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Écriture
EAN : 9782359051483
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 122
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La corde

Jean-marie Argeles (Traducteur)
Date de parution : 01/03/2014
Dans un village à l'orée d'une immense forêt, les habitants mènent une vie tranquille, rythmée par les saisons. Jusqu'au jour où l'un d'eux découvre une solide corde dans un champ, dont l'une des extrémités s'enfonce dans la forêt.Comment est-elle arrivée là ? Où mène-t-elle ?Une douzaine d'hommes décident de partir... Dans un village à l'orée d'une immense forêt, les habitants mènent une vie tranquille, rythmée par les saisons. Jusqu'au jour où l'un d'eux découvre une solide corde dans un champ, dont l'une des extrémités s'enfonce dans la forêt.Comment est-elle arrivée là ? Où mène-t-elle ?Une douzaine d'hommes décident de partir en expédition, quelques jours seulement avant les récoltes - période cruciale pour l'avenir de la communauté. Laissant leur femme au village, les hommes s'enfoncent dans la forêt et suivent la corde. Mais celle-ci semble interminable...La forêt, d'abord accueillante et regorgeant de gibier, devient peu à peu hostile, menaçante. Deux hommes disparaissent...Ce roman, présenté sous forme de conte, offre une réflexion sur les passions humaines. Comment l'apparition d'un élément étranger au sein d'une société parfaitement organisée perturbe-t-elle les relations et sème-t-elle le chaos ?
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EAN : 9782359051483
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 122
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Deleatur Posté le 13 Octobre 2019
    Les idées les plus simples sont souvent les meilleures. De fait, celle qui ouvre le roman de Stefan aus dem Siepen est d'une simplicité déconcertante : dans un passé indéterminé, ni tout à fait médiéval ni tout à fait moderne, un village est établi à l'orée d'une immense forêt, petit monde bien ordonné et sans autre souci que celui des jours qui passent. Un jour, on découvre une corde serpentant dans l'herbe d'un pré et qui se perd parmi les ombres de la forêt. On tire vainement dessus : quelque chose la retient. C'en est dès lors fini de la quiétude de ces villageois : obsédés par cette corde, il leur faut découvrir l'origine de son mystère. Le récit épouse délibérément la forme du conte, et on pense inévitablement aux frères Grimm pour ses influences. Le tableau de cette forêt profonde, les énigmes qui s'y dissimulent et les loups qui la hantent : tout renvoie le lecteur à de lointaines et délicieuses inquiétudes d'enfance. Quant au personnage de l'instituteur Rauk, qui mène la troupe des paysans au son aigrelet de sa flûte, il semble sorti de la célèbre ballade de Goethe, le Preneur de rats. Bref, il y a ici une évidente profusion de références,... Les idées les plus simples sont souvent les meilleures. De fait, celle qui ouvre le roman de Stefan aus dem Siepen est d'une simplicité déconcertante : dans un passé indéterminé, ni tout à fait médiéval ni tout à fait moderne, un village est établi à l'orée d'une immense forêt, petit monde bien ordonné et sans autre souci que celui des jours qui passent. Un jour, on découvre une corde serpentant dans l'herbe d'un pré et qui se perd parmi les ombres de la forêt. On tire vainement dessus : quelque chose la retient. C'en est dès lors fini de la quiétude de ces villageois : obsédés par cette corde, il leur faut découvrir l'origine de son mystère. Le récit épouse délibérément la forme du conte, et on pense inévitablement aux frères Grimm pour ses influences. Le tableau de cette forêt profonde, les énigmes qui s'y dissimulent et les loups qui la hantent : tout renvoie le lecteur à de lointaines et délicieuses inquiétudes d'enfance. Quant au personnage de l'instituteur Rauk, qui mène la troupe des paysans au son aigrelet de sa flûte, il semble sorti de la célèbre ballade de Goethe, le Preneur de rats. Bref, il y a ici une évidente profusion de références, que l'auteur s'amuse à mettre en scène dans une langue claire et alerte mais sans envolées lyriques : la narration se veut d'abord efficace. Pour autant, elle ne se contente pas trop sagement de la ligne droite que suggère la corde : on s'intéresse à l'expédition mais aussi à ceux qui rebroussent chemin, et surtout à ceux qui sont restés au village, et qui désespèrent bientôt de jamais revoir les absents. Très vite se pose la sempiternelle question, l'éternel point Godwin de la littérature allemande contemporaine : cette fable est-elle ou non une parabole sur le nazisme ? Les extraits de presse que reproduit la quatrième de couverture et ceux que j'ai pu trouver ici ou là n'en font pas mention. L'auteur lui-même l'a à moitié démenti. En ce qui me concerne, pourtant, j'ai été frappé de certains motifs qui courent en filigrane sous le récit. Il est inutile de chercher ici un tableau du nazisme en tant que système totalitaire. Ce qui intéresse manifestement l'auteur, c'est plutôt la racine de tous les fascismes, à savoir la perversion d'un groupe d'individus frustes par un chef charismatique : Rauk ne séduit en effet les paysans que pour mieux les entraîner. Il est d'abord le Verführer (le séducteur, au sens de corrupteur), avant de devenir explicitement le guide (le Führer) de l'expédition. Rauk, de plus, n'est qu'un nabot malingre, mais dont l'art oratoire recèle une puissance cachée. Il se défait de ceux qui contestent son pouvoir et subjugue les autres, au point de transformer ces braves paysans en pillards aventuriers qui n'ont plus ni feu ni lieu. Oubliés, les femmes, les enfants, les travaux de leurs champs, et toute morale : il n'est plus question que de poursuivre la quête, aveuglément, sous l'aiguillon de leur chef fanatique, et sans retour possible. Il leur faudra continuer coûte que coûte, marcher encore et encore, aller toujours plus loin dans l'inconnu et dans l'horreur, ainsi que le chantaient en leur temps les Jeunesses Hitlériennes : « Wir werden weiter marschieren ». Et quand leur monde tombe en ruines et que le mythe qui les avait enchaînés s'effondre, il ne reste plus de place que pour la violence et la cruauté de l'épilogue. Une fable intelligente sur le cynisme des chefs, le caractère meurtrier de leurs illuminations, et sur la soumission consentante de l'individu. C'était là quelques-uns des ressorts originels du nazisme, les plus universels sans doute, et je crois qu'il est plus que jamais utile de lire ce genre de texte aujourd'hui.
