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            Trois contes très racontables

            Seghers
            EAN : 9782232144813
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 124
            Format : 135 x 200 mm
            Trois contes très racontables

            ,

            Michèle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
            Collection : Seghers Jeunesse Bilingue
            Date de parution : 11/04/2019
            Quand Margaret Atwood, l’auteure géniale de La Servante écarlate, se lance dans l’écriture de contes pour enfants, il y a peu de risques qu’on y croise les éternelles marâtres ou les princes charmants…

            Ramsay en a marre du riz raboteux, des raviolis ridés et du rhinocéros à peine rosé ! Avec Ralph, le rat au nez rouge, ils décident de fuir leur résidence rectangulaire dans l’espoir d’un repas rafraîchissant (Ramsay le rustre et les Radis rugissants). Bob est abandonné par sa brunette de...

            Ramsay en a marre du riz raboteux, des raviolis ridés et du rhinocéros à peine rosé ! Avec Ralph, le rat au nez rouge, ils décident de fuir leur résidence rectangulaire dans l’espoir d’un repas rafraîchissant (Ramsay le rustre et les Radis rugissants). Bob est abandonné par sa brunette de mère, tandis que Dorinda subit les brimades de distants parents. Quand un buffl e désorienté saute la barrière du jardin botanique, leur duo déjoue un drame (Bob le bileux et Dorinda la déprimée). Vanda a vu ses parents s’évaporer dans un vortex. Capturée par la veuve Vallop, elle ne s’avoue pas vaincue. Avec Vesley la viscache, mais aussi les orphelins Vilkinson, Vu et Vanapitai, elle va se venger de la vile veuve et échapper à ses lavages sans fi n... (Vanda la vagabonde et la vertigineuse Laverie de la Veuve Vallop).

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            EAN : 9782232144813
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 124
            Format : 135 x 200 mm

            Ils en parlent

            « C'est un plaisir de flâner dans ces pages turbulentes où les personnages pas plus hauts que quatre plumes ne s'avouent jamais vaincus. La grande Margaret Atwood sait aussi parler aux petits. »
            SANDRINE MARIETTE / ELLE
            « La géniale Margaret Atwood ne s’adresse pas qu’aux adultes ! Avec ces trois contes échevelés, insolents et joyeux, elle donne l’appétit de la lecture ! »
            L’AMOUR DES LIVRES

