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Cherche midi
EAN : 9782749162546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 264
Format : 140 x 220 mm

Ce qui nous tue

Anne LE BOT (Traducteur)
Collection : Ailleurs
Date de parution : 06/02/2020
L’Amérique est-elle condamnée à la bêtise, au machisme, à la paranoïa et au mensonge ?
Te rappelles-tu quand tout était simple ?
 
Anna Crawford, professeure d’anglais au lycée de Seldom Falls, Pennsylvanie, est virée pour insubordination. Mauvais timing. Dans la foulée, un étudiant pénètre dans les locaux et se livre à une tuerie de masse : 19 morts, 45 blessés. Un temps suspectée par le FBI, Anna est rapidement innocentée....
Te rappelles-tu quand tout était simple ?
 
Anna Crawford, professeure d’anglais au lycée de Seldom Falls, Pennsylvanie, est virée pour insubordination. Mauvais timing. Dans la foulée, un étudiant pénètre dans les locaux et se livre à une tuerie de masse : 19 morts, 45 blessés. Un temps suspectée par le FBI, Anna est rapidement innocentée. Mais le mal est fait : elle a été montrée du doigt, sa vie, jetée en pâture aux foules, ne sera plus jamais la même.
Autour d’elle, elle voit un monde devenir fou, qui pour seules réponses à ce drame atroce propose davantage de médias et de caméras, toujours plus de hashtags, d’armes, de virilité triomphante et de lois absurdes.
 
L’Amérique est-elle condamnée à la bêtise, au machisme, à la paranoïa et au mensonge ? Avec cet anti-thriller, où l’humour noir se mêle à la colère, Tom McAllister nous offre un plaidoyer au vitriol pour la raison, à une époque où tout le monde semble devenir cinglé, sans que cela ne choque plus personne.
 
« Avec un humour trash, Ce qui nous tue décrit à merveille une pathologie nationale que nous avons nourrie jusqu’à ce qu’elle prenne cette dimension monstrueuse. »
The Washington Post
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EAN : 9782749162546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 264
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

"Des personnages développés et attachants. La remontée psychologique de l’héroine est intéréssante. Le livre est parfois drôle et caustique et parfois triste. On rit, on s’émeut, bref un très bon moment "
Géraldine / Librairie l'Armitiere

