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Cherche midi
EAN : 9782749158563
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 220 mm

Un déjeuner à Madrid

Collection : Romans
Date de parution : 16/05/2018
La Faute du général De Gaulle.
8 juin 1970, Madrid. Francisco Franco, 77 ans, reçoit Charles de Gaulle, 79 ans. L’un est au pouvoir de façon implacable depuis trente et un ans, l’autre ne l’est plus depuis un an.
Franco, l’allié des nazis ; de Gaulle, symbole de la Résistance. Tout semble les opposer, pourtant ils se rencontrent à la demande...
8 juin 1970, Madrid. Francisco Franco, 77 ans, reçoit Charles de Gaulle, 79 ans. L’un est au pouvoir de façon implacable depuis trente et un ans, l’autre ne l’est plus depuis un an.
Franco, l’allié des nazis ; de Gaulle, symbole de la Résistance. Tout semble les opposer, pourtant ils se rencontrent à la demande du Général… Pourquoi ce tête-à-tête ? Et pour quelles raisons déjeunent-ils en familiers ? Qu’ont-ils bien pu se dire ?
L’auteur imagine ici l’échange de ces deux hommes peu ordinaires – entre diplomatie et guerre d’ego, dialogue tendu et conversation anodine – et questionne la figure de De Gaulle comme héros national. Ce déjeuner ne serait-il pas la « Faute du Général » ?

Avec Un déjeuner à Madrid, Claude Sérillon nous fait entrer dans les coulisses d’un fait historique méconnu et nous livre un roman aussi ingénieux que passionnant.
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EAN : 9782749158563
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bookworm23 Posté le 1 Août 2018
    Un an après avoir quitté le gouvernement, De Gaulle décide d’aller en Espagne, pour ce qui restera dans les annales comme un simple voyage. Après leurs ballades à Madrid, à Castille, De Gaulle et Yvonne s’arrêteront au palais du Pardo à quelques kilomètres de Madrid, le 08 avril 1970, pour un déjeuner quelque peu gênant avec Franco . Comment se fait-il que le symbole de la libération de la seconde guerre mondiale souhaite rencontrer ce dictateur, ancien allié d’Hitler autour d’un déjeuner ? Claude Sérillon met en lumière cet évènement oublié pour essayer de comprendre les raisons qui ont poussé De Gaulle à réaliser cette entrevue. Quelles ont été les discussions entre les deux hommes autour d’un consommé froid, d’un saumon grillé accompagné de pommes vapeur à la sauce tartare et d’un plat de veau d’Avila cuit dans du porto ? Aucune trace historique n’est en mesure de le dire, les principaux protagonistes n’étant plus. Après avoir remarquablement contextualisé cet épisode, Claude Sérillon nous propose un dialogue digne des plus grands textes théâtraux, et reconstitue ce mystérieux échange avec brio. Un roman très agréable à lire et quelque peu déstabilisant qui nous pousse à réfléchir à chacun des convives ayant pris part à ce déjeuner.
  • palamede Posté le 1 Juillet 2018
    L'Espagne catholique a toujours attiré de Gaulle qui n'y est jamais allé. D'ailleurs il a dit à son fils Philippe : « je ne veux pas mourir avant d'avoir vu le pays de Charles Quint ». C'est donc tout naturellement qu'en 1970, ayant quitté les responsabilités, il se rend de l'autre côté des Pyrénées accompagné de son épouse. Mais Charles de Gaulle n'est pas le premier venu et son hôte, Francisco Franco, non plus. Ce sont deux hommes que tout a opposé par le passé. De Gaulle, l'homme du 18 juin qui a exhorté, depuis l'Angleterre où il s'était réfugié, les Français à résister à l'envahisseur allemand. Francisco Franco, l'autocrate qui dirige l'Espagne d'une main de fer, sans pitié pour ses opposants, l'allié d'Hitler, pendant la guerre. Alors quel sens donner à ce voyage à l'époque peu commenté du côté français, alors que la presse espagnole se fait bavarde (évidemment) ? Claude Sérillon avance des hypothèses. Et puisque rien ou presque n'a filtré de la rencontre des deux généraux, il imagine leurs échanges. Mais au préalable, il expose le contexte du moment : mai 68, le désaveu des Français vis à vis du général, le soutien des Américains à l'Espagne, la construction de l'Europe... L'Espagne catholique a toujours attiré de Gaulle qui n'y est jamais allé. D'ailleurs il a dit à son fils Philippe : « je ne veux pas mourir avant d'avoir vu le pays de Charles Quint ». C'est donc tout naturellement qu'en 1970, ayant quitté les responsabilités, il se rend de l'autre côté des Pyrénées accompagné de son épouse. Mais Charles de Gaulle n'est pas le premier venu et son hôte, Francisco Franco, non plus. Ce sont deux hommes que tout a opposé par le passé. De Gaulle, l'homme du 18 juin qui a exhorté, depuis l'Angleterre où il s'était réfugié, les Français à résister à l'envahisseur allemand. Francisco Franco, l'autocrate qui dirige l'Espagne d'une main de fer, sans pitié pour ses opposants, l'allié d'Hitler, pendant la guerre. Alors quel sens donner à ce voyage à l'époque peu commenté du côté français, alors que la presse espagnole se fait bavarde (évidemment) ? Claude Sérillon avance des hypothèses. Et puisque rien ou presque n'a filtré de la rencontre des deux généraux, il imagine leurs échanges. Mais au préalable, il expose le contexte du moment : mai 68, le désaveu des Français vis à vis du général, le soutien des Américains à l'Espagne, la construction de l'Europe dont elle est une pièce centrale. Partant d'un événement peu connu, Claude Sérillon retrace avec justesse une époque charnière. Parlant dans le même temps de ce qu'il appelle la fin du règne du général de Gaulle, il imagine les motifs de son voyage espagnol. Et sans le vouloir, il amène, ce qui est vraiment intéressant, chacun à l'interpréter selon sa perception de l'action gaulliste. Merci aux Éditions le cherche midi et à NetGallet pour cette lecture.