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  • Zernette Posté le 31 Janvier 2019
    Une simple corde trouvée dans un chemin dans une forêt Mais est ce vraiment une simple corde ? Suivez la jusqu au bout mais ne vous egarez pas en chemin. Ne vous deviez pas de votre route car vous pourriez y perdre plus que vous pourriez y penser.
  • croquemiette Posté le 25 Novembre 2018
    Un beau matin, une corde apparaît dans le village, qui s'enfonce dans la forêt. Elle n'était pas là la veille, mais depuis sa découverte, elle est dans tous les esprits. Les hommes décident vite de partir et de démêler le mystère de la corde. Elle doit bien avoir une fin... Elle doit bien appartenir à quelqu'un... Les enfants leurs auraient-ils joué un tour ? S'ensuit une grande expédition et une quête absurde de la vérité. Le petit groupe s'organise, apprend à vivre dans la forêt, sans le confort du foyer. Il y a la brute Raymund, l'enjoué Michael et l'instituteur Rauk qui manie les mots et manipulent facilement les esprits simples des paysans. Ils les exhortent à continuer coûte que coûte. Mais la forêt va vite s'avérer hostile, loups et serpents guettent. Les hommes, loin de leur quotidien, oublient tout, perdent leur sens commun et ont assez vite recours à la violence. C'est un beau conte que nous propose cet auteur allemand, sur l'obstination, la déraison et l'interruption de l’inattendu dans un environnement bien réglé... Je dis conte car aucune indication de lieu, ni de période n'est précisée et les chapitres sont titrés à la manière des histoires pour enfants. On... Un beau matin, une corde apparaît dans le village, qui s'enfonce dans la forêt. Elle n'était pas là la veille, mais depuis sa découverte, elle est dans tous les esprits. Les hommes décident vite de partir et de démêler le mystère de la corde. Elle doit bien avoir une fin... Elle doit bien appartenir à quelqu'un... Les enfants leurs auraient-ils joué un tour ? S'ensuit une grande expédition et une quête absurde de la vérité. Le petit groupe s'organise, apprend à vivre dans la forêt, sans le confort du foyer. Il y a la brute Raymund, l'enjoué Michael et l'instituteur Rauk qui manie les mots et manipulent facilement les esprits simples des paysans. Ils les exhortent à continuer coûte que coûte. Mais la forêt va vite s'avérer hostile, loups et serpents guettent. Les hommes, loin de leur quotidien, oublient tout, perdent leur sens commun et ont assez vite recours à la violence. C'est un beau conte que nous propose cet auteur allemand, sur l'obstination, la déraison et l'interruption de l’inattendu dans un environnement bien réglé... Je dis conte car aucune indication de lieu, ni de période n'est précisée et les chapitres sont titrés à la manière des histoires pour enfants. On a envie de savoir, même si l'on sent que le pire reste à venir. La fin est très cruelle. Un peu court cependant, j'aurais aimé un plus grand développement de la psychologie des personnages, le récit restant essentiellement narratif et descriptif. Mais je reste très contente de l'avoir découvert, un peu par hasard d'ailleurs.
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  • ecco Posté le 8 Novembre 2018
    j'ai lu ce livre presque d'une traite ,le texte est court. j'ai trouvé que l'ossature d'un beau roman était posé sans les développements c'est dommage car il y avait matière
  • Acollin Posté le 2 Juillet 2017
    [masquer] A.F: Juin 2017, Bonmont [/masquer] Un conte philosophique qu'il est difficile de lâcher. Une belle écriture pour une quête éperdue.
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