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        Les aigles foudroyés

        Perrin
        EAN : 9782262068141
        Code sériel : 661
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 480
        Format : 108 x 177 mm
        Les aigles foudroyés
        La fin des Romanov, des Habsbourg et des Hohenzollern

        Collection : Tempus
        Date de parution : 03/11/2016
        La fin d'un monde. Chronique de le chute des grands empires en 1917-1918.

        À l’été 1914, trois grandes dynasties impériales dominent l’Europe : la Russie des Romanov, l’Autriche-Hongrie des Habsbourg et l’Allemagne des Hohenzollern. Les horreurs de la guerre, la révolution russe de 1917 et enfin la défaite de 1918 les entraînent dans une chute dramatique que raconte Frédéric Mitterrand avec un exceptionnel talent narratif.
         

        EAN : 9782262068141
        Code sériel : 661
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 480
        Format : 108 x 177 mm
        Perrin
        10.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Jacinthe44 Posté le 4 Septembre 2017
          Comment des personnages plats coincés dans nos livres scolaires acquièrent du relief. Magnifiquement racontés par François Mitterrand, ils me semblent plus proches et tellement différents de l'image (justement plate) que j'en avais. Découvrir une Reine Victoria faisant la leçon à ses petits-enfants, qui sont quand même des adultes importants, et, par ailleurs être sensible aux inclinaisons du coeur de certaines petites-filles me la font découvrir en "bonne mammy". Le pire, je me suis surprise à moins détester Guillaume II et à avoir envie de secouer Nicolas II. Preuve, s'il en faut, que je que je me suis attachée à eux comme à des personnages de roman. M'étant parfois ennuyée aux cours d'Histoire, j'aurais envie de conseiller cet ouvrage à d'autres "mauvais élèves".
        • Woland Posté le 28 Janvier 2013
          ISBN : 9782221083383 Tout le monde se rappelle le documentaire historique, en plusieurs volets, présenté sous le même titre par Frédéric Mitterrand au milieu des années quatre-vingt-dix, sur Antenne 2. A l'époque, les critiques pleuvaient dru sur l'intonation particulière du narrateur - Frédéric Mitterrand là encore - ce phrasé romantique et funèbre qui scandait la marche vers l'abîme de mondes auxquels les tranchées de la Grande guerre allaient servir de tombeaux. Pour ceux qui ne le supportent pas, le livre présente l'avantage d'offrir une version insonorisée et qui a conservé toute ses qualités. La justesse historique tout d'abord et bien sûr, un certain style, indéniablement littéraire, qui, à notre avis, fait défaut à trop de livres d'Histoire, ce qui est fort dommage. La phrase est riche, les détails abondent, les personnages vivent et revivent et, mieux encore, sous leurs titres et titulatures variés, s'humanisent dans des drames familiaux qu'aurait pu connaître n'importe quel particulier, l'Histoire se met en branle et, un peu plus d'un siècle après le fameux Congrès de Vienne qui dessina l'ordre du monde et de notre Europe pour de longues décennies, met au jour, dans un geyser de sang et de mort, un univers tout neuf qui, lui, ne... ISBN : 9782221083383 Tout le monde se rappelle le documentaire historique, en plusieurs volets, présenté sous le même titre par Frédéric Mitterrand au milieu des années quatre-vingt-dix, sur Antenne 2. A l'époque, les critiques pleuvaient dru sur l'intonation particulière du narrateur - Frédéric Mitterrand là encore - ce phrasé romantique et funèbre qui scandait la marche vers l'abîme de mondes auxquels les tranchées de la Grande guerre allaient servir de tombeaux. Pour ceux qui ne le supportent pas, le livre présente l'avantage d'offrir une version insonorisée et qui a conservé toute ses qualités. La justesse historique tout d'abord et bien sûr, un certain style, indéniablement littéraire, qui, à notre avis, fait défaut à trop de livres d'Histoire, ce qui est fort dommage. La phrase est riche, les détails abondent, les personnages vivent et revivent et, mieux encore, sous leurs titres et titulatures variés, s'humanisent dans des drames familiaux qu'aurait pu connaître n'importe quel particulier, l'Histoire se met en branle et, un peu plus d'un siècle après le fameux Congrès de Vienne qui dessina l'ordre du monde et de notre Europe pour de longues décennies, met au jour, dans un geyser de sang et de mort, un univers