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  • Pancrace Posté le 15 Juin 2018
    Attention, alerte enlèvement ! Claude Sérillon vient d’enlever mes illusions. 8 juin 1970, Charles de Gaulle déjeune avec Franco. A cette date le général est parvenu à muer sa défaite en retraite. Un sentiment nouveau de liberté, je présume l’emmène à faire du tourisme, découvrir avec Yvonne l’Espagne catholique, ses cathédrales, ses sites, ses châteaux. Pays chargé d’histoire qui les fascinait. Durant son mandat, cette visite n’aurait pas été envisageable. Après le coup de Massu, fallait y aller Franco… Le déjeuner sera un peu lourd à digérer. Comme si au plan politique quelque chose les rapprochait ! Qu’est-il allé faire dans cette galère ? Qu’a-t-il cherché ? : Se venger de la cruauté des urnes après son éviction ? Résoudre l’énigme de ce militaire maître tout-puissant de l’Espagne ? Accomplir un dernier acte politique, « Qu’est ce que la politique sinon la capacité de surprendre, d’aller là où même les opinions n’osent croire que ce sera possible ? » Profond et intéressant questionnement de ce journaliste sur les raisons de ce voyage post-présidentiel. Évoquer les échanges de ce déjeuner d’où peu de choses ont filtré relèvent d’une grande érudition et d’une belle imagination. Pourtant, je ne suis pas loin de penser comme le disait Charles... Attention, alerte enlèvement ! Claude Sérillon vient d’enlever mes illusions. 8 juin 1970, Charles de Gaulle déjeune avec Franco. A cette date le général est parvenu à muer sa défaite en retraite. Un sentiment nouveau de liberté, je présume l’emmène à faire du tourisme, découvrir avec Yvonne l’Espagne catholique, ses cathédrales, ses sites, ses châteaux. Pays chargé d’histoire qui les fascinait. Durant son mandat, cette visite n’aurait pas été envisageable. Après le coup de Massu, fallait y aller Franco… Le déjeuner sera un peu lourd à digérer. Comme si au plan politique quelque chose les rapprochait ! Qu’est-il allé faire dans cette galère ? Qu’a-t-il cherché ? : Se venger de la cruauté des urnes après son éviction ? Résoudre l’énigme de ce militaire maître tout-puissant de l’Espagne ? Accomplir un dernier acte politique, « Qu’est ce que la politique sinon la capacité de surprendre, d’aller là où même les opinions n’osent croire que ce sera possible ? » Profond et intéressant questionnement de ce journaliste sur les raisons de ce voyage post-présidentiel. Évoquer les échanges de ce déjeuner d’où peu de choses ont filtré relèvent d’une grande érudition et d’une belle imagination. Pourtant, je ne suis pas loin de penser comme le disait Charles de Gaulle lors d’un entretien : « Les journalistes sont des gens qui sont au plus bas degré de toutes les activités de l’esprit, il faut toujours qu’ils démolissent. » Pour moi, Charles de Gaulle, presque 80 ans, avait la carrure pour faire face à ce dictateur et lui faire la leçon. Mes pauvres illusions se sont envolées à la lecture de la lettre de remerciement adressée par De Gaulle à Franco. Le héros était donc faillible. Qu’aurait-il écrit à Mao en remerciement de ce voyage qu’il escomptait faire en Chine si la mort ne l’avait pas terrassée à Colombey ? Et qu’aurait imaginé Claude Sérillon du contenu de la discussion du déjeuner à ne pas prendre avec des baguettes ? Que le canard laqué était fameux !
