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EAN : 9782823869415
Code sériel : 6010
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Les liaisons dangereuses
Date de parution : 16/08/2018
Éditeurs :
12-21

Les liaisons dangereuses

Date de parution : 16/08/2018

Édition présentée et commentée par Francis Marmande (université de Paris VII) et Annie Collognat-Barès (lycée Victor-Hugo).

Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa...

Édition présentée et commentée par Francis Marmande (université de Paris VII) et Annie Collognat-Barès (lycée Victor-Hugo).

Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle inspiratrice. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges...

Édition présentée et commentée par Francis Marmande (université de Paris VII) et Annie Collognat-Barès (lycée Victor-Hugo).

Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle inspiratrice. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges de la cruauté, choisissent comme cible des innocents. La pure et naïve Cécile de Volanges, la vertueuse et brûlante Mme de Tourvel seront les victimes de leurs œuvres de vengeance et de destruction morale. Au nom de la seule jouissance, ils s’allient pour bafouer l’amour et les sentiments, jusqu’à la reddition totale.
Les lettres « douces et dangereuses » de deux monstres parfaits composent ce sensationnel chef-d’œuvre romanesque du XVIIIe siècle.

Lire avec le texte intégral et la préface
Comprendre avec Les clés de l’œuvre
39 pages pour aller à l’essentiel
34 pages pour approfondir

