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12-21
EAN : 9782823847444
Code sériel : VIRT
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Inavouable

Kamil BARBARSKI (Traducteur)
Date de parution : 14/09/2017
Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.
Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l’officier nazi qui lui a confié « le plus grand secret de cette guerre »… Alors qu’il est pris dans une tempête de neige, sa formation d’alpiniste pourrait se révéler cruciale....
Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.
Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l’officier nazi qui lui a confié « le plus grand secret de cette guerre »… Alors qu’il est pris dans une tempête de neige, sa formation d’alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l’une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.

Une matinée d’automne, de nos jours, à Varsovie.
Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d’être localisé. Accompagnée d’un marchand d’art cynique, d’un officier des services secrets à la retraite et d’une voleuse légendaire, Zofia s’envole pour New York, étape d’une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l’Histoire et la politique internationale moderne…
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EAN : 9782823847444
Code sériel : VIRT
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
12-21

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zazaboum Posté le 4 Août 2020
    "A la Hussarde” signifie "brutalement, d'une manière cavalière, avec impétuosité et sans ménagement". Voici un qualificatif qui décrit parfaitement le ton de ce thriller ! Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une bonne découverte. La Pologne a toujours été un terrain de prédilection pour tous les territoires avides de conquête et le pays a régulièrement été ravagé par des guerres. La Seconde Guerre mondiale n’a pas fait exception avec les allemands puis les soviétiques. Les richesses culturelles et artistiques ont été pillées avec allégresse et Zofia, experte en peinture, est en charge de pister et retrouver les trésors volés. Pour rechercher un tableau de Raphaël, qui était le plus riche élément de la collection nationale, elle va devoir travailler avec un marchand d’art, un ex espion, militaire des forces spéciales et une voleuse de haut niveau, spécialisée dans les peintures. Bien que mandatés par le gouvernement polonais ils vont devoir travailler “sans filet” et vite se rendre compte que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles le paraissaient car ils deviennent rapidement la cible d’un tueur à gages puis des forces spéciales des Etats-Unis ! Quel lièvre ont-ils soulevé ? Quels secrets sordides seraient mis... "A la Hussarde” signifie "brutalement, d'une manière cavalière, avec impétuosité et sans ménagement". Voici un qualificatif qui décrit parfaitement le ton de ce thriller ! Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une bonne découverte. La Pologne a toujours été un terrain de prédilection pour tous les territoires avides de conquête et le pays a régulièrement été ravagé par des guerres. La Seconde Guerre mondiale n’a pas fait exception avec les allemands puis les soviétiques. Les richesses culturelles et artistiques ont été pillées avec allégresse et Zofia, experte en peinture, est en charge de pister et retrouver les trésors volés. Pour rechercher un tableau de Raphaël, qui était le plus riche élément de la collection nationale, elle va devoir travailler avec un marchand d’art, un ex espion, militaire des forces spéciales et une voleuse de haut niveau, spécialisée dans les peintures. Bien que mandatés par le gouvernement polonais ils vont devoir travailler “sans filet” et vite se rendre compte que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles le paraissaient car ils deviennent rapidement la cible d’un tueur à gages puis des forces spéciales des Etats-Unis ! Quel lièvre ont-ils soulevé ? Quels secrets sordides seraient mis au jour ? Devenus la cible de tous, leur seul moyen de survivre est de trouver la collection disparue d’un comte de pacotille ! Pas de temps morts dans cette épopée qui nous fait voyager de l’Europe à l’Amérique avec de nombreux retours dans les années 30 et 40 où tout s’est mis en place. Captivant et aux thèmes variés ce thriller nous conforte aussi dans l’idée que l’espionnage a fait et défait des histoires et des pays ! Et si ce qu’ils déterrent était vrai ? CHALLENGE MULTI-DEFIS 2020 CHALLENGE MAUVAIS GENRE 2020
