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Perrin
EAN : 9782262099466
Code sériel : 399
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Stefan Zweig (collector)

Collection : Tempus
Date de parution : 13/01/2022

Le mystère Zweig révélé par un livre saisissant. L'édition collector pour célébrer les 20 ans de Tempus 

Comment un écrivain aussi discret que Stefan Zweig (1881-1942) est-il parvenu à embraser le coeur de ses créatures romanesques et à envoûter tant de ses lecteurs ? Homme impétueux, sous son élégance Mitteleuropa de juif autrichien, cet artiste attire la foudre. Choyé par les élites, il aurait pu demeurer l’archétype...

Comment un écrivain aussi discret que Stefan Zweig (1881-1942) est-il parvenu à embraser le coeur de ses créatures romanesques et à envoûter tant de ses lecteurs ? Homme impétueux, sous son élégance Mitteleuropa de juif autrichien, cet artiste attire la foudre. Choyé par les élites, il aurait pu demeurer l’archétype d’une civilisation disparue, broyée par les guerres et les totalitarismes. Or, bien plus que certains de ses contemporains naguère illustres, il n’a pas cessé de séduire. Ses biographies de Fouché et de Marie-Antoinette conservent un charme et une profondeur inégalés. La Confusion des sentiments continue de troubler. Peut-être les lueurs sombres, les fumées délétères de son œuvre correspondent-elles à nos tourments contemporains.
« Tenter de rendre vivant cet homme de passion à travers une biographie passionnée », telle était l’ambition de Dominique Bona : défi relevé, et avec quel talent !