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Pugoscope Posté le 1 Juillet 2019
              Et si les aventures jeunesses farfelues de Roald Dahl rencontraient George Perec ? C'est ce qu'on retrouve ici dans ce petit recueil de trois contes écrits par l'autrice engagée et féministe de La Servante Écarlate Margaret Atwood. Pas de princesses à sauver mais des personnages loufoques et hauts en couleurs dans trois histoires écrites avec une contrainte technique, celle de l'allitération, de quoi régaler les enfants avec une lecture à voix haute ! Ramsay le rustre et les radis rugissants : Ramsay le rustre vit dans un taudis avec Ron, Rollo et Ruby. Ils ne s'entendent guère mais Ramsay découvre un jour un passage permettant de sortir de cette prison et tombe nez à nez avec une bande de radis pas commodes... Bob le bileux et Dorinda la déprimée : Bob, abandonné par sa mère et vivant dans la rue rencontre Dorinda qui subit les remontrances incessantes de ses parents. Ensemble ils vont devoir faire face à un buffle semant la zizanie au jardin botanique. Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la Veuve Vallop : Les parents de Vanda ont disparu dans un vortex mystérieux quand elle se fait enlevée par la veuve Vallop qui la force à travailler dans sa... Et si les aventures jeunesses farfelues de Roald Dahl rencontraient George Perec ? C'est ce qu'on retrouve ici dans ce petit recueil de trois contes écrits par l'autrice engagée et féministe de La Servante Écarlate Margaret Atwood. Pas de princesses à sauver mais des personnages loufoques et hauts en couleurs dans trois histoires écrites avec une contrainte technique, celle de l'allitération, de quoi régaler les enfants avec une lecture à voix haute ! Ramsay le rustre et les radis rugissants : Ramsay le rustre vit dans un taudis avec Ron, Rollo et Ruby. Ils ne s'entendent guère mais Ramsay découvre un jour un passage permettant de sortir de cette prison et tombe nez à nez avec une bande de radis pas commodes... Bob le bileux et Dorinda la déprimée : Bob, abandonné par sa mère et vivant dans la rue rencontre Dorinda qui subit les remontrances incessantes de ses parents. Ensemble ils vont devoir faire face à un buffle semant la zizanie au jardin botanique. Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la Veuve Vallop : Les parents de Vanda ont disparu dans un vortex mystérieux quand elle se fait enlevée par la veuve Vallop qui la force à travailler dans sa laverie où elle va rencontrer d'autres enfants et se venger. Dans ces trois contes écrits entre 2003 et 2011 on retrouve donc trois histoires absurdes écrites en allitérations, cette figure de style qui consiste à répéter une ou plusieurs consonnes au sein d'une phrase ou, comme ici, dans tout un texte. On commence avec le R, puis le B et le D, et enfin le V (ou le W en langue originale). Une contrainte littéraire pas facile et qui nous montre la faculté de l'autrice à manier la langue. Le gros point fort de ce recueil des éditions Seghers est qu'il est bilingue et contient à chaque fois le texte original en anglais précédé de la traduction française. De quoi nous permettre de comparer les deux textes, et de pouvoir lire des allitération en deux langues différentes. On saluera le travail de la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a réussi à garder le sens des histoires tout en conservant autant d'allitérations que dans les versions originales. Elle a du user d'imagination et de ruse car il est extrêmement difficile de traduire des jeux de mots de l'anglais au français tout en gardant le style des textes originaux et bien sûr leurs histoires. On notera tout de même quelques différences avec une utilisation assez vaste de mots d'argots dans le texte français d'où un glossaire de fin pour permettre aux plus jeunes de découvrir ses mots perdus comme "ribouis", "ripaton", "riper" ou encore "rapiné" pour ne parler que des mots en R. Quant à l'anglais il n'est pas aisé de lire les textes en raison d'un nombre important de mots de vocabulaire inconnus mais cela rend le texte idéal pour enseigner ludiquement l'anglais. Si la prouesse littéraire est bien là, le contenu des contes en est un peu moins attrayant tout d'abord car rendu difficile à lire et à comprendre à cause du style. Mais on peu néanmoins savourer ces courtes histoires