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            Underground

            Belfond
            EAN : 9782714454164
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 592
            Format : 140 x 225 mm
            Underground

            Dominique LETELLIER (Traducteur)
            Date de parution : 07/02/2013

            Inspiré de l’attentat perpétré par la secte Aum en 1995, une réflexion sur le fanatisme et le terrorisme, qui offre une troublante parenté avec les thèmes à l’œuvre dans 1Q84 et des clefs inédites pour déchiffrer les mystères de l’univers murakamien.

            Livre d’entretiens, mais aussi réflexion philosophique et autobiographique, un essai indispensable pour décrypter l’œuvre de l’auteur de 1Q84, la trilogie au succès planétaire.

            Le 20 mars 1995 se produisait l’attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon : en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent...

            Livre d’entretiens, mais aussi réflexion philosophique et autobiographique, un essai indispensable pour décrypter l’œuvre de l’auteur de 1Q84, la trilogie au succès planétaire.

            Le 20 mars 1995 se produisait l’attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon : en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo, tuant douze personnes, en blessant plus de cinq mille.

            Très choqué, mais aussi révolté par le traitement médiatique par trop manichéen de la tragédie, Murakami va partir à la rencontre des victimes et de leurs bourreaux : rescapés du drame et adeptes de la secte.

            Au fil des entretiens apparaissent tous les grands thèmes chers à Murakami : l’étrangeté au monde, l’impossible quête d’absolu, le mal venu des profondeurs, ces little people présents en chacun de nous, incarnations des forces destructrices qui nous font basculer parfois vers l’irréparable…

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            EAN : 9782714454164
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 592
            Format : 140 x 225 mm
            Belfond
            22.00 €
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            Ils en parlent

            « Un livre captivant qui montre avec quelle facilité la tragédie peut survenir, et comment nous essayons de trouver du sens à tout cela. »
            Publishers Weekly

            « Il n’y a aucun artifice, aucune prétention intellectuelle dans Underground. Ce que Murakami décrit est arrivé à des gens ordinaires et d’une manière terriblement ordinaire. Et c’est d’autant plus effrayant. »
            The Observer

            « La modestie avec laquelle Murakami aborde son sujet transforme ce récit de cauchemar en consolation. »
            New Statesman