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EAN : 9782262099466
Code sériel : 399
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mfrance Posté le 7 Juin 2021
    Voilà une passionnante incursion dans l'existence de Stefan Zweig, pacifiste, humaniste et européen convaincu, cultivant les amitiés à travers l'Europe : Emile Verhaeren, Romain Rolland, Jules Romains, Paul Valéry, Hermann Hesse, Thomas Mann ... et n'omettant pas d'aider de jeunes auteurs de langue allemande à lancer leur carrière, tels Klaus Mann, Joseph Roth et Erich Maria Remarque, entre autres ! car, modeste avant tout, il n'y a en lui aucune jalousie envers ses semblables. "Cet homme ne se définit jamais en termes de rivalités ou d'oppositions. L'amitié est le seul aiguillon qu'il connaisse. Et dans l'amitié, il n'est qu'une seule source, un seul coeur battant : l'admiration". Issu d'une famille viennoise bourgeoise aisée, menant l'existence privilégiée des nantis non soumis à l'obligation de gagner leur pain, Stefan Zweig se fait connaître dès l'adolescence par un recueil de poèmes lui conférant immédiatement une certaine notoriété. Aimant les voyages, il sillonnera l'Europe, donnant des conférences délivrant un message de paix et de fraternité, pour lui primordial dans la période d'après-guerre, dévastée par la folie humaine, convaincu que la réconciliation entre les peuples passe par "une unité de sentiment, de volonté, de pensée et de vie" et plaide incessamment pour que naisse une culture... Voilà une passionnante incursion dans l'existence de Stefan Zweig, pacifiste, humaniste et européen convaincu, cultivant les amitiés à travers l'Europe : Emile Verhaeren, Romain Rolland, Jules Romains, Paul Valéry, Hermann Hesse, Thomas Mann ... et n'omettant pas d'aider de jeunes auteurs de langue allemande à lancer leur carrière, tels Klaus Mann, Joseph Roth et Erich Maria Remarque, entre autres ! car, modeste avant tout, il n'y a en lui aucune jalousie envers ses semblables. "Cet homme ne se définit jamais en termes de rivalités ou d'oppositions. L'amitié est le seul aiguillon qu'il connaisse. Et dans l'amitié, il n'est qu'une seule source, un seul coeur battant : l'admiration". Issu d'une famille viennoise bourgeoise aisée, menant l'existence privilégiée des nantis non soumis à l'obligation de gagner leur pain, Stefan Zweig se fait connaître dès l'adolescence par un recueil de poèmes lui conférant immédiatement une certaine notoriété. Aimant les voyages, il sillonnera l'Europe, donnant des conférences délivrant un message de paix et de fraternité, pour lui primordial dans la période d'après-guerre, dévastée par la folie humaine, convaincu que la réconciliation entre les peuples passe par "une unité de sentiment, de volonté, de pensée et de vie" et plaide incessamment pour que naisse une culture européenne. Cultivant l'ambivalence entre une existence à la façade tournée vers le monde : vie de conférencier, biographe, essayiste, curieux d'innovations et connaissances nouvelles, et une face cachée se dévoilant exclusivement au travers des personnages de ses nouvelles, sombres et tourmentés, cachant de lourds secrets, Stefan Zweig offre au lecteur une oeuvre riche et variée dont le succès ne se démentira pas, ses nouvelles lui ouvrant les portes de la gloire, et ses biographies lui permettant d'engager une réflexion sur son époque et ses contemporains. Car, si la politique le dégoûte, il s'intéresse par contre passionnément à l'histoire et la compréhension du passé permet, selon lui, d'affronter l'actualité avec plus d'acuité. Mais l'actualité dans ces années trente devient de plus en plus angoissante. Refusant autant le communisme que le fascisme, juif de surcroît ... il n'a bientôt pas d'autre choix que la fuite ! Dominique Bona a su brillamment restituer les angoisses de cet homme tourmenté, qui, coupé de ses racines, brisé, aimant éperdument cette Allemagne, havre de culture, transformée grâce au nazisme en antre de barbarie, n'entrevoit plus rien d'autre pour lui que la fuite ultime. Car, dans son exil brésilien, il est devenu sans espoir quant à l'avenir du monde, et le monde qu'il a aimé est définitivement perdu. "Jamais on n'aime plus la vie Qu'à l'ombre du renoncement"
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  • ProseS Posté le 8 Juillet 2018
    Comme toujours, la finesse d'analyse et le doux courant de l'écriture de Dominique Bona nous entraîne dans le monde des êtres d'exception dont elle trace les portraits. Nous voici intime, sans même nous en rendre compte, sans recul de cet être si fort et fragile à la fois. Nous voici de la famille, de ses proches, mieux nous voici Stefan Zweig lui-même, avec sa douceur, sa finesse, ses démons, ses tourments, sa vision presque infantile d'un monde qu'il croit bon, parce qu'il l'est lui-même et dont il prendra congé (il n'y a pas de hasard) avant d'en prendre la mesure de l'horreur. Un livre remarquable à marquer et re-marquer de cinq, cents, mille étoiles de connaissance et re-connaissance.
  • vahine34 Posté le 13 Janvier 2017
    biographie intéressante mais un peu trop clinique à mon gout. En refermant ce livre on ne comprend pas vraiment les raisons de son suicide.
  • enjie77 Posté le 19 Mai 2016
    Après avoir terminé la lecture de ce livre passionnant, la première réflexion qui m'est venue à l'esprit est celle-ci "Dominique Bona est devenu Stefan Zweig". Elle est tellement imprégnée de son sujet qu'elle sait nous faire vivre auprès de Stefan Zweig. Elle n'a rien laissé au hasard. J'aime les biographies mais je suis souvent déçue, soit le texte est soporifique, soit il est destiné à des initiés mais celle-ci est tellement vivante tout en étant extrêmement authentique, c'est un moment délicieux et extrêmement captivant.
  • gerardmuller Posté le 20 Mars 2016