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  • Eve-Yeshe Posté le 28 Mars 2020
    L’histoire débute le 26 décembre 1944, dans la chaîne des Tatras », avec la fuite, en pleine tempête de neige, d’un résistant chargé par un officier nazi de mettre un mystérieux étui métallique à l’abri. Il s’agirait d’un grand secret de cette guerre. Mais notre homme, alpiniste réputé, s’épuise en tournant en rond dans la tempête et l’objet est perdu, l’officier avale une capsule de cyanure pour échapper aux Alliés aussi bien qu’aux russes. Saut à l’époque actuelle, avec un « attentat » terroriste déclenché sur les cabines du téléphérique, dans les Tatras toujours. Mais un militaire réussit à déjouer en partie la manœuvre, limitant à la casse, une seule cabine avec deux personnages à bord, faisant le grand plongeon. Le militaire en question tient à rester un héros dans l’ombre, et s’apprête à prendre sa retraite. Soudain, un tableau de Raphaël « Le portrait d’un jeune homme », disparu des radars depuis fort longtemps réapparaît sur une photo chez un collectionneur lambda. Il s’agit d’une œuvre dérobée par les nazis à la Pologne pendant la guerre. Le premier ministre Donald Tusk charge Zofia Lorentz, une experte en art qui traque ces œuvres pour les faire revenir dans les musées polonais. On va lui... L’histoire débute le 26 décembre 1944, dans la chaîne des Tatras », avec la fuite, en pleine tempête de neige, d’un résistant chargé par un officier nazi de mettre un mystérieux étui métallique à l’abri. Il s’agirait d’un grand secret de cette guerre. Mais notre homme, alpiniste réputé, s’épuise en tournant en rond dans la tempête et l’objet est perdu, l’officier avale une capsule de cyanure pour échapper aux Alliés aussi bien qu’aux russes. Saut à l’époque actuelle, avec un « attentat » terroriste déclenché sur les cabines du téléphérique, dans les Tatras toujours. Mais un militaire réussit à déjouer en partie la manœuvre, limitant à la casse, une seule cabine avec deux personnages à bord, faisant le grand plongeon. Le militaire en question tient à rester un héros dans l’ombre, et s’apprête à prendre sa retraite. Soudain, un tableau de Raphaël « Le portrait d’un jeune homme », disparu des radars depuis fort longtemps réapparaît sur une photo chez un collectionneur lambda. Il s’agit d’une œuvre dérobée par les nazis à la Pologne pendant la guerre. Le premier ministre Donald Tusk charge Zofia Lorentz, une experte en art qui traque ces œuvres pour les faire revenir dans les musées polonais. On va lui constituer une équipe (à aucun moment, on ne lui a demandé son avis dans le choix des membres) qui comprend un marchand d’art, Karol, un ex-militaire Anatole dont on a déjà fait la connaissance, et une suédoise, voleuse chevronnée, qui purge une peine de prison après s’être fait prendre la main dans le sac lors de sa dernière opération. Dans ce thriller haletant, un pavé de 635 pages, on suit cette équipe un peu étrange dont la première intervention pour récupérer le tableau est un échec, car des mercenaires, tueurs à gage, des espions tentent à tout prix de faire capoter l’opération. Qui est à la tête de l’opération ? c’est ce que doivent tenter de découvrir le quatuor. A qui peut-on faire confiance, quand l’ennemi en face utilise l’artillerie lourde, du matériel de guerre ? Un mot sur les personnages féminins : Zofia, c’est l’intellectuelle obsessionnelle, sans concessions, qui tient les autres de haut, se lance dans des explications dithyrambiques, qui pourraient faire l’objet d’une thèse. Toute la partie consacrée à l’histoire du tableau de Raphaël que Zofia explique à ses compagnons est passionnante. Lisa, c’est l’extravertie, qui à un langage de charretier, qu’elle met sur le compte de son passage en prison, amoureuse