Lisez! icon: Search engine
Cherche midi
EAN : 9782749102726
Façonnage normé : BROCHE

Un éte sans juillet

Collection : Romans
Date de parution : 20/08/2004

« Le 1er juillet 1962, le jour où l'Algérie entrait dans l'indépendance, Larbi entra dans le coma. » Larbi, collégien de 16 ans, a été victime d'un attentat « OAS ». Lorsqu'il se réveille, trente-trois jours plus tard, il ouvre les yeux sur une vision insolite, qui va le poursuivre...

« Le 1er juillet 1962, le jour où l'Algérie entrait dans l'indépendance, Larbi entra dans le coma. » Larbi, collégien de 16 ans, a été victime d'un attentat « OAS ». Lorsqu'il se réveille, trente-trois jours plus tard, il ouvre les yeux sur une vision insolite, qui va le poursuivre toute sa vie. Avant de lui faire retrouver sa mémoire, le narrateur revient sur le grand chambardement : « Un temps de délire et de prévarication. Rapatriement à double sens : la ville se vidait de ses pieds-noirs, que des colonnes de familles entières, réfugiées en Tunisie ou regroupées dans les camps de sinistre mémoire, allaient remplacer, dans une confusion de fin du monde. Fin d'un monde. Une usurpation de droit venait supplanter l'usurpation de fait, cette imposture séculaire aux origines de tant de forfaits et d'injustices. Ici et là, l'arbitraire semblait avoir changé de camp. »

Représailles anti-harkis, ruée sur les biens vacants, lynchage du dernier Lévy de la ville… Témoin des prévarications, Larbi le sera aussi des heurs et malheurs de la société des femmes : l'occasion, pour l'auteur, dans des scènes où l'intensité dramatique n'exclut pas la tendresse ni l'érotisme, de nous faire pénétrer un univers aux antipodes des clichés et partis pris qui grèvent le regard porté encore de nos jours sur la complexe réalité algérienne.

Des pages douloureuses, d'où, cependant, la dérision et l'humour ne sont pas absents, composent ce « roman de l'indépendance » qui restait à écrire et que voici, enfin, au moment du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre (1er novembre 1954).

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782749102726
Façonnage normé : BROCHE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • collectifpolar Posté le 29 Novembre 2019
    Roman en partie autobiographique, dont l'action se concentre sur les trois mois de l'été 1962 en Algérie. Larbi, collégien de 16 ans, est victime d'un attentat de l'OAS. Il se réveille après 33 jours de coma, avec une amnésie sélective, et ouvre les yeux sur Alger qui se vide dans une confusion de fin du monde, pour porter un autre regard sur l'indépendance.
  • jeandubus Posté le 8 Août 2014
    Un été sans juillet Sorti de la pile, se superbe récit m’a séduit au-delà de toute attente. L’été en question est celui de 1962. J’avais treize ans et Larbi héros malgré lui 17.Lui à Guelma à 114 km de Constantine et moi petit parisien ignare politiquement jusqu’à remettre à mon prof de Français une rédaction sur le thème « où aimeriez-vous passez des vacances ? » dans laquelle je répondais : A Cuba !!! ses plages, ses palmiers etc .(mon prof bienveillant, m’avait, faute de télé, recommandé de lire les journaux….) Le parti pris par Salah Guemriche est justement de tourner depuis l'intérieur , depuis un quartier de Guelma, autour de l’évènement de Juillet 1962, soit du référendum sur l’autodétermination, le mois qui précède et ceux qui suivent en dehors du mois de Juillet pendant lequel le jeune lycéen Larbi Foulène ( L’arabe untel) est dans le coma suite à un attentat. De tourner d’une manière métonymique autour de lui et dans la grande confusion que cela a produit, à savoir que de l’évènement local est censé refléter l’évènement national voire mondial (puisque Ben Bella est censé se rendre à l’ONU dans cette période pour faire reconnaitre... Un été sans juillet Sorti de la pile, se superbe récit m’a séduit au-delà de toute attente. L’été en question est celui de 1962. J’avais treize ans et Larbi héros malgré lui 17.Lui à Guelma à 114 km de Constantine et moi petit parisien ignare politiquement jusqu’à remettre à mon prof de Français une rédaction sur le thème « où aimeriez-vous passez des vacances ? » dans laquelle je répondais : A Cuba !!! ses plages, ses palmiers etc .(mon prof bienveillant, m’avait, faute de télé, recommandé de lire les journaux….) Le parti pris par Salah Guemriche est justement de tourner depuis l'intérieur , depuis un quartier de Guelma, autour de l’évènement de Juillet 1962, soit du référendum sur l’autodétermination, le mois qui précède et ceux qui suivent en dehors du mois de Juillet pendant lequel le jeune lycéen Larbi Foulène ( L’arabe untel) est dans le coma suite à un attentat. De tourner d’une manière métonymique autour de lui et dans la grande confusion que cela a produit, à savoir que de l’évènement local est censé refléter l’évènement national voire mondial (puisque Ben Bella est censé se rendre à l’ONU dans cette période pour faire reconnaitre l’Algérie indépendante). Cette confusion est bien celle que j’ai ressenti à l’époque des « évènements » où attentats et fusillades ponctuaient les nuits de la capitale sans qu’on puisse y comprendre grand-chose ; et la même chose se produisait en Algérie sans qu’on sache démêler vraiment qui était la « Force » et qui étaient les méchants des harkis, des chrétiens, des juifs, ou de l’OAS (encore que pour cette dernière avec Pasqua aux commandes….). On apprend beaucoup dans cette lecture. Notamment que « hébreux » et « arabe » est le même mot dans cette langue, à cela près que les deux lettres centrales identiques placées différemment dans le mot lui donne le sens choisi. De fait l’écriture permet de « déporter » l’hébreux ou l’arabe comme on le souhaite et d’entériner ainsi la lutte millénaire. On apprend que le département français de Constantine portait le numéro 93 ( !) Alger 91 et Oran 92 (et après une courte recherche, qu’une loi du « Général » de 1964 a créé les départements périphériques de Paris dont la Seine Saint Denis) avec les mêmes numéros tout juste recyclés sans aucune pudeur.Ce qui montre bien le cynisme et le mépris qu’avait la clique au pouvoir pour les Français et les Arabes d’où qu’ils puissent venir et quelles que soient leurs opinions. Ah ces années 60 berceau de toutes les corruptions, des passes droits, des films les plus inspirés de Mocky… On apprend aussi qu’il s’en passait de belles dans les hammams, et on assiste ému au dépucelage savoureux du jeune Larbi. C’est vraiment un cadeau que ce bouquin qui sommeillait sur mes étagères. On doit le trouver d’occasion puisque qu’il est sorti en 2004 pour le 50° anniversaire du début de la « guerre d’Algérie » en 1964. Qui s’en souvient ? Belle découverte en tout cas, et surtout rare.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité du cherche midi éditeur
Découvrez, explorez, apprenez, riez, lisez !