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12-21
EAN : 9782823872491
Code sériel : 1683
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Été

Louis Gillet (traduit par)
Date de parution : 07/02/2019

Le village de North Dormer, en Nouvelle Angleterre, abrite une communauté puritaine et étriquée au sein de laquelle la belle Charity vit et, surtout, s’ennuie. Adoptée enfant par le notable du village, le vieux Royall, Charity est née dans la « montagne », un endroit dont on parle tout bas...

Le village de North Dormer, en Nouvelle Angleterre, abrite une communauté puritaine et étriquée au sein de laquelle la belle Charity vit et, surtout, s’ennuie. Adoptée enfant par le notable du village, le vieux Royall, Charity est née dans la « montagne », un endroit dont on parle tout bas et en se signant, un lieu sauvage qui a dû la marquer de son empreinte. Son insaisissable différence attire immédiatement l’attention de Lucius Harney, jeune architecte de la ville venu se perdre à North Dormer pour croquer des habitats traditionnels. Très vite, Charity s’éprend passionnément de lui…

Admiré par Henry James, considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d’Edith Wharton, parfois comparé à Madame Bovary, Été fit scandale à sa parution, en 1917.

 

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EAN : 9782823872491
Code sériel : 1683
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LivresseDeLire Posté le 8 Septembre 2021
    J’ai beaucoup aimé ce roman. Charité n’est pas un personnage extrêmement sympathique mais j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle, j’ai ressenti sa frustration, sa lassitude. Comment un esprit libre comme le sien, bien loin de la traditionnelle image de la jeune fille de bonne famille, peut-elle s’épanouir dans une société si puritaine, si étriquée. Le poids des médisances et de la bienséance pèsent sur elle. A travers ce roman résolument moderne (écrit en 1917), Edith Wharton dénonce la fatalité du sort des femmes, dont les ambitions sont soumises au poids du quand dira-t-on et dont la réputation peut être défaite sur une simple rumeur. Une Excellente lecture estivale, la nature y étant très présente et très joliment décrite par la plume d’Edith Wharton.
  • ElBaathory Posté le 4 Juillet 2021
    Bien que ma relation avec Edith Wharton soit assez houleuse, je mets un point d’honneur à découvrir chacune que ses œuvres avec l’espoir d’enfin tomber sur le Saint Graal. Est-ce le cas cette fois-ci ? Je dois bien admettre ne pas être si loin du but tellement j’ai apprécié ce roman. En effet, Plein Eté se glisse aisément en pôle position de ce que j’ai eu l’occasion de lire de l’auteure et ce, dès le premier chapitre. J’ai très vite décelé que ce roman allait fortement me plaire et très vite me séduire. Ce constat provient avant tout du cadre champêtre et bucolique retranscrit avec brio par cette dernière. La découverte de ce village campagnard ainsi que ses abords m’a fait voyager. A travers quelques simples descriptions mais néanmoins détaillées, je me suis imaginé de charmants paysages collant parfaitement à l’ambiance romantique de ce courant littéraire. Bien entendu, le cadre ne fait pas tout et bien que peu singulière, l’histoire qui nous est dévoilée m’a totalement séduit. C’est un très bon roman d’éveil et d’apprentissage que dresse Edith Wharton, dans lequel cette dernière ose traiter de sujets tabous et défendus pour l’époque. A travers une histoire d’amour touchante et poignante, celle-ci... Bien que ma relation avec Edith Wharton soit assez houleuse, je mets un point d’honneur à découvrir chacune que ses œuvres avec l’espoir d’enfin tomber sur le Saint Graal. Est-ce le cas cette fois-ci ? Je dois bien admettre ne pas être si loin du but tellement j’ai apprécié ce roman. En effet, Plein Eté se glisse aisément en pôle position de ce que j’ai eu l’occasion de lire de l’auteure et ce, dès le premier chapitre. J’ai très vite décelé que ce roman allait fortement me plaire et très vite me séduire. Ce constat provient avant tout du cadre champêtre et bucolique retranscrit avec brio par cette dernière. La découverte de ce village campagnard ainsi que ses abords m’a fait voyager. A travers quelques simples descriptions mais néanmoins détaillées, je me suis imaginé de charmants paysages collant parfaitement à l’ambiance romantique de ce courant littéraire. Bien entendu, le cadre ne fait pas tout et bien que peu singulière, l’histoire qui nous est dévoilée m’a totalement séduit. C’est un très bon