    Stefan Zweig/ Biographie par Dominique Bona C’est une excellente biographie de l’écrivain Stefan Zweig, un de mes écrivains préférés, que nous propose dans ce livre Dominique Bona. Mais pas seulement une biographie et une analyse psychologique du personnage : c’est aussi une analyse de l’art d’écrire de Stefan Zweig. L’enfance de Zweig n‘a pas été marqué par la douceur : enfant gâté il n’a manqué de rien si ce n’est de la première tendresse. Déçu par l’éducation insipide reçue à l’école qui visait non à développer la personnalité, à l’épanouir et l’enrichir, mais à la dompter, le jeune Stefan sera toujours rebuté par le système scolaire. Il a une passion pour la musique, le théâtre et la littérature, des matières négligées dans le cursus scolaire. Ses idoles vont être Rainer Maria Rilke et Hugo von Hofmannstahl, deux grands poètes autrichiens. Pour Zweig, on n’était pas un vrai Viennois sans l’amour de la culture. Zweig parlait l’anglais, l’italien et le français en plus de sa langue maternelle l’allemand et du latin et du grec appris à l’école. Il a une passion pour Voltaire et Racine autant que pour Goethe et Schiller. Dans son récit « Le Monde d’hier », ... Stefan Zweig/ Biographie par Dominique Bona C’est une excellente biographie de l’écrivain Stefan Zweig, un de mes écrivains préférés, que nous propose dans ce livre Dominique Bona. Mais pas seulement une biographie et une analyse psychologique du personnage : c’est aussi une analyse de l’art d’écrire de Stefan Zweig. L’enfance de Zweig n‘a pas été marqué par la douceur : enfant gâté il n’a manqué de rien si ce n’est de la première tendresse. Déçu par l’éducation insipide reçue à l’école qui visait non à développer la personnalité, à l’épanouir et l’enrichir, mais à la dompter, le jeune Stefan sera toujours rebuté par le système scolaire. Il a une passion pour la musique, le théâtre et la littérature, des matières négligées dans le cursus scolaire. Ses idoles vont être Rainer Maria Rilke et Hugo von Hofmannstahl, deux grands poètes autrichiens. Pour Zweig, on n’était pas un vrai Viennois sans l’amour de la culture. Zweig parlait l’anglais, l’italien et le français en plus de sa langue maternelle l’allemand et du latin et du grec appris à l’école. Il a une passion pour Voltaire et Racine autant que pour Goethe et Schiller. Dans son récit « Le Monde d’hier », Zweig décrit en scènes vivantes la vie sexuelle et amoureuse avant le Première Guerre Mondiale. La morale de l’époque est peu propice aux élans amoureux. D’une plume discrète, il esquisse sans rien livrer de personnel, ce qu’était une visite dans une maison close. Il ne dit pas s’il y a été lui-même. Zweig est un personnage qui doute de ses capacités et il affirme ne se voir aucun avenir dans la littérature. On est étonné 70 ans plus tard de voir qu’il est l’écrivain de l’époque le plus lu dans le monde. Zweig est une valeur sûre, de nos jours, de la littérature : il plait par ses récits brefs, intenses et passionnels, exaltés et douloureux. Chez Zweig, « le feu court à travers les mots, les phrases. » Le secret est la clé du récit. « Chacun des personnages se débat avec ce quelque chose, inavoué, informulé, enfoui au plus profond de lui où il croit l’avoir oublié, mais qui un jour remonte à la surface, menaçant un équilibre précaire, ou miraculeux. » Ses personnages sont animés d’une dualité profonde, et possédés par une passion. Zweig plait car il est un écrivain concis et efficace. Pas de longueurs, il écrit en homme pressé. « La femme est le cœur de ses livres et il la met en scène à tous les âges de la séduction. » Au cours de se voyages, il se découvre un attrait particulier pour Paris. Il aime Verlaine et fréquente Émile Verhaeren et Romain Rolland avec qui il voudrait une réconciliation franco-allemande après la victoire prussienne de 1870. Mais, « rêve d’intellectuel, divagation ubuesque, la thèse fait hausser les épaules aux contemporains. Les peuples eux-mêmes, grandis dans l’ignorance et l’affrontement réciproques, ne sont pas mûrs pour la comprendre. » Il se sent en harmonie avec de grands esprits comme Hermann Hesse qui défend la liberté de l’individu, la résistance à la contrainte et aux violences physiques ou morales. Mais il ne se décourage pas et se rappelle chaque jour la phrase de Goethe : « Homme, quand comprendras-tu que ne pas aboutir fait ta grandeur ? » Dominique Bona dissèque un peu plus la personnalité de Zweig et nous montre que l’érotisme est à côté du travail, des lectures et de l’amitié, le jardin secret de Zweig. Ses relations sont éphémères et secrètes : il ne s’attache pas. Cependant il rencontre Frederike et les sentiments qu’il éprouve à son égard le prennent au dépourvu. Il l’épouse et divorcera à la fin de sa vie, pour Charlotte. Il va s’intéresser à trois écrivains : Balzac, Dostoievski et Dickens et écrire un triptyque qui reste une œuvre majeur. Il s’installe à Salzbourg avec Frederike pour écrire en toute tranquillité. Il reçoit Toscanini, Bartok, Alban Berg, Richard Strauss, Ravel. Il connaît Roger Martin du Gard, André Gide, Julien Green, André Maurois et entretient une relation cordiale avec chacun. Un de ses maîtres à penser est Érasme de Rotterdam qui voyait dans l’intolérance le mal héréditaire de notre société. Comme lui, Zweig n’obéit à aucune couleur, à aucun hymne, à aucun drapeau. Autrichien, il se veut d’abord européen. Érasme est pour lui le modèle de l’homme libre capable de résister aux despotismes. Après l’autodafé du 10 mai 1933 au cours duquel les nazis brûlent tous les livres qui ne sont pas en accord avec les thèses du nazisme, Zweig fuit à Londres, mais il ne se plait pas en Angleterre et préfère séjourner à Nice pour voir ses amis, Joseph Roth, Jules Romain, Igor Stravinski, H.G.Wells. Puis c’est New York en 1935, Rio de Janeiro et Buenos Aires où il donne des conférences. 1937, c’est la première dépression nerveuse. Zweig doute de tout. L’Anschluss en 1938 puis les accords de Munich le 30 septembre achèvent de lui miner le moral et la santé. « Les accords de Munich scellent l’annexion de l’Autriche et se concluent par la poignée de main tristement historique entre Daladier, Hitler et Chamberlain. » Il se retire au Brésil à Pétropolis, non loin de Rio. Zweig commence dès 1941 la rédaction de son livre testament « Le monde d’hier » à l’usage des générations futures pour qu’elles mesurent ce qu’il y avait de beau et de bon dans cette civilisation européenne, anéantie par deux guerres. Ce sont des pages soutenues par l’émotion, mais qui gardent une élégance et une pudeur, marques indélébiles de l’auteur. On connaît la fin : le 21 février il se donne la mort avec sa jeune épouse Lotte. Il est enterré à Pétropolis. Magnifique livre que cette biographie très complète de Stefan Zweig par Dominique Bona, qui se lit comme un roman. Les œuvres les plus célèbres de Zweig, vendues encore de nos jours à des millions d’exemplaires : Amok, La pitié dangereuse, La confusion des sentiments, 24 heures de la vie d’une femme, Destruction d’un cœur, Le monde d’hier, et son chef d’œuvre à mon sens, Le joueur d’échecs. Ainsi que de très belles biographies, Fouché, Marie-Antoinette, Erasme, Magellan etc…
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