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Nikoz Posté le 21 Septembre 2018
              Un livre essentiel, par sa "photographie" du Japon, par le thème abordé et largement méconnu, et par son aspect très prosaïque.
            • karmemma Posté le 11 Septembre 2018
              Trouver la force de lire Underground m’aura demandé la disponibilité mentale de tout mon été et près de 3 ans de recul sur les attentats de Paris. Ce n’est pas un roman, mais un recueil journalistique, une série d’interviews, restituées de manière aussi neutre que possible par un Murakami que l’on sent pratiquement glacé par l’ampleur de la mission qu’il s’est fixée : porter un regard de romancier, sans jugement, sur des événements d’une gravité sans nom. On lit d’abord les témoignages des victimes de l’attaque au gaz sarin (métro de Tokyo, 1995) puis ceux des membres de la secte Aum. Entre les deux, quelques pages d’une réflexion rapide mais percutante, qui nous permet d’assimiler immédiatement ce que Murakami cherche à montrer : il n’y a pas « eux » et « nous », ceux qui ont commis cet acte font partie de « nous » et s’ils se sont mis à l’écart de ce que nous considérons comme la société « normale », nous devons nous interroger sur ce qui les y a conduits et nous attaquer aux sources du mal. A travers cette juxtaposition de témoignages, qui parfois martèlent douloureusement le lecteur par leur horrible répétition, il parvient à faire... Trouver la force de lire Underground m’aura demandé la disponibilité mentale de tout mon été et près de 3 ans de recul sur les attentats de Paris. Ce n’est pas un roman, mais un recueil journalistique, une série d’interviews, restituées de manière aussi neutre que possible par un Murakami que l’on sent pratiquement glacé par l’ampleur de la mission qu’il s’est fixée : porter un regard de romancier, sans jugement, sur des événements d’une gravité sans nom. On lit d’abord les témoignages des victimes de l’attaque au gaz sarin (métro de Tokyo, 1995) puis ceux des membres de la secte Aum. Entre les deux, quelques pages d’une réflexion rapide mais percutante, qui nous permet d’assimiler immédiatement ce que Murakami cherche à montrer : il n’y a pas « eux » et « nous », ceux qui ont commis cet acte font partie de « nous » et s’ils se sont mis à l’écart de ce que nous considérons comme la société « normale », nous devons nous interroger sur ce qui les y a conduits et nous attaquer aux sources du mal. A travers cette juxtaposition de témoignages, qui parfois martèlent douloureusement le lecteur par leur horrible répétition, il parvient à faire passer quelques interrogations majeures : sur la façon dont la société capitaliste broie les individus, l’absence de réponse pour ceux qui cherchent une alternative spirituelle, la fragilité et l’arbitraire de la vie, le pouvoir de la force mentale sur les actes de chacun. Cet ouvrage est malheureusement desservi par une traduction (de l’anglais) parsemée de contresens et d’erreurs sur les noms propres. On peut se demander pourquoi ce livre a mis si longtemps à paraître en français alors qu’il s’agit probablement d’un ouvrage essentiel pour comprendre la société post 11 septembre 2001. Un ouvrage qui donne envie de reprendre 1Q84 pour en faire une autre lecture et voir comment Murakami a ensuite utilisé son talent d’écrivain pour répondre à la mission de responsabilité sociale qu’il s’était fixée.
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            • Fandol Posté le 20 Décembre 2017
              L’escalade de l’horreur se poursuivant toujours, nous oublions un peu trop vite, surtout si cela se produit loin de l’hexagone. L’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995, fait partie de ces faits gravissimes rangés dans un coin de nos mémoires puis délaissés. Un des plus grands écrivains japonais, Haruki Murakami, n’a pas laissé passer cela sans réaliser un impressionnant travail de mémoire et d’écriture en publiant Underground dès 1997, livre publié en français six ans après. Pour cela, avec deux assistants, il a recherché des survivants pour les interroger et cela lui a pris toute l’année 1996. Il avait 700 noms mais n’a pu en identifier que 140. Parmi ces personnes, il a réussi à réaliser 62 entretiens dont plusieurs avec des membres de la secte Aum. Chaque témoignage, publié après lecture et approbation de la personne, est précédé d’une présentation de l’auteur qui n’oublie pas de détailler chaque lieu, chaque ligne et chaque station de métro, présentant