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Robert Laffont
EAN : 9782221112069
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 132
Format : 135 x 215 mm

Une minute de silence

Odile DEMANGE (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 26/03/2009

« Nous devons remercier Siegfried Lenz pour ce livre d'une grande poésie. Peut-être est-ce son plus beau roman. »
Frankfurter Allgemeine Zeitung

Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian, dix-huit ans, assiste à la minute de silence observée par tout le lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. À la fin de la cérémonie, Christian vole la photographie de Stella...

Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian, dix-huit ans, assiste à la minute de silence observée par tout le lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. À la fin de la cérémonie, Christian vole la photographie de Stella : avec quelques cartes, c'est le seul souvenir qu'il puisse garder de leur amour. Un amour qui ne dura pas plus d'un été. Un amour ponctué par les sorties en mer, les arrêts à la cabane de l'île aux Oiseaux et les instants magiques dans les bras de la jeune femme. De Christian nous savons qu'il travaille avec son père à l'établissement d'un brise-lames souterrain, qu'il n'est pas un très bon élève et que Stella est son premier amour. De la jeune professeur nous savons encore moins. Christian fait des projets d'avenir dont Stella est le centre, mais Stella meurt, laissant tous les désirs, toutes les questions en suspens. Et c'est à ce mystère de l'inachèvement que s'attache Siegfried Lenz, dans une prose lumineuse conjuguant légèreté et précision, sensualité et sensibilité. Âgé de quatre-vingt-deux ans, il nous offre un roman intimiste, presque onirique, sur le thème de l'amour et du mystère des sentiments, de la mort et de l'oubli.