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EAN : 9782823869415
Code sériel : 6010
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mybaebooks Posté le 27 Mai 2022
    Je ne sais pas quoi penser de ce livre. J'en ai entendu tellement de bien, comme LE classique incontournable autour de l'amour. Et pourtant… L'histoire est longue. Trop à mon goût d'ailleurs. Mon intérêt est arrivé qu'à partir des 100 dernières pages qui m'ont l'air trop rapide par rapport au reste. J'adore les romans épistolaires et ici c'est très bien exploité il faut l'avouer. Les lettres croisées, les mêmes événements de point de vue différents. Mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Le seul qui m'a légèrement intéressé est celui de Madame de Merteuil. Ce personnage mythique est à la hauteur de ce que l'on peut entendre. Les autres m'ont parru bizarrement plat, sans relief… Et pour finir, l'écriture rend le moindre événements longs. Je n'ai pas accroché du tout au style de Laclos. A vrai dire je suis déçu… J'en espérais tant et rien n'était au rendez vous à part la fameuse manipulatrice.
  • cecile70 Posté le 11 Mai 2022
    Roman épistolaire très célèbre qui fut édité à la fin du XVIIIème siècle, Laclos nous livre ici sa vision du libertinage. Jugé scandaleux lors de sa parution en 1782, ce roman est pourtant subtile malgré le thème et dépeint une société libertaire qui ne souhaite pas rentrer dans des cases. La Marquise de Merteuil souhaite se venger du compte de Gercourt, son ex mari. Celui-ci devant se marier avec la jeune Cécile Volanges qui sort du couvent, elle persuade son ami le Vicomte de Valmont de la séduire. Les deux amis vont alors jouer à des jeux pervers en manipulant les jeunes gens autour d'eux, dont Cécile qui leur fait confiance et le jeune Dehancy dont elle est amoureuse. Bien que s'enorgueillant d'être un séducteur sans attache, le vicomte de Valmont est pourtant séduit par Madame de Tourvel, qui se méfie de lui en raison de sa réputation sulfureuse avec les femmes, et du fait qu'elle souhaite rester fidèle à son mari. Le fait que ce récit soit sous forme de lettres entre quelques personnages centraux rend ce roman très prenant. On assiste petit à petit aux pensées les plus secrètes des protagonistes. Bien que leur jeu soit pervers, on se rend... Roman épistolaire très célèbre qui fut édité à la fin du XVIIIème siècle, Laclos nous livre ici sa vision du libertinage. Jugé scandaleux lors de sa parution en 1782, ce roman est pourtant subtile malgré le thème et dépeint une société libertaire qui ne souhaite pas rentrer dans des cases. La Marquise de Merteuil souhaite se venger du compte de Gercourt, son ex mari. Celui-ci devant se marier avec la jeune Cécile Volanges qui sort du couvent, elle persuade son ami le Vicomte de Valmont de la séduire. Les deux amis vont alors jouer à des jeux pervers en manipulant les jeunes gens autour d'eux, dont Cécile qui leur fait confiance et le jeune Dehancy dont elle est amoureuse. Bien que s'enorgueillant d'être un séducteur sans attache, le vicomte de Valmont est pourtant séduit par Madame de Tourvel, qui se méfie de lui en raison de sa réputation sulfureuse avec les femmes, et du fait qu'elle souhaite rester fidèle à son mari. Le fait que ce récit soit sous forme de lettres entre quelques personnages centraux rend ce roman très prenant. On assiste petit à petit aux pensées les plus secrètes des protagonistes. Bien que leur jeu soit pervers, on se rend compte finalement qu'ils sont pris tous les deux à leur propre piège et qu'ils arrivent à avoir des sentiments. La fin est surprenante et très réussie.
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  • AnnaCan Posté le 27 Avril 2022
    J’ai redécouvert récemment ce chef-d’oeuvre lu à l’époque où j’étais étudiante grâce à Audible. Quel bonheur ! Grâce à l’interprétation remarquable des acteurs (en particulier Karine Viard lisant les lettres de la marquise de Merteuil et Thibaut de Montalembert lisant celles du vicomte de Valmont), le texte gagne en relief et en profondeur, et m’a frappée par son intelligence, son audace et sa beauté. Je connaissais l’intrigue par coeur ou presque, ayant vu et revu les adaptations qu’en ont faites pour le cinéma Stephen Frears ou Milos Forman. Pourtant, j’ai eu largement l’impression de découvrir Les liaisons dangereuses pour la premières fois. J’ai été totalement séduite par la beauté de la langue, si pure, si élégante, pas du tout ampoulée, étonnamment moderne si tant est que ce terme ait un sens. Sans doute la fluidité du style est-elle servie par le fait que le roman repose entièrement sur les lettres échangées par les protagonistes