roman d’éveil et d’apprentissage que dresse Edith Wharton, dans lequel cette dernière ose traiter de sujets tabous et défendus pour l’époque. A travers une histoire d’amour touchante et poignante, celle-ci abordera la place de la sexualité chez la femme que ses conséquences parfois désastreuses pour celles-ci. J’ai vraiment apprécié la douceur et la finesse avec lesquelles ont été traités ces différents sujets. Sans totalement offrir une véritable critique, Edith Wharton dénonce sans détour l’impact que peut avoir sur une personne les on-dit ainsi que les rumeurs. C’est finalement assez risible de voir que même dans notre société actuelle – soit disant ouverte d’esprit – nous restons encore fortement régis par les codes que cette dernière nous impose. Je trouve vraiment intéressant cette superposition que je n’ai cessé de réaliser au cours de cette lecture. De plus et comme je le disais, cette histoire d’amour a su me toucher et, sans pour autant de me faire vibrer, m’émouvoir fortement, ce qui m’a fortement plu. Il faut dire que je me suis très vite senti lié et attaché à Charity, notre jeune orpheline. Cette dernière est née à la montagne – l’endroit reculé du village de North Dormer, où vit quelques marginaux – et a été recueilli par la famille Royall. Depuis, cette dernière subit la morne routine de ces pittoresques lieux et souffre de sa condition de femme. Prête à prendre un nouveau départ et à s’émanciper, Charity a choisi de devenir bibliothécaire et voit son avenir s’illuminer lorsqu’un jeune homme, Lucius Harney, passe la porte de la librairie. Dès cette rencontre notre héroïne commencera à découvrir le véritable amour avec ses joies et ses peines qui l’accompagnent. J’ai vraiment trouvé attendrissante et touchante le traitement de cette douce et tendre romance. Edith Wharton et sa délicate plume livre un roman romanesque à la limite de la tragédie et malgré toute cette quiétude, cette dernière offre un destin tragique et cruel à notre héroïne, accentuant encore plus ce sentiment d’attache. Fort heureusement, Charity n’est pas le seul protagoniste intéressant à découvrir et même si j’ai fortement apprécié la bienveillance de Lucius Harney, je dois admettre avoir préféré la complexité et la noirceur de Mr Royall. Ce dernier se dévoile difficile à cerner, c’est pourquoi je l’ai autant détesté qu’apprécié. Plein Eté m’a fortement enthousiasmé et enchanté. A tel point que ce dernier fait partie de mes favoris d’Edith Wharton. Celle-ci a su me toucher grâce à ce roman d’apprentissage débordant d’amour et de cruauté à la fois et grâce à son héroïne attachante, que j’ai adoré voir évoluer au cours de ma lecture.
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  • JCLDLGR Posté le 24 Novembre 2020
    Il est difficile d'exprimer ce que l'on peut ressentir à la lecture de ce livre, tant ce qui s'en dégage touche à des émotions que l'auteure nous fait partager au plus profond d'une âme féminine, dont l'éveil des sens, un bel été en Nouvelle Angleterre, éclot sous nos yeux. L'héroïne, enfermée dans son petit monde villageois, où son horizon s'arrête aux murs de sa bibliothèque et à l'affection ambiguë de son tuteur, s'ouvre aux troubles de l'amour, tout en découvrant les secrets de ses origines. Le choix de la peinture de John Singer Sargent, en couverture, illumine tout le livre, par sa lumière, sa sensualité. On a parfois l'impression de se promener dans des tableaux impressionnistes. L'intrigue, qui nous tient en haleine jusqu'au bout, nous ramène à la réalité de l'Amérique pauvre et enfermée dans ses carcans, pour refermer cette parenthèse d'été. Très belle écriture, très beau livre !
  • lectiole Posté le 25 Octobre 2020
    Si vous n'avez jamais lu les romans d'Edith Wharton, vous pouvez commencer par celui-ci, qui a fait scandale lors de sa parution en 1917. Parfois comparé à "Madame Bovary", considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton, admiré par Henry James, ce roman est en effet aussi sombre qu'une nouvelle de Maupassant, avec toujours cet art de la romancière de reprendre les codes des romans de Jane Austen, de nous faire croire que son roman est une romance, pour lentement nous faire glisser vers une peinture sans concession de l'humanité, mais sans qu'il y ait de violence, de sang, d'érotisme. Tout est sous-jacent mais l'analyse au scalpel du fonctionnement de toute société, la violence de la pression sociale, le rapport au sexe, à la religion et à la mort font que le lecteur ressent de plein fouet la noirceur à