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Archipoche
EAN : 9782352875871
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 193
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Gaspard

Etienne Benjamin (Postface), Pauline Brochant (Préface)
Date de parution : 01/02/2014
Depuis les premiers jours d'août 1914, René Benjamin, jeune journaliste mobilisé en Lorraine, tient un carnet de « choses vues ». « Avec de l'eau plein nos chaussures et ma culotte, je me dis encore : il y a une page épatante à faire là-dessus », écrit-il à sa mère.Dès... Depuis les premiers jours d'août 1914, René Benjamin, jeune journaliste mobilisé en Lorraine, tient un carnet de « choses vues ». « Avec de l'eau plein nos chaussures et ma culotte, je me dis encore : il y a une page épatante à faire là-dessus », écrit-il à sa mère.Dès mars 1915, ses notes fournissent la matière d'un feuilleton que publie Le Journal. Lorsque, après une blessure, Benjamin est rapatrié en Anjou, il décide de tirer de ces croquis un roman mettant en scène un Parisien truculent et hâbleur : Gaspard, qui compte rentrer du front « pour les vendanges », et que nous suivons en campagne, dans le train des blessés ou choyé par de jolies infirmières...Couronné par le prix Goncourt 1915, le livre connaîtra un vif succès jusqu'à la fin 1916. Il apparaît alors que le conflit va s'éterniser : à Gaspard succéderont des oeuvres plus noires : Le Feu de Barbusse, Ceux de 14 de Genevoix, Les Croix de bois de Dorgelès.Gaspard est sans doute le premier roman inspiré par la mobilisation et par l'euphorie de l'été 1914, que caractérisaient « deux traits : l'élan charmant de cette race qui courut au feu ; puis la criminelle incurie de la plupart de ceux qui nous menèrent : politiques ou officiers. C'est le double sujet de mon livre, qui est un livre triste. On y rit ? Rien n'est plus triste que le rire dans le drame. »
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EAN : 9782352875871
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 193
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frconstant Posté le 26 Octobre 2016
    "Gaspard" a été écrit par René BENJAMIN ... il y a cent ans! En 1915, ce journaliste, écrivain reçoit le Prix Goncourt pour ce roman de guerre. Pas n'importe quelle guerre, la grande, la première, celle où les jeunes parisiens partaient casser du Boche, le sourire aux lèvres, la certitude au coeur que ce n'était qu'une question de jours avant d'avoir bouté ceux-la dehors! Avec humour, presque trop, il trace la vie d'un soldat Gaspard, un de la troupe, pas un gradé, qui se rit de tout, fanfaronne beaucoup et combine avec le temps, les copains, les gradés, les blessures, les infirmières, bref avec le quotidien. Au-delà de la gouaille de cette grande gueule de Gaspard, il faut lire entre les lignes l'horreur, l'inutilité des boucheries, les prises de pouvoir multiples dans les relations humaines, les recherches de confort personnel, les manques, la faim, la souffrance, les conditions infra humaines dans lesquelles ont vécu les soldats, ceux tombés en héros, ceux qui en sont revenus ... oui, mais comment? René Benjamin nous parle de sa guerre ... mais est-ce tellement différent aujourd'hui? Certes, nos guerres (celles que les autres font aux portes de nos mondes!) sont plus sophistiquées, plus technologiques. En sont-elles... "Gaspard" a été écrit par René BENJAMIN ... il y a cent ans! En 1915, ce journaliste, écrivain reçoit le Prix Goncourt pour ce roman de guerre. Pas n'importe quelle guerre, la grande, la première, celle où les jeunes parisiens partaient casser du Boche, le sourire aux lèvres, la certitude au coeur que ce n'était qu'une question de jours avant d'avoir bouté ceux-la dehors! Avec humour, presque trop, il trace la vie d'un soldat Gaspard, un de la troupe, pas un gradé, qui se rit de tout, fanfaronne beaucoup et combine avec le temps, les copains, les gradés, les blessures, les infirmières, bref avec le quotidien. Au-delà de la gouaille de cette grande gueule de Gaspard, il faut lire entre les lignes l'horreur, l'inutilité des boucheries, les prises de pouvoir multiples dans les relations humaines, les recherches de confort personnel, les manques, la faim, la souffrance, les conditions infra humaines dans lesquelles ont vécu les soldats, ceux tombés en héros, ceux qui en sont revenus ... oui, mais comment? René Benjamin nous parle de sa guerre ... mais est-ce tellement différent aujourd'hui? Certes, nos guerres (celles que les autres font aux portes de nos mondes!) sont plus sophistiquées, plus technologiques. En sont-elles moins infra humaines pour la cause? Les soldats touchés, les familles meurtries, les populations dépossédées d'avenir ne connaissent-elles pas le même désenchantement? Le revers des médailles données au front n'est-il pas, lui aussi, au rendez-vous? Un livre troublant!t Un livre qui a vieilli dans sa forme, c'est sûr (Encore qu'il est intéressant dans son phrasé et les détails donnés quant au mode de vie de l'époque!) Mais un livre qui reste d'actualité, Un livre " ... indispensable à la connaissance intime de la Première Guerre mondiale", dit Claude Duneton sur la couverture de la réédition (Archipoche, n° 286).
