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EAN : 9782823808537
Code sériel : 913
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Les 120 journées de Sodome
Jacques Ravenne (préface de)
Date de parution : 13/02/2014
Éditeurs :
12-21

Les 120 journées de Sodome

Jacques Ravenne (préface de)
Date de parution : 13/02/2014

À l’école du libertinage, quarante-deux jeunes gens sont soumis corps et âmes aux fantasmes des maîtres du château. Premier chef-d’œuvre du marquis de Sade, tout à la fois scandale et...

À l’école du libertinage, quarante-deux jeunes gens sont soumis corps et âmes aux fantasmes des maîtres du château. Premier chef-d’œuvre du marquis de Sade, tout à la fois scandale et révolution littéraire, chacune de ces cent vingt journées de Sodome est un tableau des vices et perversions les plus criminelles,...

À l’école du libertinage, quarante-deux jeunes gens sont soumis corps et âmes aux fantasmes des maîtres du château. Premier chef-d’œuvre du marquis de Sade, tout à la fois scandale et révolution littéraire, chacune de ces cent vingt journées de Sodome est un tableau des vices et perversions les plus criminelles, découvrant avec un inimitable génie la face noire et inavouable de l’homme.

« Sade est au clavecin, il improvise, il fait monter les mots, il compose, en vrai musicien baroque (c'est un génie baroque), une Suite française, à la Bach. Quel charme, quelle fraîcheur. » Philippe Sollers

