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Gründ
EAN : 9782700032314
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les voyages de Gulliver

,

Collection : Lectures de toujours
Date de parution : 27/01/2011

Des voyages fantastiques...

Alors que sortira sur les écrans le 2 février 2011, le film de Rob Letterman Les Voyages de Gulliver, avec Jack Black et Emily Blunt nous proposons à cette occasion une nouvelle édition de cette œuvre.

 Illustrée par Célia Chauffrey , cet ouvrage nous propose les 2 premiers voyages : Le...

Alors que sortira sur les écrans le 2 février 2011, le film de Rob Letterman Les Voyages de Gulliver, avec Jack Black et Emily Blunt nous proposons à cette occasion une nouvelle édition de cette œuvre.

 Illustrée par Célia Chauffrey , cet ouvrage nous propose les 2 premiers voyages : Le Voyage à Lilliput et Le Voyage à Brobdingnag..

Cette œuvre majeure de Jonathan Swift mêle, en les relativisant, critique et raison, folie et pamphlet, fantastique et science-fiction. Ces deux contes, présentés en version intégrale, proposent un texte qui connaît un même succès auprès des adultes qu'auprès des enfants depuis 1721.

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EAN : 9782700032314
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jfbonne Posté le 29 Juin 2021
    Dans la série "les classiques pour enfants que je n'avais jamais lus", j'ai fini il y a quelques jours Les Voyages de Gulliver ! J'entendais souvent des références au Lilliputiens et voyais régulièrement cette image d'un humain ligoté allongé au sol par ces petits êtres, mais je n'avais encore jamais lu cette aventure. La belle surprise ce fut de découvrir qu'il arrive d'autres aventures à notre héros. Cependant, ce que je ne savais pas, c'est que cet exotisme, ce fantastique, est en fait assez marginal et ne sert en réalité à l'auteur qu'à se mettre hors-contexte afin de pouvoir librement critiquer la société de son époque : en effet, l'histoire passe souvent à l'arrière plan derrière un pamphlet politique omniprésent. Je ne le savais pas, et comme je voulais lire un roman d'aventures, j'ai forcément été contrarié. Par contre, force est de constater que je trouve son analyse très bonne, et en plus de contenir des paragraphes franchement bien envoyés, il faut dire que nombres d'entres eux restent tout à fait d'actualité ! Un bon nombre de 'notables' feraient bien de le relire, ça leur remettrait les idées en place ! A leur lecture, je me suis plusieurs fois demandé comment est-ce que l'auteur avait eu le... Dans la série "les classiques pour enfants que je n'avais jamais lus", j'ai fini il y a quelques jours Les Voyages de Gulliver ! J'entendais souvent des références au Lilliputiens et voyais régulièrement cette image d'un humain ligoté allongé au sol par ces petits êtres, mais je n'avais encore jamais lu cette aventure. La belle surprise ce fut de découvrir qu'il arrive d'autres aventures à notre héros. Cependant, ce que je ne savais pas, c'est que cet exotisme, ce fantastique, est en fait assez marginal et ne sert en réalité à l'auteur qu'à se mettre hors-contexte afin de pouvoir librement critiquer la société de son époque : en effet, l'histoire passe souvent à l'arrière plan derrière un pamphlet politique omniprésent. Je ne le savais pas, et comme je voulais lire un roman d'aventures, j'ai forcément été contrarié. Par contre, force est de constater que je trouve son analyse très bonne, et en plus de contenir des paragraphes franchement bien envoyés, il faut dire que nombres d'entres eux restent tout à fait d'actualité ! Un bon nombre de 'notables' feraient bien de le relire, ça leur remettrait les idées en place ! A leur lecture, je me suis plusieurs fois demandé comment est-ce que l'auteur avait eu le courage, et le culot, de publier une telle satyre ! Il s'est sans aucun doute exposé. Chapeau à lui ! Une sacrée découverte !
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  • Kenehan Posté le 6 Juin 2021
