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        Un été à Cold Spring

        Robert Laffont
        EAN : 9782221114322
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 216
        Format : 135 x 215 mm
        Un été à Cold Spring

        Aline AZOULAY-PACVON (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 06/10/2011

        « Richard Yates dépouille les trajectoires dont la fugacité, parcourue par une écriture aussi rapide que le temps qui passe, est l’ultime et bouleversante élégance. »
        Libération

        Long Island, fin des années 1930. Fils d’un officier en retraite et d’une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n’a pas dix-huit ans quand il épouse Mary, une lycéenne “ provocante ”, tombée enceinte peu après leur première sortie au cinéma. S’il se révèle un mécanicien prometteur, il est...

        Long Island, fin des années 1930. Fils d’un officier en retraite et d’une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n’a pas dix-huit ans quand il épouse Mary, une lycéenne “ provocante ”, tombée enceinte peu après leur première sortie au cinéma. S’il se révèle un mécanicien prometteur, il est parfaitement dénué d’ambition tandis que Mary, elle, prépare son entrée à l’université dès la naissance de leur fille : elle veut devenir un “ être à part entière ”. Rapidement, c’est l’échec du couple, puis le divorce.
        Quelques années plus tard, une deuxième chance s’offre à Evan en la personne de Rachel Drake. Étonnamment douce, vertueuse et effacée, parfaite antithèse de Mary, elle est la fille de Gloria, une hystérique en mal d’amour et la sœur de Phil, un adolescent brillant, chétif et complexé. Evan et Rachel se rapprochent, se fréquentent, s’émoustillent et se marient pour, enfin, assouvir leur désir réciproque. Désargentés mais heureux, ils louent un appartement confortable loin de leurs familles respectives. Evan envisage même de reprendre ses études pour devenir ingénieur. Mais leur insouciance n’a qu’un temps : l’écho de Pearl Harbor se propage bientôt jusqu’à eux, la guerre éclate, l’armée recrute et, comble de malchance, Rachel tombe enceinte.
        C’est l’heure des compromis. Sous prétexte de quelques économies, Gloria propose bientôt aux jeunes mariés de partager ensemble une maison à Cold Spring, petite bourgade cossue où se côtoient paisibles parvenus et vieilles familles bourgeoises. C’est aussi là qu’habitent, fort opportunément, leur belle-famille, Grace et Charles Shepard, pour lequel Gloria ne peut cacher une violente inclination. Au cours d’un été, en 1942, toute cette assemblée de personnalités mal assorties et bien alcoolisées va cohabiter dans la grande demeure humide, amenée à devenir le théâtre des désillusions individuelles et collectives de ses hôtes…

