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Robert Laffont
EAN : 9782221093955
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 135 x 215 mm

Zéro

Date de parution : 18/08/2005

« Obeid détacha la croûte d'argile, le visage apparut étonnamment détendu. Traits délicats, nez droit et fin, longs cils emmaillotés d'une gangue roussâtre.
Et, surprise, des lèvres minces auburn retenant un sourire qui n'en finissait pas.
Ce fut d'abord la main qui s'ouvrit. Occupé à guetter le frémissement des paupières, Obeid n'y...

« Obeid détacha la croûte d'argile, le visage apparut étonnamment détendu. Traits délicats, nez droit et fin, longs cils emmaillotés d'une gangue roussâtre.
Et, surprise, des lèvres minces auburn retenant un sourire qui n'en finissait pas.
Ce fut d'abord la main qui s'ouvrit. Occupé à guetter le frémissement des paupières, Obeid n'y prit pas garde. Aémer ne perçut qu'une masse sombre bordée d'un halo lumineux, qui lui cachait le soleil. Un homme au visage invisible lui tripotait le front.
Le fracas de l'avion, la course en zigzag, le feu dans la poitrine, le souffle au ras du sol, le saisissement de se sentir projetée - rien en deçà : elle ne se souvenait ni d'où elle venait ni où elle allait. Elle tourna la tête, aperçut le petit cône d'argile au creux de sa main. En se baissant pour le saisir dans le cratère, elle avait échappé aux bombardements américains. Son sourire brutalement interrompu explosa. Un calculus sumérien de plus de cinquante siècles venait de lui sauver la vie. »
Mésopotamie-Irak : une même terre. Une terre qui a construit notre passé, et qui ébranle notre présent. Là, durant cinq mille ans, se déroulent les cinq vies d'Aémer, une femme habitée par une absence impossible à combler, que traverse l'histoire de l'invention du zéro.

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EAN : 9782221093955
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche Posté le 9 Août 2021
    Dans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques. 1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée. 2) Vers 2000 av.... Dans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques. 1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée. 2) Vers 2000 av. JC : Une nouvelle méthode d'écriture des nombres permet de les écrire tous avec seulement deux signes, un clou et un chevron. Mais comment fait-on la différence entre le 1, le 60 et le 3600 ? C'est la position des signes qui le détermine, ils sont inscrits dans des colonnes : première colonne, 3600, deuxième, 60 et troisième, 1. 3) Vers 500 av. JC : L'utilisation d'un double chevron incliné est une première façon de marquer l'absence qui permet de se passer des colonnes. 4) Au début du 9° siècle, les Arabes découvrent les chiffres qui portent aujourd'hui leur nom mais qui viennent en fait d'Inde, dont le zéro. Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il fait bien comprendre que chaque étape n'est pas seulement une révolution technique mais aussi une révolution dans la façon de penser. Cela explique le temps qu'il a fallu pour passer de l'une à l'autre. Des choses qui nous paraissent évidentes aujourd'hui étaient tout simplement difficilement concevable à l'époque. Les histoires d'Aémer nous donnent une idée de ce qu'était la société à ces différentes époques.
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  • nanouche Posté le 9 Août 2021
    Dans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques. 1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée. 2) Vers 2000 av.... Dans ce roman Denis Guedj nous présente les grandes étapes de l'invention du zéro. Cela s'est passé en Mésopotamie et en plusieurs époques. Pour chacune d'entre elle l'auteur fait intervenir une femme prénommée Aémer et nous raconte son histoire en lien avec un progrès des mathématiques. 1) Vers 3000 av. JC : De riches bergers mésopotamiens ont d'abord inventé les chiffres pour compter leurs troupeaux. On façonne dans la glaise des calculi de formes différentes, chacune représentant une quantité : le bâtonnet, un, la bille, 10, le disque, 100, le petit cône, 300 et le grand cône perforé, 3000. Lors d'une transaction, le nombre de calculi représentant len ombre de bêtes vendues, par exemple, est enfermé dans une boule creuse en argile, laquelle est conservée dans les archives. Pour ne pas avoir besoin de casser l'enveloppe pour retrouver le compte, on a aussi gravé dessus l'image des calculi enfermés à l'intérieur. Ce qui me surprend et m'amuse c'est qu'il a fallu du temps avant que quelqu'un s'aperçoive qu'on n'avait pas besoin des calculi à l'intérieur. Qu'il serait plus simple de se contenter de graver leur image sur une plaque d'argile. On rajoute quelques signes et l'écriture est inventée. 2) Vers 2000 av. JC : Une nouvelle méthode d'écriture des nombres permet de les écrire tous avec seulement deux signes, un clou et un chevron. Mais comment fait-on la différence entre le 1, le 60 et le 3600 ? C'est la position des signes qui le détermine, ils sont inscrits dans des colonnes : première colonne, 3600, deuxième, 60 et troisième, 1. 3) Vers 500 av. JC : L'utilisation d'un double chevron incliné est une première façon de marquer l'absence qui permet de se passer des colonnes. 4) Au début du 9° siècle, les Arabes découvrent les chiffres qui portent aujourd'hui leur nom mais qui viennent en fait d'Inde, dont le zéro. Ce que j'apprécie dans ce livre c'est qu'il fait bien comprendre que chaque étape n'est pas seulement une révolution technique mais aussi une révolution dans la façon de penser. Cela explique le temps qu'il a fallu pour passer de l'une à l'autre. Des choses qui nous paraissent évidentes aujourd'hui étaient tout simplement difficilement concevable à l'époque. Les histoires d'Aémer nous donnent une idée de ce qu'était la société à ces différentes époques.
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  • DSarah Posté le 2 Décembre 2020
    Très bon livre ! Instructif! Denis Guedj nous fait vivre l'épopée des calculs, des nombres et puis, pour finir du zéro par le biais de 5 histoires à différentes époques, en passant par Ur, Uruk, Babylone et Bagdad. Mais on apprend aussi sur la grandeur jadis des peuples de l'Irak.
  • DSarah Posté le 2 Décembre 2020
    Très bon livre ! Instructif! Denis Guedj nous fait vivre l'épopée des calculs, des nombres et puis, pour finir du zéro par le biais de 5 histoires à différentes époques, en passant par Ur, Uruk, Babylone et Bagdad. Mais on apprend aussi sur la grandeur jadis des peuples de l'Irak.
  • poupy Posté le 8 Octobre 2020
    L’idée de ce livre me semble bonne, raconter l’histoire des nombres en 6 étapes correspondant à des époques différentes dans lesquelles on suit divers personnages. Le point commun, une héroine qui s’appelle Aemer toujours rebelle. Le propos est clair quand il s’agit d’expliquer la théorie, les développements très détaillés m’ont passionnée. Mais mon bilan reste mitigé car les histoires sont mièvres et contrastent avec l’intelligence des propos scientifiques. Nous naviguons dans les clichés des romans à l’eau de rose, parfois risibles. comme cette fin absolument ratée. Dommage...
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