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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874784
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 142
Format : 122 x 181 mm

Un hosanna sans fin

Date de parution : 15/11/2018
Avec ce livre testament Jean d’Ormesson achève sa trilogie (Comme un chant d’espérance, Guide des égarés) qui constitue trois tentatives de réponse à la question : Que fais-je là ? Détective métaphysique, il poursuit ce questionnement et tente avec gaieté de percer ce mystère. Et au fil des pages nous invite à rêver, à espérer, à croire.
« Grâce à Dieu, je vais mourir. Comme tout le monde. Comme vous. Avant vous sans doute : ma vie est déjà longue, j’approche du bout du chemin. Mais rien de plus capricieux que cette mort si certaine. L’histoire est imprévisible. Ce qu’il faut dire avec force dès le début de ce... « Grâce à Dieu, je vais mourir. Comme tout le monde. Comme vous. Avant vous sans doute : ma vie est déjà longue, j’approche du bout du chemin. Mais rien de plus capricieux que cette mort si certaine. L’histoire est imprévisible. Ce qu’il faut dire avec force dès le début de ce petit livre, c’est que personne n’est sûr de rien. » Ainsi s’ouvre Un hosanna sans fin.
 
« Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l’ordre de l’univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens − inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m’en remets à quelque chose d’énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet. Je ne suis pas loin de penser qu’il n’y a que l’insensé pour dire : « Il n’y a pas de Dieu. » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu’il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d’où elle pourrait bien venir s’il n’y avait pas de Dieu. »
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EAN : 9782350874784
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 142
Format : 122 x 181 mm
Héloïse d'Ormesson

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • YvesP Posté le 1 Janvier 2020
    Livre posthume de ce génial écrivain..Ce livre est concis et merveilleux. Tout à fait digne des précèdantes œuvres de Jean d’Ormesson. Son écriture est toujours délectable et ensorcelante : la magie des mots!!!! Il laisse un sentiment de bien-être intérieur.
  • dancingbrave Posté le 15 Décembre 2019
    Un très court texte, l’ultime de Jean d’Ormesson, qui me laisse un arrière coût un peu triste. Sa fille et éditrice le présente comme le testament de son père. C’est bien le cas. Comme si l’auteur sentait qu’il n’y en aurait plus ensuite. Ce qui s’était amorcé dans l’opus précédent, « Et moi je vis toujours », se poursuit : la langue toujours aussi belle et concise, perd de sa joie, de sa croustillance. Les doutes l’envahissent : La vie, la mort nous sont données, nous sont imposées – la vie plus encore - pourquoi vivons-nous ? Où étions-nous avant notre naissance, où serons nous après notre mort ? Il voudrait croire mais il n’est pas sûr d’y arriver. Et d’ailleurs qu’est-ce-que croire ? L’homme est un animal comme les autres, mais un animal pensant et c’est là toute sa souffrance. Son ego le pousse vers l’angoisse constante autour de laquelle tout tourne incessamment durant sa vie. La science, si elle explique beaucoup, butte invariablement sur deux murs : Le mur de Planck pour les origines, le mur du non retour pour la fin. L’angoisse jamais ne s’éteint. L’homme peut s’assourdir de la superficialité des petits plaisirs, s’abrutir de remplissage stérile de cerveau, elle reste là qui... Un très court texte, l’ultime de Jean d’Ormesson, qui me laisse un arrière coût un peu triste. Sa fille et éditrice le présente comme le testament de son père. C’est bien le cas. Comme si l’auteur sentait qu’il n’y en aurait plus ensuite. Ce qui s’était amorcé dans l’opus précédent, « Et moi je vis toujours », se poursuit : la langue toujours aussi belle et concise, perd de sa joie, de sa croustillance. Les doutes l’envahissent : La vie, la mort nous sont données, nous sont imposées – la vie plus encore - pourquoi vivons-nous ? Où étions-nous avant notre naissance, où serons nous après notre mort ? Il voudrait croire mais il n’est pas sûr d’y arriver. Et d’ailleurs qu’est-ce-que croire ? L’homme est un animal comme les autres, mais un animal pensant et c’est là toute sa souffrance. Son ego le pousse vers l’angoisse constante autour de laquelle tout tourne incessamment durant sa vie. La science, si elle explique beaucoup, butte invariablement sur deux murs : Le mur de Planck pour les origines, le mur du non retour pour la fin. L’angoisse jamais ne s’éteint. L’homme peut s’assourdir de la superficialité des petits plaisirs, s’abrutir de remplissage stérile de cerveau, elle reste là qui le ronge. Alors il reste la croyance en Dieu, la croyance plus forte que toute connaissance, la croyance à laquelle il faut s’abandonner pour ne plus souffrir. Mais comme le rappelle l’auteur : croire n’est pas chose si simple…. « Je ne fus jamais touché par la foi, mais », nous dit-il, « Ce que j’aimerais par-dessus tout c’est que Dieu existât ». Evoluant dans cette gamme de raffiné et de finesse où il excellait, cet ouvrage est bien le testament spirituel de Jean d’Ormesson.
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  • Lilibaon Posté le 2 Septembre 2019
    Jean d'Ormesson dépeint la naissance de la vie. Il aborde la mort, ultime étape pour tous, la seule de la vie où tous les hommes sont égaux. Il questionne la vie et la mort de façon sobre et humble. Il exprime avec des mots bienveillants les thématiques autour de la mort, de la vie, de la science et des croyances. Il ne juge jamais et nous donne ses apprentissages que la vie lui a apporté, sans restriction. Un texte court mais tellement pur et simple, qui nous donne des axes de réflexion sur nous même, notre propre vie et notre future mort. Il ose rêver, croire, espérer et savoir. Il nous quitte avec ces mots qu'il nous lègue avec générosité. Ce dernier ouvrage est digne d'un grand homme.
  • julienmorvan Posté le 28 Juillet 2019
    Dans un court avertissement introductif, Héloïse d'Ormesson prévient : le dernier texte de son père était achevé au moment de sa mort mais probablement pas corrigé pour être édité en l'état. Le lecteur appréciera de retrouver, une dernière fois, les questionnements de Jean d'Ormesson, tour à tour espiègle, faussement benêt et candide (parfois vulgaire !), sur les raisons de l'existence humaine, mais il est difficile de considérer ce dernier ouvrage comme un testament métaphysique de premier ordre : beaucoup de répétitions, des chapitres simplistes ou bâclés ; et bien des pages ressemblent à "Comme un chant d'espérance" - plus réussi, dans le même registre.
  • ProfesseurDan Posté le 14 Juillet 2019
    À l'instar de son fameux Guide des égarés, Jean d'Ormesson nous emmène, avec des chapitres succincts mais écrits avec une grande finesse de pensée, sur le chemin de la réflexion sur les deux plus grands mystères humains : la naissance et la mort. Il nous invite aussi à réfléchir sur la consistance de Dieu. Un livre passionnant, qui donne à réfléchir, qui a le mérite d'ouvrir le débat, et qui prouve, s'il le fallait encore, que Jean d'Ormesson et sa pensée vont vraiment nous manquer...
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