    Une lecture atypique que j'ai apprécié dans son approche "extraordinaire" et moins dans son approche "critique". Pour chacun des voyages, c'est l'abord "fantastique" qui m'a emporté et motivé à poursuivre alors que dès que la satyre prenait le pas, mon esprit avait tendance à décrocher. Et ce reproche d'une satyre dominant le fantastique s'origine dans ma nette préférence pour la littérature fantastique. Je ne dénigrerais donc pas la satyre ici présente, au mieux j'en vanterais certaines qualités, notamment la variabilité du prisme de Gulliver sous l'impulsion de la plume de Swift. En effet, l'auteur joue avec les environnements et les peuplades exotiques pour influer sur la perception de son héros. De sorte que même avec toute la volonté du monde, le prisme de Gulliver est obligé de se transformer. A chaque fois seul représentant de son peuple, Gulliver expérimente pour de longues durées des changements de conditions relativement extrêmes. D'être infiniment grand à infiniment petit, de raisonné à stupide, il voit le monde tantôt d'en haut, tantôt d'en bas, etc. Toute cette démesure au service d'une critique violente de la société britannique de l'époque et même humaine dans son ensemble au point que Gulliver finisse par souffrir d'une misanthropie aigue. Une... Une lecture atypique que j'ai apprécié dans son approche "extraordinaire" et moins dans son approche "critique". Pour chacun des voyages, c'est l'abord "fantastique" qui m'a emporté et motivé à poursuivre alors que dès que la satyre prenait le pas, mon esprit avait tendance à décrocher. Et ce reproche d'une satyre dominant le fantastique s'origine dans ma nette préférence pour la littérature fantastique. Je ne dénigrerais donc pas la satyre ici présente, au mieux j'en vanterais certaines qualités, notamment la variabilité du prisme de Gulliver sous l'impulsion de la plume de Swift. En effet, l'auteur joue avec les environnements et les peuplades exotiques pour influer sur la perception de son héros. De sorte que même avec toute la volonté du monde, le prisme de Gulliver est obligé de se transformer. A chaque fois seul représentant de son peuple, Gulliver expérimente pour de longues durées des changements de conditions relativement extrêmes. D'être infiniment grand à infiniment petit, de raisonné à stupide, il voit le monde tantôt d'en haut, tantôt d'en bas, etc. Toute cette démesure au service d'une critique violente de la société britannique de l'époque et même humaine dans son ensemble au point que Gulliver finisse par souffrir d'une misanthropie aigue. Une œuvre intéressante mais que je ne saurais apprécier pour ce qu'elle est réellement. Peu sensible à la satyre littéraire, pas très passionné par les récits de voyages, même moqués, j'ai l'impression de passer à côté du réel propos pour ne retenir que l'imaginaire.
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  • cvd64 Posté le 3 Janvier 2021
    Comment gérer la différence quand on se retrouve loin de chez soi et que les habitants du pays dans lequel vous débarquez ressemblent à des lutins, pas toujours farceurs même s'ils vous enchaînent pensant se protéger; là n'est qu'un pan de ces histoires vécues par Gulliver mais que l'on suit avec impatience, en attendant toujours plus de mystère, d'héroïsme.
  • IdeesLivresMandarine Posté le 5 Décembre 2020
    Attention, On est très loin de l'histoire pour enfants !! Une redécouverte aussi étonnante que déconcertante. Ecrit au début du xviii s, ce livre reprend successivement les quatre voyages de Gulliver jeune chirurgien puis capitaine dans 4 pays complètement différents et fictifs. Ce roman a priori d'aventure n'est qu'une grande dénonciation du système anglais de l'époque et de ses actions contre l'Irlande notamment . Mais le texte est très intéressant, on ne s'ennuit pas du tout, c'est incisif, ironique, c'est drôle et cynique. A noter que ce livre a été publié anonymement, on comprend facilement avec les risques encourus ... Swift nous prévient ... Il n'est pas là pour divertir le lecteur, il est là pour l'instruire. Le ton est donné! Une très très belle découverte
  • JulienDjeuks Posté le 3 Juillet 2020