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MadameTapioca Posté le 6 Mai 2020
    "I'll give you my gun when you pry it from my cold, dead hands" • Il n'est pas facile d'e#769;crire un roman sur un sujet aussi grave que les fusillades dans les e#769;coles. McAllister y parvient pluto#770;t brillamment en donnant vie et voix a#768; un personnage fe#769;minin et fe#769;ministe. • Anna est enseignante dans un lyce#769;e dans lequel une tuerie vient d’avoir lieu. Brie#768;vement soupc#807;onne#769;e d’e#770;tre l’auteur de ce massacre, elle est rapidement innocente#769;e. Le ve#769;ritable meurtrier est un adolescent, mais bien que mise hors de cause, la vie d’Anna se retrouve soumise a#768; examen et a#768; jugement par les me#769;dias nationaux et par la population. Le re#769;cit va nous faire suivre Anna et la ville de Seldom Falls tout au long de l'anne#769;e qui suit la trage#769;die. • Anna souffre fort logiquement du syndrome post traumatique. Elle connaissait toutes les victimes, elle aurait du#770; e#770;tre au lyce#769;e ce jour la#768;, elle n’avait jamais pense#769; e#770;tre en inse#769;curite#769; dans sa ville si paisible. C’est donc une femme de#769;prime#769;e et terrifie#769;e qui nous de#769;voile ses pense#769;es sur le fait d'e#770;tre une femme dans un monde d’hommes brutaux, sur l’inquie#769;tante culture des armes, sur la sensation croissante de ne jamais se sentir en se#769;curite#769;, sur les me#769;dias avides, sur les... "I'll give you my gun when you pry it from my cold, dead hands" • Il n'est pas facile d'e#769;crire un roman sur un sujet aussi grave que les fusillades dans les e#769;coles. McAllister y parvient pluto#770;t brillamment en donnant vie et voix a#768; un personnage fe#769;minin et fe#769;ministe. • Anna est enseignante dans un lyce#769;e dans lequel une tuerie vient d’avoir lieu. Brie#768;vement soupc#807;onne#769;e d’e#770;tre l’auteur de ce massacre, elle est rapidement innocente#769;e. Le ve#769;ritable meurtrier est un adolescent, mais bien que mise hors de cause, la vie d’Anna se retrouve soumise a#768; examen et a#768; jugement par les me#769;dias nationaux et par la population. Le re#769;cit va nous faire suivre Anna et la ville de Seldom Falls tout au long de l'anne#769;e qui suit la trage#769;die. • Anna souffre fort logiquement du syndrome post traumatique. Elle connaissait toutes les victimes, elle aurait du#770; e#770;tre au lyce#769;e ce jour la#768;, elle n’avait jamais pense#769; e#770;tre en inse#769;curite#769; dans sa ville si paisible. C’est donc une femme de#769;prime#769;e et terrifie#769;e qui nous de#769;voile ses pense#769;es sur le fait d'e#770;tre une femme dans un monde d’hommes brutaux, sur l’inquie#769;tante culture des armes, sur la sensation croissante de ne jamais se sentir en se#769;curite#769;, sur les me#769;dias avides, sur les me#769;moriaux sans signification que l’on e#769;rige, sur l'inutilite#769; des institutions qui ne s’attaquent pas au fond du proble#768;me : la prolife#769;ration des armes a#768; feu. La peur collective prend de plus en plus de place, le bon sens perd face a#768; l’hyste#769;rie, la bureaucratie, la politique. • Ironique, acerbe, en cole#768;re face a#768; la be#770;tise et au machisme, la voix d’Anna offre une critique habile qui a du sens. Son cynisme et son nihilisme sont tout a#768; la fois dro#770;les et dramatiques. D’une prose tranchante, parfois trash, McAllister pose une question d’actualite#769; : a#768; quelles liberte#769;s sommes-nous pre#770;ts a#768; renoncer pour assurer notre se#769;curite#769;? • Traduit par Anne Le Bot
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  • Armony22 Posté le 23 Avril 2020
    "En Amérique, on envoie les enfants à l'école pour se faire tuer et apprendre l'algèbre, la physique, l'histoire, la biologie, la littérature. Les nations moins civilisées ne possèdent pas de système aussi organisé pour assassiner leurs enfants." Dans ce livre beaucoup de thèmes récurrents sont évoqués, tuerie de masse, violence, armes à feu, réseaux sociaux. Tom McAllister a choisi de nous en parler d'une manière originale et très différente de ce que l'on a l'habitude de voir. Il nous livre une satire sociale qui pointe du doigt les nombreux problèmes de violence aux USA. A travers le personnage d'Anna il assène l'une après l'autre les vérités qui dérangent. Anna souffre d'un SSPT mais elle était déjà bien barrée avant. Elle a souvent des idées loufoques, une vision