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EAN : 9782262042745
Code sériel : TEMP
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 108 x 177 mm
Bismarck
Collection : Tempus
Date de parution : 05/09/2013
Éditeurs :
Perrin

Bismarck

Collection : Tempus
Date de parution : 05/09/2013

Le portrait tout en nuances d’un homme politique d’exception qui a forgé l’Allemagne moderne et dominé la scène européenne.

Bismarck domine par sa stature et ses succès l’histoire européenne du XIXe siècle. Après avoir vaincu l’Autriche-Hongrie en 1866, il défait la France du Second Empire en 1870, ce qui...

Bismarck domine par sa stature et ses succès l’histoire européenne du XIXe siècle. Après avoir vaincu l’Autriche-Hongrie en 1866, il défait la France du Second Empire en 1870, ce qui lui permet de proclamer l’Empire allemand, sous la prééminence de la Prusse, dont il est le chancelier. Pour mieux dominer...

Bismarck domine par sa stature et ses succès l’histoire européenne du XIXe siècle. Après avoir vaincu l’Autriche-Hongrie en 1866, il défait la France du Second Empire en 1870, ce qui lui permet de proclamer l’Empire allemand, sous la prééminence de la Prusse, dont il est le chancelier. Pour mieux dominer le continent, ce pragmatique oriente les puissances adverses vers la colonisation au congrès de Berlin, tandis qu’il pose en Allemagne les jalons d’une politique sociale d’envergure pour contrer la montée du socialisme. Afin de contenir la volonté de revanche de la France amputée de l’Alsace et de la Lorraine, il inaugure l’entente des trois empereurs, qui ne survivra pas à sa chute. En reniant son héritage, Guillaume II précipitera l’Allemagne à sa perte.

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EAN : 9782262042745
Code sériel : TEMP
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Jean-Paul Bled nous présente ce colosse de l'histoire en junker par la racine et en visionnaire de la plus haute cime.
Le Figaro littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BazaR Posté le 20 Octobre 2021
    J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur Bismarck après avoir lu l’an dernier un dossier dans le magazine L’Histoire sur le partage de l’Afrique. La vision fugace du personnage laissait penser qu’il n’était pas forcément le croquemitaine installé dans l’inconscient des Français par un siècle d’animosité germano-française. Bon, au début cette impression n’a pas été confirmée. Jean-Paul Bled décrit un Bismarck très conservateur, arrimé à l’idée de grandeur de la monarchie prussienne, combattant les idées libérales et républicaines. Rapidement les traits se précisent. Lorsqu’il détient les rênes du pouvoir en tant que ministre-président de Prusse il agit par pragmatisme, sans scrupules ni morale mais sans s’accrocher à une idéologie, un peu comme la vie qui emploie toutes les stratégies possibles pour se développer. Son objectif est une Prusse forte dans une Allemagne Unie qui domine la scène européenne. Pour l’atteindre, il joue toutes les tactiques possibles, de l’alliance à la menace de conflit et jusqu’au conflit lui-même s’il se révèle la stratégie la plus efficace. La guerre n’est pour lui que la continuité de la diplomatie. Ainsi Bismarck doit d’abord élever la Prusse au niveau de l’Autriche, qui domine la Confédération germanique. Puis il impose sa suprématie après « l’inévitable »... J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur Bismarck après avoir lu l’an dernier un dossier dans le magazine L’Histoire sur le partage de l’Afrique. La vision fugace du personnage laissait penser qu’il n’était pas forcément le croquemitaine installé dans l’inconscient des Français par un siècle d’animosité germano-française. Bon, au début cette impression n’a pas été confirmée. Jean-Paul Bled décrit un Bismarck très conservateur, arrimé à l’idée de grandeur de la monarchie prussienne, combattant les idées libérales et républicaines. Rapidement les traits se précisent. Lorsqu’il détient les rênes du pouvoir en tant que ministre-président de Prusse il agit par pragmatisme, sans scrupules ni morale mais sans s’accrocher à une idéologie, un peu comme la vie qui emploie toutes les stratégies possibles pour se développer. Son objectif est une Prusse forte dans une Allemagne Unie qui domine la scène européenne. Pour l’atteindre, il joue toutes les tactiques possibles, de l’alliance à la menace de conflit et jusqu’au conflit lui-même s’il se révèle la stratégie la plus efficace. La guerre n’est pour lui que la continuité de la diplomatie. Ainsi Bismarck doit d’abord élever la Prusse au niveau de l’Autriche, qui domine la Confédération germanique. Puis il impose sa suprématie après « l’inévitable » conflit (Sadowa), isole l’Autriche en l’excluant de l’union de la Petite Allemagne recherchée. Cependant il ne recherche pas son humiliation, contrairement à l’Empereur Guillaume Ier qui aurait voulu défiler à Vienne. Il cherche immédiatement à retrouver des rapports cordiaux. Bismarck emploie aussi une stratégie guerrière pour parvenir à l’union allemande, en s’appuyant sur le sentiment anti-français. Il pousse habilement Napoléon III à déclarer la guerre, plaçant l’Allemagne comme l’agressée aux yeux de l’Europe. Jean-Paul Bled incite à penser qu’il commet une erreur en n’employant pas la même clémence envers la France qu’envers l’Autriche : l’appropriation de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, la proclamation de l’Empire Allemand à Versailles, sont autant de faits qui engendreront l’envie de revanche en France. L’union réalisée, Bismarck devient une sorte de diplomate de la paix. Il place l’Allemagne dans une position de neutralité et parvient à étouffer plusieurs conflits latents entre nations, par exemple entre l’Autriche-Hongrie et la Russie. Cela ne va pas bien sûr sans arrière pensée : il faut maintenir la France isolée et éviter son éventuelle alliance avec la Russie. Il faut aussi satisfaire l’opinion allemande souvent plus va-t-en-guerre que le chancelier. Bismarck a autant d’activité à l’intérieur de l’Allemagne. Une grosse part du livre décrit les multiples alliances et ruptures avec les libéraux ou les catholiques. C’est toujours le pragmatisme qui domine, jouant parfois le libre-échange, parfois le protectionnisme. L’idéologie n’est pas un levier de sa politique, à l’exception du socialisme qu’il combattra toujours. Pour l’affaiblir, il lance les premières lois sociales d’Allemagne. La chute vient après l’avènement de Guillaume II en tant qu’empereur. Ce dernier ne supporte plus le vieux qui tient depuis des décennies les rênes du pouvoir entre ses seules mains jalouses. Il accepte sa démission. Guillaume veut utiliser et amplifier la primauté de l’Allemagne en Europe, quitte à se froisser avec les autres nations. Jean-Paul Bled indique que c’est cette attitude qui mènera finalement à la première guerre mondiale. L’image de Bismarck est ensuite brouillée par les partis politiques qui cherchent à se l’accaparer, Hitler le premier. Le mythe du personnage s’éloigne de l’homme, dérive parfois jusqu’à la caricature. Un excellent ouvrage qui permet de prendre conscience de la complexité des relations internationales au 19ème siècle.
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  • majero Posté le 9 Juin 2015
    Livre intéressant. J'étais curieux de découvrir l'épisode de la guerre de 1870, mais ce n'est qu'une toute petite partie du livre. Par contre j'ai appris que c'est Bismarck qui a unifié l'Allemagne et constitué le Reich. C'est intéressant de voir comme il a œuvré pour préserver la paix grâce à des alliances et une répartition des forces en Europe. Ceux qui sont intéressés par le nombre de voix que chaque parti obtient lors des très nombreuses élections seront comblés;-)
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