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Kurokawa
EAN : 9782368529843
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 128 x 182 mm

Emile ou De l'éducation

Vincent Zouzoulkowsky (traduit par)
Collection : KUROSAVOIR
Date de parution : 14/10/2021
Une histoire originale et dynamique pour découvrir les grands préceptes du fameux Emile ou De l'éducation de Jean-Jacques Rousseau !
Enseigner. Apprendre. Quand il s'agit d'éducation, le fameux « Émile » de Rousseau est incontournable. Cette œuvre présente l'importance d'une éducation libérale et individuelle à travers la petite enfance, l'enfance et la jeunesse d'un garçon, et est un véritable manuel destiné aux éducateurs. En voici une adaptation en manga dynamique... Enseigner. Apprendre. Quand il s'agit d'éducation, le fameux « Émile » de Rousseau est incontournable. Cette œuvre présente l'importance d'une éducation libérale et individuelle à travers la petite enfance, l'enfance et la jeunesse d'un garçon, et est un véritable manuel destiné aux éducateurs. En voici une adaptation en manga dynamique avec de l'amour et des affrontements entre rivaux !
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EAN : 9782368529843
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 128 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • denis76 Posté le 12 Novembre 2021
    Pourquoi Jean-Jacques Rousseau n'a-t-il pas élevé ses propres enfants ? Il aurait fait un merveilleux père et un bon précepteur, car Emile, ou, de l'éducation me semble un ouvrage parfait, pour le fond, riche, et sa recherche est fouillée, et compte tenu de l'époque (1762 ) ! Je reviendrai là-dessus, mais pour ce qui est de l'oeuvre, elle se décompose en deux tomes qui totalisent cinq livres ( bébé, petit enfant, grand enfant, adolescent, jeune adulte ). C'est le "J'élève mon enfant" de l'époque, mais plus vaste, et beaucoup plus précis que les livres produits par des précepteurs de l'époque classique et romantique ; il est aussi plus révolutionnaire : en effet, Rousseau s'étend longuement sur l'adolescence ( livre IV ), avec les conversations du vicaire savoyard répudié, dont la pensée se rapproche du déisme ; en effet, en ce temps-là, l'on passait directement de l'enfance à l'âge adulte, alors que le vicaire apprend à Emile, lors de son adolescence, à penser et à forger sa propre opinion. Il faut dire qu'Emile est un garçon de milieu aisé qui n'a pas besoin de travailler, et a donc le temps d'apprendre à penser. Dans le livre V, Rousseau se transforme en Mentor d'Emile pour... Pourquoi Jean-Jacques Rousseau n'a-t-il pas élevé ses propres enfants ? Il aurait fait un merveilleux père et un bon précepteur, car Emile, ou, de l'éducation me semble un ouvrage parfait, pour le fond, riche, et sa recherche est fouillée, et compte tenu de l'époque (1762 ) ! Je reviendrai là-dessus, mais pour ce qui est de l'oeuvre, elle se décompose en deux tomes qui totalisent cinq livres ( bébé, petit enfant, grand enfant, adolescent, jeune adulte ). C'est le "J'élève mon enfant" de l'époque, mais plus vaste, et beaucoup plus précis que les livres produits par des précepteurs de l'époque classique et romantique ; il est aussi plus révolutionnaire : en effet, Rousseau s'étend longuement sur l'adolescence ( livre IV ), avec les conversations du vicaire savoyard répudié, dont la pensée se rapproche du déisme ; en effet, en ce temps-là, l'on passait directement de l'enfance à l'âge adulte, alors que le vicaire apprend à Emile, lors de son adolescence, à penser et à forger sa propre opinion. Il faut dire qu'Emile est un garçon de milieu aisé qui n'a pas besoin de travailler, et a donc le temps d'apprendre à penser. Dans le livre V, Rousseau se transforme en Mentor d'Emile pour lui apprendre à choisir librement, et non contraint comme à l'époque par des parents qui visent une situation, la compagne qui lui correspond ; ce sera Sophie. . Tout cela est très moderne, en avance sur son temps, etc... Alors, pourquoi seulement trois étoiles, compte tenu que j'ai, contrairement à Voltaire et d'autres, dissocié la conduite de Rousseau père (abandon) de Rousseau écrivain. . D'abord, le style est souvent ampoulé comme souvent au XVIIIè siècle, et je déteste ça ( même s'il y a de superbes formules lapidaires que j'ai retranscrites en citations ). La matière est dense, le style n'est pas fluide, et je sais que je lis lentement, mais là, j'ai mis 15 jours ! . Ensuite, Emile est un personnage idéalisé, je le sens ; Rousseau veut former l'humain, peut être comme on dresserait un cheval ou un chien, et même si parfois Emile fait quelques rebuffades, colères ou bouderies humaines vis à vis du vicaire ou de son mentor. . Enfin, j'ai relevé quelques contradictions, notamment celle qui consiste à dénigrer les philosophes, alors que lui-même propose, peut être sans se rendre compte, un système philosophique que je trouve intéressant, où, grosso modo : la raison, si l'homme veut garder sa liberté, doit, aidée de la "pleine" conscience, maîtriser le cœur, l'imagination et les sens (cette action de maîtrise est appelée vertu), et encadrer, limiter, borner la passion, afin de se détacher, ne pas souffrir le jour où la passion s'échappe. Voilà ! . Maintenant, je sors de la critique, sinon, je lui mets zéro étoile : En ce qui concerne ses cinq enfants, dont quatre son morts après l'abandon, je crois, je pense comme beaucoup, que c'est une faute inexcusable ! Rousseau assume sa faute en disant que la famille de sa femme, Marie-Thérèse Levasseur, était tyrannique. . Qu'est allé faire Jean-Jacques Rousseau dans cette galère ? N'a-t-il pas "maîtrisé son cœur", comme il le martèle dans son ouvrage ?
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  • CzarnyPies Posté le 7 Novembre 2021
    Emile qui se veut un manuel l'education d'enfant veint du main d'un auteur qui a choisi de confier ses cinq enfants a l'assistance publique plutot que de les eduquer lui-meme. Ce n'est pas donc une grande surprise de decouvrir que c'est un fort mauvais manuel d'eduaction de jeunes enfants. En fait, on lit Emile parce qu'il met beaucoup de lumiere sur les idees de Rousseau de la bonte innee des hommes et comment la societe les corrompt. Si les idees de Rousseau vous semble confus vous devrez avoir de la sympathie pour les revolutionnaires americaines et francaises qui voulaient mettre les idees de Rousseau sur l'education mais qui n'ont jamais compris comment.
  • Blackradis Posté le 6 Novembre 2021
    Ce livre sur l'éducation a tellement passionné Kant qu'il en a oublié sa sacro-sainte ballade quotidienne. Laisse ton gosse courir dans la campagne, loin des livres, des dames et de tout ce qui pourrait le corrompre nous dit Jean-Jacques... Un livre à lire donc.
