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Seghers
EAN : 9782232122903
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 56
Format : 130 x 197 mm

Une vague de rêves - NE

Collection : Poésie d'abord
Date de parution : 09/11/2006

Les Yeux d'Elsa, Il ne m'est Paris que d'Elsa, Le Voyage de Hollande, La Diane française : depuis trois ans, les Éditions Seghers rééditent un à un les livres d'Aragon qui appartiennent à son fonds.Avec Une vague de rêves,c'est un texte splendide tombé dans les oubliettes de l'histoire littéraire qui revoit...

Les Yeux d'Elsa, Il ne m'est Paris que d'Elsa, Le Voyage de Hollande, La Diane française : depuis trois ans, les Éditions Seghers rééditent un à un les livres d'Aragon qui appartiennent à son fonds.Avec Une vague de rêves,c'est un texte splendide tombé dans les oubliettes de l'histoire littéraire qui revoit le jour. Légèrement antérieure au Manifeste de Breton, et rédigée dans une langue qui est moins doctrinaire que la sienne, Une vague de rêvesest l'un des textes fondateurs du surréalisme. Publié pour la première fois en octobre 1924 dans le numéro 2 de la revue Commerce que dirigeaient Paul Valéry, Léon-Paul Fargue et Valéry Larbaud, ce texte d'Aragon appartient de plein droit à l'aventure du surréalisme, ses expériences, sa théorisation et sa mise en œuvre littéraire.Aragon y exprime la fascination que lui inspire l'univers du rêve, les " Rivieras de l'irréel ", les frissons du délire et l'écriture du désastre. Ce texte témoigne également d'une incapacité à supporter la contradiction entre son implication dans le mouvement surréaliste et l'aspiration à l'écriture romanesque. Les phrases qui " cognent à la vitre " du sommeil seront le point de départ des romans à venir.

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EAN : 9782232122903
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 56
Format : 130 x 197 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Dunadan Posté le 27 Mars 2016
    Ce petit texte est une merveille et commence sur les chapeaux de roue, ll complète admirablement le Manifeste de Breton. Mais je vous laisse lire la postface où Marie-Thérèse Eychart en parle mieux que moi. "Il n'y a pas de pensée hors de mots." -Aragon "Les mots servent à exprimer des idées, quand l'idée est saisie, oubliez les mots." -Tchouang-Tseu "[...] Tout comme, à la même époque, Gilbert Ryle, Merleau-Ponty rejette alors explicitement la conception cartésienne ou mentaliste du langage, qui en ferait la simple expression de représentations mentales. Les mots ne sont pas, pour lui, le reflet de la pensée : "La parole n'est pas le "signe" de la pensée". On ne peut en effet dissocier la parole et la pensée ; les deux sont "enveloppées l'une dans l'autre, le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieure du signe". Merleau-Ponty s'intéresse à une conception du mot et de la parole qui ne les réduisent pas aux simples signes de la pensée ou de l'objet extérieur, mais deviennent "la présence de cette pensée pensée dans le monde sensible, et non son vêtement". L'expression ne fait ainsi pas que traduire la signification, mais la réalise ou l'actualise. Le langage implique d'abord... Ce petit texte est une merveille et commence sur les chapeaux de roue, ll complète admirablement le Manifeste de Breton. Mais je vous laisse lire la postface où Marie-Thérèse Eychart en parle mieux que moi. "Il n'y a pas de pensée hors de mots." -Aragon "Les mots servent à exprimer des idées, quand l'idée est saisie, oubliez les mots." -Tchouang-Tseu "[...] Tout comme, à la même époque, Gilbert Ryle, Merleau-Ponty rejette alors explicitement la conception cartésienne ou mentaliste du langage, qui en ferait la simple expression de représentations mentales. Les mots ne sont pas, pour lui, le reflet de la pensée : "La parole n'est pas le "signe" de la pensée". On ne peut en effet dissocier la parole et la pensée ; les deux sont "enveloppées l'une dans l'autre, le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieure du signe". Merleau-Ponty s'intéresse à une conception du mot et de la parole qui ne les réduisent pas aux simples signes de la pensée ou de l'objet extérieur, mais deviennent "la présence de cette pensée pensée dans le monde sensible, et non son vêtement". L'expression ne fait ainsi pas que traduire la signification, mais la réalise ou l'actualise. Le langage implique d'abord une activité intentionnelle, qui passe par le corps propre. "La pensée n'a rien d'"intérieur", elle n'existe pas hors du monde et hors des mots". Il n'y a ainsi pas de pensée qui précède la parole ; la pensée est déjà langage '"cette vie intérieure est un langage intérieur") et le langage est déjà pensée."
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