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Perrin
EAN : 9782262026073
Code sériel : 159
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 864
Format : 108 x 177 mm

Napoléon III

Collection : Tempus
Date de parution : 25/01/2007

Le livre de référence, par un maître-historien.

Loin des clichés en noir et blanc sur l'homme du coup d'État, Pierre Milza est parti à la recherche d'un Napoléon III tel qu'en lui-même. Ayant enquêté sur la jeunesse, la formation intellectuelle et les exils de Louis Napoléon Bonaparte, il s'intéresse à ce mélange si original de césarisme, d'audace...

Loin des clichés en noir et blanc sur l'homme du coup d'État, Pierre Milza est parti à la recherche d'un Napoléon III tel qu'en lui-même. Ayant enquêté sur la jeunesse, la formation intellectuelle et les exils de Louis Napoléon Bonaparte, il s'intéresse à ce mélange si original de césarisme, d'audace individuelle et de légende napoléonienne qui envoûte à nouveau les Français de 1848 ; il démonte les mécanismes du bonapartisme et de l'idéologie impériale, et rend à la politique étrangère de l'empereur sa place majeure. Sans jamais statufier son héros ni l'instrumentaliser, Pierre Milza réussit à trouver la cohérence d'un grand homme.

Pierre Milza, professeur émérite à Sciences-Po, a notamment publié des biographies de Verdi et de Mussolini.

