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Lizzie
EAN : 9791036621253
Façonnage normé : MP3
Durée : 707 min
Nouveauté

Mobylette

Date de parution : 15/11/2021
Prix Stanislas 2021 pour le meilleur premier roman de la rentrée littéraire
À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d’efforts pour l’avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu.... À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d’efforts pour l’avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d’ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n’y a qu’un pas. Quelques pas pour être précis. Un foyer pour ados sorti d’un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante. Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux sœurs aussi féroces qu’attachantes.
Accrochez-vous.
 
Mobylette est un roman déjanté et cruellement drôle qui dresse le portrait décapant d’un trentenaire à la dérive dans un univers qui ne l’est pas moins, celui de l’aide sociale à l’enfance. Tour à tour désopilante, survoltée et hilarante, impossible de résister à cette aventure à mille à l’heure entre les Vosges et la Moselle. Il y a du John Kennedy Toole chez Frédéric Ploussard, et ça décoiffe.
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EAN : 9791036621253
Façonnage normé : MP3
Durée : 707 min
Lizzie
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PRIX CONSEILLÉ
22.99 €

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • micetmac Posté le 2 Novembre 2021
    En ces temps bénis de Rentrée littéraire, cette période où l’on se dit que la pénurie mondiale de papier n’est pas forcément une catastrophe, où bon nombre de livres, défiant la gravité sur des tables nécessairement trop étroites oscillent entre mon papa et moi et moi et papounet, un ouvrage possède une arme redoutable : le rire. Arme négligée (méprisée ?) par nos plumitifs qui y vont de leurs listes de prescription qui fleurissent plus vite qu’une acné galopante sur une peau trop grasse, liste dont il m’est une règle d’ignorer soigneusement les recommandations. Certes, on en parle de Mobylette de Frédéric Ploussard mais pas assez ! Mobylette provoque le rire. Attention, pas celui, posé et ironique, qui soulève subrepticement le coin des lèvres, si discret que quelques médisants parieraient sur son inexistence. Non, ici je parle de gloussements nerveux, éclats de rire intempestifs. Dans une France critique, où, pour filer la métaphore cinématographique, un Lars Von Trier aussi pesant qu’un porte-container charriant des 38 tonnes remplis de plomb fondu mettra toujours une tôle à un Blues Brothers aérien et punchy ; c’est gonflé Le rire que pratique Ploussard n’est pas gentillet. Soulevé par une plume acide, belle et vive, ce roman narre les... En ces temps bénis de Rentrée littéraire, cette période où l’on se dit que la pénurie mondiale de papier n’est pas forcément une catastrophe, où bon nombre de livres, défiant la gravité sur des tables nécessairement trop étroites oscillent entre mon papa et moi et moi et papounet, un ouvrage possède une arme redoutable : le rire. Arme négligée (méprisée ?) par nos plumitifs qui y vont de leurs listes de prescription qui fleurissent plus vite qu’une acné galopante sur une peau trop grasse, liste dont il m’est une règle d’ignorer soigneusement les recommandations. Certes, on en parle de Mobylette de Frédéric Ploussard mais pas assez ! Mobylette provoque le rire. Attention, pas celui, posé et ironique, qui soulève subrepticement le coin des lèvres, si discret que quelques médisants parieraient sur son inexistence. Non, ici je parle de gloussements nerveux, éclats de rire intempestifs. Dans une France critique, où, pour filer la métaphore cinématographique, un Lars Von Trier aussi pesant qu’un porte-container charriant des 38 tonnes remplis de plomb fondu mettra toujours une tôle à un Blues Brothers aérien et punchy ; c’est gonflé Le rire que pratique Ploussard n’est pas gentillet. Soulevé par une plume acide, belle et vive, ce roman narre les péripéties d’un éducateur, 2 mètres au garrot et plus de 100 kilos de barbaque tourmentée qui s’assoie sur les jeunes dont il s’occupe pour étayer une méthode éducative basée sur l’écoute, l’immobilisation et l’anticipation d’emmerdes XXL. Bergson l’a écrit : le rire est une affaire sérieuse. Mobylette parle de misère sociale, de déclassement et de la famille également, comme quoi il est raccord. Mais il le fait en nous faisant marrer. Le rire n’efface pas l’émotion ni la réflexion, ils les subliment. Car c’est poignant finalement Mobylette, distillant un espoir tenu et tenace. C’est foutument excellent ! Et puis, surtout, on le finit ce livre. Et ça... En ces temps de Rentrée littéraire, etc.