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EAN : 9782823808537
Code sériel : 913
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mhfasquel 09/11/2021
    Le manuscrit de ce texte sulfureux entre tous fut mis au propre par Sade sur un rouleau de douze mètres de long le 22 octobre 1785. À cette époque, le marquis est emprisonné à la Bastille suite à l’accumulation de ses débauches et il dissimule le texte dans une cavité du mur de sa cellule, espérant bien le récupérer un jour. Mais le destin en décidera autrement. Libéré à la Révolution, après treize années d’enfermement, l’écrivain, par son anticléricalisme forcené, devient une figure du nouveau régime (il manque toutefois d’être décapité sous Robespierre et ne doit son salut qu’à ses amis) tandis que l’emblématique prison est démolie pierre par pierre. Sade ne retrouvera jamais son manuscrit. L’histoire de ce rouleau sauvé par miracle est à elle seule un roman. Je ne la rapporterai pas ici, le lecteur en trouvera tous les détails sur le net, je retiendrai seulement que ce texte, maudit entre tous, interdit pendant des siècles, a finalement été acheté par l’État français le 9 juillet 2021 pour la modique somme de 4,5 millions d’euros (suite à une souscription). Le divin Marquis, désormais édité dans la pléiade serait bien étonné de constater la consécration à laquelle son œuvre est parvenue de nos... Le manuscrit de ce texte sulfureux entre tous fut mis au propre par Sade sur un rouleau de douze mètres de long le 22 octobre 1785. À cette époque, le marquis est emprisonné à la Bastille suite à l’accumulation de ses débauches et il dissimule le texte dans une cavité du mur de sa cellule, espérant bien le récupérer un jour. Mais le destin en décidera autrement. Libéré à la Révolution, après treize années d’enfermement, l’écrivain, par son anticléricalisme forcené, devient une figure du nouveau régime (il manque toutefois d’être décapité sous Robespierre et ne doit son salut qu’à ses amis) tandis que l’emblématique prison est démolie pierre par pierre. Sade ne retrouvera jamais son manuscrit. L’histoire de ce rouleau sauvé par miracle est à elle seule un roman. Je ne la rapporterai pas ici, le lecteur en trouvera tous les détails sur le net, je retiendrai seulement que ce texte, maudit entre tous, interdit pendant des siècles, a finalement été acheté par l’État français le 9 juillet 2021 pour la modique somme de 4,5 millions d’euros (suite à une souscription). Le divin Marquis, désormais édité dans la pléiade serait bien étonné de constater la consécration à laquelle son œuvre est parvenue de nos jours… Mais la postérité réserve tellement de surprises (je pense notamment à Boris Vian, lui aussi pléiadisé). Alors, pour en revenir aux 120 journées, sont-elles, malgré l’évolution de la Société et des mœurs, toujours aussi choquantes#8201;? Eh bien, il faut avouer qu’elles le sont encore#8201;! Mais pourquoi#8201;? En termes de pornographie, on pourrait dire que l’immense production cinématographique contemporaine a épuisé le sujet… et c’est précisément là le sujet, car, selon moi, Sade ce n’est pas de la pornographie, en particulier dans Les 120 Journées. Ce texte paroxystique est, à mon avis, un règlement de comptes avec la Société de l’époque, figée, engoncée à tous les niveaux, à bout de souffle… d’où l’issue : la Révolution. Le dix-huitième siècle est bien sûr le siècle des Lumières, resplendissant entre tous, mais c’est aussi le siècle de Bernardin de Saint Pierre, de l’Abbé Prévot, de Rousseau avec La Nouvelle Héloïse, des auteurs qui écrivent des romans à l’eau de rose, on dirait aujourd’hui des «#8201;feel good#8201;» (bien que je déteste l’invasion permanente des anglicismes dans notre langue#8201;!) C’est contre cela que s’élève Sade. Dans sa vie personnelle, il s’est libéré – diraient les psychanalystes – de son surmoi, ce filtre mental qui rend l’homme civilisé, et il opère de même avec les personnages de son roman qui deviennent pires que des bêtes. Sade déteste ces hommes qui l’ont privé de liberté. Il veut montrer la laideur indicible de l’humain, libéré du vernis de la civilisation. Son texte est un véritable pamphlet, d’une misanthropie absolue, une descente aux enfers dantesques, comme l’a si bien compris Pasolini dans son adaptation cinématographique de l’œuvre sadienne. Il faut dire que les quatre personnages principaux de l’histoire, les héros de cette débauche absolue et cruelle, racontée chaque soir (comme dans Les Mille et Une Nuits) par La Duclos, une putain, se livrent à des actes qui ne sont pas vraiment émoustillants au plan sexuel, en particulier leur obsession de la coprophagie les rend plutôt répugnants et indignes de tout respect. Et c’est bien cela que souhaite Sade. Car, tous ces notables, ces financiers, ces notaires, ces greffiers, et surtout ces hommes d’église, abbés, évêques, tous plus ignobles les uns que les autres, il les hait. Le texte ne manque pas du reste d’un humour décapant, à la manière de Rabelais, tellement excessif que bien des scènes en deviennent