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EAN : 9782264068545
Code sériel : 5142
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 552
Format : 108 x 177 mm

L'Invention des ailes

Laurence Kiéfé (traduit par)
Date de parution : 17/03/2016
Caroline du Sud, 1803. Fille d’une riche famille de Charleston, Sarah Grimké sait dès le plus jeune âge qu’elle veut faire de grandes choses dans sa vie. Lorsque pour ses onze ans sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre les horribles pratiques de... Caroline du Sud, 1803. Fille d’une riche famille de Charleston, Sarah Grimké sait dès le plus jeune âge qu’elle veut faire de grandes choses dans sa vie. Lorsque pour ses onze ans sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre les horribles pratiques de telles servilité et inégalité, convictions qu’elle va nourrir tout au long de sa vie. Mais les limites imposées aux femmes écrasent ses ambitions.
Une belle amitié nait entre les deux fillettes, Sarah et Handful, qui aspirent toutes deux à s’échapper de l’enceinte étouffante de la maison Grimké. À travers les années, à travers de nombreux obstacles, elles deviennent des jeunes femmes avides de liberté et d’indépendance, qui se battent pour affirmer leur droit de vivre et se faire une place dans le monde.
Une superbe ode à l’espoir et à l’audace, les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables !
 
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EAN : 9782264068545
Code sériel : 5142
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 552
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Comment prendre son envol lorsque l’on naît esclave, sans aucun espoir de voir un jour la situation s’améliorer ? Lorsque l’on est poussée par ses propres idéaux, opposés à ceux de sa famille et de la société ? L’invention des ailes est un roman sur l’esclavage. Mais c’est surtout une magnifi que histoire d’amitié, le croisement de deux destins de femmes, battantes et courageuses face à l’adversité.
Elise Patteeuw / Librairie Les Beaux Titres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JustineLitteravores Posté le 7 Janvier 2021
    Une lecture entre Histoire et fiction qui aborde de grand thème tel que l'esclavage aux Etats Unis, le féminisme, l'amitié et le désir d'égalité. D'avoir les points de vue de nos 2 protagonistes, et donc des 2 mondes, est très intéressant et enrichissant. On peut voir comment les deux filles se développent et murissent pour devenir des femmes fortes et indépendantes qui cherche à acquérir leur place dans un monde d'oppressions, que ce soit en tant qu'esclave pour Handfull ou en tant que femme dans un monde patriarcale pour Sarah. Elles rêvent toutes les deux de libertés et d'égalités. Et je crois que dans le fond c'est ce qui les rapproche le plus!
  • anastasiankv Posté le 1 Juillet 2020
    Cette histoire s'inspire de deux sœurs, Sarah et Angelina Grimké, qui ont réellement vécu au XIXème siècle. Elles sont originaires d'une riche famille de Charleston, une ville en Caroline du Sud. Aux États-Unis, elles sont reconnues pour avoir été les premières femmes à militer contre les pratiques de l'esclavage et à défendre l'égalité des sexes. En effet, elles souhaitaient une émancipation immédiate des esclaves ainsi que l'égalité entre les hommes et les femmes. A partir de ces deux personnages, ainsi que la multitude d'éléments historiques qui ont entouré leur vie, l'auteure Sue Monk Kidd a développé un récit passionnant et émouvant qui nous permet, en plus de découvrir le quotidien et le destin de ces deux jeunes femmes, de découvrir une belle histoire d'amitié imaginée entre une jeune fille blanche issue d'une riche famille, et son esclave. Au XIXème siècle à Charleston, il est naturel de posséder des esclaves, et c'est même un mode de vie que certains ne souhaitent pas changer. En effet, les esclaves, qui vivent dans la maison de la famille qui les possèdent, s'occupent des tâches ménagères, des trajets, de la cuisine... dans les familles les plus riches, certains d'entre eux sont envoyés dans les plantations à l'arrière-pays... Cette histoire s'inspire de deux sœurs, Sarah et Angelina Grimké, qui ont réellement vécu au XIXème siècle. Elles sont originaires d'une riche famille de Charleston, une ville en Caroline du Sud. Aux États-Unis, elles sont reconnues pour avoir été les premières femmes à militer contre les pratiques de l'esclavage et à défendre l'égalité des sexes. En effet, elles souhaitaient une émancipation immédiate des esclaves ainsi que l'égalité entre les hommes et les femmes. A partir de ces deux personnages, ainsi que la