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        EAN : 9782221114322
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 216
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        20.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • sld09 Posté le 27 Juin 2017
          L'auteur dépeint une galerie de personnages émouvants et pathétiques qui semblent condamnés par leurs faiblesses. Le texte est très bien écrit et on retrouve l'ambiance du film Noces rebelles, même si le contexte est très différent.J'ai passé un très bon moment avec ce roman bien qu'il soit un peu trop fataliste (réaliste ?) à mon goût.
        • saphoo Posté le 22 Juin 2017
          Un petit moment passé en Amérique, dans les années 30-40, ce n'est pas de refus. J'aime assez cette ambiance de cette époque, et je dois dire que l'auteur a su nous offrir un beau tableau de cette société américaine. Deux familles tentent de garder la face, de briller dans ce quartier de Cold Spring, les bonnes familles se succèdent. Mais quand on est juste un américain moyen, on fait ce que l'on peut. Les ambitions sont une chose pouvoir aller jusqu'au bout, en est une autre, d'autant que des grains de sable viennent dérégler l'engrenage. Un mariage précoce, un bébé, et voilà des responsabilité à assumer au lieu de vivre sa vie d'étudiant. Schéma classique cette jeunesse de cette époque. S'émanciper, certes , mais il faut assumer. donc point d'études onéreuses, juste un petit boulot d'ouvrier, tout ce qu'il a bien basique. Les rêves s'en sont allés, reste l'espoir pour que sa progéniture fasse mieux. Je ne garderai pas un grand souvenir de cette lecture, ma fois il me fallait un Y pour le challenge, et j'ai découvert cet auteur dont j'ai malgré tout apprécié son style.
        • viou1108 Posté le 7 Mars 2017
          Challenge ABC 2016-2017 En 1935, Evan Shepard a 17 ans, il est beau et pas idiot, et se découvre une passion pour les voitures. Il envisage d'étudier à l'université pour devenir ingénieur mécanicien. Mais il tombe dans les bras de Mary, une fille de sa classe, qui tombe enceinte. le voilà obligé de se marier et d'endosser les responsabilités d'un chef de famille. Et de renoncer à l'université. Inévitablement, quelque temps après, c'est au mariage et à ses chaînes qu'il renonce, et divorce. Mais la vie est une farceuse qui repasse les plats, et Evan un faible qui retombe dans le même panneau en épousant la douce et tendre Rachel. Mais cela ne serait encore qu'un moindre mal si celle-ci n'avait pas à sa remorque sa pénible et envahissante mère, Gloria, et son petit frère, Phil, adolescent solitaire. Et cela ne serait encore qu'un pis-aller si, à l'été 1942, Gloria n'avait pas eu l'idée, pour faire des économies, d'emménager avec ses enfants et son gendre dans une bicoque percluse d'humidité à Cold Spring, à quelques rues de la maison des parents d'Evan. Dans cette cohabitation grinçante, Evan cherche une échappatoire, mais son rêve d'université a été grignoté par la nécessité de ramener un... Challenge ABC 2016-2017 En 1935, Evan Shepard a 17 ans, il est beau et pas idiot, et se découvre une passion pour les voitures. Il envisage d'étudier à l'université pour devenir ingénieur mécanicien. Mais il tombe dans les bras de Mary, une fille de sa classe, qui tombe enceinte. le voilà obligé de se marier et d'endosser les responsabilités d'un chef de famille. Et de renoncer à l'université. Inévitablement, quelque temps après, c'est au mariage et à ses chaînes qu'il renonce, et divorce. Mais la vie est une farceuse qui repasse les plats, et Evan un faible qui retombe dans le même panneau en épousant la douce et tendre Rachel. Mais cela ne serait encore qu'un moindre mal si celle-ci n'avait pas à sa remorque sa pénible et envahissante mère, Gloria, et son petit frère, Phil, adolescent solitaire. Et cela ne serait encore qu'un pis-aller si, à l'été 1942, Gloria n'avait pas eu l'idée, pour faire des économies, d'emménager avec ses enfants et son gendre dans une bicoque percluse d'humidité à Cold Spring, à quelques rues de la maison des parents d'Evan. Dans cette cohabitation grinçante, Evan cherche une échappatoire, mais son rêve d'université a été grignoté par la nécessité de ramener un salaire à la maison, et, l'armée l'ayant réformé, la guerre en Europe s'est elle aussi dérobée à lui. « Un été à Cold Spring » aurait pu être sous-titré « le livre des désillusions » ou « le roman de l'échec ». Dans ces 250 pages de voies sans issue, il n'y a pas seulement les déceptions d'Evan, il y a aussi celles des parents : son père, militaire qui n'a jamais su faire carrière, sa mère, qui n'a jamais supporté la vie de caserne et qui se replie sur elle-même et dans l'alcool, et Gloria, qui crève de mal d'amour et de médiocrité. Avec sobriété et détachement, Richard Yates tire le portrait d'un milieu petit-bourgeois coincé dans ses codes : le mari qui travaille pour subvenir aux besoins financiers de sa famille et la femme qui reste au foyer pour ... subvenir aux besoins ménagers de sa famille. D'épanouissement personnel, il ne saurait être question dans ces vies étriquées. Tout cela n'est guère réjouissant et on ne parvient pas tout à fait à se rassurer en se disant que cela se passait à Cold Spring, USA, en 1942...