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EAN : 9782262026073
Code sériel : 159
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 864
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bobo1001 Posté le 6 Août 2021
    Une exceptionnelle biographie par l'un des plus célèbres historiens français qui était un pionnier dans le domaine de l'histoire italienne. L'auteur qui était un bourreau de travail maitrise une très vaste bibliographie et parvient ici à dresse le portait tout en nuance d'un homme passionnant et, dans une large mesure, mystérieux. Le livre éclaire d'une manière importante les relations entre la France et l'Italie. Et l'auteur, grand connaisseur du fascisme italien, excelle à nous montrer les influences diverses que Napoléon III a pu avoir de part et d'autre des Alpes....
  • Thomas_Harnois Posté le 9 Décembre 2020
    « Napoléon III » est un ouvrage hyper dense, très difficile d’accès mais forcément exhaustif pour qui voudra tout savoir sur cet empereur coincé entre des évènements plus marquants que lui : la Révolution française, le règne de Napoléon Ier et la Première guerre mondiale. La découverte de cette vie ne manque pourtant pas d’intérêt, avec un idéal trait d’union entre la France éliminant les derniers soubresauts de la monarchie avant de se diriger difficilement sur la voie de la République. L’homme, desservi par une certaine timidité et une mollesse apparente, a semble-t-il été sous estimé par ces adversaires, qui n’ont pas décelé son inflexible détermination et vision de la France. Intelligent, cultivé de manière autodidacte, Napoléon III se montrera malgré son appétit de pouvoir moins brutal que la plupart des dictateurs, avec un refus de s’engager dans une politique de conquêtes territoriales, un assouplissement de la poigne de fer des débuts et surtout de réelles volontés progressistes pour permettre l’émancipation des peuples opprimés notamment italiens mais également le basculement de l’économie dans une ère de développement industriel sensé aller de paire avec le progrès social. Bien entendu, certaines contradictions existent comme les aventures coloniales à l’éthique des plus douteuses, mais Napoléon III par... « Napoléon III » est un ouvrage hyper dense, très difficile d’accès mais forcément exhaustif pour qui voudra tout savoir sur cet empereur coincé entre des évènements plus marquants que lui : la Révolution française, le règne de Napoléon Ier et la Première guerre mondiale. La découverte de cette vie ne manque pourtant pas d’intérêt, avec un idéal trait d’union entre la France éliminant les derniers soubresauts de la monarchie avant de se diriger difficilement sur la voie de la République. L’homme, desservi par une certaine timidité et une mollesse apparente, a semble-t-il été sous estimé par ces adversaires, qui n’ont pas décelé son inflexible détermination et vision de la France. Intelligent, cultivé de manière autodidacte, Napoléon III se montrera malgré son appétit de pouvoir moins brutal que la plupart des dictateurs, avec un refus de s’engager dans une politique de conquêtes territoriales, un assouplissement de la poigne de fer des débuts et surtout de réelles volontés progressistes pour permettre l’émancipation des peuples opprimés notamment italiens mais également le basculement de l’économie dans une ère de développement industriel sensé aller de paire avec le progrès social. Bien entendu, certaines contradictions existent comme les aventures coloniales à l’éthique des plus douteuses, mais Napoléon III par sa volonté de réformes progressistes et de grands travaux notamment architecturaux, constitue un maillon important de notre patrimoine national.
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  • lehibook Posté le 10 Juin 2020
    Quand on s’est fait arranger le portrait par Victor Hugo ou Zola (entre autres) il faut un sacré chirurgien esthétique pour vous rendre présentable . C’est ce à quoi s’attaque Pierre Milza dans cette conséquente biographie. Pas facile de mettre en évidence les aspects positifs de l’homme et du régime coincé entre le péché originel du coup d’état et la débâcle de Sedan ( sans oublier le fort de Ham et Badinguet, l’épopée avortée du Mexique…) . Mais par un travail méticuleux , l’auteur met en évidence une politique étrangère assez cohérente et l’entrée de la France dans une certaine modernité . Un travail de qualité et utile
  • CDemassieux Posté le 27 Avril 2020
    Oublions l’ombre pesante et écrasante d’un Victor Hugo à charge contre Louis-Napoléon Bonaparte après le coup d’État du 2 décembre 1851 – date anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d’Austerlitz. Ombre qui continue de ternir l’image d’une figure politique majeure de notre payas, ayant fait entrer de plain-pied la France dans la modernité, sans négliger les plus faibles. Cet aventurier exilé après 1815, fils d’un frère de Napoléon Ier et de la belle reine Hortense – elle-même fille de Joséphine de Beauharnais – ; auteur de deux tentatives malheureuses de prise du pouvoir – dont l’une lui vaudra un séjour de plusieurs années au fort de Ham avant de s’en échapper de manière rocambolesque – ; idéaliste dans ses jeunes années au point de se joindre, avec son frère, aux conjurés italiens – il aura d’ailleurs, tout au long de son règne, une histoire tumultueuse avec l’Italie, l’aidant à devenir indépendante tout en lui interdisant l’accès à Rome comme capitale, alors aux mains du pape –, mérite en effet mieux que cette appellation de « Napoléon le