multitude d'éléments historiques qui ont entouré leur vie, l'auteure Sue Monk Kidd a développé un récit passionnant et émouvant qui nous permet, en plus de découvrir le quotidien et le destin de ces deux jeunes femmes, de découvrir une belle histoire d'amitié imaginée entre une jeune fille blanche issue d'une riche famille, et son esclave. Au XIXème siècle à Charleston, il est naturel de posséder des esclaves, et c'est même un mode de vie que certains ne souhaitent pas changer. En effet, les esclaves, qui vivent dans la maison de la famille qui les possèdent, s'occupent des tâches ménagères, des trajets, de la cuisine... dans les familles les plus riches, certains d'entre eux sont envoyés dans les plantations à l'arrière-pays pour travailler. Leurs propriétaires n'ont d’ailleurs aucun scrupule à séparer des familles. Considérés comme des possessions dont il est possible d'établir la valeur, ils ne sont malheureusement pas traités comme il se doit, et subissent des restrictions importantes ainsi que des châtiments très durs. Au cours de l'histoire, les sanctions sont souvent décrites par Handfull, la jeune esclave de Sarah, et j'ai trouvé que le fait de faire subir, presque avec détachement, autant de cruautés à des êtres humains était bouleversant et inhumain. D'autant plus que toutes ces tortures sont décrites de façon sobre et réaliste. J'ai remarqué que la religion avait une place importante à cette époque, même pour les propriétaires d'esclaves, car ils justifient le fait de garder leurs esclaves prisonniers par la religion, comme si dieu leur avait demandé d'agir ainsi. Dans la famille Grimké, il est commun d'offrir un esclave à l'anniversaire des onze ans de chacun des enfants, et c'est dans ce contexte que se sont rencontrées Handfull, une esclave chétive, et Sarah, une jeune fille rebelle aux cheveux roux. Une belle amitié se tisse alors entre les deux fillettes. Sarah Grimké, le personnage mis en avant par l'auteure, n'a pas été désignée au hasard. Dans une note de l'auteure, j'ai lu qu'elle avait choisi Sarah par rapport à la vie qu'elle avait menée avant de devenir un personnage public, et qui l'a sans aucun doute forgée et entraînée vers sa vocation. [En effet, ce roman nous permet par exemple de découvrir ses ambitions lorsqu'elle était enfant, anéanties par le seul fait qu'elle n’était pas un garçon.] Sarah est souvent passée par des moments de doute, toujours en quête de sa vocation, et cela lui a permis entre autres de découvrir le quakerisme, un mouvement religieux. J'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de Sarah au cours des années, ainsi que toutes les épreuves qu'elle a traversé pour devenir une femme affirmée et courageuse. Angelina, dite Nina Grimké, est la plus jeune des sœurs de Sarah. Celle-ci a suivi les pas de sa grande sœur, et possède donc les mêmes valeurs. En revanche, j'ai trouvé que Nina était très différente de Sarah. Tandis que sa sœur a un vrai don pour l'écriture de pamphlet, Nina s'exprime très bien en public et capte facilement l'attention de son auditoire. Elle est plus téméraire également, et porte moins d'attention au regard des autres. J'ai trouvé que Sarah et Nina formaient un très bon duo. Handfull est la jeune esclave de Sarah, un personnage rendu vivant par l'imagination de l'auteure. Lorsqu'elles étaient jeunes, Sarah et elle étaient très proches, mais en raison de la différence de leurs statuts, elles ont fini par s'éloigner. En effet, même si Sarah traite Handfull avec bienveillance et compassion, Handfull ne peut que ressentir de la colère et de l'indignation face à son injuste situation, c'est pour cela que leurs liens deviennent aussi précieux que délicats. Handfull a été élevée par sa mauma, Charlotte, une esclave d'une force et d'un courage incroyables, toujours en quête de liberté. Nous avons de nombreux passages dans lesquels sont décrits la couture des kilts, la signification de chacune des formes cousues, ainsi que les histoires racontées par Charlotte, notamment celle autour de l'arbre des âmes. J'ai trouvé ces passages très émouvants et intéressants. Depuis son enfance, Sarah est contre les pratiques de l'esclavage, mais son avis ne compte pas pour le reste de sa famille. Cependant, à l'aide de ses voyages dans le Nord et de sa sœur Nina, elle affirme ses convictions et prend un rôle important dans cette lutte anti-esclavagiste, allant jusqu'à devenir, avec Nina, l'une des femmes les plus connues et les plus honnies des États-Unis. Elles réalisent des conférences dans de nombreuses villes, parfois devant des assemblées mixtes, ce qui n'était pas accepté à cette époque, et