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  • Coryne1966 Posté le 7 Juin 2018
    On ne présente plus Claude Sérillon, journaliste français. Je l'ai rencontré au Festival du Livre de Nice 2018 et en discutant avec lui, j'ai eu envie de lire son dernier livre "un déjeuner à Madrid", évoquant la rencontre entre Charles de Gaulle et Francisco Franco, le 8 juin 1970. Cette entrevue a eu lieu au Palais du Prado à Madrid. Charles de Gaulle, après le référendum de 1969, quitte le pouvoir. Vexé et humilié, il s'exile en Irlande pour ne pas assister à l'élection de Georges Pompidou. Il décide alors de partir visiter l'Espagne et de passer un moment en tête à tête avec Franco. Cet événement méconnu n'a presque pas été relaté par les journaux français, peut-être parce que Charles de Gaulle imposait le respect même après son départ du pouvoir. Pourquoi de Gaulle a-t-il voulu rencontrer Francisco Franco ? Par fascination ? Pour l'approcher et lui dire sa pensée ? Claude Sérillon, dans une première partie, évoque des faits réels et des paroles retranscrites dans des livres ou journaux et il essaie d'expliquer cette rencontre. Dans une seconde partie, la fiction prend le dessus avec l'invention de cet entretien de 45 minutes avec pour seul témoin : le traducteur. La... On ne présente plus Claude Sérillon, journaliste français. Je l'ai rencontré au Festival du Livre de Nice 2018 et en discutant avec lui, j'ai eu envie de lire son dernier livre "un déjeuner à Madrid", évoquant la rencontre entre Charles de Gaulle et Francisco Franco, le 8 juin 1970. Cette entrevue a eu lieu au Palais du Prado à Madrid. Charles de Gaulle, après le référendum de 1969, quitte le pouvoir. Vexé et humilié, il s'exile en Irlande pour ne pas assister à l'élection de Georges Pompidou. Il décide alors de partir visiter l'Espagne et de passer un moment en tête à tête avec Franco. Cet événement méconnu n'a presque pas été relaté par les journaux français, peut-être parce que Charles de Gaulle imposait le respect même après son départ du pouvoir. Pourquoi de Gaulle a-t-il voulu rencontrer Francisco Franco ? Par fascination ? Pour l'approcher et lui dire sa pensée ? Claude Sérillon, dans une première partie, évoque des faits réels et des paroles retranscrites dans des livres ou journaux et il essaie d'expliquer cette rencontre. Dans une seconde partie, la fiction prend le dessus avec l'invention de cet entretien de 45 minutes avec pour seul témoin : le traducteur. La lettre de remerciement que De Gaulle enverra à Franco à son retour à La Boisserie est stupéfiante (et authentique). Il absout Franco de toutes ses exactions perpétrées en Espagne. Pour ceux qui sont intéressés par l'Histoire ... lisez ce livre !
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  • ckdkrk169 Posté le 21 Mai 2018
    Un fait historique oublié revisité, voici un roman très intéressant basé sur des faits réels. Incroyable, un épisode que je ne connaissais pas : pourquoi ces deux généraux, si éloignés politiquement, se sont-ils rencontrés ? La presse espagnole en a fait écho contrairement aux journaux français bien silencieux. Cela se passe en 1970, juste après le référendum de 1969 qui a éloigné De Gaulle du pouvoir. Ce que l’on sait : le général souhaitait visiter l’Espagne, y aller en touriste et forcément rencontrer Franco pendant son voyage. Parlons du trajet : en voiture, deux DS noires sont affrétées avec deux chauffeurs. Ils dormiront dans le Lot après six cent kilomètres parcourus. Un détour est ensuite organisé pour voir la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Arrivé à Madrid, le général est l’invité de Franco, malgré son insistance pour payer sa note, impossible, tout a déjà été réglé. Pour l’entrevue au Prado, l’auteur nous le dit : les dialogues ont été recréés à partir de discours réels et notes. Grâce à des recherches historiques importantes, le roman nous livre une vision très vraisemblable. Les dialogues sonnent juste et nous éclairent sur cette période et ces deux hommes de pouvoir. En lisant ce livre, j’ai pensé à la pièce de théâtre «... Un fait historique oublié revisité, voici un roman très intéressant basé sur des faits réels. Incroyable, un épisode que je ne connaissais pas : pourquoi ces deux généraux, si éloignés politiquement, se sont-ils rencontrés ? La presse espagnole en a fait écho contrairement aux journaux français bien silencieux. Cela se passe en 1970, juste après le référendum de 1969 qui a éloigné De Gaulle du pouvoir. Ce que l’on sait : le général souhaitait visiter l’Espagne, y aller en touriste et forcément rencontrer Franco pendant son voyage. Parlons du trajet : en voiture, deux DS noires sont affrétées avec deux chauffeurs. Ils dormiront dans le Lot après six cent kilomètres parcourus. Un détour est ensuite organisé pour voir la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Arrivé à Madrid, le général est l’invité de Franco, malgré son insistance pour payer sa note, impossible, tout a déjà été réglé. Pour l’entrevue au Prado, l’auteur nous le dit : les dialogues ont été recréés à partir de discours réels et notes. Grâce à des recherches historiques importantes, le roman nous livre une vision très vraisemblable. Les dialogues sonnent juste et nous éclairent sur cette période et ces deux hommes de pouvoir. En lisant ce livre, j’ai pensé à la pièce de théâtre « Le Souper » qui réunit Fouché et Talleyrand, deux hommes puissants que tout oppose également. Je vous conseille cette lecture passionnante.
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