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Archipoche
EAN : 9782352876847
Façonnage normé : BROCHE
Format : 110 x 178 mm

Veuve noire

Collection : Suspense
Date de parution : 01/10/2014
11 novembre 1918. Alors que tout Paris fête la victoire, Léonie Rivière, jeune journaliste et veuve de guerre, tombe amoureuse d’Edgar Prouville, un ancien combattant qui entend s’établir comme marchand d’art.Bientôt, il entrepose chez Léonie des toiles dont il espère voir la cote grimper. Un jour, il disparaît…Pour retrouver son... 11 novembre 1918. Alors que tout Paris fête la victoire, Léonie Rivière, jeune journaliste et veuve de guerre, tombe amoureuse d’Edgar Prouville, un ancien combattant qui entend s’établir comme marchand d’art.Bientôt, il entrepose chez Léonie des toiles dont il espère voir la cote grimper. Un jour, il disparaît…Pour retrouver son amant, Léonie, aidée d’un photographe, se lance dans une enquête. Celle-ci la mènera à un massacre commis au printemps 1917 près du Chemin des Dames…Veuve noire fait revivre avec véracité le Montparnasse des Années folles dont Picasso, Breton, Modigliani et Cocteau sont les figures de proue…
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EAN : 9782352876847
Façonnage normé : BROCHE
Format : 110 x 178 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Meps Posté le 5 Août 2020
    Michel Quint, comme beaucoup de Français, éprouve une certaine fascination, attirance-répulsion, pour les deux guerres mondiales qui ont meurtri son pays. Son best-seller Effroyables Jardins, dont j'ai vu l'adaptation ciné, évoquait certains retentissements de la Seconde Guerre Mondiale. J'ai lu pour ma part Un hiver avec le Diable qui parle de la France en reconstruction dans l'immédiate après-guerre. C'est à l'immédiat après premier conflit mondial que nous convie ici l'auteur. Ces périodes du "juste avant" ou "juste après" sont toujours riches d'enseignement dans l'Histoire... et propices à la création littéraire. D'abord parce que les historiens préfèrent souvent nous instruire du "pendant" et que le terrain est donc défriché pour la fiction. Ensuite parce que, plutôt que de faits historiques concrets, ces périodes nécessitent de rendre une atmosphère, un climat particulier, tâche à laquelle les auteurs ne rechignent pas à s'atteler. Par rapport aux deux autres histoires, Quint s'attache ici beaucoup plus à évoquer les personnalités de l'époque, peintres (Soutine, Modigliani) auteurs (Cocteau, Breton, Gertrude Stein), politiques (Clémenceau, Blum). Il le fait par le prisme des "petites gens", qui sont toujours les héros de ses histoires. Mais ces "stars" sont malgré tout des personnages essentiels qui viennent interagir avec l'intrigue policière qui... Michel Quint, comme beaucoup de Français, éprouve une certaine fascination, attirance-répulsion, pour les deux guerres mondiales qui ont meurtri son pays. Son best-seller Effroyables Jardins, dont j'ai vu l'adaptation ciné, évoquait certains retentissements de la Seconde Guerre Mondiale. J'ai lu pour ma part Un hiver avec le Diable qui parle de la France en reconstruction dans l'immédiate après-guerre. C'est à l'immédiat après premier conflit mondial que nous convie ici l'auteur. Ces périodes du "juste avant" ou "juste après" sont toujours riches d'enseignement dans l'Histoire... et propices à la création littéraire. D'abord parce que les historiens préfèrent souvent nous instruire du "pendant" et que le terrain est donc défriché pour la fiction. Ensuite parce que, plutôt que de faits historiques concrets, ces périodes nécessitent de rendre une atmosphère, un climat particulier, tâche à laquelle les auteurs ne rechignent pas à s'atteler. Par rapport aux deux autres histoires, Quint s'attache ici beaucoup plus à évoquer les personnalités de l'époque, peintres (Soutine, Modigliani) auteurs (Cocteau, Breton, Gertrude Stein), politiques (Clémenceau, Blum). Il le fait par le prisme des "petites gens", qui sont toujours les héros de ses histoires. Mais ces "stars" sont malgré tout des personnages essentiels qui viennent interagir avec l'intrigue policière qui reste la colonne vertébrale de l'histoire. J'aime plutôt l'exercice qui consiste à faire intervenir des personnages historiques dans une fiction. On passera sur la petite invraisemblance que les héros côtoient facilement toutes ces célébrités, rendu plus crédible par les professions de journaliste et de reporter photo des deux protagonistes. On sera moins indulgent quand Léonie et Norbert se posent en devins de ce qui risque de se produire dans l'avenir, bénéficiant bien trop facilement de la connaissance de ce futur de l'auteur pour briller à moindre frais. Heureusement, la petite musique de Quint fonctionne malgré tout cela de façon assez efficace. La relation tumultueuse entre les deux personnages d'enquêteur permet de retrouver la patte de l'auteur, assez difficile à définir mais bien reconnaissable. On a affaire à du polar roman, à l'image d'un Simenon avec ses Maigrets, où l'enquête, même si elle sert de pivot, n'est pas forcément ce qui nous touche le plus. D'ailleurs l'auteur brouille tellement les pistes en mélangeant les noms des suspects et en nous empêchant de relier identités et personnalités, qu'on en vient à abandonner l'espoir de résoudre l'intrigue et qu'on se contente de se laisser porter par le style de Michel Quint, un petit cours d'eau agréable qui nous mène malgré tout à bon port, dans la résolution forcément étonnante du mystère installé.