de son Claude (Monet) au point d’aller voler une (voire plusieurs) de ses œuvres pour la conserver pour elle… A noter une scène très drôle : Lisa, en tenue d’Eve, pro du piratage informatique et des dernières technologies en vogue, qui déjoue les systèmes de sécurité, pour aller s’emparer du « Jeune » … L’auteur nous promène avec habilité dans le milieu de l’art, à tel point qu’on ne sait plus qui a existé ou pas : le collectionneur Ignace Korwin-Milewski et sa mystérieuse Catherine par exemple… L’histoire est passionnante, le suspense au rendez-vous. En plus, on s’aperçoit que les quatre compères ont un passé compliqué, des secrets, des intérêts divergents, des amours blessées et chacun a une personnalité bien affirmée. On ne s’ennuie pas une minute, tant les rebondissements sont nombreux. Ce thriller nous entraîne dans deux domaines qui m’intéressent particulièrement : la seconde guerre mondiale et l’histoire de l’art, les œuvres dérobées par les nazis, et même si les explications de Zofia sont parfois trop « scolaires », je me suis fait plaisir car Zygmunt Miloszewski s’est extrêmement bien documenté, donc nous livre toute une réflexion sur l’histoire des impressionnistes, le milieu des collectionneurs, des antiquaires, les opérations douteuses, en mêlant habilement l’Histoire, les magouilles des uns et des autres. Grâce à l’auteur, j’ai découvert le peintre polonais impressionniste Aleksander Gierymski, notamment sa « vendeuse d’oranges » par exemple… C’est le premier livre de Zygmunt Miloszewski qui atterrit entre mes mains et j’ai beaucoup aimé. D’autres m’attendent et j’ai bien l’intention de continuer à explorer son univers. Ce n’est pas une découverte de hasard, cela fait un bon moment que je vois passer des critiques enthousiastes sur Babelio, et je l’avais sélectionné pour le Challenge il y a un an déjà…
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  • VALENTYNE Posté le 19 Mars 2020
    Pour lire ce livre, je me suis laissée convaincre par deux faits : d'abord j'ai beaucoup apprécié les deux autres livres de l'auteur que j'ai lus « un fonds de vérité » et « la rage », et puis il y a un bandeau avec cette phrase de Pierre Lemaitre « La nouvelle voix du thriller est polonaise » (depuis peu, Pierre Lemaitre est ma nouvelle valeur sûre). Il s'agit là d'un thriller. le prologue commence en 1945 avec la débâcle des nazis en Pologne : tout est empreint de mystère et d'agents doubles. Après ce prologue, nous voici de nos jours, à l'intérieur d'un téléphérique, toujours en Pologne, téléphérique pris d'assaut par un terroriste. Puis nous apprenons que l'espion, (Bruce Willis en plus polonais :-)) qui a fait capoter l'acte terroriste, part sur une nouvelle mission : retrouver un tableau disparu depuis 1945. C'est mené tambour battant avec des faits historiques avérés, notamment la disparition en Pologne d'un tableau de Raphaël. On voyage : Pologne, Usa, Suède, Slovaquie : le quatuor d'enquêteurs (oui un quatuor de personnages très fouillés) est poursuivi par des agents tous plus professionnels les uns que les autres (avec de l'humour aussi pour le quatuor, pas les pros qui sont un... Pour lire ce livre, je me suis laissée convaincre par deux faits : d'abord j'ai beaucoup apprécié les deux autres livres de l'auteur que j'ai lus « un fonds de vérité » et « la rage », et puis il y a un bandeau avec cette phrase de Pierre Lemaitre « La nouvelle voix du thriller est polonaise » (depuis peu, Pierre Lemaitre est ma nouvelle valeur sûre). Il s'agit là d'un thriller. le prologue commence en 1945 avec la débâcle des nazis en Pologne : tout est empreint de mystère et d'agents doubles. Après ce prologue, nous voici de nos jours, à l'intérieur d'un téléphérique, toujours en Pologne, téléphérique pris d'assaut par un terroriste. Puis nous apprenons que l'espion, (Bruce Willis en plus polonais :-)) qui a fait capoter l'acte terroriste, part sur une nouvelle mission : retrouver un tableau disparu depuis 1945. C'est mené tambour battant avec des faits historiques avérés, notamment la disparition en Pologne d'un tableau de Raphaël. On voyage : Pologne, Usa, Suède, Slovaquie : le quatuor d'enquêteurs (oui un quatuor de personnages très fouillés) est poursuivi par des agents tous plus professionnels les uns que les autres (avec de l'humour aussi pour le quatuor, pas les pros qui sont un peu tournés en ridicule). Il y a Zofia Lorentz, fonctionnaire polonaise chargée de retrouver les œuvres dérobées à la Pologne par les nazis et les russes, Anatol l’espion polonais, Lisa une voleuse suédoise et internationale d’oeuvres d’art qui parle délicieusement mal polonais et Karol, marchand d’art amoureux de Zofia. Je retiendrai aussi une course poursuite mémorable en Suède. J'ai aussi bien aimé la morale de l'histoire où comment les Usa n'arrivent pas à refermer la boîte de Pandore qu'ils « auraient » ouverte il y a 70 ans ... Un excellent divertissement
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  • mfrance Posté le 24 Novembre 2019
    Avouons-le très simplement, j'ai eu carrément du mal à entrer dans ce roman. A mon sens ce n'est sûrement pas un thriller, comme annoncé, en tous cas pas un thriller classique ; en effet, vous n'y trouverez pas d'hémoglobine à gogo, ni de violence à toutes les pages ; pas davantage un polar, il n'y a pas d'enquête policière, pas plus qu'un roman d'amour, même si les rapports qui se nouent entre les quatre principaux personnages sont fortement empreints d'émotion et de sentiments. Ce n'est pas davantage un roman historique, même si la période de la seconde guerre mondiale est largement évoquée et pas davantage une oeuvre consacrée à l'art pictural, malgré les multiples références aux chefs d'oeuvre de la peinture, de la Renaissance au vingtième siècle. Non ce roman c'est une chasse ! une chasse au trésor doublée de la quête d'un secret bien enfoui. Et il faut reconnaître qu'à ce niveau là, c'est fort bien fait, bien écrit, bien construit, avec une progression bien menée pour que l'intérêt du lecteur ne faiblisse jamais. Et il est vrai qu'il ne s'amoindrit pas. Alors pourquoi ma réticence ? Elle est principalement due à la structure du récit, composé d'une succession de chapitres bien trop... Avouons-le très simplement, j'ai eu carrément du mal à entrer dans ce roman. A mon sens ce n'est sûrement pas un thriller, comme annoncé, en tous cas pas un thriller classique ; en effet, vous n'y trouverez pas d'hémoglobine à gogo, ni de violence à toutes les pages ; pas davantage un polar, il n'y a pas d'enquête policière, pas plus qu'un roman d'amour, même si les rapports qui se nouent entre les quatre principaux personnages sont fortement empreints d'émotion et de sentiments. Ce n'est pas davantage un roman historique, même si la période de la seconde guerre mondiale est largement évoquée et pas davantage une oeuvre consacrée à l'art pictural, malgré les multiples références aux chefs d'oeuvre de la peinture, de la Renaissance au vingtième siècle. Non ce roman c'est une chasse ! une chasse au trésor doublée de la quête d'un secret bien enfoui. Et il faut reconnaître qu'à ce niveau là, c'est fort bien fait, bien écrit, bien construit, avec une progression bien menée pour que l'intérêt du lecteur ne faiblisse jamais. Et il est vrai qu'il ne s'amoindrit pas. Alors pourquoi ma réticence ? Elle est principalement due à la structure du récit, composé d'une succession de chapitres bien trop courts, presque des paragraphes, surtout au début, ce qui donne un tempo très haché, rend la lecture frustrante, voire énervante, et empêche le lecteur de se familiariser véritablement avec les personnages et l'intrigue. Ce procédé narratif qui se justifie parfaitement à la fin du livre, donnant à l'action un rythme quasi échevelé, apparaît gratuit et pénible durant le premier tiers du roman et un tiers, c'est déjà beaucoup ! Ce que je trouve particulièrement dommageable car l'histoire emporte le lecteur jusqu'au bout. Pour autant, ceux qui attendent de l'action, encore de l'action et toujours de l'action seront sans doute déçus et ceux qui voudraient en apprendre davantage sur l'impressionnisme en peinture se sentiront quelque peu frustrés. Mais, dans toute cette sombre affaire, me direz-vous, qu'est-ce qui est inavouable ? Pour le savoir, une seule chose à faire : lisez !