vraiment farfelues qui font beaucoup penser aux romans de Roald Dahl. De la même façon, les illustrations rigolotes de Dušan Petri#269;i#263; viennent rappeler ceux de Quentin Blake, illustrateur attitré des romans de Dahl. Ici, pas de princesse ni de princes charmants mais des personnages faisant face à des moments difficiles avec beaucoup d'imagination et des belles valeurs comme celles de l'amitié, du courage et du partage remplacent les morales des contes traditionnels. Margaret Atwood livre ici un exercice de style amusant et ludique, qui reste cependant assez loin de ses écrits adultes et qui conviendra vraiment à des parents avides de se challenger en lisant ces histoires à voix hautes à leur enfants. Les amateurs d'histoires absurdes à la Roald Dahl seront également conquis par ces aventures loufoques. Pour ma part, j'ai tout particulièrement apprécié l'édition regroupant les textes anglais et leurs traduction française et l'attention portée au glossaire de fin pour les mots d'argots. Merci à la masse critique Babélio pour cette découverte ludique et amusante qui restera dans ma bibliothèque en vue d'une future lecture à voix haute à un jeune lecteur.
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            • Pugoscope Posté le 1 Juillet 2019
              Et si les aventures jeunesses farfelues de Roald Dahl rencontraient George Perec ? C'est ce qu'on retrouve ici dans ce petit recueil de trois contes écrits par l'autrice engagée et féministe de La Servante Écarlate Margaret Atwood. Pas de princesses à sauver mais des personnages loufoques et hauts en couleurs dans trois histoires écrites avec une contrainte technique, celle de l'allitération, de quoi régaler les enfants avec une lecture à voix haute ! Ramsay le rustre et les radis rugissants : Ramsay le rustre vit dans un taudis avec Ron, Rollo et Ruby. Ils ne s'entendent guère mais Ramsay découvre un jour un passage permettant de sortir de cette prison et tombe nez à nez avec une bande de radis pas commodes... Bob le bileux et Dorinda la déprimée : Bob, abandonné par sa mère et vivant dans la rue rencontre Dorinda qui subit les remontrances incessantes de ses parents. Ensemble ils vont devoir faire face à un buffle semant la zizanie au jardin botanique. Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la Veuve Vallop : Les parents de Vanda ont disparu dans un vortex mystérieux quand elle se fait enlevée par la veuve Vallop qui la force à travailler dans sa... Et si les aventures jeunesses farfelues de Roald Dahl rencontraient George Perec ? C'est ce qu'on retrouve ici dans ce petit recueil de trois contes écrits par l'autrice engagée et féministe de La Servante Écarlate Margaret Atwood. Pas de princesses à sauver mais des personnages loufoques et hauts en couleurs dans trois histoires écrites avec une contrainte technique, celle de l'allitération, de quoi régaler les enfants avec une lecture à voix haute ! Ramsay le rustre et les radis rugissants : Ramsay le rustre vit dans un taudis avec Ron, Rollo et Ruby. Ils ne s'entendent guère mais Ramsay découvre un jour un passage permettant de sortir de cette prison et tombe nez à nez avec une bande de radis pas commodes... Bob le bileux et Dorinda la déprimée : Bob, abandonné par sa mère et vivant dans la rue rencontre Dorinda qui subit les remontrances incessantes de ses parents. Ensemble ils vont devoir faire face à un buffle semant la zizanie au jardin botanique. Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la Veuve Vallop : Les parents de Vanda ont disparu dans un vortex mystérieux quand elle se fait enlevée par la veuve Vallop qui la force à travailler dans sa laverie où elle va rencontrer d'autres enfants et se venger. Dans ces trois contes écrits entre 2003 et 2011 on retrouve donc trois histoires absurdes écrites en allitérations, cette figure de style qui consiste à répéter une ou plusieurs consonnes au sein d'une phrase ou, comme ici, dans tout un texte. On commence avec le R, puis le B et le D, et enfin le V (ou le W en langue originale). Une contrainte littéraire pas facile et qui nous montre la faculté de l'autrice à manier la langue. Le gros point fort de ce recueil des éditions Seghers est qu'il est bilingue et contient à chaque fois le texte original en anglais précédé de la traduction française. De quoi nous