bien à elle de ce monde et un humour très particulier. Avec beaucoup de cynisme, de sarcasme et l'humour noir qui la caractérise, elle nous fait part de ses réflexions sur son quotidien et ce qui l'entoure. Après avoir vu sa vie jetée en pâture aux foules, elle analyse mois par mois sa communauté. "L'intimité est un produit dont la garantie est assortie de tellement de conditions qu'elle perd sa validité à la seconde où vous... "En Amérique, on envoie les enfants à l'école pour se faire tuer et apprendre l'algèbre, la physique, l'histoire, la biologie, la littérature. Les nations moins civilisées ne possèdent pas de système aussi organisé pour assassiner leurs enfants." Dans ce livre beaucoup de thèmes récurrents sont évoqués, tuerie de masse, violence, armes à feu, réseaux sociaux. Tom McAllister a choisi de nous en parler d'une manière originale et très différente de ce que l'on a l'habitude de voir. Il nous livre une satire sociale qui pointe du doigt les nombreux problèmes de violence aux USA. A travers le personnage d'Anna il assène l'une après l'autre les vérités qui dérangent. Anna souffre d'un SSPT mais elle était déjà bien barrée avant. Elle a souvent des idées loufoques, une vision bien à elle de ce monde et un humour très particulier. Avec beaucoup de cynisme, de sarcasme et l'humour noir qui la caractérise, elle nous fait part de ses réflexions sur son quotidien et ce qui l'entoure. Après avoir vu sa vie jetée en pâture aux foules, elle analyse mois par mois sa communauté. "L'intimité est un produit dont la garantie est assortie de tellement de conditions qu'elle perd sa validité à la seconde où vous ouvrez la boîte." La violence est partout, impossible de l'éradiquer. Chez les citoyens qui achètent des armes pour se défendre contre les armes, dans l'aberration du système, dans les nouvelles règles absurdes, dans la paranoïa qui s'installe. Anna fuit, toujours, elle ne sait plus trop où est sa place. Elle nous livre aussi plusieurs messages féministes en donnant son point de vue sur cette société patriarcale et les hommes en général. Elle nous parle également des médias, toujours prêts à tout pour obtenir plus d'audience. Manipulation, mensonge, tout est bon pour un scoop. La vie des victimes est passée au crible, sans respect ni pudeur. "La valeur de votre vie est directement proportionnelle au nombre de publicités qu'on peut diffuser avant la vidéo de votre assassinat." J'ai beaucoup aimé ce livre et la façon particulière dont les sujets sérieux sont abordés. J'ai apprécié le personnage d'Anna même si parfois ses digressions m'ont parues un tantinet redondantes. Une lecture intéressante, parfois drôle et bien loin de ce à quoi je m'attendais au départ. Une excellente surprise. Ce roman nous livre une critique virulente et acerbe de la société américaine et ses dérives. C'est caustique, piquant et sans concession. A découvrir ! Merci au #PicaboRiverBookClub et à Cherche Midi pour cette plaisante lecture.
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  • Chinouk Posté le 25 Mars 2020
  • ArmelleAlx Posté le 8 Mars 2020
    Une tuerie dans un lycée abordée sous une forme romanesque tout à fait pertinente : le lecteur, placé dans la tête d'une enseignante du lycée concerné, partage avec elle l'impact du drame. A la fois observatrice et analyste, la jeune femme, prend une distance par rapport à ses concitoyens qui tendent à perdre la raison. Elle relate mois par mois pendant un an les effets de la tuerie sur elle-même, sur son entourage, et livre ainsi, non sans humour, une autopsie d'une communauté qui se dérègle complètement. Une belle découverte grâce au partenariat Picabo River Book Club et les éditions du Cherche Midi !
  • La-page-qui-marque Posté le 8 Mars 2020
    Anna Crawford est professeur d’anglais au lycée de Seldom Falls, en Pennsylvanie. Elle vient d’être virée pour insubordination quand une fusillade éclate dans l’établissement. Le tueur fait 19 morts et 45 blessés. Anna est un temps suspectée d’être complice et même si elle est rapidement innocentée le mal et fait. Elle nous raconte l’année qui suit la tuerie et comment la ville est prise de folie sécuritaire. En réaction au traumatisme, des lois absurdes sont proposées prônant toujours plus d’armes et de virilisme. L’héroïne est une femme désabusée qui pose sur le monde un regard plein de cynisme. Elle raconte toutes les manières qu’ont ses concitoyens pour réagir à ce drame. Entre les survivalismes, une secte et une