surréalistes#8201;; et c’est justement le mouvement surréaliste qui a activement participé à la réhabilitation de Sade, voyant en lui un véritable anarchiste. Terme anachronique#8201;? Visions d’un précurseur#8201;? Dans Aline et Valcour, Sade s’oppose farouchement à la colonisation : L’Européen, féroce, inquiet, né pour le malheur du reste de la terre, renonce à ses jouissances pour aller troubler celles des autres… La beauté de son style, sa maîtrise de la langue, son élégance lexicale, si propre à son temps, renforcent encore la noirceur de sa narration : Le Comte était dans toute la force de ses passions, âgé au plus de trente-cinq ans, sans foi, sans loi, sans dieu, sans religion et doué surtout… d’une invincible horreur pour ce qu’on appelle le sentiment de la charité… une de ses voluptés, par exemple, était de se faire chercher avec soin de ces asiles ténébreux, où l’indigence affamée mange comme elle peut un pain arrosé de ses larmes. Et ce n’est là qu’un passage des plus doux…
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  • mikistheo 02/05/2021
    Que raconte "les 120 journées de Sodome"? En fait il s'agit d'un catalogue des pratiques sexuelles qui existent mâtiné d'un récit prétexte sans grand intérêt. Le début est relativement bien structuré, puis progressivement tout se délite et l'histoire disparaît pour ne laisser qu'une nomenclature de sévices au point d'en devenir ultra redondant et vulgaire. A cela, ce livre est inachevé et ne représente qu'un tiers du travail initialement prévu. Pasolini en a adapté un film tout autant insoutenable qui se déroule dans l'Italie fasciste des années 30.
  • Harryetnanc 14/02/2020
    Ce que j’ai aimé : La couverture très explicite proposée par 10/18 et qui ne manque pas d’humour. Aussi difficile qu’il ait été pour moi de l’achever, je suis fière : fière que ce livre soit publié par un grand éditeur, fière que ce livre soit en vente libre chez un libraire, et je n’ai eu à craindre aucune répression. Cette épreuve m’a fait réaliser que quoique nous disions, nous sommes bien dans un pays libre! Ce que je n’ai pas aimé : Pendant la 400aine de pages qu’il va vous rester à découvrir, vous allez successivement hésiter à : – fermer définitivement le livre et ne plus jamais le rouvrir, – vomir, – commencer par la fin voir si ça se calme un peu, – lire au hasard pour voir si les histoires changent un peu, – rêver, penser toute la journée à du caca. Ce livre est vraiment nauséabond et tient incontestablement une place d’honneur dans ma trashothèque. Il relègue Despentes co au rang de piètres apprenties.
  • arkor 24/08/2016
    diviser en 4 chapitres les 2 premiers amenent les personnages et pose l'histoire ... et les 2 derniers ( les 150 passions criminelles et les 150 passions meurtrieres ) amenenent l'horreur la vraie la dure ( plus que ce que l'esprit humain normal peut concevoir ) le livre le plus horrible qui m'a etait donner de lire .... ames sensibles s'abstenir de les lires toutes les deviances y passe meme les plus extremes .... ex : 6. Elle est dans une cuve d'huile bouillante enchaînée. 7. Exposée droite à une machine qui lui lance six fois par minute un trait piquant dans le corps, et toujours à une place nouvelle; la machine ne s'arrête que quand elle en est couverte. 8. Les pieds dans une fournaise, et une masse de plomb sur sa tête l'abaisse peu à peu, à mesure qu'elle se brûle. 9. Son bourreau la pique à tout instant avec un fer rouge; elle est liée devant lui; il blesse ainsi peu à peu tout le corps en détail. 10. Elle est enchaînée à un pilier sous un globe de verre et vingt serpents affamés la dévorent en détail toute vive. 11. Elle est pendue par une main avec deux boulets de canon aux pieds; si... diviser en 4 chapitres les 2 premiers amenent les personnages et pose l'histoire ... et les 2 derniers ( les 150 passions criminelles et les 150 passions meurtrieres ) amenenent l'horreur la vraie la dure ( plus que ce que l'esprit humain normal peut concevoir ) le livre le plus horrible qui m'a etait donner de lire .... ames sensibles s'abstenir de les lires toutes les deviances y passe meme les plus extremes .... ex : 6. Elle est dans une cuve d'huile bouillante enchaînée. 7. Exposée droite à une machine qui lui lance six fois par minute un trait piquant dans le corps, et toujours à une place nouvelle; la machine ne s'arrête que quand elle en est couverte. 8. Les pieds dans une fournaise, et une masse de plomb sur sa tête l'abaisse peu à peu, à mesure qu'elle se brûle. 9. Son bourreau la pique à tout instant avec un fer rouge; elle est liée devant lui; il blesse ainsi peu à peu tout le corps en détail. 10. Elle est enchaînée à un pilier sous un globe de verre et vingt serpents affamés la dévorent en détail toute vive. 11. Elle est pendue par une main avec deux boulets de canon aux pieds; si elle tombe, c'est dans une fournaise. 12. Elle est empalée par la bouche, les pieds en l'air; un déluge de flammèches ardentes lui tombe à tout instant sur le corps. 