racontera la suite selon son propre tempérament. Il est donc question de violence, que les personnages ont ou vont croiser, dont ils ne se remettent pas ou qu'ils vont devoir affronter. Une violence physique, ou alors plus sourde, celle de l'angoisse. Il est aussi question de mémoire, des souvenirs de ce qu'ils contiennent de sentiments avec lesquels il faut apprendre à se démener, de regrets ou de remords. A un moment, les personnages de ces différentes nouvelles vont tous faire une sorte de bilan même sans en être conscients, un bilan de ce qu'ils ont vécu et choisi et qui les a amenés au moment où commence le récit. Une certaine forme de nostalgie les enveloppe sans qu'on puisse dire avec conviction s'ils regrettent le passé ou non. Les détails qu'on observe sont un élément important de ces récits, que ce soit au moyen de caméras qui finalement "parlent" à la place du personnage principal de la novella, le racontant sans qu'il se confie lui-même, le regard de l'observatrice de la dernière nouvelle qui est celui du lecteur pour assister à une vengeance d'un malheureux envers un homme aussi miséreux que lui, l'importance des lueurs électriques ou de la clarté de la lune sur un théâtre d'opérations et aussi les yeux qui fouillent les paysages à la recherche d'un indice donnant un espoir dans un autre des récits, sans oublier le regard qui fouille le visage apparu sur le poste de télévision essayant de le mettre en miroir avec un homme croisé plusieurs décennies plus tôt : ce regard fait-il défaut, est-il fiable ? Chez Colum McCann, l'écriture est ciselée, elle se fait aussi poétique , toujours en lien avec la littérature sous forme de citations ou de clins d'oeil, elle ressemble à un scalpel qui tranche dans le vif des vies, dans la douleur des instants… Et puis, pour terminer, ma nouvelle préférée a été "Sh'khol", pour avoir permis la rencontre avec cette mère, avec son enfant adopté, handicapé, et avoir éprouvé cette terrible peur qui va l'étreindre tout au long des phrases, en portant un regard désespéré sur ces merveilleux paysages et en ressentant le souffle du vent, surgi des mots, qui nous caresse presque le visage apportant avec lui les embruns du large des côtes irlandaises.
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  • AnneMarieLA 12/04/2022
    Si, comme c'est l'usage pour les recueils de nouvelles, le titre de l'ouvrage 13 FACONS DE VOIR est emprunté à celui de la première nouvelle, il est aussi l'indice que le thème de l'observation confère une unité thématique au recueil. La première nouvelle qui occupe plus de la moitié de l'ouvrage et constitue en soi un court roman de 170 pages relate la dernière journée du juge Mendelsohn, homme âgé et physiquement diminué qui mourra victime d'une agression dans la rue. Le lecteur suit les pensées du personnage depuis son réveil, pensées qui vagabondent entre un présent qu'il déplore et un passé dont il se remémore des moments heureux. Les 13 façons de voir sont celles des diverses caméras placées aussi bien dans sa chambre – pour surveiller sa santé- que dans le hall de son immeuble, dans le restaurant ou dans la rue et qui permettront à la police de comprendre la raison de son assassinat et d'en déterminer l'auteur. Ce thème du regard se retrouve dans la 2e nouvelle qui présente les images intérieures successives permettant à un journaliste d'élaborer le scénario d'une nouvelle qu'il devra rédiger pour un magazine. Il se manifeste ensuite successivement dans les autres nouvelles par... Si, comme c'est l'usage pour les recueils de nouvelles, le titre de l'ouvrage 13 FACONS DE VOIR est emprunté à celui de la première nouvelle, il est aussi l'indice que le thème de l'observation confère une unité thématique au recueil. La première nouvelle qui occupe plus de la moitié de l'ouvrage et constitue en soi un court roman de 170 pages relate la dernière journée du juge Mendelsohn, homme âgé et physiquement diminué qui mourra victime d'une agression dans la rue. Le lecteur suit les pensées du personnage depuis son réveil, pensées qui vagabondent entre un présent qu'il déplore et un passé dont il se remémore des moments heureux. Les 13 façons de voir sont celles des diverses caméras placées aussi bien dans sa chambre – pour surveiller sa santé- que dans le hall de son immeuble, dans le restaurant ou dans la rue et qui permettront à la police de comprendre la raison de son assassinat et d'en déterminer l'auteur. Ce thème du regard se retrouve dans la 2e nouvelle qui présente les images intérieures successives permettant à un journaliste d'élaborer le scénario d'une nouvelle qu'il devra rédiger pour un magazine. Il se manifeste ensuite successivement dans les autres nouvelles par les recherches d'indices pour retrouver un enfant fugueur qu'on croit noyé; dans le comportement d'un soldat montant la garde la nuit dans un vallée de l'Afghanistan à l'affût de bruits ou de mouvements suspects; dans les images télévisées d'un ancien tortionnaire devenu homme respectable réactivant les souvenirs douloureux des viols chez sa victime; et par l'observation quasi fascinée d'un acte violent et subit. Les technologies nouvelles de diffusion de l'image et de la parole sont présentes dans les récits par l'usage des caméras, de la télévision, des téléphones portables ou satellitaires, et jouent un rôle d'autant plus important que ce thème du regard se double de celui de la violence. Une violence qui sans être décrite avec détails est vue par l'acuité de l'oeil d'un