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  • hcdahlem Posté le 1 Novembre 2021
    L’éducateur mal éduqué Voilà l’une des pépites de cette rentrée! Un premier roman mené sur les chapeaux de roue… de Mobylette, entre Lorraine et Vosges. En suivant un jeune éducateur de galère en galère, Frédéric Ploussard dresse un joli panorama du bordel ambiant. Le seul élément positif qui aura présidé à la naissance de Dominique est la météo de ce mois d'août. Pour le reste ses 62 cm auront failli lui coûter la vie, auront fait suer sa mère près de neuf heures et auront mis les nerfs de son père à rude épreuve. Dès lors, l'enfant devra se frayer un chemin entre violence et ressentiment ou, au mieux, une indifférence coupable. Une enfance sans amour qui va culminer par un épisode très traumatisant du côté de Clinquey, cette cité imaginaire du Grand-est qui ressemble à Briey où est né l’auteur. Après une virée en vélo dans la cité voisine, il se fera attraper par une bande de jeunes, sera battu et humilié et échappera de justesse à un viol. À son retour, sa mère lui reprochera son pantalon déchiré et son père de ne pas savoir rouler en vélo. D'autres violences vont suivre, mais elles auront le mérite d’aguerrir l’enfant, puis... L’éducateur mal éduqué Voilà l’une des pépites de cette rentrée! Un premier roman mené sur les chapeaux de roue… de Mobylette, entre Lorraine et Vosges. En suivant un jeune éducateur de galère en galère, Frédéric Ploussard dresse un joli panorama du bordel ambiant. Le seul élément positif qui aura présidé à la naissance de Dominique est la météo de ce mois d'août. Pour le reste ses 62 cm auront failli lui coûter la vie, auront fait suer sa mère près de neuf heures et auront mis les nerfs de son père à rude épreuve. Dès lors, l'enfant devra se frayer un chemin entre violence et ressentiment ou, au mieux, une indifférence coupable. Une enfance sans amour qui va culminer par un épisode très traumatisant du côté de Clinquey, cette cité imaginaire du Grand-est qui ressemble à Briey où est né l’auteur. Après une virée en vélo dans la cité voisine, il se fera attraper par une bande de jeunes, sera battu et humilié et échappera de justesse à un viol. À son retour, sa mère lui reprochera son pantalon déchiré et son père de ne pas savoir rouler en vélo. D'autres violences vont suivre, mais elles auront le mérite d’aguerrir l’enfant, puis l’adolescent. Il aura ainsi appris que la meilleure défense c'est l'attaque. Et même s'il est grand et maigre, il va développer ses capacités à ne plus encaisser mais à donner d'abord les coups. Les fêtes de Noël venant, année après année, marquer un point d'orgue à cette vie de famille. Au premier rang de cet immuable rituel viendront les cadeaux préparés par ses parents pour lui et ses deux sœurs, jolis symboles du manque d'amour. Ce qui n'empêche pas Dominique de croire qu'un jour, il pourrait trouver une Mobylette sous le sapin. Une Mobylette symbole d’indépendance… Dominique a maintenant trente ans, il est marié et père de famille. Il a quitté la Lorraine pour s’installer dans les Vosges. Mais le couple qu'il forme avec Patricia part à vau-l'eau. Noyé sous les reproches, il ne sait plus vraiment pourquoi il rentre chez lui après des journées harassantes. Il pourrait tout aussi bien rester dans le foyer d’adolescents difficiles où il travaille à canaliser les débordements de pensionnaires toujours prêts à la rébellion. Avec Franck, Adama, Sullivan, Cindy et Mélanie, les conflits sont permanents, la violence intrinsèque, les bagarres quotidiennes. Le noir semble la seule couleur susceptible de peindre le décor d’un Grand-Est désindustrialisé où la sidérurgie aura offert une perspective à la population avant de causer sa perte. Misère et paupérisation. Les ingrédients qui ont aussi servi Nicolas