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Écriture
EAN : 9782359053210
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 14 x 22,5 mm

Déflagration des sens

Date de parution : 10/09/2020
Après La Religion de ma mère (« absolument magnifique et terrible », Arnaud Viviant) et Allah au pays des enfants perdus, Karim Akouche continue à démontrer les scléroses de la société algérienne dans ce quatrième roman.
L’Algérie bouillonne. Le peuple rumine sa colère. Pour étouffer toute révolte, les autorités arrosent les jeunes de l’argent du pétrole. Kamal Storah, alias Kâmal Sûtra, obtient, après une longue période de chômage, une subvention de l’État et achète un minibus. Quelques mois plus tard, c’est la désillusion : il n’y... L’Algérie bouillonne. Le peuple rumine sa colère. Pour étouffer toute révolte, les autorités arrosent les jeunes de l’argent du pétrole. Kamal Storah, alias Kâmal Sûtra, obtient, après une longue période de chômage, une subvention de l’État et achète un minibus. Quelques mois plus tard, c’est la désillusion : il n’y a plus de passagers. Kâmal décide de transformer son minibus en bordel ambulant. Dénoncé par les islamistes, traqué par la police, il fuit vers le Sahara... D’une plume crûment réaliste, Karim Akouche use et abuse du droit au blasphème. Son roman, haut en couleur et en révolte, raconte une jeunesse frustrée et sans repères, dans une Algérie schizophrène, suspendue entre archaïsme et rêves de liberté.
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EAN : 9782359053210
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 14 x 22,5 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ayssa1701 Posté le 13 Novembre 2020
    Une danse avec les astres Lorsque le lecteur empoigne ce roman et dévore ses pages, il voyage, renifle et goûte aux saveurs de la vie. Avec sa plume vive et mélodieuse, Karim Akouche nous décrit les travers d’un pays qui cache dans ses entrailles des trahisons et des blessures dont les plaies ne s’effaceront jamais. Il nous invite dans l’intimité d’un peuple égaré, qui se cherche, en quête de racine et de but pour s’épanouir. Le héros du roman Déflagration des sens se nomme Kâmal Sûtra, un nom pas banal, il est à la fois, moi, mon frère, mon père, mon ami et tous ceux dont la vie à rompue sa promesse, et s’est tirée avec le destin. Le ton qu’emploie Karim Akouche et les citations des artistes qui ont fait la littérature, nous font danser jusqu’au bout de l’histoire. A défaut d’une destinée, Kâmal Sûtra accepte tout ce qui arrive avec humour et nargue les espions et les complices de la chienne de vie. Karim Akouche partage, comme dans les précédents romans Allah aux pays des enfants perdus et La religion de ma mère, des souvenirs et des histoires remplies de rebondissements. Il signe ainsi sa trilogie d’un pays sale, voilé,... Une danse avec les astres Lorsque le lecteur empoigne ce roman et dévore ses pages, il voyage, renifle et goûte aux saveurs de la vie. Avec sa plume vive et mélodieuse, Karim Akouche nous décrit les travers d’un pays qui cache dans ses entrailles des trahisons et des blessures dont les plaies ne s’effaceront jamais. Il nous invite dans l’intimité d’un peuple égaré, qui se cherche, en quête de racine et de but pour s’épanouir. Le héros du roman Déflagration des sens se nomme Kâmal Sûtra, un nom pas banal, il est à la fois, moi, mon frère, mon père, mon ami et tous ceux dont la vie à rompue sa promesse, et s’est tirée avec le destin. Le ton qu’emploie Karim Akouche et les citations des artistes qui ont fait la littérature, nous font danser jusqu’au bout de l’histoire. A défaut d’une destinée, Kâmal Sûtra accepte tout ce qui arrive avec humour et nargue les espions et les complices de la chienne de vie. Karim Akouche partage, comme dans les précédents romans Allah aux pays des enfants perdus et La religion de ma mère, des souvenirs et des histoires remplies de rebondissements. Il signe ainsi sa trilogie d’un pays sale, voilé, volé et violé. Grâce à ce roman, Karim Akouche va au bout des choses et conclu en beauté son chef-d’œuvre. Je vous conseille ce livre qui vous réconfortera et nourrira votre désir de partir à l’aventure.