    Dans un premier niveau de lecture, les Voyages de Gulliver apparaissent comme une fable rabelaisienne, où la caricature vire à la farce, où la grossièreté se mêle à un aspect critique, politique, philosophique. Les voyages extraordinaires de Gulliver rappellent par leur facture les aventures de Sindbad le marin, intégrées aux Mille et Une Nuits d'Antoine Galland (publiées au début du siècle), mais le merveilleux et l'aventure ne sont qu'un prétexte pour une prise de recul et une réflexion sur la condition humaine. Dans la lignée des Lettres persanes de Montesquieu, Swift utilise le décentrement du regard pour offrir une critique de plus en plus mordante de la civilisation humaine. Il commence par faire observer une micro-société – comme à l'échelle des fourmis – pour émettre une critique des institutions, comme les religions et l'autoritarisme des monarques qui entraînent des guerres stupides pour des causes sans importances ou d'ordre privé. Dans un second temps, Swift montre comme la beauté du corps humain est elle aussi relative, question de formation de l'oeil, corps beaucoup moins admirable une fois passé à la loupe. le troisième grand voyage de Gulliver permet à Swift de s'attaquer aux dérives intellectuelles et scientifiques, à leur manque de considération... Dans un premier niveau de lecture, les Voyages de Gulliver apparaissent comme une fable rabelaisienne, où la caricature vire à la farce, où la grossièreté se mêle à un aspect critique, politique, philosophique. Les voyages extraordinaires de Gulliver rappellent par leur facture les aventures de Sindbad le marin, intégrées aux Mille et Une Nuits d'Antoine Galland (publiées au début du siècle), mais le merveilleux et l'aventure ne sont qu'un prétexte pour une prise de recul et une réflexion sur la condition humaine. Dans la lignée des Lettres persanes de Montesquieu, Swift utilise le décentrement du regard pour offrir une critique de plus en plus mordante de la civilisation humaine. Il commence par faire observer une micro-société – comme à l'échelle des fourmis – pour émettre une critique des institutions, comme les religions et l'autoritarisme des monarques qui entraînent des guerres stupides pour des causes sans importances ou d'ordre privé. Dans un second temps, Swift montre comme la beauté du corps humain est elle aussi relative, question de formation de l'oeil, corps beaucoup moins admirable une fois passé à la loupe. le troisième grand voyage de Gulliver permet à Swift de s'attaquer aux dérives intellectuelles et scientifiques, à leur manque de considération pour la vie concrète – perdus dans leurs pensées dans une invention farfelue, sans capacité d'écoute, sans un regard pour la situation concrète des pauvres, cocufiés par leurs femmes… Swift s'attaquant au passage au fantasme de l'immortalité et aux grands hommes de l'histoire, objectifs et fondements d'un scientisme et d'un positivisme (encore d'actualité avec le transhumanisme d'un Bill Gates), se rapproche en fait moins des conservateurs que de l'historiographie moderne (qui regarde moins les grands hommes que les structures), et que des critiques de la technologie du XXe siècle comme Günther Anders ou Ivan Illich. En offrant une comparaison entre diverses sociétés plus ou moins élaborées, Swift donne clairement sa préférence pour les moins élaborées d'un point de vue civilisationnel – celle plus animale des Houyhnhnms chevalins, celle des géants, toutes deux plus agricoles, plus lentes –, mais pas forcément les moins fines quant à la sagesse et à la faculté de cette société à collaborer. On peut ainsi lire comme un regard écologique avant l'heure, une envie de retour à la terre, à la vie simple, à la vie en communauté… N'empêche qu'il domine à la fin de l'oeuvre un certain pessimisme sur la nature humaine, un dégoût, les vices des Yahoos, ces êtres humains sauvages, semblent être inscrits dans la nature humaine : regard sur l'autre, jalousie, égoïsme, brutalité… le mythe du bon sauvage est écarté au passage, l'être humain n'est pas bon de nature, une certaine civilisation et l'utilisation de la raison permettent à l'Homme un certain assouplissement de sa nature mauvaise. Mais loin d'aller vers un perfectionnement continu, l'Homme retombe régulièrement dans ses travers. L'Homme est-il un danger pour la nature et pour la planète ? Une espèce nuisible et irrécupérable ? Ou bien y a-t-il encore des possibilités pour aller vers la sagesse ? Quand on regarde les sociétés appréciées par Swift, ce sont des sociétés où dominent la sagesse, l'entraide, l'ordre collectif, la vie en harmonie avec la nature, la lenteur, le dialogue… La science, les technologies, l'intelligence, ne sont en fait que des illusions qui maintiennent le cap vicieux de l'Homme.
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