de l’histoire. On évite ainsi les longues descriptions, les lourdeurs qu’implique parfois l’intrusion d’un narrateur. Dans un dialogue ou un échange, même s’il est épistolaire, même s’il date du dix-huitième siècle, on fait forcément appel à un langage plus direct, on se perd moins en... J’ai redécouvert récemment ce chef-d’oeuvre lu à l’époque où j’étais étudiante grâce à Audible. Quel bonheur ! Grâce à l’interprétation remarquable des acteurs (en particulier Karine Viard lisant les lettres de la marquise de Merteuil et Thibaut de Montalembert lisant celles du vicomte de Valmont), le texte gagne en relief et en profondeur, et m’a frappée par son intelligence, son audace et sa beauté. Je connaissais l’intrigue par coeur ou presque, ayant vu et revu les adaptations qu’en ont faites pour le cinéma Stephen Frears ou Milos Forman. Pourtant, j’ai eu largement l’impression de découvrir Les liaisons dangereuses pour la premières fois. J’ai été totalement séduite par la beauté de la langue, si pure, si élégante, pas du tout ampoulée, étonnamment moderne si tant est que ce terme ait un sens. Sans doute la fluidité du style est-elle servie par le fait que le roman repose entièrement sur les lettres échangées par les protagonistes de l’histoire. On évite ainsi les longues descriptions, les lourdeurs qu’implique parfois l’intrusion d’un narrateur. Dans un dialogue ou un échange, même s’il est épistolaire, même s’il date du dix-huitième siècle, on fait forcément appel à un langage plus direct, on se perd moins en digressions que dans un roman de facture classique. J’ai été très frappée de voir si finement dépeint le point de vue féminin qui, du reste, tient la première place dans ce récit. L’auteur parvient de façon surprenante à camper des personnages féminins aussi diamétralement opposés que la marquise de Merteuil et madame de Tourvel. Superficiellement, c’est l’éternel combat du vice contre la vertu, mais intimement, ce sont bien deux personnages vivants et crédibles avec leurs doutes, leurs faiblesses et leurs forces, pas de simples archétypes. La marquise de Merteuil ne se résume pas au monstre de cynisme qu’elle est devenue, elle est avant tout une femme qui revendique les mêmes droits que les hommes; madame de Tourvel n’est pas une simple dévote confite en religion, c’est une femme passionnée et authentique. Que Choderlos de Laclos, un militaire de carrière dont on ne sait à peu près rien, soit l’auteur d’un tel livre ajoute à son mystère. J’ai lu qu’il aurait été très influencé par J-J Rousseau et par la lecture de La nouvelle Héloïse, également un roman épistolaire, dont on trouve d’ailleurs quelques discrètes allusions dans Les liaisons dangereuses. Il a laissé un traité inachevé à sa mort intitulé « De l’éducation des femmes ». L’éducation des jeunes filles de l’époque, l’ignorance dans laquelle on maintenait les femmes issues de l’aristocratie semblent avoir été au coeur de ses réflexions. Elles le révoltaient pour des raisons évidentes d’élémentaire justice, mais aussi parce qu’elles étaient cause de désordres pour la société tout entière. Et en effet, tout le livre peut se lire comme l’illustration des dégâts effroyables dont l’inégalité entre les sexes est la cause. Car dès lors qu’il n’y a rien de plus essentiel pour une femme bien née que de préserver sa vertu, tandis que rien de comparable n’est exigé d’un homme, que reste-t-il à une femme aspirant aux mêmes droits que les hommes? Dans le cas de la marquise de Merteuil qui veut vivre en libertine mais ne peut en aucun cas risquer de perdre sa réputation car la perdre, c’est tout perdre, il reste la ruse et la dissimulation, et leur corollaire : un cynisme à toute épreuve. « Si cependant vous m'avez vue, disposant des événements et des opinions, faire de ces hommes si redoutables le jouet de mes caprices ou de mes fantaisies; ôter aux uns la volonté, aux autres la puissance de me nuire; si (…) ma réputation s'est pourtant conservée pure; n'avez-vous pas dû en conclure que, née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j'avais su me créer des moyens inconnus jusqu'à moi ? » Ainsi à peu près tout ce que vivent ou subissent les personnages a été désiré et voulu par la marquise. Même Valmont, son alter ego, n’est qu’un pantin entre ses mains. Dans ces conditions, tout aurait dû se dérouler conformément aux voeux de la marquise de Merteuil. Mais quelque chose d’imprévisible se glisse dans la mécanique bien huilée qu’elle a mise en oeuvre, et ce quelque chose, c’est l’amour. L’amour, imprévisible et échappant à toute maîtrise, marque véritablement l’intrusion du tragique dans une histoire qui était jusque-là plus