tout neuf qui, lui, ne vivra pas plus de trente ans. Dirigée par un empereur dont le règne - soixante-sept ans et onze mois - ne fut pas loin d'égaler en durée celui de Louis XIV en France - soixante-douze ans - la prestigieuse dynastie des Habsbourg s'effondre comme ces immeubles dont on filme le dynamitage au ralenti : François-Joseph est encore en vie qu'il perd l'héritier présomptif, son fils, Rodolphe, "suicidé" à Mayerling en 1889, puis son successeur, l'archiduc François-Ferdinand, assassiné avec sa femme à Sarajevo, le 28 juin 1914 ; quand le vieil empereur meurt à son tour, c'est un empire sclérosé, cruellement travaillé au corps par les différents nationalismes et plongé dans une guerre mondiale aux technologies jamais vues jusque là, qu'il remet à son petit-neveu, l'archiduc Charles, qui deviendra le dernier empereur d'Autriche-Hongrie sous le nom de Charles Ier. Côté allemand, c'est la famille de Hohenzollern, issue de l'antique clan des comtes Zollern, qui voit tout sombrer dans l'ouragan mondial, à commencer par ce trône d'Allemagne, longuement espéré depuis les temps prussiens, chèrement acquis au prix de cette guerre sans honneur que fut celle de 1870. Première victime d'un caractère hâbleur, hanté par l'idée de surcompenser à tous prix une atrophie du bras gauche provoquée par la maladresse des médecins-accoucheurs de sa mère, peut-être atteint sans le savoir d'une lésion cérébrale tirant elle aussi son origine d'un accouchement extrêmement difficile, le Kaiser Guillaume II perd à ce jeu macabre non seulement son empire mais aussi son honneur en se compromettant dans les années trente, comme son fils aîné, le Kronprinz, avec les nationaux-socialistes. Enfin, comment oublier cette tragédie, d'autant plus familière qu'elle nous présente des éléments familiaux susceptibles de se retrouver, pour peu que le Destin et la génétique aient décidé de s'amuser un peu, chez le dernier des particuliers, que représente l'anéantissement de la famille impériale russe ? Dans un empire immense qui ne parvient pas à se mettre en phase avec les temps modernes et où misère et illettrisme restent le lot de millions d'anciens serfs, l'hémophilie dont est atteint l'héritier présomptif du trône, le tsarévitch Alexis, est l'élément-clef qui, en enfermant ses parents dans le monde sans espoir de ceux qui ont des enfants présentant un handicap, quel qu'il soit, portera le coup fatal à la dynastie des Romanov. Au monastère Iipatiev de Kostroma, où, en 1613, on alla chercher pour le couronner tsar le premier des monarques Romanov, Michel, succède la sinistre maison Iipatiev, à Ekaterinbourg, où Nicolas II, son épouse, leurs quatre filles, leur fils et quelques proches, sont abattus par balles - et achevés à la baïonnette pour les femmes, les bijoux dissimulés dans leurs corsets ayant fait échouer le tir des fusils bolcheviks. Trois des plus grandes dynasties régnantes d'Europe disparaissent ainsi, pour ainsi dire en quelques mois, elles qui avaient mis tant d'années à accéder au pouvoir. Une quatrième, celle de Saxe-Cobourg-Gotha, dont les descendants se retrouvaient sur le trône d'Angleterre par le mariage de la reine Victoria, héritière de la maison Hanovre, avec le prince Albert de Saxe-Cobourg, demeurait et demeure toujours - même si la Grande guerre l'a contrainte, pour des raisons patriotiques, à dissimuler ses racines bien germaniques sous le nom de Windsor. Son rôle dans la fin des Romanov est important : c'est par la reine Victoria que l'hémophilie fit son nid dans le sang de l'une des ses petites-filles, la princesse Alix de Hesse-Darmstadt, laquelle légua le gène à son fils, le tsérévitch Alexis. Précisons également que, alors qu'il aurait pu aider le tsar, son cousin, et toute sa famille, à échapper aux bolcheviks en les accueillant en Angleterre, le roi George V, par crainte, dit-on, de voir la révolution rouge envahir ses îles à leur suite, préféra ne pas bouger. Frédéric Mitterrand fait de tous ces événements un récit poignant mais qui ne bascule jamais dans le mélo. Comme il est de ces passionnés d'Histoire qui entendent bien faire partager leur goût, il s'exprime dans un style certes raffiné et carrément littéraire mais que ne dépare jamais l'utilisation d'un jargon spécialisé et encore moins cette sécheresse de ton propre à trop d'ouvrages du même genre. A lire. Sans aucun doute. Et en savourant son plaisir. ;o)
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