aussi les hommes qui ont sciemment perpétré ces crimes. Il ressort tout de suite que chaque criminel choisi par le gourou Asahara et qui s’est installé dans le métro pour percer une ou deux poches de plastique contenant le... L’escalade de l’horreur se poursuivant toujours, nous oublions un peu trop vite, surtout si cela se produit loin de l’hexagone. L’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995, fait partie de ces faits gravissimes rangés dans un coin de nos mémoires puis délaissés. Un des plus grands écrivains japonais, Haruki Murakami, n’a pas laissé passer cela sans réaliser un impressionnant travail de mémoire et d’écriture en publiant Underground dès 1997, livre publié en français six ans après. Pour cela, avec deux assistants, il a recherché des survivants pour les interroger et cela lui a pris toute l’année 1996. Il avait 700 noms mais n’a pu en identifier que 140. Parmi ces personnes, il a réussi à réaliser 62 entretiens dont plusieurs avec des membres de la secte Aum. Chaque témoignage, publié après lecture et approbation de la personne, est précédé d’une présentation de l’auteur qui n’oublie pas de détailler chaque lieu, chaque ligne et chaque station de métro, présentant aussi les hommes qui ont sciemment perpétré ces crimes. Il ressort tout de suite que chaque criminel choisi par le gourou Asahara et qui s’est installé dans le métro pour percer une ou deux poches de plastique contenant le gaz mortel, chacun avait un complice l’ayant convoyé en voiture et l’attendant à la station suivante. De plus, ces hommes étaient tous très instruits, diplômés, faisant partie de l’élite du pays mais convertis à ce qui se voulait une nouvelle religion. Au fil des témoignages des rescapés, on remarque l’incrédulité des gens, la désorganisation complète des secours et l’attitude héroïque des employés du métro. Plusieurs sont morts et d’autres ont été gravement intoxiqués en ayant voulu intervenir. En tête de chaque témoignage, l’auteur met en exergue une phrase révélatrice de l’état d’esprit de la personne interrogée. En voici quelques-unes : « Je ne suis pas une victime, je suis un survivant. » (Toshiaki Toyoda, 52 ans) ; « Il ne s’agit pas seulement de décider si je prends le métro ou non ; le simple fait de marcher me fait peur désormais. » (Tomoko Takatsuki, 26 ans) ; « Si je n’avais pas été là, quelqu’un d’autre aurait ramassé les poches. » (Sumio Nishimura, 46 ans) ; « Ce genre de peur, je ne l’oublierai jamais. » (Yoko Iizuka, 24 ans). La plupart du temps, il n’y a pas de haine envers les auteurs des attaques même si certains demandent l’application de la peine de mort. Aussi, lorsque Murakami réussit à questionner d’anciens membres de la secte Aum, on essaie de comprendre le phénomène dans le cadre de la société japonaise. Akio Namimura explique qu’il a été séduit parce que Aum s’appuie sur le bouddhisme primitif et certains aspects du yoga mais qu’il fallait donner beaucoup d’argent. Là aussi, les témoignages sont impressionnants et il est évident que le problème de fond n’est pas réglé. Les procès qui se sont tenus ont été lugubres, déprimants, désespérants et l’auteur ajoute : « Nous devons pourtant comprendre que la plupart de ceux qui adhèrent à des cultes ne sont pas anormaux ; ce ne sont ni des déshérités ni des excentriques, mais des gens qui mènent une vie normale qui habitent dans mon quartier. Et dans le vôtre. » Ainsi, le problème est plus profond et peut concerner toutes les sociétés comme cette radicalisation que nous vivons aujourd’hui.
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            • Claraz68 Posté le 17 Août 2017
              Habituée aux romans de Murakami et peu encline aux témoignages, que je trouve la plupart du temps détournés de leur vraie signification par les médias. Je me suis dis que, vu que c'était Murakami j'allais quand même essayer. Une fois terminée la préface, je ne pouvais plus le lâcher. Premier point positif, Murakami place ces témoignages dans le contexte du personnage interviewé (que faisait-il, quelle était sa vie avant l'attentat?) et j'ai trouvé ça plus intéressant et enrichissant que s'il ne l'avait pas fait, cela aide à comprendre la situation personnelle du témoin, son état d'esprit, ses peurs, ses espoirs lors de l'incident. De plus Murakami a pris soin de travailler "avec" les témoins, respectant leur témoignage et le modifiant si tel était leur désir, néanmoins la totalité du contenu a globalement été restituée, sans apparente censure et avec franchise, cela