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Trois amours de ma jeunesse

Julliard
EAN : 9782260032229
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 1 x 205 mm
Trois amours de ma jeunesse

Date de parution : 04/01/2018

Comment apprend-on à se construire dans les années soixante-dix, à la campagne, quand on est une jeune femme attirée par d’autres femmes ? À l’époque, Danièle est mariée, élève ses trois enfants. Une vie conforme aux attentes de sa famille. Seule la littérature lui ouvre d’autres horizons. Sa rencontre avec...

Comment apprend-on à se construire dans les années soixante-dix, à la campagne, quand on est une jeune femme attirée par d’autres femmes ? À l’époque, Danièle est mariée, élève ses trois enfants. Une vie conforme aux attentes de sa famille. Seule la littérature lui ouvre d’autres horizons. Sa rencontre avec Mia la foudroie. Mais comment s’assurer que ses sentiments sont réciproques ? Du souvenir de cette passion resurgissent, comme de poupées russes, d’autres visages : ceux de Frankie, adolescente qui fut son premier coup de foudre sur les bancs de l’école, puis de Linda, dont elle tomba amoureuse à la veille de son mariage.
Trois amours de ma jeunesse est le récit autobiographique d’une éducation sentimentale tourmentée. Danièle Saint-Bois s’y livre comme elle ne l’avait jamais fait auparavant. Dans ce travail d’archéologie intime, écrit avec les tripes, on retrouve son style plein de fougue et sa colère envers une époque qui lui a volé, chaque fois, la possibilité d’aimer et d’être aimée.

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EAN : 9782260032229
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 1 x 205 mm

Ils en parlent

« Un précieux témoignage. » 
Stéphanie Delon / Jeanne Magazine
« Le récit autobiographique d’une éducation sentimentale [...] Danièle Saint-Bois procède ainsi à une sorte d’archéologie de sa personne, dans ce qui dessine les contours d’une autofiction. » 
Marc-Olivier Parlatano / Le Courrier Suisse
« Un regret plein de rage pour de belles années soumises aux conventions… puis offertes à la plume d’un esprit aussi sensible qu’incisif. » 
Fanny Del Volta / Point de vue

