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Les Escales
EAN : 9782365694308
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 120
Format : 180 x 250 mm

Falloujah

Ma campagne perdue

Collection : Témoins du monde
Date de parution : 05/03/2020
Aujourd’hui, que connaît-on de Falloujah en dehors de sa destruction en 2004 et de sa conquête par l’organisation de l’État islamique ? Rien. C’est ce rien qu’éclaire Feurat de son regard doublement témoin, à la fois sensible et documenté, tendre et précis.
Feurat est journaliste. En 2003, il part en reportage en Irak, à Falloujah.
Mais Falloujah n’est pas une ville comme les autres, Falloujah, c’est aussi la ville de ses parents, la ville des vacances de son enfance, la ville parcourue par un fleuve dont il porte le nom…
Le présent et le...
Feurat est journaliste. En 2003, il part en reportage en Irak, à Falloujah.
Mais Falloujah n’est pas une ville comme les autres, Falloujah, c’est aussi la ville de ses parents, la ville des vacances de son enfance, la ville parcourue par un fleuve dont il porte le nom…
Le présent et le passé, le professionnel et le personnel, l’âge adulte et l’enfance s’éclairent réciproquement… Les souvenirs refont surface et c’est une autre Irak qui affleure, humaine, colorée, complexe, vivante. Et une ville qui vit, malgré tout, riche de son histoire, de sa culture, de ses traditions et de ses habitants.
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EAN : 9782365694308
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 120
Format : 180 x 250 mm
Les Escales

Ils en parlent

« Ce roman graphique, sobrement dessinée, ne tombe jamais dans le pathos ou un expressionnisme de mauvais goût. Halim – auréolé de plusieurs prix – livre un dessin noir et blanc tout en empathie. »
 