Mathieu, lauréat du Prix Goncourt avec Leurs enfants après eux, Laurent Petitmangin et Ce qu’il faut de nuit ou encore Jérémy Bracone avec Danse avec la foudre. Sauf que cette fois l’humour et le côté joyeusement foutraque – je vous particulièrement la séance de cinéma – viennent donner un côté pieds nickelés à ce récit qui pourrait sinon sombrer dans un drame social très glauque. Paradoxalement, c’est l'annonce simultanée de deux nouvelles catastrophes, la fuite de deux jeunes pensionnaires et le cancer de Patricia, qui vont pousser Dominique à réagir et faire basculer ce roman très habilement mené. Vous l’avez compris, Frédéric Ploussard a réussi son entrée en littérature. Son premier roman est époustouflant, à la fois grave et drôle. Si rien de la misère sociale ne nous est épargné, la grâce d’une plume virevoltante emporte tous les suffrages. Car il réussit la performance pourtant très improbable dans ce sac de nœuds de faire entrer poésie et même tendresse dans ce décor sinistré. Vous allez vous régaler!
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  • Fanvin54 Posté le 24 Octobre 2021
    J'avais coché ce roman de la rentrée littéraire en entendant Beigbeder en dire le plus grand bien dans le Masque et la Plume... et j'ai bien fait de suivre ce conseil ! Voici une histoire déjantée, survoltée, qui se passe en Lorraine, entre Vosges et Meurthe-et-moselle... et dans laquelle ma commune est citée (le fait est suffisamment rare pour être souligné) ! Notons au passage que pour les lecteurs lorrains, le mélange entre villes réelles et fictives peut s'avérer un peu perturbant, tout comme les distances kilométriques qui m'ont semblé parfois... aléatoires. Mais revenons à nos moutons... comment résumer ce roman ? Disons que le grand Dom, qui bosse dans un foyer pour ados, et qui a une vie familiale plutôt compliquée, se retrouve embarqué dans d'étonnantes histoires impliquant des personnages pour le moins... pittoresques. Attention, la plume est mordante, ça dézingue au lance flammes la cellule familiale ! En même  temps, l'auteur est un ancien éducateur spécialisé, et on ressent une vraie tendresse de sa part pour les mômes accueillis à l'aide Sociale à l'enfance... même s'il en profite parallèlement pour régler ses comptes avec le secteur, semble-t-il. En tout cas, le récit est drôle, incisif, féroce, mais également plein d'humanité. Il... J'avais coché ce roman de la rentrée littéraire en entendant Beigbeder en dire le plus grand bien dans le Masque et la Plume... et j'ai bien fait de suivre ce conseil ! Voici une histoire déjantée, survoltée, qui se passe en Lorraine, entre Vosges et Meurthe-et-moselle... et dans laquelle ma commune est citée (le fait est suffisamment rare pour être souligné) ! Notons au passage que pour les lecteurs lorrains, le mélange entre villes réelles et fictives peut s'avérer un peu perturbant, tout comme les distances kilométriques qui m'ont semblé parfois... aléatoires. Mais revenons à nos moutons... comment résumer ce roman ? Disons que le grand Dom, qui bosse dans un foyer pour ados, et qui a une vie familiale plutôt compliquée, se retrouve embarqué dans d'étonnantes histoires impliquant des personnages pour le moins... pittoresques. Attention, la plume est mordante, ça dézingue au lance flammes la cellule familiale ! En même  temps, l'auteur est un ancien éducateur spécialisé, et on ressent une vraie tendresse de sa part pour les mômes accueillis à l'aide Sociale à l'enfance... même s'il en profite parallèlement pour régler ses comptes avec le secteur, semble-t-il. En tout cas, le récit est drôle, incisif, féroce, mais également plein d'humanité. Il y a un petit côté Albert Dupontel j'ai trouvé, genre "Adieu les cons"... n'hésitez pas en tout cas à mettre votre casque et prendre le guidon de "Mobylette" !
