Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707173492
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 600
Format : 155 x 240 mm

Une histoire sociale de la vérité

Science et mondanité dans l'Angleterre du XVIIe siècle

Samuel COAVOUX (Traducteur), Alcime STEIGER (Traducteur)
Collection : SH / Laboratoire des sciences sociales
Date de parution : 24/04/2014

Quelles sont les conditions sociales nécessaires à l’existence d’un bien collectif comme le savoir ?
Ce livre raconte comment la notion de « vérité scientifique » s’est constituée dans l’Angleterre du XVIIe siècle, où les pratiques culturelles des gentilshommes ont fourni des solutions aux problèmes de crédibilité et de confiance nés de la nouvelle science empirique. Il est devenu l’une des références internationales incontournables de la sociologie des sciences et des sciences sociales.

Quelles sont les conditions nécessaires à l’existence d’un bien collectif comme le savoir ? Comment distinguer le vrai du faux ? Selon quels critères accorder sa confiance ? Dans Une histoire sociale de la vérité, Steven Shapin raconte comment la notion de « vérité scientifique » s’est constituée dans l’Angleterre... Quelles sont les conditions nécessaires à l’existence d’un bien collectif comme le savoir ? Comment distinguer le vrai du faux ? Selon quels critères accorder sa confiance ? Dans Une histoire sociale de la vérité, Steven Shapin raconte comment la notion de « vérité scientifique » s’est constituée dans l’Angleterre du XVIIe siècle. Il recrée avec élégance l’univers des gentilshommes philosophes (Francis Bacon et Robert Boyle en tête) à une époque cruciale pour la science moderne. Il livre un tableau très vivant des relations entre culture mondaine et pratique scientifique. Les codes de conduite des gentilshommes d’alors prônant la confiance, la courtoisie, l’honneur et l’intégrité ont en effet fourni des solutions efficaces aux problèmes de crédibilité de la science, et garanti la fiabilité des connaissances sur le monde.
À partir de ce récit historique détaillé, Steven Shapin discute plus largement de l’établissement du savoir factuel en science, mais aussi dans la vie quotidienne. Sa peinture des moeurs des gentilshommes philosophes lui permet d’illustrer l’affirmation selon laquelle la confiance est impérative dans la constitution de tout savoir, qui reste avant tout une entreprise collective. Un ouvrage devenu l’une des références internationales incontournables de la sociologie des sciences et des sciences sociales dans leur ensemble.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707173492
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 600
Format : 155 x 240 mm

Ils en parlent

La recherche scientifique est une activité éminemment sociale. Même dans la solitude de son laboratoire, le savant est obligé de s’appuyer sur les théories de ses prédécesseurs, qu’il suppose fiables. Sans cette confiance implicite, il faudrait sans cesse recommencer à zéro et la science ne progresserait pas. Mais sur quoi repose la confiance qu’un savant accorde à ses pairs ? C’est de cette question que part l’historien des sciences américain Steven Shapin. Pour expliquer l’émergence de la méthode expérimentale moderne au XVIIe siècle, il s’intéresse d’abord à ceux qui en étaient alors les principaux promoteurs : un petit groupe d’aristocrates réunis au sein de la toute jeune Royal Society britannique.
Books
L'ouvrage, difficile certes, est cependant d’une très grande richesse, que la synthèse tentée dans les lignes précédentes ne suffit pas à refléter pleinement. Le livre regorge de notes et de renvois à d’autres chercheurs ayant œuvré ou œuvrant dans le même domaine ou dans des domaines connexes. La toile ainsi tissée en acquiert une solidité peu commune. Grâce à une telle démarche, on assiste à une analyse détaillée de tous les concepts évoqués. À chaque début de chapitre, l’auteur annonce la teneur de celui-ci. Mais fallait-il tant de pages pour traverser cette épopée morale et sociale ? Il est des moments où le lecteur est tenté de répondre par la négative. Mais s’il tient bon, l’individu intéressé comprendra a posteriori que ces pages ont leur utilité pour la compréhension de la suite. Au total, nous dirions que Shapin dépeint un tableau de mœurs. Il le fait avec force détails, certes, mais aussi avec une grande finesse et sans jamais tomber dans la fioriture.
Jean Andris / Liens socio
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !