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EAN : 9782749164144
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 220 mm

Déjeuner en paix

Collection : Romans
Date de parution : 16/01/2020
Paris. Une terrasse. Deux femmes.
Paris, une terrasse de café ensoleillée. C’est l’heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue.
Une jeune provinciale est attablée, seule. À ses côtés, une Parisienne attend son amoureux qui...
Paris, une terrasse de café ensoleillée. C’est l’heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue.
Une jeune provinciale est attablée, seule. À ses côtés, une Parisienne attend son amoureux qui tarde à la rejoindre.
Deux femmes qui n’ont a priori rien en commun. Si ce n’est que l’une et l’autre se regardent, se jaugent, se moquent.
Peut-on parler fort, ne jamais sourire, et porter un panier en osier avec autant d’assurance et d’aplomb ? se demande la première.
Peut-on boire un verre de vin en trinquant… avec soi-même, et sembler heureuse malgré tout ? se demande la seconde.
Mais sont-elles si différentes ? Et qui sont-elles pour se juger si durement ?
Charlotte Gabris s’amuse ici de la rivalité féminine avec malice.
Et si nous essayions, nous aussi, de déjeuner en paix ?
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EAN : 9782749164144
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

« Dans un monologue intérieur entrecroisé fascinant, Charlotte Gabris décortique avec précision les pensées féminines et évoque minutieusement tous les stéréotypes qu’une femme ose penser d’une autre, sans jamais oser les dire. »
Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • iris29 Posté le 27 Août 2020
    Je ne connaissais pas Charlotte Gabris ( comédienne et scénariste de ses One Woman Show ) ; il est probable que sans le titre (qui fait référence à une chanson de Stephen Escher) et surtout sans le dessin sur la couverture ; oui, sans ces baskets, sans la robe [ je veux la même ! ] et la chaise en rotin, sans cette chevelure qui cascade, je n'aurais probablement pas été tentée par ce livre . Loué soit le talent de Cécile Roubio ! Elles sont deux jeunes femmes sur la terrasse d'un café, ensoleillé, parisien, à vouloir ; si la vie leur permet#9835; Déjeuner en paix #9835;. La première, trente-deux ans, attend son amoureux, Etienne. Elle est belle, elle est trop stylée, à l'aise dans ses baskets, sûre d'elle, parisienne , quoi. C'est ce que pense la deuxième , Sophie, vingt-trois ans, en stage à Paris, pour clôturer son diplôme de décoratrice d'intérieur. Elle loge dans neuf mètres carrés. Ah les joies de l'immobilier parisien... Elle a le blues, ne connaît personne, ne parle à personne, a le mal du pays. Elle est jolie mais ne le sait pas, elle a une tête à s'appeler Solenne (avec 2 n) . Ça... Je ne connaissais pas Charlotte Gabris ( comédienne et scénariste de ses One Woman Show ) ; il est probable que sans le titre (qui fait référence à une chanson de Stephen Escher) et surtout sans le dessin sur la couverture ; oui, sans ces baskets, sans la robe [ je veux la même ! ] et la chaise en rotin, sans cette chevelure qui cascade, je n'aurais probablement pas été tentée par ce livre . Loué soit le talent de Cécile Roubio ! Elles sont deux jeunes femmes sur la terrasse d'un café, ensoleillé, parisien, à vouloir ; si la vie leur permet#9835; Déjeuner en paix #9835;. La première, trente-deux ans, attend son amoureux, Etienne. Elle est belle, elle est trop stylée, à l'aise dans ses baskets, sûre d'elle, parisienne , quoi. C'est ce que pense la deuxième , Sophie, vingt-trois ans, en stage à Paris, pour clôturer son diplôme de décoratrice d'intérieur. Elle loge dans neuf mètres carrés. Ah les joies de l'immobilier parisien... Elle a le blues, ne connaît personne, ne parle à personne, a le mal du pays. Elle est jolie mais ne le sait pas, elle a une tête à s'appeler Solenne (avec 2 n) . Ça , c'est que pense la première. Unité de lieu et deux monologues intérieurs comme seule action, c'est le pari risqué de Charlotte Gabris, laquelle sait ce qu'elle fait puisque ça ressemble étrangement à ce qu'elle pourrait raconter sur scène. Deux femmes qui se regardent, qui s'imaginent , qui se jaugent , qui se rêvent, qui se critiquent quand elles ne sont pas occupées à décortiquer leurs vies. Et ça fait mal... Sans pitié, cruels, réalistes, contemporains, féministes, parfois exagérés, crus, parfois drôles, parfois profonds: ces monologues intérieurs sont sans concession. Le postulat de départ est courageux et très original. La fin est complètement surprenante et fait taire toutes les petites "récriminations" que je pouvais avoir ( interrogations, exagérations ). Oui, la fin est vraiment top ! Et l'on comprend tout le sens de ce titre , ces femmes qui voulaient tout simplement Déjeuner en paix, qu'elles s'appellent Sophie, Sophia, Solenne, peut importe ! Un roman assez féministe et très contemporain .
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  • emilie31 Posté le 2 Août 2020
    Impossible de ne pas avoir en tête la chanson de Stephan Eicher en découvrant ce titre ! Un titre attirant, une couverture girly et on découvre dès les premières pages de ce récit deux femmes à la terrasse d’un café. Elles se jaugent, se regardent du coin de l’oeil, se jugent entre envie et mépris. La parisienne méprise la provinciale et la provinciale envie la parisienne et nous, nous plongeons dans les méandres de la psychologie féminine. Difficile en tant que lectrice de ne pas se reconnaître dans l’une ou l’autre de ces femmes, dans leurs mots et leurs attitudes. Déjeuner en paix est une sorte de miroir tendu aux lectrices et ce roman est pour la gente masculine une sorte de « guide de la psychologie féminine » même si messieurs ne vous y trompez pas, vous ne pourrez jamais comprendre les femmes ! Ironie, humour, ton grinçant sont au rendez vous de ce déjeuner qui n’en finira pas de vous surprendre… ! En résumé : lecteur, lectrice, n’hésitez pas à prendre un déjeuner en paix avec Charlotte Gabris.
  • Stelda Posté le 14 Juillet 2020
    L'idée de départ est originale, le twist final aussi. Une jolie fable sur le regard des autres, la difficulté à savoir ce que l'on veut vraiment et ce qui nous libère. Moins fan de l'écriture.
  • hcdahlem Posté le 16 Juin 2020
    Elle est sûrement comme ça… Avec «Déjeuner en paix» la comédienne et dramaturge Charlotte Gabris imagine les réflexions de deux femmes qui se trouvent par hasard à la terrasse d’un restaurant parisien. On a trouvé la Claire Bretécher du XXIe siècle! Commençons par avouer la chose, le petit jeu imaginé par Charlotte Gabris dans ce délicieux premier roman est l’une de mes occupations favorites. Je ne peux pas m’empêcher lorsque je suis au restaurant où au café de regarder les gens assis aux autres tables et d’essayer d’imaginer un bout de leur vie. Que celui qui ne l’a jamais fait me lance la première pierre… Bien entendu, il m’arrive rarement de pouvoir vérifier le bien-fondé de mes réflexions. Alors j’imagine que, comme les deux femmes assises à la terrasse de ce restaurant parisien – et dont nous allons faire la connaissance à travers leurs réflexions et jugements sur leur voisine – je dois me tromper souvent. Mais l’exercice n’en reste pas moins plaisant. Cela commence comme dans un sketch de Jean-Marie Bigard, avec ce dialogue aussi absurde que convenu avec le serveur: «C’est pour déjeuner? Combien de personnes? — Une personne. — Vous attendez quelqu’un? — Non, je suis toute seule. — Donc vous n’attendez personne?» Et... Elle est sûrement comme ça… Avec «Déjeuner en paix» la comédienne et dramaturge Charlotte Gabris imagine les réflexions de deux femmes qui se trouvent par hasard à la terrasse d’un restaurant parisien. On a trouvé la Claire Bretécher du XXIe siècle! Commençons par avouer la chose, le petit jeu imaginé par Charlotte Gabris dans ce délicieux premier roman est l’une de mes occupations favorites. Je ne peux pas m’empêcher lorsque je suis au restaurant où au café de regarder les gens assis aux autres tables et d’essayer d’imaginer un bout de leur vie. Que celui qui ne l’a jamais fait me lance la première pierre… Bien entendu, il m’arrive rarement de pouvoir vérifier le bien-fondé de mes réflexions. Alors j’imagine que, comme les deux femmes assises à la terrasse de ce restaurant parisien – et dont nous allons faire la connaissance à travers leurs réflexions et jugements sur leur voisine – je dois me tromper souvent. Mais l’exercice n’en reste pas moins plaisant. Cela commence comme dans un sketch de Jean-Marie Bigard, avec ce dialogue aussi absurde que convenu avec le serveur: «C’est pour déjeuner? Combien de personnes? — Une personne. — Vous attendez quelqu’un? — Non, je suis toute seule. — Donc vous n’attendez personne?» Et voici la provinciale débarquant à Paris pour la durée d’un stage installée à la petite table en terrasse et pour laquelle elle a dû se battre, manquant de cette assurance dont elle affuble sa voisine qui elle dispose des codes. Aucun doute, c’est une Parisienne. Dans sa façon de s’habiller, de bouger, de parler au serveur. Et voilà le duel à distance lancé, avec cette pointe de jalousie qui fait vite monter la température. Mesdames qui me lisez, avouez que vous êtes beaucoup plus cruelles envers vos consœurs que nous ne le sommes entre hommes. Ce récit jouissif en apporte une nouvelle preuve et un début d’explication. Ce besoin d’entrer dans le moule, cette pression sociale qui voudrait qu’à tout moment les femmes soient belles et professionnelles, élégantes et distinguées, spirituelles et enjouées. Alors forcément, il manque toujours quelque chose à la panoplie. Et le risque est grand que soudain, d’un battement d’aile de papillon, tout s’effondre. Peut-on commander des escargots et un verre de beaujolais si on en a envie? Voilà un exemple, parmi des dizaines d’autres, des questions qui se posent durant cette pause-déjeuner et avec lesquelles nous lecteurs allons nous régaler. Autour de ce plat va d’abord se nouer la culpabilité, l’impression d’avoir franchi une limite. Impression confirmée par les réflexions de sa voisine se disant qu’avec ces escargots, elle «coche vraiment toutes les cases». Le ridicule accompli. Sauf que… Quelques minutes plus tard, le jugement a changé. La fille aux escargots, que notre Parisienne a décidé de prénommer Solenne, commence sérieusement à l’agacer. «Elle dégage une force tranquille. Solenne est une vraie beauté, elle a un profil parfait, elle ne sait pas s’habiller, mais elle n’a pas besoin de ça pour être belle. Moi, je suis déguisée, je triche sans cesse. Solenne n’a pas les codes pour mentir, les bases pour tricher, les trucs pour feinter, je crois que ça s’appelle la pureté.» Une pureté perdue pour elle qui, on le découvrira quelques lignes plus loin, n’attend pas avec un enthousiasme débordant Étienne, «son» homme qui n’arrive pas. Quand l’une se plaint de sa solitude, l’autre se dit qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée… À l’heure du dessert, attendez-vous à une belle surprise. Mais je n’en dis pas davantage. Derrière le ton caustique et les piques, c’est à un vrai travail de sociologie que se livre Charlotte Gabris, dressant un catalogue raisonné des codes de la vie en société, des préjugés qui nous étouffent, mais aussi cette aspiration à l’authenticité. Il y a le même sens de l’observation de nos tics et manies que l’on peut trouver dans «Les frustrés» de Claire Bretécher, férocité et joyeusetés comprises. Si ce roman empêchera l’une et l’autre de déjeuner en paix, il vous fera en revanche passer un excellent moment. Pétillant et cruel, enlevé et culotté. Et si, après tout, derrière la légèreté du propos, on découvrait ce beau message subliminal: allez-y, acceptez-vous dans votre originalité et votre authenticité, vivez avec vos contradictions et votre fragilité!
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  • alexb27 Posté le 27 Avril 2020
    Elles sont deux sur cette terrasse : l’une, sûre d’elle, parisienne, attend son compagnon ; l’autre, nature et mal dans sa peau, arrive de province pour prendre un premier poste. Elle est seule et l’accepte. Elles se regardent, se scrutent, s’examinent, se jugent, se jaugent, s’interrogent...Un premier roman qui analyse avec beaucoup de finesse et d’humour la psychologie féminine et présente des personnages des plus crédibles, toutes deux à la croisée des chemins. Si différentes et si semblables. Le fil du récit est intéressant et la fin plutôt maligne. Une lecture plaisante.
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