rend les témoins plus humains et nous sensibilise à leur situation. Entre les témoignages Murakami nous narre la manière dont s'est passé le "gazage" à l'endroit où les témoins y ont été confrontés, l'immersion n'en est que meilleure. Les notes de bas de page aident beaucoup à saisir le contexte asiatique et d'autres points brumeux, si bien que jamais je ne me suis... Habituée aux romans de Murakami et peu encline aux témoignages, que je trouve la plupart du temps détournés de leur vraie signification par les médias. Je me suis dis que, vu que c'était Murakami j'allais quand même essayer. Une fois terminée la préface, je ne pouvais plus le lâcher. Premier point positif, Murakami place ces témoignages dans le contexte du personnage interviewé (que faisait-il, quelle était sa vie avant l'attentat?) et j'ai trouvé ça plus intéressant et enrichissant que s'il ne l'avait pas fait, cela aide à comprendre la situation personnelle du témoin, son état d'esprit, ses peurs, ses espoirs lors de l'incident. De plus Murakami a pris soin de travailler "avec" les témoins, respectant leur témoignage et le modifiant si tel était leur désir, néanmoins la totalité du contenu a globalement été restituée, sans apparente censure et avec franchise, cela rend les témoins plus humains et nous sensibilise à leur situation. Entre les témoignages Murakami nous narre la manière dont s'est passé le "gazage" à l'endroit où les témoins y ont été confrontés, l'immersion n'en est que meilleure. Les notes de bas de page aident beaucoup à saisir le contexte asiatique et d'autres points brumeux, si bien que jamais je ne me suis dit "je ne comprends pas", c'est un très bon travail d'annotations. La partie la plus intéressante reste selon moi, la deuxième partie. Même si certains ne seront sûrement pas d'accord, Murakami nous livre des témoignages de membres de la Secte (l'ayant quitté ou non) et cela m'a aidée à comprendre comment se passait l'embrigadement, ainsi que leur vie dans la secte, qu'ont-ils trouvé dans cette communauté ? Et à ma grande surprise, la franchise des témoignages et le regard de Murakami m'ont fait comprendre leurs raisons: la maladie, le rejet, l'isolement, l'incompréhension de la différence.... Ayant du mal à m'intégrer socialement, j'ai d'autant plus compris leur situation et leur choix qui par faiblesse les a ammenés à rejoindre Aum, j'ai même compris pourquoi les exécutants avaient accompli leur tâche morbide. Ces témoignages m'ont menée à une grande introspection et réflexion sur le monde qui nous entoure, du point de vue du citoyen lambda et de celui ayant rejoint la secte. J'ai compris, grâce à Murakami, leurs raisons d'appartenance et pourquoi ils restaient, quels bénéfices ils avaient pu tirer pour eux-même dans Aum. Je me suis dit, cela aurait pu être moi ! pas en tant qu'exécutant mais en tant que membre, et cet éclairage sur Aum m'a beaucoup aidée à améliorer ma compréhension du milieu sectaire et des manipulations de l'embrigadement. Aussi ai-je pu comprendre pourquoi les exécutants avaient libéré le gaz sans remords, leur ego appartenant à Asahara, ils ne pouvaient pas en éprouver. Sûrement que des gens me reprocheront de comprendre leurs raisons, mais je crois que pour éviter que ce genre de situation de ne reproduisent, la compréhension des victimes mais également de l'organisation ayant effectué l'attentat est indispensable. Et Murakami nous offre ici des clés de compréhension et sa réflexion personnelle à propos de ces attentats nippons.
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            • SpaceoperaImage Posté le 26 Janvier 2017
              Plus familière des fictions de Murakami, cet ouvrage journalistique a plus d'un intérêt. Murakami interroge, dans la première partie du livre, les victimes de l'attentat au Sarin, perpétré par La secte Aum en 1995, dans le métro de Tokyo. Avec beaucoup de justesse et de neutralité. La seconde partie reprend des interviews de membres d'Aum, avec un point de vue assumé et justifié, ainsi qu'une réflexion sur la société japonaise. Les récits et le travail de reporter nous laissent entrevoir plusieurs aspects de la culture japonaise. D'autre part, et c'est là que l'ouvrage entre en résonance avec notre société, ces événements survenus pendant la crise économique du pays et perpétrés par des hauts membres de la puissante secte Aum, nous renvoie à notre actualité par le contexte liés aux attentats. Je recommande Underground.
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