tentative de création de milice, la ville est en ébullition. Les journalistes se repaissent du drame et traquent le scoop, l’interview exclusive. Anna nie sa propre souffrance et se laisse embarquer dans cette folie. Malgré les conseils de son petit ami et de son frère, elle se rapproche de tout les illuminés pour mieux trouver un exutoire. Mais son cynisme l’empêche de réellement trouver sa place. A travers ce roman, c’est une critique acerbe de la culture des armes et des dérives sécuritaires que... Anna Crawford est professeur d’anglais au lycée de Seldom Falls, en Pennsylvanie. Elle vient d’être virée pour insubordination quand une fusillade éclate dans l’établissement. Le tueur fait 19 morts et 45 blessés. Anna est un temps suspectée d’être complice et même si elle est rapidement innocentée le mal et fait. Elle nous raconte l’année qui suit la tuerie et comment la ville est prise de folie sécuritaire. En réaction au traumatisme, des lois absurdes sont proposées prônant toujours plus d’armes et de virilisme. L’héroïne est une femme désabusée qui pose sur le monde un regard plein de cynisme. Elle raconte toutes les manières qu’ont ses concitoyens pour réagir à ce drame. Entre les survivalismes, une secte et une tentative de création de milice, la ville est en ébullition. Les journalistes se repaissent du drame et traquent le scoop, l’interview exclusive. Anna nie sa propre souffrance et se laisse embarquer dans cette folie. Malgré les conseils de son petit ami et de son frère, elle se rapproche de tout les illuminés pour mieux trouver un exutoire. Mais son cynisme l’empêche de réellement trouver sa place. A travers ce roman, c’est une critique acerbe de la culture des armes et des dérives sécuritaires que nous offre l’auteur. Il y a aussi un message féministe fort sous-jacent. L’auteur pointe les dégâts crées par la société patriarcal avec une grande justesse. Anna, comme toutes les femmes, subit des injonctions puissantes et contre lesquels elle tente de lutter. L’auteur montre cela avec beaucoup de force et j’ai été assez agréablement surprise que ce soit un homme qui porte ce genre de discourt. Il y a plusieurs phrases assassines (et que j’ai trouvé extrêmement drôle) sur la manière dont se comportent certains hommes. Il montre aussi comment les hommes se sentent propriétaire du corps des femmes et comment le poids de leurs regards pèsent lourd sur elles. Ton McAllister a un regard très critique mais très fin sur une société malade de virilisme et de peur. L’auteur aborde aussi la manière dont les médias traitent l’information. Ils montrent comment la course en sensationnaliste crée des dégâts. Cela est fait avec ironie et cynisme de nouveau et c’est d’une efficacité redoutable. Progressivement, au moyen de mensonges ou d’informations tronquées, la paranoïa s’installe et un climat délétère règne. Un drame est une éventement qui permet de manipuler et d’angoisser facilement la population. Pour de l’audience, les médias sont prêt à tout. Anna en fait les frais mais la mère du tueur encore plus. On voit comment elle est sommée de s’expliquer et de s’excuser pour des actes qu’elle n’a pas commis, pour un drame qui la touche avec un violence inouï. La vie des victimes est aussi passée au scanner médiatique. Une hiérarchie de l’horreur s’installe entre les bonnes et les mauvaises victimes. La satyre sert vraiment le propos et nous pousse à réfléchir notre rapport à l’actualité, à l’information. J’ai dévoré ce livre en une journée, séduite par la plume de l’auteur et par la manière dont il aborde des sujets aussi graves. Plusieurs fois j’ai ri, plusieurs fois je me suis sentie comprise dans mon expérience de femme. Même si le roman traite d’un problème vécu aux États-Unis, le machisme n’a pas de frontière et les médias français prennent de plus en plus modèle sur leurs homologues d’outre-atlantique. Les critiques ont donc un échos aussi chez nous. La leçon qu’on pourrait tirer de cette lecture serait de faire plus souvent appelle à sa raison, de souffler et de prendre le temps d’analyser les choses plus finement. La peur et la panique sont bien mauvaise conseillère. Il s’agit du premier roman publié en France de cet auteur et je vais guetter avec attention de potentielles futurs publications car je suis très friande de son style et de son propos. Merci au Picabo River Book Club et aux éditions du Cherche midi de m’avoir permis de découvrir ce texte
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