permettre de comparer les deux textes, et de pouvoir lire des allitération en deux langues différentes. On saluera le travail de la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a réussi à garder le sens des histoires tout en conservant autant d'allitérations que dans les versions originales. Elle a du user d'imagination et de ruse car il est extrêmement difficile de traduire des jeux de mots de l'anglais au français tout en gardant le style des textes originaux et bien sûr leurs histoires. On notera tout de même quelques différences avec une utilisation assez vaste de mots d'argots dans le texte français d'où un glossaire de fin pour permettre aux plus jeunes de découvrir ses mots perdus comme "ribouis", "ripaton", "riper" ou encore "rapiné" pour ne parler que des mots en R. Quant à l'anglais il n'est pas aisé de lire les textes en raison d'un nombre important de mots de vocabulaire inconnus mais cela rend le texte idéal pour enseigner ludiquement l'anglais. Si la prouesse littéraire est bien là, le contenu des contes en est un peu moins attrayant tout d'abord car rendu difficile à lire et à comprendre à cause du style. Mais on peu néanmoins savourer ces courtes histoires vraiment farfelues qui font beaucoup penser aux romans de Roald Dahl. De la même façon, les illustrations rigolotes de Dušan Petri#269;i#263; viennent rappeler ceux de Quentin Blake, illustrateur attitré des romans de Dahl. Ici, pas de princesse ni de princes charmants mais des personnages faisant face à des moments difficiles avec beaucoup d'imagination et des belles valeurs comme celles de l'amitié, du courage et du partage remplacent les morales des contes traditionnels. Margaret Atwood livre ici un exercice de style amusant et ludique, qui reste cependant assez loin de ses écrits adultes et qui conviendra vraiment à des parents avides de se challenger en lisant ces histoires à voix hautes à leur enfants. Les amateurs d'histoires absurdes à la Roald Dahl seront également conquis par ces aventures loufoques. Pour ma part, j'ai tout particulièrement apprécié l'édition regroupant les textes anglais et leurs traduction française et l'attention portée au glossaire de fin pour les mots d'argots. Merci à la masse critique Babélio pour cette découverte ludique et amusante qui restera dans ma bibliothèque en vue d'une future lecture à voix haute à un jeune lecteur.
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            • Felina Posté le 20 Juin 2019
              Encore Margaret Atwood allez-vous me dire! Oui, encore, et ce n'est que le début. Même si j'aime beaucoup ce qu'elle fait - Et quelle productivité je dois dire, Mme Atwood! - notamment l'incontournable "Servante écarlate", "Le tueur aveugle" ou encore "Captive", je suis très loin d'avoir lu tout ses romans. Cette fois-ci le genre est tout à fait différent, car il entre dans le domaine des contes pour enfants - l'un de mes genres littéraires favoris... Au delà du conte classique et de ses codes qui véhiculent des valeurs fortes comme l'amitié, le courage, la compassion, la bienveillance; Margaret Atwood s'est amusée avec la langue, en attribuant une lettre dominante à chacun de ses textes. Ainsi le lecteur va découvrir le [r] avec l'histoire de "Ramsay le rustre et les radis rugissants", le [b] et le [d] de "Bob le bileux et Dorinda la déprimée" et enfin le [v] de "Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la veuve Vallop". Ce tour de force linguistique rend parfois le texte un peu difficile à la compréhension, mais c'est un véritable plaisir pour une linguiste fan des contes de fées, de lire ce recueil. Dans l'histoire, c'est la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a... Encore Margaret Atwood allez-vous me dire! Oui, encore, et ce n'est que le début. Même si j'aime beaucoup ce qu'elle fait - Et quelle productivité je dois dire, Mme Atwood! - notamment l'incontournable "Servante écarlate", "Le tueur aveugle" ou encore "Captive", je suis très loin d'avoir lu tout ses romans. Cette fois-ci le genre est tout à fait différent, car il entre dans le domaine des contes pour enfants - l'un de mes genres littéraires favoris... Au delà du conte classique et de ses codes qui véhiculent des valeurs fortes comme l'amitié, le courage, la compassion, la bienveillance; Margaret Atwood s'est amusée avec