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EAN : 9782221112069
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 132
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Perlaa Posté le 23 Janvier 2019
    En règle générale je ne lis pas ou peu les critiques du site avant la rédaction de ma propre critique. Peur de me laisser influencer ou de me dire que je n'ai rien de plus à ajouter. Pourtant cette fois-ci j'ai lu chaque critique car j'étais mal à l'aise avec cette lecture. J'ai été sensible à la délicatesse de l'écriture, l'intensité de l'émotion et la justesse des sentiments en particulier la maladresse et le vulnérabilité de l'adolescent. Réussie aussi l'oscillation constante entre le déroulement actuel de la cérémonie officielle et le récit du passé secret des 2 amants. Je peux comprendre l'intention et la démarche cathartique et littéraire d'un auteur. J'ai du mal à y prendre plaisir, à entrer dans l'intimité douloureuse du jeune garçon. Sombre est ce moment, sombre est ce livre.
  • RedPanda Posté le 10 Octobre 2018
    Une minute de silence, c'était un livre court assez déroutant parce que l'écriture mêlait les passages du "tu" au "elle" en racontant la même personne. Tout commence par une cérémonie d'hommage à Stella, professeure d'anglais dans un lycée allemand près de la Baltique. Le narrateur est Christian, lycéen du 18 ans, qui raconte la cérémonie, en y mêlant souvenirs sur Stella, ses émotions et ses sentiments : Stella, jeune professeure, dont il était tombé amoureux, Stella, les souvenirs liés à elle, leurs instants partagés. Stella, et comment a-t-elle trouvé la mort ? Stella, partie si soudainement, appréciée de tous. L'écriture était très belle, poétique, presque contemplative, empreinte d'émotions. Mais comme je le disais, c'était rédigé de façon déroutante, une phrase pouvait commencer avec le narrateur qui tutoie Stella pour se terminer en style indirect "elle faisait ceci". Au final, je ne sais pas trop ce que j'ai pensé de ce livre. C'est trop éloigné de ce que je lis, de ce que j'aime comme histoire. Et j'ai été gênée par le côté relation amoureuse entre un élève et sa professeure. Ça a constitué un filtre un peu trop épais dans mon appréciation de la lecture, et je peux difficilement me constituer juge... Une minute de silence, c'était un livre court assez déroutant parce que l'écriture mêlait les passages du "tu" au "elle" en racontant la même personne. Tout commence par une cérémonie d'hommage à Stella, professeure d'anglais dans un lycée allemand près de la Baltique. Le narrateur est Christian, lycéen du 18 ans, qui raconte la cérémonie, en y mêlant souvenirs sur Stella, ses émotions et ses sentiments : Stella, jeune professeure, dont il était tombé amoureux, Stella, les souvenirs liés à elle, leurs instants partagés. Stella, et comment a-t-elle trouvé la mort ? Stella, partie si soudainement, appréciée de tous. L'écriture était très belle, poétique, presque contemplative, empreinte d'émotions. Mais comme je le disais, c'était rédigé de façon déroutante, une phrase pouvait commencer avec le narrateur qui tutoie Stella pour se terminer en style indirect "elle faisait ceci". Au final, je ne sais pas trop ce que j'ai pensé de ce livre. C'est trop éloigné de ce que je lis, de ce que j'aime comme histoire. Et j'ai été gênée par le côté relation amoureuse entre un élève et sa professeure. Ça a constitué un filtre un peu trop épais dans mon appréciation de la lecture, et je peux difficilement me constituer juge de l'histoire. Comme je suis malgré tout quelqu'un de persévérant, je lirai l'autre livre de cet auteur qui est dans ma bibliothèque (La leçon d'allemand) et dont le thème est plus proche de mes centres d'intérêt : le nazisme et sa façon de pervertir les esprits de façon insidieuse.
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  • clairejeanne Posté le 14 Mai 2018
    Ce livre, l'un des derniers de Siegfried Lenz, l'auteur du magnifique "La leçon d'allemand" (chronique du 21 janvier 2018) nous permet de retrouver la superbe écriture tout en délicatesse de son auteur et son humanité tendre pour son personnage principal. Le roman, assez bref (128 pages), nous présente un tout jeune homme de dix-huit ans qui assiste à une cérémonie commémorative en souvenir d'une jeune femme, professeure d'anglais dans son lycée, décédée en mer ; l'action se passe dans le petit port de Hirtshafen, au bord de la mer baltique. Dès le début Christian, le narrateur, parle à Stella en la tutoyant et en évoquant une grande intimité entre eux ; sa gaieté, sa beauté, son charme et sa joie de vivre séduisaient ceux qu'elle côtoyait ; pour lui, son élève, c'était un premier amour inoubliable. Le récit est habilement construit entre l'actuel, le passé et les rêves d'avenir du garçon ; mais peut-il y avoir un avenir à cette relation hors normes ? Il y a une île aux oiseaux fréquentée par un vieil ornithologue, des poissons plats dans le sable mouillé, une fête de plage, des parents plutôt compréhensifs, de gros rochers déposés en brise-lames, des photos et des lettres,... Ce livre, l'un des derniers de Siegfried Lenz, l'auteur du magnifique "La leçon d'allemand" (chronique du 21 janvier 2018) nous permet de retrouver la superbe écriture tout en délicatesse de son auteur et son humanité tendre pour son personnage principal. Le roman, assez bref (128 pages), nous présente un tout jeune homme de dix-huit ans qui assiste à une cérémonie commémorative en souvenir d'une jeune femme, professeure d'anglais dans son lycée, décédée en mer ; l'action se passe