travers les non-dits. Ce texte s'avère mélancolique, féministe et un peu... déprimant : le petit village de North Dormer ne possède qu'une rue, comme l'annonce la première phrase du roman, et l'héroïne, Charity Royall, veut sortir de ce cadre exigu en faisant face à son tuteur, le vieil avocat Royall, qui, comme Arnolphe dans "l'école des femmes"... Si vous n'avez jamais lu les romans d'Edith Wharton, vous pouvez commencer par celui-ci, qui a fait scandale lors de sa parution en 1917. Parfois comparé à "Madame Bovary", considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton, admiré par Henry James, ce roman est en effet aussi sombre qu'une nouvelle de Maupassant, avec toujours cet art de la romancière de reprendre les codes des romans de Jane Austen, de nous faire croire que son roman est une romance, pour lentement nous faire glisser vers une peinture sans concession de l'humanité, mais sans qu'il y ait de violence, de sang, d'érotisme. Tout est sous-jacent mais l'analyse au scalpel du fonctionnement de toute société, la violence de la pression sociale, le rapport au sexe, à la religion et à la mort font que le lecteur ressent de plein fouet la noirceur à travers les non-dits. Ce texte s'avère mélancolique, féministe et un peu... déprimant : le petit village de North Dormer ne possède qu'une rue, comme l'annonce la première phrase du roman, et l'héroïne, Charity Royall, veut sortir de ce cadre exigu en faisant face à son tuteur, le vieil avocat Royall, qui, comme Arnolphe dans "l'école des femmes" de Molière, a des vues sur elle. Arrivent l'été et un jeune architecte, Lucius Harney... Un roman sur la difficile émancipation des femmes et un roman qui a fait scandale à son époque, et qui pourra paraître scandaleux à la nôtre, mais pas pour les mêmes raisons.
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  • marko59 Posté le 14 Juillet 2020
    Le temps d'un été dans une petite ville américaine au pied des montagnes. Une jeune femme s'ennuie dans la bibliothèque déserte dont elle a la charge deux fois par semaine mais un bel architecte de passage entre pour trouver quelques ouvrages sur les vieilles maisons de la région... Ce pourrait être le point de départ d'un roman Harlequin mais on est chez Edith Wharton et l'accroche nous rappelle que ce roman était admiré par Henry James et Joseph Conrad. Et le fait est que j'ai été enchanté par ce récit assez court qu'on pourrait situer quelque part entre Madame Bovary de Flaubert et Une vie de Maupassant. Charity partageant des traits de caractère de chacune d'entre elles. L'appétit d'amour romantique un peu trop idéaliste d'Emma mais aussi la lucidité et l'acceptation de Jeanne. Elle est un personnage complexe et inattendu, rarement prévisible, comme la plupart des autres protagonistes. Mais il y a surtout un style sobre, fluide et élégant qui donne la part belle aux descriptions impressionnistes des paysages en écho aux états d'âme de Charity (comme chez Maupassant d'ailleurs). Il y a de très belles séquences aussi bien à la ville au cours d'un feu d'artifice merveilleusement décrit que... Le temps d'un été dans une petite ville américaine au pied des montagnes. Une jeune femme s'ennuie dans la bibliothèque déserte dont elle a la charge deux fois par semaine mais un bel architecte de passage entre pour trouver quelques ouvrages sur les vieilles maisons de la région... Ce pourrait être le point de départ d'un roman Harlequin mais on est chez Edith Wharton et l'accroche nous rappelle que ce roman était admiré par Henry James et Joseph Conrad. Et le fait est que j'ai été enchanté par ce récit assez court qu'on pourrait situer quelque part entre Madame Bovary de Flaubert et Une vie de Maupassant. Charity partageant des traits de caractère de chacune d'entre elles. L'appétit d'amour romantique un peu trop idéaliste d'Emma mais aussi la lucidité et l'acceptation de Jeanne. Elle est un personnage complexe et inattendu, rarement prévisible, comme la plupart des autres protagonistes. Mais il y a surtout un style sobre, fluide et élégant qui donne la part belle aux descriptions impressionnistes des paysages en écho aux états d'âme de Charity (comme chez Maupassant d'ailleurs). Il y a de très belles séquences aussi bien à la ville au cours d'un feu d'artifice merveilleusement décrit que dans les montagnes arides en quête de ses origines . On passe de l'éblouissement de l'été aux doutes de l'automne et à la sagesse de l'hiver qui débute. C'est très beau.
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