la langue, en attribuant une lettre dominante à chacun de ses textes. Ainsi le lecteur va découvrir le [r] avec l'histoire de "Ramsay le rustre et les radis rugissants", le [b] et le [d] de "Bob le bileux et Dorinda la déprimée" et enfin le [v] de "Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la veuve Vallop". Ce tour de force linguistique rend parfois le texte un peu difficile à la compréhension, mais c'est un véritable plaisir pour une linguiste fan des contes de fées, de lire ce recueil. Dans l'histoire, c'est la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a du faire preuve de finesse et d'inventivité pour coller au texte de l'autrice, tout en recherchant d’innombrables allitérations en R, B, D ou V - à ne pas confondre avec assonance qui est la redondance d'une voyelle. Dans cette édition bilingue français-anglais, le lecteur va pouvoir parfaire sa lecture dans la langue de Shakespeare et comparer - voire compter pour les plus perfectionnistes - le nombre de fois où la consonne apparaît en début de mot. Les illustrations de Dusan Petricic présentes dans la version française sont en total harmonie avec le texte. A la fin de l'ouvrage se trouve un glossaire qui regroupe tout les termes rencontrés pendant cette lecture - notamment les mots d'argot qui sont très présents - et qui pourraient poser un problème au jeune lecteur. Une agréable attention. Pour ceux qui s'attendraient à retrouver la plume classique de l'autrice, il faut comprendre que vu l'enjeu linguistique du texte, il faut aborder ses trois contes comme une oeuvre différente des autres. Une sorte d'OLNI. ^^ (...)
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            • Felina Posté le 20 Juin 2019
              Encore Margaret Atwood allez-vous me dire! Oui, encore, et ce n'est que le début. Même si j'aime beaucoup ce qu'elle fait - Et quelle productivité je dois dire, Mme Atwood! - notamment l'incontournable "Servante écarlate", "Le tueur aveugle" ou encore "Captive", je suis très loin d'avoir lu tout ses romans. Cette fois-ci le genre est tout à fait différent, car il entre dans le domaine des contes pour enfants - l'un de mes genres littéraires favoris... Au delà du conte classique et de ses codes qui véhiculent des valeurs fortes comme l'amitié, le courage, la compassion, la bienveillance; Margaret Atwood s'est amusée avec la langue, en attribuant une lettre dominante à chacun de ses textes. Ainsi le lecteur va découvrir le [r] avec l'histoire de "Ramsay le rustre et les radis rugissants", le [b] et le [d] de "Bob le bileux et Dorinda la déprimée" et enfin le [v] de "Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la veuve Vallop". Ce tour de force linguistique rend parfois le texte un peu difficile à la compréhension, mais c'est un véritable plaisir pour une linguiste fan des contes de fées, de lire ce recueil. Dans l'histoire, c'est la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a... Encore Margaret Atwood allez-vous me dire! Oui, encore, et ce n'est que le début. Même si j'aime beaucoup ce qu'elle fait - Et quelle productivité je dois dire, Mme Atwood! - notamment l'incontournable "Servante écarlate", "Le tueur aveugle" ou encore "Captive", je suis très loin d'avoir lu tout ses romans. Cette fois-ci le genre est tout à fait différent, car il entre dans le domaine des contes pour enfants - l'un de mes genres littéraires favoris... Au delà du conte classique et de ses codes qui véhiculent des valeurs fortes comme l'amitié, le courage, la compassion, la bienveillance; Margaret Atwood s'est amusée avec la langue, en attribuant une lettre dominante à chacun de ses textes. Ainsi le lecteur va découvrir le [r] avec l'histoire de "Ramsay le rustre et les radis rugissants", le [b] et le [d] de "Bob le bileux et Dorinda la déprimée" et enfin le [v] de "Vanda la vagabonde et la vertigineuse laverie de la veuve Vallop". Ce tour de force linguistique rend parfois le texte un peu difficile à la compréhension, mais c'est un véritable plaisir pour une linguiste fan des contes de fées, de lire ce recueil. Dans l'histoire, c'est la traductrice Michèle Albaret-Maatsch qui a du faire preuve de finesse et d'inventivité pour coller au texte de l'autrice, tout en recherchant d’innombrables allitérations en R, B, D ou V - à ne pas confondre avec assonance qui est