L'Humanité Dimanche

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jamiK Posté le 13 Août 2020
    Falloujah est un reportage de guerre qui raconte ce qui s’est passé à Falloujah en Irak en 2004, un témoignage autour de cette guerre entre irakiens et soldats américains, qui s’est soldée par un bombardement sur la population civile et qui a laissé de terribles traces par la suite : malformations chez les nourrissons dont les parents étaient présents pendant les évènements, aussi bien irakiens qu'américains. Le graphisme en noir et blanc est sobre, vivant et efficace, il sert parfaitement le récit. Feurat Alani, l’auteur journaliste est originaire de cette ville, il a une nombreuse famille dans cette ville, il va recueillir plusieurs témoignages, on vit ces évènements de l’intérieur, c’est poignant, révoltant. Feurat Alani nous raconte Falloujah dans la première partie, avec des saut dans le passé, pour comprendre comment on en est arrivé là, c’est intimiste et grave. Puis dans la deuxième partie, on entre dans l’enquête journalistique sur le problème des malformations des nourrissons. C’est une condamnation de la guerre sans fioritures ni pincettes, dur et nécessaire. On apprend beaucoup de choses sur une histoire terrible qui n’a pas beaucoup eu d’écho dans les médias. Le choix du support bande dessinée pour ce reportage fonctionne parfaitement, renforçant... Falloujah est un reportage de guerre qui raconte ce qui s’est passé à Falloujah en Irak en 2004, un témoignage autour de cette guerre entre irakiens et soldats américains, qui s’est soldée par un bombardement sur la population civile et qui a laissé de terribles traces par la suite : malformations chez les nourrissons dont les parents étaient présents pendant les évènements, aussi bien irakiens qu'américains. Le graphisme en noir et blanc est sobre, vivant et efficace, il sert parfaitement le récit. Feurat Alani, l’auteur journaliste est originaire de cette ville, il a une nombreuse famille dans cette ville, il va recueillir plusieurs témoignages, on vit ces évènements de l’intérieur, c’est poignant, révoltant. Feurat Alani nous raconte Falloujah dans la première partie, avec des saut dans le passé, pour comprendre comment on en est arrivé là, c’est intimiste et grave. Puis dans la deuxième partie, on entre dans l’enquête journalistique sur le problème des malformations des nourrissons. C’est une condamnation de la guerre sans fioritures ni pincettes, dur et nécessaire. On apprend beaucoup de choses sur une histoire terrible qui n’a pas beaucoup eu d’écho dans les médias. Le choix du support bande dessinée pour ce reportage fonctionne parfaitement, renforçant le lien entre intimiste et familial d’un côté, et l'information de l’autre, c’est justement rythmé pour rendre ce reportage très attrayant, et donc il marque les esprit, objectif atteint. Pour conclure : à découvrir sans retenue.
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  • Norlane Posté le 8 Août 2020
    Une guerre récente, du 21e siècle : les Etats-Unis contre l'Irak, du temps de Bush fils. Falloujah, une ville qui n'est pas la capitale du pays. Un reportage dessiné en noir et blanc sur l'avant - quelques souvenirs d'un gamin - et l'après : l'humour du désespoir et les dégâts matériels, psychiques, sociétaux, et... corporels avec malformations des nouveaux-nés, cancers d'enfants en nombre. L'enquête sur les armes chimiques utilisées montre aussi les victimes côté américain : les jeunes soldats devenus vétérans malades et pères d'enfants handicapés. Un roman graphique pour briser le silence. Forcément, intéressant et bousculant. Avec un dessin pertinent, la plupart du temps. Je regrette une narration assez floue, qui dessert un peu le propos documentaire.
  • Eva_Kopp Posté le 28 Juillet 2020
    La guerre. La vraie. Brute. Cruelle. Injuste. Celle avec la faim et la peur. Celle avec les snipers sur le toit. Celle avec les bombes, les hurlements, les blessés. Celle avec les morts qui hantent les vivants et les vivants presque morts. Il y a quelque chose d’indécent à avoir osé s’imaginer être en guerre, en France, quand on lit ce reportage sous forme de récit illustré. En 2003, en Irak, des soldats américains ont installé leur base de campement dans une école de Falloujah, la ville qu’on appelle « la cité des mosquées ». Sur le toit, à l’aide de jumelles, ils peuvent surveiller la population. Rapidement, la colère gronde : les habitants se plaignent d’être espionnés. Des balles sont tirées. Des blessés et des morts. Quatre mercenaires américains sont tués en représailles. Leurs corps sont brûlés par l’incendie du véhicule tout-terrain où ils étaient, puis traînés par des véhicules avant d’être mutilés et pendus à un pont par la population. « Quelques jours plus tard, les forces américaines font le siège de Falloujah, tuant des centaines de personnes et en déplaçant des milliers d’autres. C’est le tournant. » Falloujah vacille dans l’horreur et devient le tombeau ouvert d’une population piégée à jamais. Falloujah et l’auteur, Feurat Alani 2004, quelques... La guerre. La vraie. Brute. Cruelle. Injuste. Celle avec la faim et la peur. Celle avec les snipers sur le toit. Celle avec les bombes, les hurlements, les blessés. Celle avec les morts qui hantent les vivants et les vivants presque morts. Il y a quelque chose d’indécent à avoir osé s’imaginer être en guerre, en France, quand on lit ce reportage sous forme de récit illustré. En 2003, en Irak, des soldats américains ont installé leur base de campement dans une école de Falloujah, la ville qu’on appelle « la cité des mosquées ». Sur le toit, à l’aide de jumelles, ils peuvent surveiller la population. Rapidement, la colère gronde : les habitants se plaignent d’être espionnés. Des balles sont tirées. Des blessés et des morts. Quatre mercenaires américains sont tués en représailles. Leurs corps sont brûlés par l’incendie du véhicule tout-terrain où ils étaient, puis traînés par des véhicules avant d’être mutilés et pendus à un pont par la population. « Quelques jours plus tard, les forces américaines font le siège de Falloujah, tuant des centaines de personnes et en déplaçant des milliers d’autres. C’est le tournant. » Falloujah vacille dans l’horreur et devient le tombeau ouvert d’une population piégée à jamais. Falloujah et l’auteur, Feurat Alani 2004, quelques semaines après la bataille, l’auteur Feurat Alani, grand reporter, s’installe à Falloujah, dans la ville de ses cousins. Falloujah représentait alors pour lui l’insouciance de son enfance, la ville des vacances. Celle où le temps élastique semblait ne jamais s’écouler, celle dont les étoiles filantes hachuraient la nuit. Celle des matchs de foot en famille. Pourtant la vie n’y était pas aussi paisible que les souvenirs veulent bien laisser croire. La guerre Iran-Irak y avait lieu. Le choc est d’une immense violence. Ville dévastée transformée en « paysage lunaire », check points dans chaque rue, poussière, misère et les enfants qui naissent estropiés. « À Falloujah, 20% des naissances sont anormales ». Serait-ce à cause de ce phosphore blanc tombé du ciel ? Feurat veut comprendre et mène son enquête. Un reportage bouleversant et instructif sur le scandale sanitaire de Falloujah. Une enquête interdite. Un témoignage à lire absolument, porté par le trait à vif du talentueux dessinateur toulousain Halim.