rédigent notamment le pamphlet «American slavery as it is» soit «L'esclavage américain tel qu'il est». Après s'être rendues compte qu'il était compliqué pour elles de faire entendre leur voix au cours de leur pèlerinage à travers le pays, Sarah et Nina décident également de militer pour le droit des femmes, une nouveauté pour cette époque. La lutte contre l'esclavage est un combat difficilement mené. Cependant, tandis que quelques personnes de couleur de peau blanche tentent de prendre la parole contre les discriminations imposées aux personnes noires ainsi que l'esclavage, menant parfois quelques petites révoltes individuelles symboliques (comme le fait de s'asseoir sur les bancs réservés à l'église) les esclaves sont en quête de liberté et recherchent des changements rapides. Pour ce faire, ils décident d'avoir recours à la violence, comme pour l'action orchestrée par le noir libre Denmark Vesey et décrite dans le livre. Pour terminer, j'aimerais mettre en avant la qualité de l'écriture de Sue Monk Kidd. Cette auteure a réussit à mettre en avant les exploits réalisés par ces deux jeunes femmes, malheureusement très peu connues aux Etats-Unis, même à Charleston alors que c'est la ville dans laquelle réside l'auteure. Il est détaillé, dans la post-face du roman, les événements qui se sont réellement déroulés, ceux que l'auteure a plus ou moins inventés et ceux qui ont été antidatés afin de rythmer et de construire l'histoire. La plupart des personnages historiques qui ont été en contact avec Sarah Grimké sont mentionnés dans le livre, comme Théodore Weld ou Lucretia Mott. De mon point de vue, je ne peux que vous recommander ce livre. Je l'ai trouvé instructif et enrichissant, car nous découvrons le quotidien des habitants et des esclaves de Charleston, décrit avec réalisme, ainsi que les conflits qui divisent cette époque. J'ai également trouvé cette histoire touchante et marquante. Anastasia #9825;
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  • pelimelo Posté le 28 Juin 2020
    Un livre a lire absolument, historique, feministe , jai adoré
  • Sevlipp Posté le 1 Juin 2020
    Dans "L'invention des ailes", nous suivons deux destins en parallèle. Alternativement, la narratrice est soit Sarah soit Handful. Sauf que l'une, Handful, est l'esclave de l'autre qui l'a reçue en cadeau pour ses 11 ans. Elles vont grandir toutes les deux dans la révolte. Sarah va tenter de s'opposer à l'esclavage, de devenir une femme qui pourrait s'épanouir en travaillant et en défendant ses idées. C'est inconcevable pour l'époque. Elle sera épaulée par sa soeur, Angelina, qui sera de tous ses combats. Handful, elle, ne voudra jamais se soumettre et se rebellera dès qu'elle en a l'occasion. Il faut du courage, avoir un esprit précurseur et surtout savoir se battre contre les préjugés et accepter de s'opposer à son milieu. Le récit ne tombe pas dans la facilité et n'est pas larmoyant. L'histoire de Handful et Sarah n'est pas une histoire d'amitié même si un lien indéfinissable les relie pendant tout le roman. L'écriture est délicate et le rythme rend parfaitement le déroulement de toutes ces années. Les personnages sont attachants ; mon préféré est Charlotte, la mère de Handful. Les soeurs Gimké ont réellement existées ; elles étaient abolitionnistes et féministes. Tombées dans l'oubli, ce livre à la grand mérite de nous les... Dans "L'invention des ailes", nous suivons deux destins en parallèle. Alternativement, la narratrice est soit Sarah soit Handful. Sauf que l'une, Handful, est l'esclave de l'autre qui l'a reçue en cadeau pour ses 11 ans. Elles vont grandir toutes les deux dans la révolte. Sarah va tenter de s'opposer à l'esclavage, de devenir une femme qui pourrait s'épanouir en travaillant et en défendant ses idées. C'est inconcevable pour l'époque. Elle sera épaulée par sa soeur, Angelina, qui sera de tous ses combats. Handful, elle, ne voudra jamais se soumettre et se rebellera dès qu'elle en a l'occasion. Il faut du courage, avoir un esprit précurseur et surtout savoir se battre contre les préjugés et accepter de s'opposer à son milieu. Le récit ne tombe pas dans la facilité et n'est pas larmoyant. L'histoire de Handful et Sarah n'est pas une histoire d'amitié même si un lien indéfinissable les relie pendant tout le roman. L'écriture est délicate et le rythme rend parfaitement le déroulement de toutes ces années. Les personnages sont attachants ; mon préféré est Charlotte, la mère de Handful. Les soeurs Gimké ont réellement existées ; elles étaient abolitionnistes et féministes. Tombées dans l'oubli, ce livre à la grand mérite de nous les faire découvrir.