13. Les nerfs retirés du corps et liés à des cordons qui les allongent; et, pendant ce temps-là, on les larde avec des pointes de fer brûlantes. 14. Tour à tour tenaillée et fouettée sur le con et le cul avec des martinets de fer à molettes d'acier rouges, et, de temps en temps, égratignée avec des ongles de fer ardents. 15. Elle est empoisonnée d'une drogue qui lui brûle et déchire les entrailles, qui lui donne des convulsions épouvantables, lui fait pousser des hurlements affreux, et ne doit la faire mourir que la dernière; ce supplice est un des plus terribles. Le scélérat se promène dans son caveau aussitôt qu'il est descendu; il examine un quart d'heure chaque supplice, en blasphémant comme un damné et en accablant la patiente d'invectives. Quand à la fin il n'en peut plus, et que son foutre, captivé si longtemps, est prêt à s'échapper, il se jette dans un fauteuil d'où il peut observer tous les supplices. Deux des démons l'approchent, montrent leur cul et le branlent, et il perd son foutre en jetant des hurlements qui couvrent totalement ceux des quinze patientes. Cela fait, il sort; on donne le coup de grâce à celles qui ne sont pas encore mortes, on enterre leurs corps, et tout est dit pour la quinzaine.
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  • Entournantlespages 31/05/2016
    On ne peut pas rester insensible à ce genre de lecture. Soit on adore, soit on déteste. On peut choisir de lire pour le beau, l'émotion, le frisson. On peut aussi lire pour pénétrer dans les vices et les pires atrocités de l'homme afin de voir jusqu'où il peut aller dans la cruauté. Je ne recommanderais pas ce livre à tout le monde, surtout à un public jeune évidemment, ni pour les plus sensibles. Car Sade, et il est réputé pour cela, vous guide vers un chemin où tous les crimes sont permis, où tous les vices sont glorifiés. L'histoire commence par la présentation des quatre personnages principaux. Tous d'une condition aisée, ils vont se livrer ensemble à leurs travers sexuels et meurtriers. Chacun se marie avec la fille de l'autre et organise des orgies entre eux. Les filles couchent avec leur mari, avec leur père sans pouvoir contester. Sade nous plonge directement dans un récit dérangeant où l'inceste, consentant ou non, n'est malheureusement pas la seule atrocité que l'on va suivre, loin de là. Les quatre hommes vont s'organiser pour enlever nombre de personnes, de sept/huit ans jusqu'au plus vieil âge, pour pouvoir se délecter de leurs corps... On ne peut pas rester insensible à ce genre de lecture. Soit on adore, soit on déteste. On peut choisir de lire pour le beau, l'émotion, le frisson. On peut aussi lire pour pénétrer dans les vices et les pires atrocités de l'homme afin de voir jusqu'où il peut aller dans la cruauté. Je ne recommanderais pas ce livre à tout le monde, surtout à un public jeune évidemment, ni pour les plus sensibles. Car Sade, et il est réputé pour cela, vous guide vers un chemin où tous les crimes sont permis, où tous les vices sont glorifiés. L'histoire commence par la présentation des quatre personnages principaux. Tous d'une condition aisée, ils vont se livrer ensemble à leurs travers sexuels et meurtriers. Chacun se marie avec la fille de l'autre et organise des orgies entre eux. Les filles couchent avec leur mari, avec leur père sans pouvoir contester. Sade nous plonge directement dans un récit dérangeant où l'inceste, consentant ou non, n'est malheureusement pas la seule atrocité que l'on va suivre, loin de là. Les quatre hommes vont s'organiser pour enlever nombre de personnes, de sept/huit ans jusqu'au plus vieil âge, pour pouvoir se délecter de leurs corps et de leurs vertus pendant quatre mois dans le château de l'un des tortionnaires. Des règles devront être appliqués et chacun devra remplir ses devoirs du jour. Les actes et crimes vont aller crescendo de mois en mois, le dernier étant le plus infâme. Les prisonniers vont devoir s'adonner aux plaisirs de leurs nouveaux maîtres, ces derniers allant toujours plus loin dans l'immondice et l'abjection. Mais alors, pourquoi lire ce livre si atroce ? Est-ce qu'on ne peut apprécier ce livre que si on se délecte de ces monstruosités ? Bien sûr que non. Comme je l'ai dit au début de ma chronique, ce livre nous révèle la pire face de l'être humain, et c'est bien cela qui m'a donné envie de le lire. Oui, le récit m'a rempli d'effroi, j'en ai eu quelques fois la nausée, et j'ai été stupéfaite par les idées obscènes toujours plus inventives que peuvent avoir ces quatre hommes pour jouir entièrement. Mais ce n'est pas parce que le contenu est horrible que le tout est mauvais, loin de là. Sade a l'art de décrire des scènes absolument dégoûtantes et monstrueuses avec une écriture étonnante et sublime. Et c'est bien ce contraste entre le fond et la forme qui m'a ébahi et fasciné. Je ne pense pas que je le relirais, mais je suis contente de l'avoir fait, même si j'ai ressenti une certaine lassitude à la fin face aux répétitions des supplices et punitions des prisonniers.
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