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La Découverte
EAN : 9782348040856
Code sériel : 141
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 120 x 190 mm

L'affaire Dreyfus

Collection : Repères
Date de parution : 29/11/2018

En 1994, la première parution de ce livre avait été saluée par la critique et les lecteurs, et traduite en plusieurs langues. Sa réédition de 2006 fut augmentée d’un nouveau chapitre final et connut le même succès. Cette quatrième édition actualise de nombreuses données et propose de nouvelles analyses de l’événement et de l’histoire qui en est faite.

Le 22 décembre 1894, un procès d’État condamne un capitaine juif, alsacien, innocent de toute charge, pour crime de « haute trahison » (en faveur de l’Allemagne). S’ouvre, deux ans plus tard, une crise majeure de la République. Le régime est menacé par l’effondrement de la justice, l’impunité de l’armée,...

Le 22 décembre 1894, un procès d’État condamne un capitaine juif, alsacien, innocent de toute charge, pour crime de « haute trahison » (en faveur de l’Allemagne). S’ouvre, deux ans plus tard, une crise majeure de la République. Le régime est menacé par l’effondrement de la justice, l’impunité de l’armée, la violence des nationalistes, la peur des républicains.
Mais l’engagement pour Dreyfus, la défense des droits de l’homme et du citoyen, la lutte contre l’antisémitisme et le nationalisme entraînent un sursaut civique de la société. Le 12 juillet 1906, un arrêt solennel de la Cour de cassation réhabilite l’officier. L’Affaire inaugure un âge démocratique porté par l’engagement des intellectuels, les expériences dreyfusistes, la reconnaissance de nouvelles libertés comme celles d’association et de conscience (au fondement de la laïcité), la solidarité pour les opprimés de par le monde.
Ces mutations si décisives pour la Belle Époque demeurent d’actualité, face à la raison d’État, au viol de la justice et à l’abandon des persécutés. Pour retrouver le sens des valeurs dans des sociétés traversées par le racisme, l’antisémitisme et les passions identitaires ?