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  • Lilvm Posté le 8 Octobre 2020
    Ce livre me laisse assez perplexe. Après avoir lu les premiers chapitres, je me suis vraiment demandée où l'auteur voulait en venir et quand l'histoire allait enfin se mettre en place. J'avais l'impression de lire un monologue confus et interminable plutôt qu'un véritable roman. La construction du récit est assez déconcertante, à mille lieux de ce à quoi je m'attendais en lisant le résumé. La plume de l'auteur capte immédiatement l'attention. Le narrateur a une verve indéniable et on sent une grande aisance dans l'écriture. J'ai toutefois trouvé l'emploi de ce langage si cru un peu trop exagéré et répétitif au départ. J'ai eu la sensation que l'auteur essayait juste de prouver qu'il pouvait employer ce langage, à tel point que le seul effet que cela a provoqué pour moi n'était pas le choc mais la lassitude. Heureusement, j'ai trouvé que ce problème s'est atténué vers la moitié du roman (ou je m'y suis simplement habituée). Des idées assez intéressantes sont abordées, on ressent toute la frustration du narrateur face à ce qu'il vit et la situation de son pays, mais je n'ai véritablement accroché à son récit que vers la moitié du roman, à partir du moment où il retrace plus... Ce livre me laisse assez perplexe. Après avoir lu les premiers chapitres, je me suis vraiment demandée où l'auteur voulait en venir et quand l'histoire allait enfin se mettre en place. J'avais l'impression de lire un monologue confus et interminable plutôt qu'un véritable roman. La construction du récit est assez déconcertante, à mille lieux de ce à quoi je m'attendais en lisant le résumé. La plume de l'auteur capte immédiatement l'attention. Le narrateur a une verve indéniable et on sent une grande aisance dans l'écriture. J'ai toutefois trouvé l'emploi de ce langage si cru un peu trop exagéré et répétitif au départ. J'ai eu la sensation que l'auteur essayait juste de prouver qu'il pouvait employer ce langage, à tel point que le seul effet que cela a provoqué pour moi n'était pas le choc mais la lassitude. Heureusement, j'ai trouvé que ce problème s'est atténué vers la moitié du roman (ou je m'y suis simplement habituée). Des idées assez intéressantes sont abordées, on ressent toute la frustration du narrateur face à ce qu'il vit et la situation de son pays, mais je n'ai véritablement accroché à son récit que vers la moitié du roman, à partir du moment où il retrace plus ou moins son parcours. Beaucoup de phrases sont bien trouvées et pourraient donner lieu à des citations percutantes, mais j'ai eu du mal à m'intéresser à l'histoire de cet homme que j'ai trouvé si peu attachant.
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  • d1404micado Posté le 27 Septembre 2020
    Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Ecriture pour leur confiance ainsi que l’écrivain, militant pour la laïcité, homme de théâtre, Karim Akouche, auteur du livre “déflagration des sens”. “Déflagration”, tout un programme : effectivement, cet ouvrage ne peut pas laisser indifférent. Kamal Storah, le héros, se surnommant lui-même Kâmal Sûtra, décide de concevoir un lupanar itinérant. Il se confie au fil des pages à un interlocuteur qui pourrait figurer le lecteur, racontant ses aventures, son ancien métier de journaliste, son périple en France et surtout toutes ses désillusions. Dénonçant tour à tour l’obscurantisme des islamistes en Algérie, la corruption des personnels politiques, la toute-puissance de l’armée, Karim Akouche nous fait aussi voyager dans une quête désespérée de sens vers ses origines. Un écrit à la fois dérangeant et bouleversant, des mots fous et blasphématoires, un droit que l’auteur revendique. Je le relirai à coup sûr. Un livre à oser…
  • carlottita91 Posté le 27 Septembre 2020
    "Ce sera un livre étrange et fou, à la fois pornographique et philosophique, où les jets de sperme orneront les aphorismes jamais inventés par nos aieux. (...) ce sera du Shakespeare ivre dansant dans les immondices de la vie avec Sade, Kafka (...) et tous les grands cinglés de l'univers." J'ai mis du temps à comprendre où ce roman allait m'emmener. Je l'avoue, Karim Akouche m'a destabilisé. Cette conversation crue, révoltée mais à la fois poétique nous mène hors des sentiers battus dans une Algérie sans repère. C'est déroutant, vulgaire et génant. Attention, l'auteur n'a aucun tabou. Vous serez prévenu ! Il régle ses comptes avec tout le monde. Personne n'est épargné et c'est violent ! Une fois passé le choc, je me suis surprise à apprécier cette lecture hors du commun. La plume de l'auteur est folle ! J'ai finalement pris mon stylo pour souligner toutes les phrases percutantes et (très) bien pensées. Et il y'en a un paquet ! Heureusement que le format est assez court. C'est tellement percutant que j'aurais eu du mal à apprécier un pavé. Karim Akouche ne nous laisse pas reprendre notre souffle !
  • thimoval Posté le 24 Septembre 2020
    Totalement déroutant que ce récit si cru, mais si poétique et si imagé. Accrochez vos ceintures car ça décoiffe, la prose de M.Akouche ne craint pas les radars oculaires! Du rythme, du rythme et encore du rythme. Par contre malgré cette allure débridée, vous vous délecterez de ces expressions si vivantes et si libres. Oreilles chastes et prudes passez vous routes! A l'inverse amateurs de Frédéric Dard, d'argot et de langue fleurie vous passerez un joli moment. Après n'allez pas croire le fond absent, le pouvoir algérien et les islamistes sont malmenés tout au long du parcours de ce personnage haut en couleurs.
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