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Perrin
EAN : 9782262032876
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 360
Format : 154 x 240 mm

Une histoire du chômage

De l'Antiquité à nos jours

Date de parution : 27/10/2011

La première Histoire du chômage.

Mal absolu de nos sociétés contemporaines, le chômage dépasse aujourd’hui les proportions acceptables dans une société où le travail est devenu la forme la plus aboutie de l’intégration sociale. Si les crises économiques du XXe siècle l’ont installé au premier rang des préoccupations collectives, il vient pourtant du fond des...

Mal absolu de nos sociétés contemporaines, le chômage dépasse aujourd’hui les proportions acceptables dans une société où le travail est devenu la forme la plus aboutie de l’intégration sociale. Si les crises économiques du XXe siècle l’ont installé au premier rang des préoccupations collectives, il vient pourtant du fond des âges : la Bible même en fait état. Mais comment ce phénomène ancien a-t-il évolué en traversant les siècles, pesant de plus en plus lourd sur la vie politique, économique et sociale du monde occidental ?
En replaçant l’histoire du chômage dans la longue durée, à la fois dans ses réalités matérielles et dans ses représentations, Yves Zoberman montre comment la lutte contre l’oisiveté des pauvres est passée du geste de charité à un traitement économique et politique. Synthèse sans précédent, ce livre est aussi un guide pour le citoyen soucieux de comprendre la crise actuelle.

Yves Zoberman, ancien directeur de centre culturel français à l’étranger, fut maître de conférences à Sciences-Po-Paris. Un temps chômeur, il participe aujourd’hui à de nombreux travaux sur le rôle de la culture dans les processus d’intégration sociale.


  • Presse: 

    "[...]un panorama precieux de l'histoire du chômage."
    Le Figaro, 28 Novembre
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EAN : 9782262032876
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 360
Format : 154 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Apoapo Posté le 7 Février 2016
    Que d'invariants dans l'histoire immémoriale du chômage ! D'abord la haine des oisifs pauvres : car les inactifs riches, eux, jouissent de tous temps de la plus haute considération... Par conséquent, et peut-être par projection de ceux-ci sur ceux-là, est posée l'éternelle question de la responsabilité : les chômeurs subissent-ils ou se complaisent-ils dans leur condition ? Car là aussi, tout change... Mais encore : responsables ou non, outre la réprobation morale, aux chômeurs échoit de faire l'objet de politiques publiques, et ce depuis les frères Gracques qui, de ces politiques, périrent. Pourquoi ? Parce que ces parias de désœuvrés constituent depuis toujours une menace contre la stabilité sociale, une cause possible de troubles, bref, un élément séditieux. De là à mériter la réclusion et la peine, le pas est court : en France cela s'appellera les Hôpitaux généraux, en Angleterre les workhouses, dénoncées par Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoe. Autre invariant : on ne parvient que tout dernièrement à considérer le chômage comme un phénomène macroéconomique plutôt que micro voire individuel. Pourtant on dirait que toute augmentation significative dans la productivité (par exemple les "enclosures" du XIVe s. en Angleterre transformant une agriculture de survie des démunis en élevage... Que d'invariants dans l'histoire immémoriale du chômage ! D'abord la haine des oisifs pauvres : car les inactifs riches, eux, jouissent de tous temps de la plus haute considération... Par conséquent, et peut-être par projection de ceux-ci sur ceux-là, est posée l'éternelle question de la responsabilité : les chômeurs subissent-ils ou se complaisent-ils dans leur condition ? Car là aussi, tout change... Mais encore : responsables ou non, outre la réprobation morale, aux chômeurs échoit de faire l'objet de politiques publiques, et ce depuis les frères Gracques qui, de ces politiques, périrent. Pourquoi ? Parce que ces parias de désœuvrés constituent depuis toujours une menace contre la stabilité sociale, une cause possible de troubles, bref, un élément séditieux. De là à mériter la réclusion et la peine, le pas est court : en France cela s'appellera les Hôpitaux généraux, en Angleterre les workhouses, dénoncées par Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoe. Autre invariant : on ne parvient que tout dernièrement à considérer le chômage comme un phénomène macroéconomique plutôt que micro voire individuel. Pourtant on dirait que toute augmentation significative dans la productivité (par exemple les "enclosures" du XIVe s. en Angleterre transformant une agriculture de survie des démunis en élevage de moutons par les lords) comporte à la fois une concentration de la richesse (la productivité ne fait pas bon ménage avec le partage !) et une redondance significative du facteur travail. De même, on aura du mal à comprendre que les politiques publiques de lutte ou de compensation des effets du paupérisme tout au long de l'Histoire - de la simple charité aux travaux publics forcés à l'indemnisation du chômage au RSA... - possèdent toutes également des caractères macroéconomiques souvent très déstabilisateurs sur l'ensemble de l'économie : ex. concurrence déloyale envers les salariés, effets inflationnistes, baisse du pouvoir d'achat, ou au contraire relance de l'économie (New Deal), déséquilibre de finances publiques, etc. etc. Cela semble évident et pourtant, se heurte à tout ce que l'économie possède de non scientifique, à savoir de théories et prévisions fondamentalement idéologiques non vérifiables et même souvent falsifiées (ex. la courbe de Phillips) ... Cependant, c'est à la plus célèbre de ces théories, à celle de Marx, que l'on doit de considérer les "oiseults", les vagabonds et les chômeurs autrement que comme une aberration du système. Si l'époque moderne et contemporaine accentue le chômage au point de le faire passer pour un moteur de l'Histoire (cf. le colonialisme - insuffisamment abordé - et sans doute les guerres mondiales), le chômage postmoderne obligera-t-il l’État à se refonder... ? En effet : "On le voit, le remède n'est plus seulement de s'attaquer au chômage, mais de modifier les rapports sociaux dans le cadre d'une solidarité moderne, permettant à nos pays de s'inscrire dans la compétition internationale. Il ne s'agit pas seulement de créer plus de travail, de richesses, mais de mieux les répartir entre les hommes tout au long de leur vie. La flexibilité, indispensable, si elle n'est pas contrebalancée par une solidarité sociale forte, s'identifie à la précarité. Au cours de l'Histoire et particulièrement depuis la fin du XVIIIe siècle, la liberté a cheminé avec la solidarité. L’État central prend le relais des solidarités de proximité. Il doit aujourd'hui réinventer son action sociale pour restaurer sa légitimité." (p. 306)
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