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EAN : 9782348040856
Code sériel : 141
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 120 x 190 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cicou45 Posté le 6 Août 2012
    Commencé il y a quelque temps déjà, je n'ai pas pu lire cet ouvrage d'une seule traite car j'avais besoin de m'aérer l'esprit entre temps. Néanmoins, ayant beaucoup apprécié l'ouvrage de Zola, «J'accuse», je me devais de combler mes lacunes en ce qui concerne cette affaire. Certes, je connaissais bien entendu le nom d'Alfred Dreyfus ( d'ailleurs, qui ne le connaît pas?) mais je ne pouvais pas me vanter de connaître réellement tous les faits et ce qu'il s'est réellement passé en cette fin du XIXe siècle. Tout commença en cette fin du mois d'octobre 1894 lorsque l'officier Alfred Dreyfus fut arrêté, étant accusé d'espionnage pour le compte de l'Allemagne avec pour preuve principale un bordereau signé «D». Jugé deux fois par le conseil de guerre (dont le dernier se déroula à Rennes) et condamné deux fois, il fut non seulement dégradé mais également envoyé sur L'île du Diable, une sorte de bagne que l'on réservait à l'époque pour les condamnés pour raison politique puis rapatrié en France où il purgea également une peine de prison mais plus courte cette fois-ci. Durant son exil à l'île du Diable, son frère Mathieu, son épouse Lucie ainsi que tous ceux qui étaient persuadés... Commencé il y a quelque temps déjà, je n'ai pas pu lire cet ouvrage d'une seule traite car j'avais besoin de m'aérer l'esprit entre temps. Néanmoins, ayant beaucoup apprécié l'ouvrage de Zola, «J'accuse», je me devais de combler mes lacunes en ce qui concerne cette affaire. Certes, je connaissais bien entendu le nom d'Alfred Dreyfus ( d'ailleurs, qui ne le connaît pas?) mais je ne pouvais pas me vanter de connaître réellement tous les faits et ce qu'il s'est réellement passé en cette fin du XIXe siècle. Tout commença en cette fin du mois d'octobre 1894 lorsque l'officier Alfred Dreyfus fut arrêté, étant accusé d'espionnage pour le compte de l'Allemagne avec pour preuve principale un bordereau signé «D». Jugé deux fois par le conseil de guerre (dont le dernier se déroula à Rennes) et condamné deux fois, il fut non seulement dégradé mais également envoyé sur L'île du Diable, une sorte de bagne que l'on réservait à l'époque pour les condamnés pour raison politique puis rapatrié en France où il purgea également une peine de prison mais plus courte cette fois-ci. Durant son exil à l'île du Diable, son frère Mathieu, son épouse Lucie ainsi que tous ceux qui étaient persuadés de son innocence n'ont pas arrêté de tout mettre en œuvre afin de le discréditer aux yeux de la loi. Le souci étant que de nombreuses autres personnes, et non pas des moindres, étaient impliquées dans l'affaire et qui avaient pour avantage, eux, de ne pas être juifs car c'est également à cette époque-là que débuta l'antisémitisme. Le vrai coupable, Esterhazy, contribua avec les hommes de l'armée à la falsification de preuves et même à la fabrication de preuves accusant Dreyfus et qui constituaient alors «le dossier secret». Plusieurs intellectuels, écrivains, poètes... se sont néanmoins ralliés à la cause de Dreyfus d'où le fameux article de Zola «J'accuse» qui fit scandale et Zola lui-même dut en payer les frais. Ce n'est qu'en 1899 que Drefus fut gracié mais il faudra attendre encore sept ans avant qu'il ne soit rejugé une nouvelle fois, en audience civile cette fois pour qu'il soit enfin innocenté et réhabilité dans ses fonctions. Voilà pour les grandes lignes de cet ouvrage mais je suis loin de vous avoir tout dit car, par exemple, qui peut se vanter de me dire la différence entre dreyfusards, dreyfusistes et dreyfusiens ? Alors, on colle ? Eh bien, la réponse est dans ce livre. Livre que j'ai trouvé parfois un peu difficile d'accès, mais cela est probablement dû à mes lacunes en matière d'histoire et de politique mais qui vaut vraiment la peine d'être découvert !
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  • annie Posté le 29 Mars 2009
    souvenir de lecture... en suivant l'éphéméride... 1896 Le lieutenant colonel Esterhazy est identifié comme traitre à la nation française. Il est à l'origine des fuites dont a été rendu responsable le capitaine Dreyfus, condamné au bagne. En 1896, à force de tenter toutes les méthodes inimaginables, de l'hypnose à la recherche de nouveaux témoins, Mathieu Dreyfus finit par trouver ce qu'il cherche. Le colonel Picquart découvre dans les papiers du SR des documents révélant le Commandant Esterhazy comme un espion au service des allemands. Et par miracle, les écritures concordent... Alors que Picquart fait part de sa découverte auprès de l'État Major, il se rend compte qu'on cherche à l'écarter pour ne pas admettre l'énormité de l'erreur judiciaire. A cette époque, l'État Major décide aussi de laisser sortir les informations auprès des médias, stratégie servant à déchaîner les foules pour que l'affaire se perde dans les méandres de l'opinion. Un véritable clan dreyfusard naît et fait face à une presse nationaliste de plus en plus violente. Picquart, qui a été «muté» en Afrique du Nord parce qu'il dérangeait, se confie à un proche, qui va révéler les faits à des personnes de plus en plus hauts placées dont le vice-président du... souvenir de lecture... en suivant l'éphéméride... 1896 Le lieutenant colonel Esterhazy est identifié comme traitre à la nation française. Il est à l'origine des fuites dont a été rendu responsable le capitaine Dreyfus, condamné au bagne. En 1896, à force de tenter toutes les méthodes inimaginables, de l'hypnose à la recherche de nouveaux témoins, Mathieu Dreyfus finit par trouver ce qu'il cherche. Le colonel Picquart découvre dans les papiers du SR des documents révélant le Commandant Esterhazy comme un espion au service des allemands. Et par miracle, les écritures concordent... Alors que Picquart fait part de sa découverte auprès de l'État Major, il se rend compte qu'on cherche à l'écarter pour ne pas admettre l'énormité de l'erreur judiciaire. A cette époque, l'État Major décide aussi de laisser sortir les informations auprès des médias, stratégie servant à déchaîner les foules pour que l'affaire se perde dans les méandres de l'opinion. Un véritable clan dreyfusard naît et fait face à une presse nationaliste de plus en plus violente. Picquart, qui a été «muté» en Afrique du Nord parce qu'il dérangeait, se confie à un proche, qui va révéler les faits à des personnes de plus en plus hauts placées dont le vice-président du Sénat Scheurer-Kestner. Ce dernier prend rapidement parti pour Dreyfus et va en convaincre Georges Clémenceau, alors journaliste. Les fuites d'informations sont de plus en plus dangereuses jusqu'à celle du bordereau d'Esterhazy qui va être fatale. Mathieu Dreyfus dépose une plainte pour lancer le procès contre le véritable auteur de la «fausse preuve». Le clan des dreyfusards devient conséquent: les grands penseurs de l'époque se rallient à la cause. Un an plus tard, en 1898, 2 scandales éclatent: Esterhazy est acquitté et Émile Zola, grand dreyfusard de l'époque publie son fameux texte «J'accuse!» dans la presse. Dès lors, les «intellectuels» (terme inventé par Clémenceau à cette époque) se battent et font signer une pétition. Anatole France, Marcel Proust, Émile Durkheim, Jules Renard, Georges Sorel, tous veulent la révision du procès Dreyfus. C'est alors l'apogée de la violence nationaliste. Des émeutes sévissent partout en France et le pays est totalement divisé. source : http://www.13emerue.fr/dossiers/affaire-dreyfus/5.htm Picquart Enfin, en 1899, Dreyfus obtient l'ouverture d'un nouveau conseil de guerre à Rennes. La Cour de Cassation casse son 1er jugement pour réexaminer les faits. Au terme de l'entretien, Dreyfus est de nouveau condamné. Fatigué par ses années sur l'Île du Diable, il accepte sans protester les 10 ans de travaux forcés. Ce n'est que 7 ans plus tard, en 1906, qu'il sera enfin reconnu innocent et réintégré dans l'armée. L'affaire Dreyfus a été longue et pénible mais elle a surtout mis en avant les dysfonctionnements d'un gouvernement qui ne s'assume pas et les travers d'un peuple français en pleine remise en question identitaire. C'est d'ailleurs dans ce contexte préliminaire que la Première Guerre mondiale aura lieu quelques années plus tard.
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