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Archipoche
EAN : 9782377352753
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 353
Format : 110 x 178 mm

Les trois soeurs

Mary-cecile Loge (Traducteur), OLIVIER PHILIPPONNAT (Préface)
Collection : Classique
Date de parution : 03/04/2019
Trois filles de pasteur qui ne sont pas sans rappeler les sœurs Brontë, soumises à la sévérité de l'Angleterre rurale du XIXe, mais dont l'esprit s'enflamme au contact inopiné du docteur Rowcliffe... La redécouverte d'une grande romancière britannique, jadis comparée à Thomas Hardy ou Katherine Mansfield.
Le roman retrouvé de la quatrième sœur Brontë" !  Mary, Gwenda et Alice Cartaret sont les filles du pasteur de Garth, un village du Yorkshire. Ce père despotique leur impose une discipline de fer et les trois soeurs étouffent sous le poids de la morale puritaine.Quand le docteur Rowcliffe arrive... Le roman retrouvé de la quatrième sœur Brontë" !  Mary, Gwenda et Alice Cartaret sont les filles du pasteur de Garth, un village du Yorkshire. Ce père despotique leur impose une discipline de fer et les trois soeurs étouffent sous le poids de la morale puritaine.Quand le docteur Rowcliffe arrive en ville, il apparaît comme le sauveur qui pourrait les sortir de leur isolement. Cet homme d’expérience éveille en elles une passion décuplée par une sensualité bridée.Alice, surtout, la plus jeune, semble incapable de dominer les tourments de sa chair. À tel point que l’on doit appeler à son chevet le Dr Rowcliffe. Lequel s’éprend de Gwenda, tandis que Mary, la plus sage, garde patience…Avec pudeur et mélancolie, May Sinclair décrit le délaissement de jeunes femmes soumises au joug masculin, et dont l’esprit brûle d’envies et de rêves. Un roman qui aborde le désir féminin avec la même acuité que ceux de Thomas Hardy ou D. H. Lawrence."
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EAN : 9782377352753
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 353
Format : 110 x 178 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AtelierdeClaire Posté le 31 Mars 2021
    Comment expliquer ce coup de cœur ? Parce que la dramatique mélancolie qui imprègne tout ce récit m'a marquée et émue profondément. Parce que le rythme lent et propice à l'introspection des personnages m'a littéralement absorbée. Parce que la puissance descriptive est fabuleuse et que j'ai ressenti son extrême justesse et sa grande sensibilité. La nature, la luminosité, l'atmosphère lourde, pesante et parfois un peu mystique qui s'étend sur les lieux et les êtres, la rudesse de cette région rurale, la monotonie, l'ennui même, sont dépeints avec un réalisme et une précision si forts que j'ai eu le sentiment de les vivre et les palper. Parce qu'à travers la vie de ces trois soeurs, ces jeunes femmes aux tempéraments opposés mais aux aspirations communes au bonheur et à la liberté, entravées par une autorité paternelle dominatrice, égoïste et aigrie, et par le carcan d'une société archaïque et puritaine, j'ai goûté l'amertume, les frustrations et l'injustice de la condition féminine dans cette société anglaise du début du 20ème siècle. Parce que j'ai vibré à leurs quêtes les plus intimes, que j'ai détesté l'une pour son égoïsme, son hypocrisie et son arrivisme, que j'ai admiré et aimé l'autre pour son esprit libre, sa... Comment expliquer ce coup de cœur ? Parce que la dramatique mélancolie qui imprègne tout ce récit m'a marquée et émue profondément. Parce que le rythme lent et propice à l'introspection des personnages m'a littéralement absorbée. Parce que la puissance descriptive est fabuleuse et que j'ai ressenti son extrême justesse et sa grande sensibilité. La nature, la luminosité, l'atmosphère lourde, pesante et parfois un peu mystique qui s'étend sur les lieux et les êtres, la rudesse de cette région rurale, la monotonie, l'ennui même, sont dépeints avec un réalisme et une précision si forts que j'ai eu le sentiment de les vivre et les palper. Parce qu'à travers la vie de ces trois soeurs, ces jeunes femmes aux tempéraments opposés mais aux aspirations communes au bonheur et à la liberté, entravées par une autorité paternelle dominatrice, égoïste et aigrie, et par le carcan d'une société archaïque et puritaine, j'ai goûté l'amertume, les frustrations et l'injustice de la condition féminine dans cette société anglaise du début du 20ème siècle. Parce que j'ai vibré à leurs quêtes les plus intimes, que j'ai détesté l'une pour son égoïsme, son hypocrisie et son arrivisme, que j'ai admiré et aimé l'autre pour son esprit libre, sa loyauté, sa droiture et son sens du sacrifice, que j'ai eu pitié de la dernière si tourmentée et incomprise, et que j'ai perçu en chaque personnage les diverses facettes qui l'animaient. Parce que j'ai aimé le style de la traduction, le vocabulaire employé, l'usage du passé simple et de l'imparfait du subjonctif, qui ont participé à mon immersion totale dans cette chronique douce amère, parfois sombre et violente, et parfois tendre et poétique, à l'image de la complexité de la nature humaine. Chronique d'un autre siècle, mais à la fois tellement actuelle ... quand il y est question de choix et de la façon dont ils déterminent le reste de nos existences ... selon notre sens de l'engagement, du respect, du devoir et du sacrifice, et selon que ces derniers sont ou pas suivis de reconnaissance... Difficile donc de faire bref pour un roman qui m'a tant emportée, peinée, questionnée et remuée.