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  • Seraphita Posté le 12 Septembre 2019
    1944, au lendemain de Noël, dans les Tatras. Alors que l’armée allemande sent poindre la fin, un résistant, dépositaire d’un secret inestimable, fuit d’une auberge dans une neige épaisse. Dans cette même auberge, un homme fait un autre choix face à un secret d’envergure : il avale une capsule de cyanure. Alors que 70 années se sont écoulées, le gouvernement polonais va confier une bien étrange mission à Zofia Lorentz, chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des affaires étrangères : retrouver un tableau précieux, disparu depuis la seconde guerre mondiale et qui vient d’être retrouvé aux Etats-Unis. Appuyée par une équipe insolite, elle comprend que sa mission doit rester officieuse et qu’elle va devoir se rendre à New-York pour y… dérober le tableau. C’est le début d’une aventure périlleuse qui menace la politique internationale moderne car elle risque de mettre à mal l’interprétation de certaines parties de l’Histoire… « Inavouable » est un excellent thriller de l’écrivain polonais Miloszewski que Pierre Lemaître loue comme « la nouvelle voix du thriller ». Il s’agit d’une œuvre ambitieuse, tant par le nombre de pages – presque 600 – que par les recherches et lectures qu’il a fallu que... 1944, au lendemain de Noël, dans les Tatras. Alors que l’armée allemande sent poindre la fin, un résistant, dépositaire d’un secret inestimable, fuit d’une auberge dans une neige épaisse. Dans cette même auberge, un homme fait un autre choix face à un secret d’envergure : il avale une capsule de cyanure. Alors que 70 années se sont écoulées, le gouvernement polonais va confier une bien étrange mission à Zofia Lorentz, chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des affaires étrangères : retrouver un tableau précieux, disparu depuis la seconde guerre mondiale et qui vient d’être retrouvé aux Etats-Unis. Appuyée par une équipe insolite, elle comprend que sa mission doit rester officieuse et qu’elle va devoir se rendre à New-York pour y… dérober le tableau. C’est le début d’une aventure périlleuse qui menace la politique internationale moderne car elle risque de mettre à mal l’interprétation de certaines parties de l’Histoire… « Inavouable » est un excellent thriller de l’écrivain polonais Miloszewski que Pierre Lemaître loue comme « la nouvelle voix du thriller ». Il s’agit d’une œuvre ambitieuse, tant par le nombre de pages – presque 600 – que par les recherches et lectures qu’il a fallu que l’auteur fasse pour pénétrer dans les arcanes du monde de l’art. Comme il le souligne à la fin, il s’est agi d’« une expédition en territoire sauvage et insondable » (p. 593). L’intrigue est bien construite en différentes parties qui s’imbriquent progressivement les unes dans les autres, leur agencement venant peu à peu révéler le tableau d’ensemble. Les nombreuses scènes d’action sont très bien pensées, écrites et restituées. Une mécanique implacable se met en route et le suspens va croissant. Les personnages sont bien campés, notamment l’équipe improbable qui se constitue autour de Zofia. D’abord brossés de façon manichéenne, ils gagnent en épaisseur au fil de l’intrigue. L’auteur ne se départit jamais d’un petit humour caustique qui fait souvent mouche. N’étaient ce quelques longueurs çà et là, « Inavouable » est un thriller captivant qui mêle des épisodes de l’Histoire – lors de la seconde guerre mondiale – avec la politique internationale et ses figures de l’espion et agences de renseignement, ainsi que le monde de l’art. Un mélange détonant et passionnant !
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