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Par 10/18, publié le 02/03/2022

Journée internationale des droits des femme : 6 romans qui remettent les femmes au centre de l'Histoire

Autour de la récente sortie chez 10/18 du très beau Les femmes n’ont pas d’histoire d’Amy Jo Burns, retour sur plusieurs titres immanquables du catalogue où les personnages féminins disent leur soif de liberté et de changement. La révolution est bel et bien en marche et la littérature s’en fait un formidable vecteur.

 

Tour du monde féministe

 

Les femmes n'ont pas d'histoire
En Pennsylvanie, dans cette région désolée qu’on appelle la « ceinture de rouille », la vie ressemble à une condamnation. Les habitants se sentent tellement oubliés de Dieu qu’ils se raccrochent à lui, aveuglément. C’est un pays d’hommes déchus, où les femmes n’ont pas voix au chapitre. Élevée dans l’ombre de son père, un prêcheur implacable et charismatique qui envoûte même les serpents, la jeune Wren grandit, comme sa mère avant elle, dans un monde où l’espoir n’est pas de mise. Il faudra des drames, un décès, une disparition, pour qu’enfin cette société rigide se fissure et que peu à peu se révèlent tous les secrets et les non-dits qui pèsent sur sa famille et sur le village. Alors seulement, peut-être, Wren pourra-t-elle aller au-delà d’un destin tout tracé, sauver ce qui peut l’être et prendre sa vie en main.
Ce premier roman inoubliable, qui dépeint la lutte de deux générations de femmes pour devenir elles-mêmes dans un pays en pleine désolation, annonce la naissance d’une écrivaine au talent époustouflant.

PRESSE :
« Avec Les femmes n'ont pas d'histoire, Amy Jo Burns nous met face à un environnement mystérieux et luxuriant qui semble façonner les destinées. » Elle 
« Sur le thème de la difficile émancipation féminine, un premier roman époustouflant dans la tradition du grand roman américain. » L'Obs
« Amy Jo Burns explore avec finesse la bataille souvent discrète mais lumineuse des femmes pour rester en vie. » La Vie 
« L'écriture est ample, puissante, et la construction, merveilleuse d'intelligence, donne envie de reprendre au début une fois parvenu à la fin. » L'Express
​« Ce roman noir est un miracle. » Le Canard enchainé
« Un grand roman, fort et touchant. » La Voix du Nord

 

Sous les branches de l'Udala
Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement.
Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime.
Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous…

 

Kim Jiyoung, née en 1982
Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de Kim, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste. Mais Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

« Un roman féministe à résonnance universelle. Une arme brillante contre la pensée conservatrice et patriarcale. » Minh Tran Huy, Madame Figaro
« Un ouvrage remarquable. » Stéphane Bugat, Le Télégramme

Traduit du coréen par Kyungran Choi et Pierre Bisiou
 

 

Journal d'un écrivain

Sa vie durant, Virginia Woolf a tenu un journal. Des 26 volumes qui ont fini par le composer, son mari Leonard Woolf a choisi d’extraire certains passages, notamment centrés sur son travail d’écrivain et de critique littéraire, mais pas seulement. En résulte un livre débordant de vie et d’une passion difficile à contenir, et qui mêle anecdotes, réflexions sur l’écriture, confessions intimes, mais aussi considérations amères sur un monde lacéré par la guerre ; le livre d’un écrivain porté par « l’insatiable désir d’écrire quelque chose de valable avant de mourir ; le sentiment dévorant de la brièveté et de la fièvre de la vie. »  A mi-chemin entre la littérature et la vie, ces pages offrent le portrait le plus direct et le plus fascinant d’un immense auteur, et de son époque.

 « Virginia Woolf nous fait entrer dans son laboratoire intime d’écrivain. » France Culture

« L'un des plus beaux journaux intimes de la littérature mondiale. » L’Express

Traduit de l’anglais par Germaine Beaumont
 

 

 

Redonner une voix aux oubliées

 

La maîtresse du peintre
L'histoire saisissante et vraie de Geertje Dircx, maîtresse désavouée du peintre Rembrandt, ici réhabilitée. Un jour de juillet 1650, Geertje Dircx est arrêtée par la ville d'Amsterdam, poussée de force dans une voiture et conduite à la Spinhuis de Gouda, maison de correction pour femmes où elle restera enfermée douze ans. A l'origine de cette arrestation aussi brutale qu'inattendue, Rembrandt van Rijn, l'amant de Geertje.
Jugée par contumace, elle revient depuis sa cellule sur les années qui ont précédé son arrestation et sur son idylle avec le célèbre peintre. De milieu modeste, veuve à tout juste trente ans, Geertje entre au service de Rembrandt en tant que nourrice de son fils Titus. La femme du peintre, Saskia van Uylenburgh est alors alitée, souffrant selon toutes les apparences de la tuberculose, maladie dont elle ne se remettra pas.
La mort de cette dernière laisse Geertje maîtresse de maison. La cohabitation laisse très vite place à l'amour, Rembrandt trouvant paix et réconfort dans les bras de la nourrice. Les deux amants vivent ainsi durant plusieurs années une liaison scandaleuse, hors mariage. Mais les belles choses ont une fin, dit-on, et Geertje en fera la douloureuse expérience avec l'arrivée de Hendrickje Stoffels dans la maisonnée, dont le charme éblouit Rembrandt...

S'appuyant sur des documents historiques et des sources sérieuses, La maîtresse du peintre redonne voix à Geertje Dircx, injustement désignée par l'histoire comme une profiteuse et une déséquilibrée. À l'encontre de l'image répandue d'un artiste visionnaire et intouchable, Simone van der Vlugt dresse de Rembrandt le portrait d'un homme sombre et manipulateur. Un roman formidable et puissant qui redonne sa place à une femme réduite au silence car jugée trop gênante.

 

La femme qui en savait trop
En 1933, à 19 ans, Hedy Kiesler, séduisante actrice viennoise d'origine juive, épouse Friedrich Mandl, un riche marchand d'armes proche de Mussolini. Conscients de la menace qui vient d'Allemagne, ses parents cherchent, par ce mariage, à la protéger, quitte à accepter pour cela une conversion au catholicisme. Malheureusement, Mandl s'avère être un homme possessif et opportuniste. D'abord opposé à l'Anschluss, il finit par retourner sa veste et obtient les faveurs de Hitler. Horrifiée, Hedy décide de s'enfuir.
Installée aux États-Unis, elle rencontre le directeur de la MGM et devient sous ses mains Hedy Lamarr, superstar hollywoodienne. Malgré le faste et les mondanités, elle ne peut cependant oublier l'Europe et décide de contribuer à sa façon à l'effort de guerre. Grâce à son intelligence et avec l'aide d'un musicien, elle conçoit un système de codage des transmissions révolutionnaire – technologie qui sera à l'origine, entre autres, du Wifi et de nos téléphones portables. Mais comment accorder le moindre crédit scientifique à la plus belle femme du monde, d'origine autrichienne de surcroît ?
Dans ce récit à la première personne, Marie Benedict redonne vie à une femme hors du commun, dont le plus grand rôle fut oublié, voire ignoré, durant des décennies...         

PRESSE : 
«...une lecture digne de cette femme magnifique et talentueuse. » New York Journal of Books
« L'histoire captivante d'une femme complexe, d'une pionnière. » Kirkus Reviews

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Bourgeois

 

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