témoin ou au travers de la sensibilité d'une victime. Elle sous-tend le récit et l'auteur en explore plutôt l'origine ou les séquelles, faisant s'imbriquer ainsi passé, présent et avenir d'un personnage. Cette thématique de la violence prend tout son sens quand on connaît le passé récent de l'auteur qu'il présente dans une note finale où il montre comment vécu et imagination se mêlent au sein d'un récit de fiction. « Ces nouvelles étaient presque achevées à l'été 2014, quand j'ai été victime, le 27 juin, d'une agression à New Haven, dans le Connecticut. Certains de ces récits ont été composés avant cette mésaventure, et d'autres après. Il me semble parfois que nous écrivons notre vie à l'avance et que, d'autres fois, nous sommes seulement capables de regarder derrière nous. Mais en fin de compte, chaque mot que nous écrivons est autobiographique, peut-être plus encore quand nous essayons d'éviter toute autobiographie.Malgré tout ce qu'elle doit à l'imagination, la littérature prend des chemins inimaginables. » Un grave et riche recueil dans lequel on retrouve l'écriture nerveuse, précise et sans graisse de Column Mc Cann qui donne densité et force à sa narration
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  • criscat 01/03/2021
    Saisissant Je n’ai jamais rien lu de lui mais quel écrivain je vais y retourner Une novella et quelque récits composent ce livre écrit avant et après l’agression de l’auteur , des nouvelles brèves ,incisives,souvent désespérées mais quoique ... Un petit coup de cœur pour Sh’khol ma préférée pour le sur dont le récit m’a vraiment happé par sa force
  • zazy 31/01/2021
    Treize, c’est le nombre de chapitres de la première nouvelle, plutôt du court roman qui débute et donne son titre au livre. Monsieur Mendelssohn vit sous le regard de sa gouvernante Sally, plonge dans ses souvenirs, sa femme tant aimée, jamais oubliée, son travail, sa position sociale… pour regarder le vieillard qu’il est devenu. Monsieur Mendelssohn est assassiné au sortir d’un restaurant où il a déjeuné avait déjeuner avec son fils. La police regarde les vidéos des caméras de surveillance aux alentours du meurtre, scrute chaque détail, questionne, cherche. Les caméras regardent et enregistrent la vie. « Les caméras sont plus nombreuses en ville que les oiseaux dans le ciel ». En très exactement 175 pages, Colum Mc Cann campe des personnages denses, Ici, il condense, écrit le mot exact sans plus de fioriture, une précision d’orfèvre qui donne beaucoup de densité aux personnages, surtout celui du vieillard et de sa gouvernante. La description de son fils, très courte est bluffante. Je me pose une question : Pourquoi à chaque début de chapitre, il y a-t-il des vers où apparait, à chaque fois, un merle noir : « Vingt montagnes enneigées, Sans rien d’animé Que l’œil du merle noir » ? Est-ce le regard extérieur, le lecteur qui... Treize, c’est le nombre de chapitres de la première nouvelle, plutôt du court roman qui débute et donne son titre au livre. Monsieur Mendelssohn vit sous le regard de sa gouvernante Sally, plonge dans ses souvenirs, sa femme tant aimée, jamais oubliée, son travail, sa position sociale… pour regarder le vieillard qu’il est devenu. Monsieur Mendelssohn est assassiné au sortir d’un restaurant où il a déjeuné avait déjeuner avec son fils. La police regarde les vidéos des caméras de surveillance aux alentours du meurtre, scrute chaque détail, questionne, cherche. Les caméras regardent et enregistrent la vie. « Les caméras sont plus nombreuses en ville que les oiseaux dans le ciel ». En très exactement 175 pages, Colum Mc Cann campe des personnages denses, Ici, il condense, écrit le mot exact sans plus de fioriture, une précision d’orfèvre qui donne beaucoup de densité aux personnages, surtout celui du vieillard et de sa gouvernante. La description de son fils, très courte est bluffante. Je me pose une question : Pourquoi à chaque début de chapitre, il y a-t-il des vers où apparait, à chaque fois, un merle noir : « Vingt montagnes enneigées, Sans rien d’animé Que l’œil du merle noir » ? Est-ce le regard extérieur, le lecteur qui regarde l’action se dérouler ? Avec les autres nouvelles, l’auteur offrent d’autres regards sur la violence, le rapport parent-enfant. Sh’khol décrit une relation mère-fils, le regard de Rebecca sur son fils adoptif handicapé. Tomas, un matin de Noël disparait après avoir reçu son cadeau, une tenue de plongée. Cette disparition pourrait être une métaphore sur le passage de l’enfance à l’adolescence, ce qui expliquerait la fin. Dans une autre nouvelle, l’auteur met en scène son métier d’écdrivain avec cette jeune femme dans son poste de garde en Afghanistan un soir de Noël. Traité  autre nouvelle très forte. Beverly nonne se trouve dans sa congrégation en Irlande lorsqu’elle voit et reconnait à la télévision, son violeur. Tout pourrait basculer. Beverly décide de partir à la rencontre de cet homme et la fin est superbe. C‘est pour moi, la meilleure des nouvelles. L’auteur décrit la violence sociale ou autre à travers différents prismes, regards, façons de voir. Le regard est le pivot du livre. Les personnages sont bien campés, construits. Comme dans le texte éponyme, tout est dit en peu de mots, mais des mots choisis, ciselés, forts en émotion. .Ce n’est pas qu’un livre où l’on côtoie la tragédie, il y a autre chose de plus fort. Est-ce la vie ? Merci Brigitte Semler de m’avoir permis cette très bonne lecture.
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