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  • zazy Posté le 19 Octobre 2016
    Un prologue dont je me dis qu’il doit servir le livre. Une mise en place ou en bouche, en quelque sorte. L’Armistice est là en ce novembre 1918. Il y a ceux qui fêtent la fin de la guerre et ceux, le plus souvent celles qui pleurent un mari, un fils, un fiancé un père mort. « En cet après-midi du 11 novembre 1918, Paris est un lendemain de fête qui a mal tourné. » Léonie Rivière, trente ans, journaliste est veuve. « Quand elle se regarde dans le miroir, elle voit un petit tas de larmes séchées, l’illusion d’une femme dont la chair n’est que chagrin. » Son modèle : Colette et son amie Missy. Un vent de fronde, une envie de liberté lui font abandonner le corset qui lui enserre la taille. « Avant de passer son petit tailleur de drap anglais marine rayé de gris, longue jupe portefeuille à pattes, elle ôte son corset, reste ainsi seulement en camisole et dentelles, sous la veste croisée. A s’y sentir nue. En voilà bien des audaces d’homme qu’elle n’aurait pas osées il y a encore peu. » Elle sent dans ses entrailles le manque et lorsqu’un bel homme, un... Un prologue dont je me dis qu’il doit servir le livre. Une mise en place ou en bouche, en quelque sorte. L’Armistice est là en ce novembre 1918. Il y a ceux qui fêtent la fin de la guerre et ceux, le plus souvent celles qui pleurent un mari, un fils, un fiancé un père mort. « En cet après-midi du 11 novembre 1918, Paris est un lendemain de fête qui a mal tourné. » Léonie Rivière, trente ans, journaliste est veuve. « Quand elle se regarde dans le miroir, elle voit un petit tas de larmes séchées, l’illusion d’une femme dont la chair n’est que chagrin. » Son modèle : Colette et son amie Missy. Un vent de fronde, une envie de liberté lui font abandonner le corset qui lui enserre la taille. « Avant de passer son petit tailleur de drap anglais marine rayé de gris, longue jupe portefeuille à pattes, elle ôte son corset, reste ainsi seulement en camisole et dentelles, sous la veste croisée. A s’y sentir nue. En voilà bien des audaces d’homme qu’elle n’aurait pas osées il y a encore peu. » Elle sent dans ses entrailles le manque et lorsqu’un bel homme, un peu peuple, un peu canaille se présente… Elle fond, surtout après deux verres de Cognac. Ah ! Le vertige du plaisir retrouvé dans les bras d’Edgar ! Léonie n’en oublie pas pour autant son métier de journaliste. Elle force sa chance, surtout depuis qu’elle a fait la connaissance de Rameau, reporter photographe, ancien combattant gazé. Un beau jour, le bel Edgar disparait non sans lui avoir laissé en garde quelques tableaux de peintres, qu’elle connait, Modigliani, Soutine… Léonie part à la recherche d’Edgar, enquête, avec Rameau, sur ces œuvres qu’elle pense fausses. Trame simple mais ne vous y fiez pas, Michel Quint sait ferrer son lecteur. Derrière l’intrigue, il y a le décor de Paris, plus en guerre mais toujours sous-alimenté. La grippe espagnole fait des ravages, les réunions préliminaires au traité de paix signent la défaite de l’Allemagne, le Montparnasse des artistes Cocteau, Breton, Gertrude Stein, Picasso, Modigliani est en ébullition…. Léonie symbolise ces femmes qui veulent s’émanciper, s’affranchir, se libérerent, surtout après avoir été les veuves noires, celles qui remplaçaient les hommes au travail. Une très belle peinture de cette époque Un petit bémol, la fin un peu conventionnelle, mais ce n’est rien en regard de la plongée dans la fébrilité de cette époque que Michel Quint rend si vivante.