badine que tragique. Il fait irruption de manière impromptue et vient se fracasser contre la vanité des personnages. S’il y a une morale dans cette histoire, elle réside peut-être dans la mise en lumière des conséquences dramatiques engendrées par la vanité, celle de la marquise de Merteuil et du vicomte de Valmont en premier lieu. C’est en effet sa vanité qui pousse la marquise à imaginer l’odieux stratagème menant pupille, l’ingénue Cécile Volanges, à se retrouver engrossée par Valmont. Ceci, afin de ridiculiser l’un de ses anciens amants, le comte de Gercourt, qui doit épouser la jeune fille. C’est encore par vanité et en jouant sur celle du vicomte que la marquise obtient de celui-ci qu’il abandonne madame de Tourvel après l’avoir séduite. « Oui, Vicomte, vous aimiez beaucoup Madame de Tourvel, et même vous l'aimez encore; vous l'aimez comme un fou: mais parce que je m'amusais à vous en faire honte, vous l'avez bravement sacrifiée. Vous en auriez sacrifié mille, plutôt que de souffrir une plaisanterie. Où nous conduit pourtant la vanité ! Le Sage a bien raison, quand il dit qu'elle est l'ennemie du bonheur. » L’inégalité entre les hommes et les femmes et plus généralement entre les êtres, l’amour et l’humilité qu’il requiert, la vanité et l’inauthenticité, le cynisme, le pouvoir, tous ces thèmes sont toujours aussi actuels puisqu’ils sont profondément humains. Voilà pourquoi la lecture de ce chef-d’oeuvre du dix-huitième siècle reste si passionnante aujourd’hui.
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  • ghassanzakarya Posté le 23 Avril 2022
    Un véritable chef-d'œuvre. Dans un mot : sublime. La subtilité du style, la beauté du langage, l’éloquence des métaphores… En plus, c’est une dissection brutale de l'aristocratie de l’époque. Si cette dissection se concentre sur les mœurs, ce n’est qu’une couche d’une analyse profonde d’une société toute entière. Un des éléments qui rendent ce livre un bijou de la littérature, c’est que cette exploration ne conduit pas vers une condamnation morale, même si les destins sont tragiques, même si certaines lettres portent un moralisme quasi naïf due aux personnages qui les écrivent. Il y a beaucoup à dire sur Les Liaisons dangereuses, mais il me semble que tout était déjà dit. Il ne me reste que recommander ce classique incontournable à toutes et à tous.
  • mumuboc Posté le 1 Mars 2022
    Ce roman épistolaire a pour point de départ la vengeance d'une femme, Madame la Marquise de Merteuil qui ne supporte pas d'avoir été abandonné par le comte de Gercourt qui vient de se fiancer avec la jeune Mademoiselle de Volanges, 15 ans, cousine et protégée de son ancienne maîtresse Madame de Merteuil. Et elle n'y va pas par quatre chemins : elle demande à son ancien amant, le Vicomte de Valmont, don juan patenté et licencieux, de dépuceler la jeune fiancée avant son mariage et s'offre en récompense de son succès... Valmont accepte le défi mais mène également un autre défi : la conquête  de Madame de Tourvel, femme mariée et fidèle, éloignée momentanément de son époux, mais dont va peu à peu tomber amoureux sans accepter de se l'avouer. De son côté la jeune demoiselle de Volanges est amoureuse de son professeur de musique, le jeune Danceny et ne se résout pas à son futur mariage avec Gercourt, trop âgé à son goût (35 ans) au grand désespoir de sa mère.... Mais Merteuil et Valmont ne sont pas à court d'idées pour arriver à leurs fins et vont mettre en place petit à petit leurs pions, manigances et manipulations pour satisfaire... Ce roman épistolaire a pour point de départ la vengeance d'une femme, Madame la Marquise de Merteuil qui ne supporte pas d'avoir été abandonné par le comte de Gercourt qui vient de se fiancer avec la jeune Mademoiselle de Volanges, 15 ans, cousine et protégée de son ancienne maîtresse Madame de Merteuil. Et elle n'y va pas par quatre chemins : elle demande à son ancien amant, le Vicomte de Valmont, don juan patenté et licencieux, de dépuceler la jeune fiancée avant son mariage et s'offre en récompense de son succès... Valmont accepte le défi mais mène également un autre défi : la conquête  de Madame de Tourvel, femme mariée et fidèle, éloignée momentanément de son époux, mais dont va peu à peu tomber amoureux sans accepter de se l'avouer. De son côté la jeune demoiselle de Volanges est amoureuse de son professeur de musique, le jeune Danceny et ne se résout pas à son futur mariage avec Gercourt, trop âgé à son goût (35 ans) au grand désespoir de sa mère.... Mais Merteuil et Valmont ne sont pas à court d'idées pour arriver à leurs fins et vont mettre en place petit à petit leurs pions, manigances et