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  • EspaceLivres Posté le 25 Juillet 2020
    Feurat Alani est correspondant de presse, spécialisé dans le Moyen-Orient. Régulièrement, il collabore avec différents médias, tout en écrivant des scripts qu’il confie ensuite à d’autres artistes. Avec « Falloujah : ma campagne perdue », il revient sur la ville de son enfance. De ses vacances. La terre de ses parents. Le berceau de sa famille. Une ville comme il en existe beaucoup en Irak. Puis, la guerre met tout à mal. A mesure qu’il y retourne, il découvre le désastre du conflit du début des années 2000. Une métropole ravagée. Une population meurtrie. Une violence absurde avec l’usage de bombes à phosphore blanc et d’uranium, qui peut être assimilé à un crime contre l’humanité. Le constat est terrible : des bébés malformés et des cancers. Halim s’est chargé de mettre en cases les phylactères imaginés par l’auteur et nous sert une bédé en noir et blanc, qui sert à la fois de témoignage et de mise en garde. Le passé et le présent se confondent, l’enfance et l’âge adulte également. Le ton est dur et se veut une leçon d’Histoire sur une époque chaotique du XXIe siècle, tout en expliquant de quelle manière une situation mortifère a permis l’émergence... Feurat Alani est correspondant de presse, spécialisé dans le Moyen-Orient. Régulièrement, il collabore avec différents médias, tout en écrivant des scripts qu’il confie ensuite à d’autres artistes. Avec « Falloujah : ma campagne perdue », il revient sur la ville de son enfance. De ses vacances. La terre de ses parents. Le berceau de sa famille. Une ville comme il en existe beaucoup en Irak. Puis, la guerre met tout à mal. A mesure qu’il y retourne, il découvre le désastre du conflit du début des années 2000. Une métropole ravagée. Une population meurtrie. Une violence absurde avec l’usage de bombes à phosphore blanc et d’uranium, qui peut être assimilé à un crime contre l’humanité. Le constat est terrible : des bébés malformés et des cancers. Halim s’est chargé de mettre en cases les phylactères imaginés par l’auteur et nous sert une bédé en noir et blanc, qui sert à la fois de témoignage et de mise en garde. Le passé et le présent se confondent, l’enfance et l’âge adulte également. Le ton est dur et se veut une leçon d’Histoire sur une époque chaotique du XXIe siècle, tout en expliquant de quelle manière une situation mortifère a permis l’émergence de Daech. Un récit bouleversant, à la fois personnel et vrai. Une documentation ad hoc pour comprendre ce qui s’est réellement passé sous le régime de Saddam Hussein ! Ed. Steinkis – 126 pages
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  • Bazart Posté le 10 Juin 2020
    C'est le roman graphique Falloujah. Ma campagne perdue" qui inaugure l 'excellente collection "Témoins du monde", co-éditée par les éditions Les Escales et Steinkis, dont le directeur Michel Welterlin l'a souhaité comme "la rencontre entre le témoignage et le dessin permettant de saisir la réalité présente ou passée et se poser en témoin de leur temps et du monde." Le grand reporter franco irakin Feurat Alani, courronné du très prestigieux prix Albert-Londres en 2019, nous raconte avec ce très beau roman graphique co réalisé avec l'illustrateur de presse Halim,comment il est parti en 2004 à Irak dans sa ville natale de Falloujah. Alors que la ville sous occupation américaine est interdite aux journalistes , Feurat Alani va réussir à y entrer de façon clandestine, juste après les bombardements qui ont détruit totalement la ville. Feurat Alani va aussi prendre conscience du scandale de l'utilisation sur les civils d'armes à base de phosphore blanc qui va entrainer des anomalies génétiques sur les habitants .. Comment cette ville jadis si solaire et lumineuse a pu devenir une ville de zombie, dont les catastrophes sur les riverains sont finalement assez proches de... C'est le roman graphique Falloujah. Ma campagne perdue" qui inaugure l 'excellente collection "Témoins du monde", co-éditée par les éditions Les Escales et Steinkis, dont le directeur Michel Welterlin l'a souhaité comme "la rencontre entre le témoignage et le dessin permettant de saisir la réalité présente ou passée et se poser en témoin de leur temps et du monde." Le grand reporter franco irakin Feurat Alani, courronné du très prestigieux prix Albert-Londres en 2019, nous raconte avec ce très beau roman graphique co réalisé avec l'illustrateur de presse Halim,comment il est parti en 2004 à Irak dans sa ville natale de Falloujah. Alors que la ville sous occupation américaine est interdite aux journalistes , Feurat Alani va réussir à y entrer de façon clandestine, juste après les bombardements qui ont détruit totalement la ville. Feurat Alani va aussi prendre conscience du scandale de l'utilisation sur les civils d'armes à base de phosphore blanc qui va entrainer des anomalies génétiques sur les habitants .. Comment cette ville jadis si solaire et lumineuse a pu devenir une ville de zombie, dont les catastrophes sur les riverains sont finalement assez proches de celles d'Hiroshima? Mêlant très adroitement passé et présent, souvenirs d'enfance d'une ville insouciante et humaine et présent d'une ville rendue au mains de l'Etat Islamique et porté par les très beaux dessins bichrome en noir et blancs de l'excellent Halim, FALLOUJAH MA CAMPAGNE PERDUE rend un très bel hommage aux habitants de Falloujah et montre aussi l'importance de ce métier de reporter de guerre, si dangeureuse et si indispensable à la fois..
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