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  • haveaniceday Posté le 18 Août 2015
    si vous aimez le montparnasse des anénes folles avec modigliani, breton, cocteau... ce livre est pour vous avec un suspens fou et un style alerte
  • argali Posté le 28 Octobre 2014
    Une fois encore, Michel Quint nous plonge dans une enquête menée par un citoyen lambda en recherche de vérité. Ici, nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Les veuves de guerre sans le sou ne se comptent plus ; les soldats en mal d’amour non plus. Les agences matrimoniales ont le vent en poupe. Léonie, elle, rencontre Edgar par hasard, dans la rue. Bourgeoise désargentée, elle vend ses meubles un à un pour survivre. Pigiste, elle propose ses chroniques artistiques aux plus offrants, quand elle le peut. Culottée, débordante de vie, en avance sur son temps, la rencontre avec Edgard va la révéler à elle-même en même temps qu’elle la met en danger. Quand celui-ci ne donne plus signe de vie, elle se met à sa recherche avec l’aide de Rameau un photographe avec lequel elle fait équipe. Plus qu’une enquête policière, nous avons ici un vrai roman d’atmosphère. Avec l’armistice et le soulagement de voir cette guerre finie, un certain Paris s’encanaille avec les moyens du bord - le rationnement est toujours de rigueur. A côté de ça, les orphelins courent les rues, les femmes seules cherchent à se mettre à l’abri, les gueules cassées déambulent sans but.... Une fois encore, Michel Quint nous plonge dans une enquête menée par un citoyen lambda en recherche de vérité. Ici, nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Les veuves de guerre sans le sou ne se comptent plus ; les soldats en mal d’amour non plus. Les agences matrimoniales ont le vent en poupe. Léonie, elle, rencontre Edgar par hasard, dans la rue. Bourgeoise désargentée, elle vend ses meubles un à un pour survivre. Pigiste, elle propose ses chroniques artistiques aux plus offrants, quand elle le peut. Culottée, débordante de vie, en avance sur son temps, la rencontre avec Edgard va la révéler à elle-même en même temps qu’elle la met en danger. Quand celui-ci ne donne plus signe de vie, elle se met à sa recherche avec l’aide de Rameau un photographe avec lequel elle fait équipe. Plus qu’une enquête policière, nous avons ici un vrai roman d’atmosphère. Avec l’armistice et le soulagement de voir cette guerre finie, un certain Paris s’encanaille avec les moyens du bord - le rationnement est toujours de rigueur. A côté de ça, les orphelins courent les rues, les femmes seules cherchent à se mettre à l’abri, les gueules cassées déambulent sans but. L’inspiration artistique est en plein essor, l’argent change de mains, les arnaques fleurissent. Léonie parcourt la capitale dans tous les sens, rencontre les uns, parle aux autres. La victoire n’est pas pour elle. Son mari est porté disparu, son amant la fuit et elle vit dans le plus grand dénuement. Elle ne se laisse pas abattre pour autant. Ses entrées dans le milieu artistique l’entrainent aux obsèques d’Apollinaire où elle croise André Breton et Cocteau ou dans le salon de Gertrude Stein où se pressent Cendrars, Picasso, Satie, Modigliani et Jeanne Hébuterne et tant d’autres. Je me suis régalée de cette chronique parisienne à l’aube des années folles. La France fête sa revanche sur l’humiliation de 1870, prépare le renouveau du 20e siècle, réinvente l’art et se libère des convenances. Léonie symbolise la femme affranchie, libérée et son franc parler fait mouche. Un excellent moment de lecture avec ce roman policier, Plume de Cristal 2014.
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  • bilodoh Posté le 21 Août 2014
    Un polar d’atmosphère, avec une veuve pas noire du tout. Elle est rousse et pas du tout maléfique, c’est plutôt une jeune veuve de guerre délurée, journaliste artistique à la fin de la Première Guerre mondiale. Une femme qui abandonne le corset, raccourcit ses jupes et ses cheveux, une passionnée qui peut aimer sans être amoureuse. C’est une période trouble propice aux arnaques, aux disparitions et aux usurpations d’identité, au trafic d’œuvres d’art et aux magouilles d’agences matrimoniales. C’est l’effervescence du quartier Montparnasse où on peut côtoyer Modigliani, Soutine et Picasso, rencontrer Cocteau ou André Breton. C’est une aussi un cadre politique, l’attentat contre Clémenceau, la conférence internationale pour la paix, la timide reprise démocratique, la journée des huit heures, mais aussi la misère encore du manque de ravitaillement en nourriture et en combustible. Un écheveau d’intrigue à démêler, mais surtout une ambiance d’époque à apprécier.
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