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  • Kirzy Posté le 7 Mai 2020
    J'ai refermé ce roman emplie d'émotions. La belle surprise de la postface fut de découvrir que les personnages principaux, les soeurs Sarah et Angelina Grimké, ont réellement existé. Des pionnières, militantes féministes et abolitionnistes de la première moitié du XIXème siècle, les femmes les plus célèbres et honnies des Etats-Unis. Leur pamphlet American slavery as it is, qui promeut non seulement l'émancipation immédiate des esclaves et l'égalité raciale ( point de vue radical et rare même chez les abolitionnistes ) a même inspiré Harriet Beecher Stowe pour La Case de l'oncle Tom. L' intrigue est d'une grande force et promesse de romanesque. Sue Monk Kidd a choisi de centrer sa narration sur Sarah, l'aînée. Née à Charleston, Caroline du Sud, au sein d'une puissante et riche famille de l'aristocratie terrienne, dans un monde où posséder un esclave est aussi naturel que respirer. Sur une trentaine d'années, on suit sa longue métamorphose pour rompre avec sa famille, sa religion, sa terre natale, les injonctions sociales faites aux femmes de son milieu, jusqu'à devenir une paria et s'assumer comme telle. Le piège avec ce genre de récit est soit de tomber dans le pathos larmoyant, facile, soit dans le récit sentencieux comme un catalogue... J'ai refermé ce roman emplie d'émotions. La belle surprise de la postface fut de découvrir que les personnages principaux, les soeurs Sarah et Angelina Grimké, ont réellement existé. Des pionnières, militantes féministes et abolitionnistes de la première moitié du XIXème siècle, les femmes les plus célèbres et honnies des Etats-Unis. Leur pamphlet American slavery as it is, qui promeut non seulement l'émancipation immédiate des esclaves et l'égalité raciale ( point de vue radical et rare même chez les abolitionnistes ) a même inspiré Harriet Beecher Stowe pour La Case de l'oncle Tom. L' intrigue est d'une grande force et promesse de romanesque. Sue Monk Kidd a choisi de centrer sa narration sur Sarah, l'aînée. Née à Charleston, Caroline du Sud, au sein d'une puissante et riche famille de l'aristocratie terrienne, dans un monde où posséder un esclave est aussi naturel que respirer. Sur une trentaine d'années, on suit sa longue métamorphose pour rompre avec sa famille, sa religion, sa terre natale, les injonctions sociales faites aux femmes de son milieu, jusqu'à devenir une paria et s'assumer comme telle. Le piège avec ce genre de récit est soit de tomber dans le pathos larmoyant, facile, soit dans le récit sentencieux comme un catalogue de faits historiques édifiants. L'auteure ne tombe dans aucun de ces écueils car elle prend le parti de tirer du vaste matériel biographique qu'elle a récolte une histoire impressionniste, interprétant la voix et la vie intérieure d'une femme exceptionnelle. Elle a inventé un magnifique personnage, celui de Handful, esclave offerte à Sarah pour ses dix ans, emballée dans des rubans violet. Leurs destins sont liés sur la trentaine d'années que couvrent le roman, chacune à la recherche de la liberté, ce qui rend très lisible le parallèle entre la lutte pour égalité raciale et celle pour l'égalité entre les sexes. Comment s'inventer des ailes en se servant des obstacles à surmonter ? Une amitié fulgurante entre la petite blanche riche et l'esclave élevée par une mère rebelle n'aurait pas été crédible étant donné la dissymétrie des statuts et des vécus. L'auteure préfère proposer quelque chose de beaucoup plus subtil, une amitié qui se construit, parfois dans le malaise ou le ressentiment, sur la compréhension commune des épreuves traversées par l'autre, par les rebellions du quotidien. Les chapitres alternent à la première personne le vécu et le ressenti de chacune, éclairant souvent ce que l'autre a pensé précédemment, complétant et ajustant. Cette juxtaposition de leurs expériences d'oppression est très fort. J'ai vibré au rythme de leurs espoirs écrasés, de leur solitude, de leurs douleurs à se construire en femmes libres au-delà des limites de leur sexe et de leur couleur de peau. Ce roman éclairant et profondément incarné résonne de mille petits combats individuels qui prennent une dimension universelle et ne peuvent laisser quiconque indifférents. Si l'écriture est fluide et fine pour transmettre les sensations et émotions, elle reste classique, un peu fade, en retrait par rapport à la force du récit, ce qui ne permet pas à ce très beau roman de se hisser à la hauteur de ceux de Tony Morrison, par exemple. Il manque un peu de rage ou de poésie à ses mots.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…