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        • QuelsCaracteres Posté le 19 Mai 2015
          En 3 mots…Regard, voiture, maison Impressions de lecture… C’est le premier livre de Richard Yates que j’ai lu. J’avais pourtant déjà acheté Easter Parade, qui attendait sagement dans ma bibliothèque (et qui a même vécu un déménagement, soit deux appartements, deux bibliothèques et une mise en carton) dont j’avais commencé à parcourir les première pages, mais que j’avais abandonné. Il faudrait que j’attende d’avoir lu Un été à Cold Spring, qui m’a fait littéralement tomber amoureuse de Yates, de son talent, de son style, de son acuité et de son intelligence, pour que je reprenne Easter Parade et que je me mette à dévorer les œuvres de cet immense écrivain américain du XXème siècle. Mais n’allons pas trop vite et reprenons les choses depuis le début : ma première lecture de Richard Yates, Un Été à cold spring. Je suis entrée immédiatement dans le roman, j’ai été happée, dès les premières pages. Le style de Yates est brillant. Il a l’économie et l’efficacité des auteurs américains, le sens des détails qui en disent long et des images frappantes. Et la psychologie complexe de ses personnages, subtilement esquissée à coup d’anecdotes,... En 3 mots…Regard, voiture, maison Impressions de lecture… C’est le premier livre de Richard Yates que j’ai lu. J’avais pourtant déjà acheté Easter Parade, qui attendait sagement dans ma bibliothèque (et qui a même vécu un déménagement, soit deux appartements, deux bibliothèques et une mise en carton) dont j’avais commencé à parcourir les première pages, mais que j’avais abandonné. Il faudrait que j’attende d’avoir lu Un été à Cold Spring, qui m’a fait littéralement tomber amoureuse de Yates, de son talent, de son style, de son acuité et de son intelligence, pour que je reprenne Easter Parade et que je me mette à dévorer les œuvres de cet immense écrivain américain du XXème siècle. Mais n’allons pas trop vite et reprenons les choses depuis le début : ma première lecture de Richard Yates, Un Été à cold spring. Je suis entrée immédiatement dans le roman, j’ai été happée, dès les premières pages. Le style de Yates est brillant. Il a l’économie et l’efficacité des auteurs américains, le sens des détails qui en disent long et des images frappantes. Et la psychologie complexe de ses personnages, subtilement esquissée à coup d’anecdotes, de petits instants introspectifs, de dialogues, ou de gestes et d’attitudes croqués sur le vif, les rendent irrésistibles. Richard Yates est l’écrivain d’un milieu social et d’une époque, la middle class américaine du milieu du XXème siècle, dont il prend le pouls avec art. C’est aussi l’écrivain des loosers, ces gens simples, paumés, seuls, qui se laissent prendre dans les pièges de l’existence (des déboires conjugaux, des enfants non désirés, des ambitions ou des rêves étouffés, un travail inintéressant et rébarbatif…) et voient leurs vie leur échapper. « Ceux qui réussissent ne m’intéressent pas » a dit Yates (comme nous le rapporte la quatrième de couverture d’un recueil de ses nouvelles intitulé Onze histoires de solitudes et publié par Robert Laffont en Pavillon poche). Il y a du Fitzgerald chez Yates, auteur qu’il affectionnait, qu’il admirait, ça se sent, ça transpire. Même acuité, même délicatesse, même sensibilité et même talent aiguisé pour les dialogues et les scènes de groupes. Un Été à Cold Spring, puisque c’est de ce roman dont il s’agit ici, met en scène une ronde de personnages attachants mais qui nous échappent un peu, tout comme il semble s’échapper à eux même. On a envie de tomber amoureuse d’Evan même s’il nous ferait souffrir, c’est sûr… car son inconstance, perceptible dès le début, semble vouer à l’échec toutes ses relations sentimentales. On est attendri par son père, Charles, avec sa vue défaillante et sa femme malade dont il prend soin tendrement. Même l’agaçante Gloria a du charme. Et que dire de Phil qui se débat dans les plis de l’adolescence ? Tous les personnages, y compris les personnages secondaires, nous touchent. Flash, Harriet Talmage, Mary, Grace dont le profil se dessine plutôt en creux, laissent aussi entrevoir leur solitude, leur sensibilité et leurs failles. Ils nous échappent un peu, comme je le disais, car ils sont vivants et comme les êtres vivants ils demeurent imprévisibles et complexes. On les quitte tout à coup, au détour de l’histoire. Dans Easter parade le récit renferme toute la