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Laconnick Posté le 6 Avril 2019
    L'écrivaine écrit avec brio « l’écume d’une réalité disparue » de ses trois amours de jeunesse avec une écriture affûtée et un style singulier. Une introspection littéraire sensible et sauvage . Une belle chronique et un interview passionnant : http://martineroffinella.fr/en-apnee-passions-avec-daniele-saint-bois-dans-trois-amours-de-ma-jeunesse/
  • ecritureamoureuse Posté le 20 Novembre 2018
    Il y avait longtemps que la lecture d’un titre de la littérature française m’avait attiré mais en janvier dernier, j’ai profité d’un partenariat avec les éditions Julliard pour découvrir Trois amours de ma jeunesse, de Danièle Saint-Bois. Avec ce livre, j’espérais ressentir une certaine émotion et celle-ci n’a pas tardé avec ce coup de fil décrit dès les premières lignes qui dévoile à la narratrice que Mia, le visage de l’un de ses premiers amours n’est plus. La narratrice mais aussi l’écrivaine oui, parce que si le terme « roman » apparaît sur la couverture, le livre se devine finalement comme une autobiographie, ou même une auto-fiction. Un détail qui n’a pas affecté la douceur de cette sorte d’éducation sentimentale qui fait parfois sourire, parfois serrer le cœur avec l’introduction du lecteur dans la mémoire de Danièle Saint-Bois. Une irruption dans les années soixante-dix qui découle du décès de l’une des femmes qui lui ont appris à aimer une autre femme et qui amène à la pensée de chacune d’elles : Mia, Frankie ou Linda. Et il y a une certaine lourdeur avec la brutalité de la plume de quelqu’un qui plonge dans sa mémoire où les incompréhensions, les oublis... Il y avait longtemps que la lecture d’un titre de la littérature française m’avait attiré mais en janvier dernier, j’ai profité d’un partenariat avec les éditions Julliard pour découvrir Trois amours de ma jeunesse, de Danièle Saint-Bois. Avec ce livre, j’espérais ressentir une certaine émotion et celle-ci n’a pas tardé avec ce coup de fil décrit dès les premières lignes qui dévoile à la narratrice que Mia, le visage de l’un de ses premiers amours n’est plus. La narratrice mais aussi l’écrivaine oui, parce que si le terme « roman » apparaît sur la couverture, le livre se devine finalement comme une autobiographie, ou même une auto-fiction. Un détail qui n’a pas affecté la douceur de cette sorte d’éducation sentimentale qui fait parfois sourire, parfois serrer le cœur avec l’introduction du lecteur dans la mémoire de Danièle Saint-Bois. Une irruption dans les années soixante-dix qui découle du décès de l’une des femmes qui lui ont appris à aimer une autre femme et qui amène à la pensée de chacune d’elles : Mia, Frankie ou Linda. Et il y a une certaine lourdeur avec la brutalité de la plume de quelqu’un qui plonge dans sa mémoire où les incompréhensions, les oublis ainsi que l’obscurité de quelques faits sont un peu trop présents. La sincérité est pure avec cette écriture atypique à la manière de « J’écris comme je respire », même si elle peut être aussi déroutante. Loin du coup de coeur, ce n’est pas une déception pour ma part avec la lecture de ses cent quatre-vingt pages d’un trait – ce qui confie pour moi une pointe d’émotion délicate à découvrir ce récit autobiographique au fond intéressant et à la forme troublante.
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  • Iletheunefois Posté le 14 Février 2018
    Quand des souvenirs refont surface lors de l'annonce du décès d'une amie, très bonne amie, quoi de mieux comme thérapie que de les immortaliser par l'écriture ! Roman autobiographique, histoires d'amour dans une période ou il n'est pas facile d'admettre ses coups de foudre pour des personnes du mêmes sexes, on est dans le même contexte que "Arrête avec tes mensonges" de Ph Besson La douleur d'une passion et l'impossibilité d'être soi-même
  • Sharon Posté le 8 Février 2018
    Ce livre est avant tout une introspection. Danièle, la narratrice, qui se confond avec l'auteur, apprend, le décès de Mia, une jeune femme qui a beaucoup compté dans sa vie. Comme elle, je rallonge un peu les choses : "Tourner autour du pot, c'est un procédé, sinon, un livre ferait juste deux pages. Pourquoi aller droit, alors qu'il est si surprenant de zigzaguer ?" Cela est valable pour l'écriture de critique. Ce livre tranche parce qu'il nous parle du sentiment amoureux et non de la sexualité. La narratrice se souvient qu'elle ne savait pas, qu'elle ne mettait pas de mots sur ce qu'elle était, elle qui, n'ayant pu faire d'études (comme beaucoup de jeunes femmes de sa génération) s'est mariée très jeune, a eu trois enfants coup sur coup. Même si nous sommes dans les années 70 et qu'il existait une certaine tolérance pour certaines "extravagance", elles étaient tolérées tant que madame restait à la maison et assurait son rôle de mère et d'épouse. Mais qu'elle ressente de l'amour pour une jeune lycéenne excentrique, non. Le récit n'est pas linéaire, dans le sens où l'auteur écrit au présent, et cherche à se souvenir de ce qu'elle a vécu, à ce moment. Quarante... Ce livre est avant tout une introspection. Danièle, la narratrice, qui se confond avec l'auteur, apprend, le décès de Mia, une jeune femme qui a beaucoup compté dans sa vie. Comme elle, je rallonge un peu les choses : "Tourner autour du pot, c'est un procédé, sinon, un livre ferait juste deux pages. Pourquoi aller droit, alors qu'il est si surprenant de zigzaguer ?" Cela est valable pour l'écriture de critique. Ce livre tranche parce qu'il nous parle du sentiment amoureux et non de la sexualité. La narratrice se souvient qu'elle ne savait pas, qu'elle ne mettait pas de mots sur ce qu'elle était, elle qui, n'ayant pu faire d'études (comme beaucoup de jeunes femmes de sa génération) s'est mariée très jeune, a eu trois enfants coup sur coup. Même si nous sommes dans les années 70 et qu'il existait une certaine tolérance pour certaines "extravagance", elles étaient tolérées tant que madame restait à la maison et assurait son rôle de mère et d'épouse. Mais qu'elle ressente de l'amour pour une jeune lycéenne excentrique, non. Le récit n'est pas linéaire, dans le sens où l'auteur écrit au présent, et cherche à se souvenir de ce qu'elle a vécu, à ce moment. Quarante ans qu'elle n'a pas vu Mia, plus encore qu'elle a perdu de vue Frankie et Linda, ses deux autres amours. Le hasard de la vie se mêle à la volonté de couper les ponts après une rupture qui s'apparentait presque à des trahisons, comme si une relation amoureuse ne pouvait jamais être paisible. En fait, la seule relation paisible, ou presque, est celle qu'elle vit avec son mari, Aurel - si tant est qu'il s'agisse véritablement une relation amoureuse. Danièle revient aussi sur sa jeunesse, sur l'extrême pauvreté dans laquelle elle a grandi et qui a orienté sa vie, sa difficulté à nommer ce qu'elle ressent - parce qu'elle n'a pas reçu l'affection et l'attention qu'elle aurait dû avoir. Peut-être. L'amour n'est jamais léger, pas même l'amour filial. L'intérêt de ce livre est aussi son style, riche, soigné, sans être pesant ou précieux. Un livre à lire pour redécouvrir une autre facette de cette époque.
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  • isabelleisapure Posté le 7 Février 2018
    Le principal atout de ce livre est la qualité de la plume de l’auteure. Pour parler d’amour, ou plutôt de ses souvenirs d’amour, les mots sont choisis avec élégances, les phrases se font caresses à l’évocation de Mia que la mort vient d’emporter. Après vingt heures, le téléphone ne pouvait apporter que de mauvaises nouvelles aussi fût-elle à peine étonnée lorsque Vincent a dit « Mia est morte ». Et elle se souvient de cette jeune fille tant aimée avec une bouche si belle qu’elle se demande « ai-je occulté le reste de son corps ? ». Bien sûr la vie les a séparées « Elle a vieilli sans moi et j’ai vieilli sans elle ». Au fil des souvenirs nous rencontrons Frankie son premier amour, sur les bancs de l’école, « Frankie la magnifique ». Comment parler de ce malaise qui l’étouffe et qu’elle ne comprend pas, qu’elle ne connaît pas ? « Et moi, je ne pensais qu’à Frankie, tout en continuant à m’interroger sur ma santé mentale, sur ce sentiment extrême, inconnu, inavouable qui m’étouffait ». De souvenirs en souvenirs, l’auteur évoque la nostalgie du temps qui passe et l’amertume que laissent les amours mortes.
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