dans le petit port de Hirtshafen, au bord de la mer baltique. Dès le début Christian, le narrateur, parle à Stella en la tutoyant et en évoquant une grande intimité entre eux ; sa gaieté, sa beauté, son charme et sa joie de vivre séduisaient ceux qu'elle côtoyait ; pour lui, son élève, c'était un premier amour inoubliable. Le récit est habilement construit entre l'actuel, le passé et les rêves d'avenir du garçon ; mais peut-il y avoir un avenir à cette relation hors normes ? Il y a une île aux oiseaux fréquentée par un vieil ornithologue, des poissons plats dans le sable mouillé, une fête de plage, des parents plutôt compréhensifs, de gros rochers déposés en brise-lames, des photos et des lettres, toutes sortes de petits faits qui font le quotidien et que l'auteur nous révèle petit à petit, permettant au lecteur de s'approprier l'histoire. Et ce qui est particulièrement bien rendu et subtilement suggéré, c'est le regard que porte Christian sur la femme qu'est Stella ; elle a vécu avant leur rencontre, il ne sait pas grand-chose d'elle finalement, mais a l'espoir de pouvoir transformer cette liaison secrète en vie à deux. Extrait p 125 : " J'ai compris que je ne pouvais pas livrer cette découverte au lycée, parce que cela risquait de faire disparaître quelque chose qui était tout pour moi - peut-être faut-il que ce qui nous rend heureux repose et soit préservé en silence." Une belle histoire, inachevée donc, tout en retenue et en finesse ; un tour de force littéraire qui dénote une grande maîtrise.
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  • JimmyCz Posté le 23 Janvier 2018
    Deuxième livre que je lis de cet auteur et deuxième fois qu j'ai des larmes.... Si le but est d'émouvoir c'est réussi. L'histoire est pourtant complexe, celle d'un deuil mais également d'une histoire d'amour peu avouable. Quand il y a autant d'émotion la morale, j'ai personnellement tendance à m'en ficher prodigieusement et ce fut précisément le cas ici. La seule injustice ressentie est sur le devenir de chacun et non sur ce à quoi ils aspirent. Magnifique style, toujours mélancolique, on est transporté dans cet univers de petit port du nord de l'Europe. Lenz fait désormais partie de mon panthéon aux côtés de Hrabal.
  • Pasoa Posté le 14 Septembre 2017
    "Une minute de silence" est ,après "Le dernier bateau", le second roman que je lis de l'écrivain allemand Siegfried Lenz. Publié en 2008 sous le titre de "Schweigeminute", l'histoire a pour cadre Hirtshafen, une petite ville côtière du nord de l'Allemagne, en bordure de la mer Baltique. Ici, la mer et le vent dominent tout le paysage et l'endroit n'offre guère d'activités que celles de ballades en bateau ou sur les plages sablonneuses. L'histoire s'ouvre au lycée de la petite ville, sur une cérémonie commémorative dédiée à la mémoire d'un professeur disparu. Elle s'appelait Stella Petersen. C’était une jeune professeure d'anglais, appréciée de tous, de ses collègues enseignants comme de ses élèves. Dans l'assistance nombreuse se tient celui qui ne cessa de l'aimer jusqu’au drame de sa disparition. Christian est un grand adolescent, élève moyen, discret mais attentionné. Pour donner vie à cette belle histoire d’amour entre Christian et Stella, entre l'élève et son professeure, Siegfried Lenz choisit le style narratif en employant un récit à deux voix, faisant se confondre celle du narrateur et celle du jeune homme qui évoque ses souvenirs. Jamais les récits ne s'enchevêtrent, ils dessinent et accentuent chacun la beauté de la relation amoureuse des deux personnages jusqu’au... "Une minute de silence" est ,après "Le dernier bateau", le second roman que je lis de l'écrivain allemand Siegfried Lenz. Publié en 2008 sous le titre de "Schweigeminute", l'histoire a pour cadre Hirtshafen, une petite ville côtière du nord de l'Allemagne, en bordure de la mer Baltique. Ici, la mer et le vent dominent tout le paysage et l'endroit n'offre guère d'activités que celles de ballades en bateau ou sur les plages sablonneuses. L'histoire s'ouvre au lycée de la petite ville, sur une cérémonie commémorative dédiée à la mémoire d'un professeur disparu. Elle s'appelait Stella Petersen. C’était une jeune professeure d'anglais, appréciée de tous, de ses collègues enseignants comme de ses élèves. Dans l'assistance nombreuse se tient celui qui ne cessa de l'aimer jusqu’au drame de sa disparition. Christian est un grand adolescent, élève moyen, discret mais attentionné. Pour donner vie à cette belle histoire d’amour entre Christian et Stella, entre l'élève et son professeure, Siegfried Lenz choisit le style narratif en employant un récit à deux voix, faisant se confondre celle du narrateur et celle du jeune homme qui évoque ses souvenirs. Jamais les récits ne s'enchevêtrent, ils dessinent et accentuent chacun la beauté de la relation amoureuse des deux personnages jusqu’au drame qui y mettra fin. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Si dès les premières lignes l’issue du livre ne fait plus de doute, "Une minute de silence" reste une œuvre poétique et sensuelle d'une qualité rare, quelque chose d'à part, qui donne plus à comprendre qu'à voir (au sens de voyeurisme) des rapports humains. Pas de surenchère dans le style ou dans l'expression des personnages tous les deux très attachants, juste une bienveillance de l'auteur, une sobriété de pensée, un respect de l'histoire et de tous ses acteurs jusque dans le drame. "Une minute de silence" est une histoire simple et plus encore, un très beau roman.
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