  • Lesvoyagesdely Posté le 29 Octobre 2021
    Kurosavoir nous revient également pour nous expliquer un nouveau principe. Mes craintes se confirment sur un point, les historiques sont plus agréables à lire, et en plus bénéficient d'un beau graphisme. Alors qu'ici le graphisme est très moyen. Le fait de nous expliquer un nouveau principe, de parler de Jean-Jacques Rousseau reste lui intéressant. Mais tout va quand même très vite, voire trop vite, on ne s'attache pas vraiment aux personnages, enfin un peu à Emile quand même. Nous allons suivre Emile depuis qu'il est bébé, à quand il devient un jeune homme. Son père, Léo, va employer une méthode d'éducation révolutionnaire, se basant sur le livre du nom du manga, de son père lui-même. Aucune surprise, une partie est révélée dans la présentation des personnages, les faits et histoires eux-mêmes ne prenant pas tant de place que cela. Le père de Léo est Jean-Jacques Rousseau, mais il ne l'a pas vraiment connu, de bonnes idées, mais pas un père présent. Une autre ironie, c'est que Léo est un précepteur pour les jeunes nobles, et il y emploie une méthode d'éducation dont il n'est pas convaincu, son dernier élève, Ego, il craint qu'il devienne un tyran. Une fois qu'Emile rentre dans sa vie, il va tout... Kurosavoir nous revient également pour nous expliquer un nouveau principe. Mes craintes se confirment sur un point, les historiques sont plus agréables à lire, et en plus bénéficient d'un beau graphisme. Alors qu'ici le graphisme est très moyen. Le fait de nous expliquer un nouveau principe, de parler de Jean-Jacques Rousseau reste lui intéressant. Mais tout va quand même très vite, voire trop vite, on ne s'attache pas vraiment aux personnages, enfin un peu à Emile quand même. Nous allons suivre Emile depuis qu'il est bébé, à quand il devient un jeune homme. Son père, Léo, va employer une méthode d'éducation révolutionnaire, se basant sur le livre du nom du manga, de son père lui-même. Aucune surprise, une partie est révélée dans la présentation des personnages, les faits et histoires eux-mêmes ne prenant pas tant de place que cela. Le père de Léo est Jean-Jacques Rousseau, mais il ne l'a pas vraiment connu, de bonnes idées, mais pas un père présent. Une autre ironie, c'est que Léo est un précepteur pour les jeunes nobles, et il y emploie une méthode d'éducation dont il n'est pas convaincu, son dernier élève, Ego, il craint qu'il devienne un tyran. Une fois qu'Emile rentre dans sa vie, il va tout arrêter et lui consacrer sa vie, le former comme il l'entend. Nous allons rencontrés différents personnages tout le long, qui apporte de nouveaux éléments. Les idées sont intéressantes, on parle d'un homme naturel au départ, de le laisser expérimenter par lui même, et seulement à un certain âge, en pleine adolescence d'un homme social, qui va devoir se confronter aux autres. Léo essaye d'en faire quelqu'un de bien, qui saura compatir, discuter, se débrouiller, aider les autres. L'homme est naturellement bon, et c'est la société qui le corromprait. Ainsi, c'est intéressant pour remettre les idées de Rousseau en avant, s'interroger sur l'éducation et la formation, mais il faudrait déjà améliorer le graphisme pour rendre la lecture plus agréable de ceux de cette collection qui traitent d'idées, de préceptes, voire trouver un moyen pour que le lecteur rentre plus dedans.
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  • Klausinski Posté le 13 Septembre 2020
    Il est facile de critiquer Rousseau pour la misogynie qui paraît dans la dernière partie du livre, au sujet de Sophie. À ce moment, bien sûr, le livre devient pénible, et, pour des yeux modernes, on se trouve bien loin des audaces de la première partie. Mais il n'importe, car ce début rachète amplement cette fin. Les idées de Rousseau en matière d'éducation étaient tout à fait originales pour son époque, il accorde à l'enfant une liberté qu'on lui refusait alors, bien sûr qu'elle lui sera profitable si elle est encadrée, si elle reste sous la surveillance d'une personne au jugement sûr. Les anecdotes qu'il cite, les exemples, les stratagèmes, les remarques sur les raisonnements qui sont à la portée ou non d'un enfant, tout cela est convaincant et d'un grand intérêt. De même, la partie sur la religion, la fameuse profession de foi d'un vicaire savoyard, qui apparaît vers le milieu du livre est un sommet de rhétorique et d'une subtilité, d'une intelligence et d'une sincérité qui conduit à se questionner, que l'on soit athée ou croyant. Pour toutes ces raisons, ce livre est très précieux. J'en relirai volontiers des passages.
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