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  • Walktapus Posté le 19 Mai 2015
    Il y a cent ans paraissait Gaspard, roman sur la guerre. "Couronné par le prix Goncourt 1915, le livre connaîtra un vif succès jusqu'à la fin 1916", année où - nouvelle sensibilité - Le Feu, de Barbusse, reçoit à son tour le goncourt, et celui-là on ne l'a pas oublié. Ce Gaspard a sombré dans l'oubli, comme la plupart des goncourt de l'époque. Je soupçonne que ce sont les célébrations de la Grande Guerre qui l'ont ressuscité. Je passerai rapidement ce que m'inspirent les grands prix littéraires, de "et alors ?" à "à surtout ne pas lire !". Si j'étais un prix, je ne serais pas le goncourt. Mais c'était il y a un siècle après tout. Gaspard a été écrit par un jeune auteur, appelé au front lors de la Grande Mobilisation, puis blessé. Il en revient avec des carnets remplis d'observations et en fait un roman. Gaspard, titi parisien grande gueule et flagorneur, fanfaron et sensible, qui s'exprime dans un argot savoureux, est mobilisé en août, part sur le front, participe à la bataille des frontières, où il est blessé. Séjour à l'hôpital, passage au dépôt, puis retour au front en novembre. On a un portrait précis et sensible de la... Il y a cent ans paraissait Gaspard, roman sur la guerre. "Couronné par le prix Goncourt 1915, le livre connaîtra un vif succès jusqu'à la fin 1916", année où - nouvelle sensibilité - Le Feu, de Barbusse, reçoit à son tour le goncourt, et celui-là on ne l'a pas oublié. Ce Gaspard a sombré dans l'oubli, comme la plupart des goncourt de l'époque. Je soupçonne que ce sont les célébrations de la Grande Guerre qui l'ont ressuscité. Je passerai rapidement ce que m'inspirent les grands prix littéraires, de "et alors ?" à "à surtout ne pas lire !". Si j'étais un prix, je ne serais pas le goncourt. Mais c'était il y a un siècle après tout. Gaspard a été écrit par un jeune auteur, appelé au front lors de la Grande Mobilisation, puis blessé. Il en revient avec des carnets remplis d'observations et en fait un roman. Gaspard, titi parisien grande gueule et flagorneur, fanfaron et sensible, qui s'exprime dans un argot savoureux, est mobilisé en août, part sur le front, participe à la bataille des frontières, où il est blessé. Séjour à l'hôpital, passage au dépôt, puis retour au front en novembre. On a un portrait précis et sensible de la mobilisation, vu par les membres d'une compagnie d'infanterie, normands et parisiens mélangés. Origines sociales diverses, angoisse de la soupe, camaraderies, fatigue des marches, longueur des voyages, rumeurs diverses, récriminations, impatience et appréhension du baptême du feu. Baptême qui ne ressemble pas du tout à ce qui était prévu. Un curieux mélange de trivial vaguement comique, d'observations précises et d'instants tragiques qui donne une impression de grande authenticité.
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