vie de deux sœurs, de l’enfance jusqu’à la fin ou presque fin. Là le roman commence à l’adolescence d’Evan et nous abandonne en cours de route, quand son deuxième mariage bat de l’aile. Après nous avoir conté ses rapports avec ses parents, son premier mariage raté, sa paternité, sa rencontre avec sa deuxième femme et une belle-famille encombrante, son deuxième enfant … Ce qui nous donne l’impression d’avoir eu la chance de partager un bout du trajet avec lui, avec eux, sur la pointe des pieds, en observateur furtif et prudent. L’on se sent comme Phil, sur le point de quitter Cold Spring et cette maison miteuse où résonnent les voix de tous les personnages et avant de s’enfuir vers un horizon qu’on veut croire plein de possibilités, repoussant d’un doigt fébrile le rideau à pois pour observer par la porte vitrée un moment d’intimité. Après cela, rien ne sera comme avant… Car la lecture de Richard Yates est bien de celles qui vous changent, qui vous marquent profondément et ne s’oublient pas.
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        • rotko Posté le 30 Janvier 2015
          Un été à Cold Spring. de Richard YATES, Aline AZOULAY-PACVON (Traduction) 255 pages Editeur : ROBERT LAFFONT Une lecture fluide et agréable ne veut pas dire de la littérature facile. C’est au contraire le fruit d’une construction maîtrisée, au service du lecteur. Sous la plume de Richard Yates on suit au quotidien la vie de deux familles pour une vue plus générale de la société américaine. D’abord, un jeune homme cherche un «  sens à sa vie », lui qui ne s’intéresse pas à grand-chose, sauf à la mécanique des voitures. Des ambitions ? Oh ! bien modestes, et encore faudrait-il avoir plus d’étoffe. Ses aventures sentimentales nous donnent accès à l’intérieur de sa famille et à celle de sa nouvelle épouse. Le tableau n’est pas réjouissant. Le milieu est régi par le code des apparences, et chaque personnage joue le rôle assigné dans les séries américaines : un monde immature, « une middle class » livrée à ses diverses frustrations . « Elle voudrait bien avoir l’air, mais n’a pas l’air du tout » selon le couplet de Jacques Brel. Les rapports entre les personnes correspondent aux stéréotypes du langage et du comportement : tout est « formidable » « merveilleux », selon un vocabulaire de commerçant vantant un bonheur de... Un été à Cold Spring. de Richard YATES, Aline AZOULAY-PACVON (Traduction) 255 pages Editeur : ROBERT LAFFONT Une lecture fluide et agréable ne veut pas dire de la littérature facile. C’est au contraire le fruit d’une construction maîtrisée, au service du lecteur. Sous la plume de Richard Yates on suit au quotidien la vie de deux familles pour une vue plus générale de la société américaine. D’abord, un jeune homme cherche un «  sens à sa vie », lui qui ne s’intéresse pas à grand-chose, sauf à la mécanique des voitures. Des ambitions ? Oh ! bien modestes, et encore faudrait-il avoir plus d’étoffe. Ses aventures sentimentales nous donnent accès à l’intérieur de sa famille et à celle de sa nouvelle épouse. Le tableau n’est pas réjouissant. Le milieu est régi par le code des apparences, et chaque personnage joue le rôle assigné dans les séries américaines : un monde immature, « une middle class » livrée à ses diverses frustrations . « Elle voudrait bien avoir l’air, mais n’a pas l’air du tout » selon le couplet de Jacques Brel. Les rapports entre les personnes correspondent aux stéréotypes du langage et du comportement : tout est « formidable » « merveilleux », selon un vocabulaire de commerçant vantant un bonheur de camelote . C’est le règne de l’engouement passager, bientôt suivi de l’inévitable désillusion … et la quête recommence, pour ressembler à une incessante dérive. Nomadisme en tous genres. L’auteur manie une plume acide, un détail suffit pour dégonfler le rêve, telle cette humidité constante dans la maison idéale, aux cloisons en carton, ou les crises et malaises divers qui rongent une harmonie familiale - de façade. Au paradis des immatures et des frustrés, c’est le lot des garçons, les femmes sont au rayon des hystériques et des névrosées. Le « colonel Shepard » - dont il n’a du grade que le maintien, cherche sans cesse des lunettes. Nul doute que Yates en fasse un symbole pour apprendre au lecteur à jeter sur ce monde artificiel un regard lucide - et caustique. une très bonne lecture.
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        Ils en parlent

        "Un roman fulgurant, réglé au fleuret, où Yates met en scène un être qui ne cesse de passer à côté de la vie. Et de rater tous ses rendez-vous avec le bonheur."

        André Clavel / LIRE

        "(...) Strictement réaliste. Poignant, tendre à sa façon, trop désenchanté pour laisser même place à quelque trace de mélancolie."

        Nathalie Crom / Télérama
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