la redondance d'une voyelle. Dans cette édition bilingue français-anglais, le lecteur va pouvoir parfaire sa lecture dans la langue de Shakespeare et comparer - voire compter pour les plus perfectionnistes - le nombre de fois où la consonne apparaît en début de mot. Les illustrations de Dusan Petricic présentes dans la version française sont en total harmonie avec le texte. A la fin de l'ouvrage se trouve un glossaire qui regroupe tout les termes rencontrés pendant cette lecture - notamment les mots d'argot qui sont très présents - et qui pourraient poser un problème au jeune lecteur. Une agréable attention. Pour ceux qui s'attendraient à retrouver la plume classique de l'autrice, il faut comprendre que vu l'enjeu linguistique du texte, il faut aborder ses trois contes comme une oeuvre différente des autres. Une sorte d'OLNI. ^^ (...)
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            • zagzaguel Posté le 15 Juin 2019
              Voici des contes très originaux sortant des codes classiques des contes mais avec toujours la magie de l'amitié, de l'amour, du courage et du partage, des valeurs qu'il faut encore et toujours mettre en avant. Mais plus que le fond, c'est la forme qui interpelle. Ces trois contes sont de véritables exercices de style. Car l'auteure a fait le parti pris d'utiliser une lettre référente dans chacun des trois contes et de l'utiliser un maximum dans les mots. Ainsi le R, le B, le D, et le V (le W en langue originale) sont à l'honneur. Cela m'a rappelé le travail de Georges Perec dans la Disparition (où le E est manquant dans l’entièreté du récit). Cela dit, la lecture en devient plus difficile et il faut parfois relire plusieurs fois une même phrase pour la comprendre. Peut être un peu difficile pour les enfants en dessous de 10 ans où l'argot et les mots anciens sont en nombre important. Mais quel plaisir de lire à voix haute ce texte afin de faire sonner les allitérations. J'ai une admiration toute particulière pour le traducteur qui a dû se tordre l'esprit afin de rendre l'effet en français sans perdre le sens du texte initial.... Voici des contes très originaux sortant des codes classiques des contes mais avec toujours la magie de l'amitié, de l'amour, du courage et du partage, des valeurs qu'il faut encore et toujours mettre en avant. Mais plus que le fond, c'est la forme qui interpelle. Ces trois contes sont de véritables exercices de style. Car l'auteure a fait le parti pris d'utiliser une lettre référente dans chacun des trois contes et de l'utiliser un maximum dans les mots. Ainsi le R, le B, le D, et le V (le W en langue originale) sont à l'honneur. Cela m'a rappelé le travail de Georges Perec dans la Disparition (où le E est manquant dans l’entièreté du récit). Cela dit, la lecture en devient plus difficile et il faut parfois relire plusieurs fois une même phrase pour la comprendre. Peut être un peu difficile pour les enfants en dessous de 10 ans où l'argot et les mots anciens sont en nombre important. Mais quel plaisir de lire à voix haute ce texte afin de faire sonner les allitérations. J'ai une admiration toute particulière pour le traducteur qui a dû se tordre l'esprit afin de rendre l'effet en français sans perdre le sens du texte initial. D'autant plus que cette édition est une édition bilingue! On peut donc autant s'entrainer à lire en anglais qu'en français. Je garde sous le coude ce petit livre pour travailler des extraits avec mes élèves et jouer avec la sonorité des mots. A partir du collège en lecture autonome (avec un dictionnaire à côté, même si beaucoup de mots sont expliqués en fin de livre) et surtout à lire à haute voix! Merci Babélio et les éditions Seghers pour m'avoir fait découvrir ce livre grâce à la masse critique.
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              Quel roman de Margaret Atwood devrais-je lire en premier ?

              Romans, livres jeunesse, essais, recueils de poésie ou de nouvelles... Aucun genre littéraire ne semble résister à la plume de Margaret Atwood. Alors que l'écrivaine canadienne publie Les Testaments (Robert Laffont), l'heure est venue d'éveiller la curiosité des néophytes. Vous ne connaissez pas l'oeuvre de Margaret Atwood ? Alors jetez vite un oeil à nos conseils de lecture.

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