manipulations pour satisfaire leurs appétits de vengeance mais également de conquête sans se priver de se narrer leurs aventures libertines mais à trop jouer avec les sentiments des autres (et les leurs) ils vont se retrouver pris au piège et provoquer des souffrances qui ne mèneront qu'au drame final. Alors certes la lecture est assez fastidieuse et il faut faire preuve d'attention mais le fait d'avoir partagée celle-ci entre lecture papier et lecture audio afin de le finir dans les temps impartis par le challenge m'a permis d'y prendre peu à peu de plus en plus de plaisir. Le couple formé par Merteuil et Valmont (optons pour une forme courte de leurs noms et qualités) est machiavélique et jamais à court de ressources et d'imagination pour parvenir à leurs fins, n'hésitant pas à jouer sur plusieurs tableaux, faisant fi des sentiments des autres et l'on peut soit les détester pour leurs actions soit ressentir une sorte d'admiration pour leurs perversités mêlées d'intérêts personnels. Jamais en manque d'idées pour rebondir à un refus, à déjouer les obstacles ils vont s'acharner à conquérir, détruire et le tout avec formules de politesse et arguments de taille. Plus d'un ou d'une se trouverait pris dans leurs filets ou y auraient perdu leur innocence car ils ont tous les deux de la "bouteille" quand il s'agit de frivolités, de mensonges et d'ambition à obtenir ce qu'ils ont projeté de posséder. Ils n'hésitent d'ailleurs pas tous les deux à se jouer l'un de l'autre, cachant parfois leurs double-jeux et leurs vrais sentiments. Il y a dans ce roman épistolaire publié en 1782 est un condensé de ce que l'âme humaine peut avoir de plus pervers, avec de l'érotisme suggéré, de l'amour courtois, de la dévotion, sans omettre de clore le tout par de la morale. Quelle originalité dans la construction, diable que Pierre Choderlos de Laclos (1741-1803)a trouvé le bon angle pour l'écriture des 175 lettres qui constituent le roman, arrivant à ne jamais perdre le fil de ses intrigues, laissant parfaitement transparaître à travers elles la psychologie de chacun des "acteurs" dans ce qui démarrait comme un jeu (cruel) et fini en drame, roman qui fut écrit lors d'un séjour sur l'île d'Aix de l'auteur, endroit propice à l'isolement, les distractions ne devant pas être nombreuses..... L'art de la manipulation est porté à son paroxysme, Merteuil est peut-être la plus perverse (à mon goût car instigatrice et maître d'œuvre des faits), Valmont le plus orgueilleux, sûr de son charme, de son pouvoir sur les femmes et arme consentante de son amie et ancienne maîtresse, mais ce sont également les chroniques d'une époque, le XVIIIème siècle sur ses mœurs et marivaudages, jugeant la chair bien faible, les femmes apparaissant comme des enjeux et les hommes comme des conquérants libertins pour certains et pour d'autres comme des êtres faibles et aveugles mais avec le personnage de Merteuil le sexe dit faible trouve là une fine lame jouant à armes et situations égales, les autres personnages féminins étant soit dévote, soumise ou naïve. J'ai beaucoup aimé malgré l'écriture qui demande un temps d'adaptation car nous n'avons plus désormais cet art de la correspondance et du style, les tournures de phrases et l'art de dire ou de ne pas dire. Mais quelle construction et quel puzzle pour arriver à démontrer que tel est pris qui voulait prendre et qu'à trop vouloir jouer avec les sentiments chacun aura beaucoup à perdre, qu'il s'agisse non seulement des joueurs mais de leurs pions, quel talent pour se glisser dans la plume (homme ou femme, aristocrate ou autres) de chacun des épistoliers, d'adopter leurs langages mais également la continuité ou l'évolution de leurs façons de penser. Quelle femme n'aurait pas succombé à la sensualité de Valmont, à son obstination, qui n'aurait pas été admirative de la liberté de Merteuil d'assumer ses choix, de revendiquer ce que l'on accordait à l'époque qu'aux hommes : une vie libre d'esprit et de corps. Comment ne pas plaindre la pauvre Melle de Volanges qui sortant du couvent n'était pas prête à tomber entre les griffes d'un couple aussi pervers et cette Présidente de Tourvel si pieuse et si fidèle qui, malgré sa résistance finira par perdre la raison. Alors je vous avoue que malgré la longueur du récit, l'écriture de l'époque, la quantité de lettres qu'il m'a fallu décacheter, la multitude des personnages, leur candeur ou leur perversité, j'ai beaucoup aimé car je trouve qu'il faut du talent pour tenir le fil du récit, être polyvalent pour s'immerger dans le mental de chacun(e) et conclure par un final dramatique et philosophique.
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