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  • soleil Posté le 15 Novembre 2020
    N'y allons pas par 4 chemins, j'ai adoré ma lecture ! ❤️❤️❤️❤️J'ai été très émue en quittant ces soeurs et leur univers. L'histoire de ces trois jeunes femmes, filles de Mr Carteret, ce pasteur taciturne et rigide, m'a conquise. Rien de facile à cette époque dans cette famille et dans ce village du Yorkshire pour ces demoiselles. Pourtant, chacune essaye de tirer le mieux de chaque situation (amoureuse, familiale, sociale) et bien évidemment, si des sacrifices, résignations, manœuvres sont à vivre pour certaines, j'ai aimé à la fois Mary, Alice et Gwenda. J'ai apprécié que May Sinclair fasse évoluer chacune d'elle, que ce soit dans son caractère ou d'un point de vue personnel et familial, même si j'en ai été étonnée. En effet, je ne m'attendais pas à certains revirements... Les personnages masculins avec leurs défauts sont tout aussi touchants. Quant à la nature, elle joue un rôle essentiel tant dans l'histoire personnelle de certains protagonistes que dans mon intérêt pour ce texte. Cette lecture fut une merveilleuse parenthèse temporelle et paysagère. Une excellente pioche
  • ivanmaurer Posté le 25 Octobre 2020
    May Sinclair est une autrice anglaise méconnue et qui mérite d'être redécouverte. Son style est brillant et envoûtant dans la plus pure tradition romantique anglaise des Jane Austen et des sœurs Brontë. L'histoire de trois sœurs vivant dans l'isolement et l'ennui, sous le joug d'un père autoritaire et tyrannique, vicaire d'une petite bourgade. L'arrivée d'un jeune médecin de campagne va bousculer leurs vies.
  • Amandinegrana Posté le 14 Mai 2020
    Mary, Gwenda et Alice vivent sous le joug d'un père autoritaire, puritain et frustré dans un village anglais où rien ne se passe. Alors lorsque le docteur Rowcliffe fait son apparition, chaque sœur jusque-là en sommeil, dévoile son vrai visage car cet homme est leur seule échappatoire. Un homme pour trois âmes à sauver... Selon moi tout l'intérêt de ce roman réside dans la psychologie des personnages. L'innocence et la faiblesse de Mary et d'Alice qui semblent les desservir face à la force de caractère de Gwenda s'avèrent finalement être les meilleures armes. J'ai été tellement peinée par le sort réservé à Gwenda, la meilleure des trois. Ces trois sœurs vont se déchirer, révéler des caractères tout à fait aptes à la trahison et à la mesquinerie pour parvenir à leurs fins. Tous les aspects néfastes de leur éducation ressortent et les rendent détestables. Dans ce roman sombre, le sort n'est pas favorable aux belles âmes, condamnées à la souffrance. L'ambiance est lourde, de plus en plus révoltante, mais j'ai aimé cette lecture. Je me suis attachée à Gwenda et jusqu'au bout j'ai espéré pour elle. Un roman sur les conséquences d'une éducation trop rigide dans un cadre digne de celui des sœurs Brontë.
  • Cricri08 Posté le 8 Janvier 2020
    Au fin fond de la campagne anglaise, au village de Garth qui « se tapit dans le mystère et la terreur de sa solitude, comme un être battu » … Le ton est donné : les trois sœurs qui vivent là s’ennuient à mourir ! Mary (ou Molly), Gwendolen (ou Gwenda) et Alice (ou Ally) sont les filles du vicaire James Carteret. Elles sont là depuis cinq mois, enterrées dans cet endroit horrible, punies collectivement pour la conduite amorale de la plus jeune Alice qui s’était amourachée d’un jeune homme, se rendant ridicule aux yeux des habitants de leur ancienne paroisse dans le sud de l’Angleterre. Le vicaire est un homme dur et autoritaire : sa première femme est morte car il a insisté pour avoir un troisième enfant, la seconde est décédée également, la troisième s’est enfuit car elle avait peur de lui. Condamné à un célibat insupportable, il est totalement hostile à l’idée d’un mariage éventuel pour ses filles et n’hésite pas à les monter les unes contre les autres afin d’imposer son opinion. Le jeune docteur Stephen Rowcliffe est une bouffée d’oxygène pour les filles … mais hélas il est la cible des trois ! Je ne dévoilerai rien de... Au fin fond de la campagne anglaise, au village de Garth qui « se tapit dans le mystère et la terreur de sa solitude, comme un être battu » … Le ton est donné : les trois sœurs qui vivent là s’ennuient à mourir ! Mary (ou Molly), Gwendolen (ou Gwenda) et Alice (ou Ally) sont les filles du vicaire James Carteret. Elles sont là depuis cinq mois, enterrées dans cet endroit horrible, punies collectivement pour la conduite amorale de la plus jeune Alice qui s’était amourachée d’un jeune homme, se rendant ridicule aux yeux des habitants de leur ancienne paroisse dans le sud de l’Angleterre. Le vicaire est un homme dur et autoritaire : sa première femme est morte car il a insisté pour avoir un troisième enfant, la seconde est décédée également, la troisième s’est enfuit car elle avait peur de lui. Condamné à un célibat insupportable, il est totalement hostile à l’idée d’un mariage éventuel pour ses filles et n’hésite pas à les monter les unes contre les autres afin d’imposer son opinion. Le jeune docteur Stephen Rowcliffe est une bouffée d’oxygène pour les filles … mais hélas il est la cible des trois ! Je ne dévoilerai rien de plus sur l’intrigue car ce serait vous gâcher la découverte de ce roman : sachez simplement qu’il ne se résume pas à une simple romance avec obstacles entre les filles et le docteur. Le dénouement est pour moi plutôt tragique. J’ai beaucoup apprécié le style de cette autrice même si le début avec la description de la lande m’a fait très peur : une copie des Hauts de Hurlevent ? Heureusement non, un très bon moment de lecture et un style bien personnel.
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