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  • raime Posté le 23 Octobre 2021
    J'ai été attiré d'abord par la couverture qui ressortait bien sur le présentoir des livres de la rentrée littéraire 2021. Après pourquoi ce jeune porte t'il autant de casquettes sur la tête ? Parce qu'il n'est pas seul dans sa tête ? Aucune idée. Après le titre "mobylette" : on en voit pas la roue de cette mobylette ! Alors quoi ? Le personnage principal rêve d'une mobylette est reste un ado attardé : un ado dans un corps d'adulte) qui est le premier à faire les 400 coups avec les jeunes qu'il est sensé encadrer. Le Premier tiers du livre est un bijou de folie, on part à 100 à l'heure, c'est drôle, déjanté et puis .... le train ralenti et même si l'histoire reste intéressante, j'ai été déçu par cette promesse non tenue. Presque un sans faute.
  • Kittiwake Posté le 3 Septembre 2021
    Il ne faut pas plus de deux pages pour entrer dans cette histoire et être séduit par le brio de l’écriture ! Une brève visite pour camper le décor, celui des origines, Clinquey, une petite cité qui semble constituer une synthèse des erreurs de l’urbanisme des cinquante dernières années. Dans la forêt proche, se déroule le drame initial, celui qui a induit tout le reste, y compris une certaine forme de résilience. La dérision est là, immédiate, pour désamorcer la morosité. On comprend vite les limites du soutien familial. Le milieu est frustre, ce sont les silences et les coups qui dictent les règles. Le temps passe mais le petit nuage noir au dessus de la tête du narrateur est toujours bien présent. De l’eau dans le gaz pour ce couple fraichement parental, et une rude remise en cause permanente dans le boulot. De l’utilité de mesurer un mètre quatre vingt dix pour maitriser un ado « énervé » dans un centre dédié, dont on ne sait qui est à l’abri, les pensionnaires ou l’ensemble du monde extérieur. Les allers et retours du narrateur, de sa famille clinquine à son couple en crise, sont interrompus par les... Il ne faut pas plus de deux pages pour entrer dans cette histoire et être séduit par le brio de l’écriture ! Une brève visite pour camper le décor, celui des origines, Clinquey, une petite cité qui semble constituer une synthèse des erreurs de l’urbanisme des cinquante dernières années. Dans la forêt proche, se déroule le drame initial, celui qui a induit tout le reste, y compris une certaine forme de résilience. La dérision est là, immédiate, pour désamorcer la morosité. On comprend vite les limites du soutien familial. Le milieu est frustre, ce sont les silences et les coups qui dictent les règles. Le temps passe mais le petit nuage noir au dessus de la tête du narrateur est toujours bien présent. De l’eau dans le gaz pour ce couple fraichement parental, et une rude remise en cause permanente dans le boulot. De l’utilité de mesurer un mètre quatre vingt dix pour maitriser un ado « énervé » dans un centre dédié, dont on ne sait qui est à l’abri, les pensionnaires ou l’ensemble du monde extérieur. Les allers et retours du narrateur, de sa famille clinquine à son couple en crise, sont interrompus par les multiples frasques issues de l’imagination débridée de l’ensemble des protagonistes Derrière le tableau cocasse et les situations délirantes, (mais ne pas oublier que la réalité peut parfois dépasser la fiction), le rappel de ce que peut générer une famille foutraque, et le drame de ces jeunes qui portent dans leur bagage déjà trois générations d’êtres abimés, hors norme, qu’il convient de planquer derrière des murs les plus hauts possibles. Un premier roman qui m’a vraiment séduite, par le ton et par l’authenticité de ce que l’on y lit (confortée par mes années de travail en ITEP).
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