petit » dont l’a affublé Hugo. Autoritaire, une fois les pleins pouvoirs entre ses mains ? Oui, mais nous... Oublions l’ombre pesante et écrasante d’un Victor Hugo à charge contre Louis-Napoléon Bonaparte après le coup d’État du 2 décembre 1851 – date anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d’Austerlitz. Ombre qui continue de ternir l’image d’une figure politique majeure de notre payas, ayant fait entrer de plain-pied la France dans la modernité, sans négliger les plus faibles. Cet aventurier exilé après 1815, fils d’un frère de Napoléon Ier et de la belle reine Hortense – elle-même fille de Joséphine de Beauharnais – ; auteur de deux tentatives malheureuses de prise du pouvoir – dont l’une lui vaudra un séjour de plusieurs années au fort de Ham avant de s’en échapper de manière rocambolesque – ; idéaliste dans ses jeunes années au point de se joindre, avec son frère, aux conjurés italiens – il aura d’ailleurs, tout au long de son règne, une histoire tumultueuse avec l’Italie, l’aidant à devenir indépendante tout en lui interdisant l’accès à Rome comme capitale, alors aux mains du pape –, mérite en effet mieux que cette appellation de « Napoléon le petit » dont l’a affublé Hugo. Autoritaire, une fois les pleins pouvoirs entre ses mains ? Oui, mais nous parlons d’un temps où même la République avait fait tirer sur le peuple en juin 1848, et sans regret celle-ci, tandis que Napoléon III sera toujours hanté par les morts de décembre 1851 occasionnés par sa prise du pouvoir musclée. La mort des autres, il la supporte tellement mal que c’est lui-même qui ordonnera la capitulation à Sedan, en 1870, afin d’éviter un bain de sang inutile, l’issue de la guerre étant jouée, la Prusse sortant victorieuse. On le lui reprochera violemment, mais il aurait fallu accepter ses projets de réforme de l’armée et l’issue eût été peut-être tout autre. N’oublions pas, au passage, qu’il modernisera la marine de manière considérable puisqu’elle deviendra la seconde après celle de l’Angleterre. Celui qui déclare la guerre – en l’occurrence la France – n’est pas toujours celui qui la provoque. Il n’empêche, sa prophétie de malheur s’est réalisée : « En dépit d’elle-même, la Prusse, dans vingt ou trente ans, se trouvera dans l’obligation de devenir agressive. » On connaît la suite… Car Napoléon III avait un sens de l’analyse de l’Europe très aiguisé. Bien sûr qu’il y eut une fête impériale – agrémentée de multiples conquêtes amoureuses provoquant l’ire de l’impératrice Eugénie –, laquelle ne concerna pas tout le monde, loin de là ; bien sûr aussi que le pouvoir se fit très autoritaire, au moins dans ses premières années, mais le sort du peuple occupa le souverain qui, entre autres, accorda le droit de grève aux ouvriers et s’en remit souvent au vote – permettant au passage à un plus grand nombre de Français de voter – pour asseoir sa légitimité. Le chef et son peuple, tel était le crédo, que ne supportent toujours pas certains libéraux, considérant le peuple bien trop stupide pour décider. Tels sont les points – et bien d’autres encore – que soulève Pierre Milza dans sa rigoureuse, dense et non moins très fluide biographie d’un personnage de notre Histoire. Personnage dont la fin, en exil du côté de l’Angleterre – là où son oncle rêva jadis de fouler le sol à la tête de son armée –, a des allures d’ingratitude pour celui qui, tout de même, fit rayonner son pays, notamment à travers Paris qu’il fit si bien transformer qu’elle devint (selon Walter Benjamin) la « capitale du XIXe siècle ». À sa fin tragique – provoquée par des calculs dans la vessie qui le firent souffrir durant plusieurs années – s’ajoute celle de son fils, jeune officier engagé dans l’armée anglaise, parti mourir dans le Zoulouland. Pierre Milza rapporte un propos du dentiste de l’impératrice qui colle exactement à Napoléon III et nombre de ses prédécesseurs et successeurs à la tête de la France : « En France, on est honoré aujourd’hui et banni demain. Je me suis dit parfois que les Français mettent leurs héros sur des piédestaux de sel, de sorte qu’à la première tempête qui les atteint, ils tombent pour rester à jamais couchés dans la boue. » De Gaulle ne renierait pas cette remarque. Enfin, en conclusion, l’auteur de cette considérable biographie – où, hélas, en conclusion, et selon un réflexe pavlovien, il se croit obligé de nous asséner un couplet sur l’extrême droite d’aujourd’hui ! – n’a pas tort de s’interroger sur le fait que les cendres de l’oncle ont été rapportées en grand pompe, en 1840, pour être déposées aux Invalides, tandis que celle de son neveu – qui a nettement moins versé le sang des Français et des autres – demeurent, avec celles de son épouse et son fils, en Angleterre. Un retour dans la Mère-Patrie serait bienvenu en effet…
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  • Jeanraphael Posté le 5 Février 2018
    Un livre a lire si on veut mieux connaître Louis Napoléon. Un vrai travail d'historien, sérieux documenté, qui raconte autant l'homme que la deuxième moitié du XIXeme. c'est bien écrit, avec rigueur et précision, dans un style qui n'a d'autre préoccupation que de raconter l'histoire d'une homme. On est pas la pour faire des galipettes, ni pour jouer à l'écrivaillon, mais pour faire apparaître l'ébauche d'une vérité historique, en rétablissant la stature d'un souverain que la mémoire nationale n'as pas vraiment digéré. Très bon livre en somme, et grand plaisir de lecture.
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