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Perrin
EAN : 9782262051471
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 154 x 240 mm

Histoire du fascisme

Date de parution : 12/04/2018
Une synthèse novatrice.
Qu’est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Le présent ouvrage donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le...
Qu’est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Le présent ouvrage donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l’idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d’un âge d’or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l’histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu’à sa mort, est celle d’une révolution avortée.
 
Frédéric Le Moal, docteur en histoire (Paris IV-Sorbonne), professeur au lycée militaire de Saint-Cyr et à l’Institut Albert le Grand, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Victor-Emmanuel III. Un roi face à Mussolini, et Les Divisions du pape. Le Vatican face aux dictatures 1917-1989.
 
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EAN : 9782262051471
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

« "L'histoire du fascisme" a le mérite de remettre les idées en place. »
William Bourton / Le soir

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ABEDFranck Posté le 22 Janvier 2020
    Frédéric Le Moal est docteur en histoire, Paris IV-Sorbonne, et professeur au lycée militaire de Saint-Cyr. Il enseigne également à l’Institut Albert le Grand. Il a déjà publié chez Perrin, Victor-Emmanuel III, Un roi face à Mussolini, Le Vatican face aux dictatures 1917-1989. Avec son dernier ouvrage, intitulé Histoire du fascisme, l’auteur porte un regard pertinent et lucide sur cette idéologie qualifiée, à raison, de « totalitaire ». Concrètement, il étudie sa genèse, son évolution, sa doctrine, sa principale figure de proue à savoir Benito Mussolini, son fonctionnement et sa fin… D’emblée, l’auteur veut répondre à cette question : qu’est-ce que le fascisme ? En effet, avant toute tentative d’explication, il convient de toujours définir correctement son sujet d’étude. Voici ce que nous pouvons lire dès les premières lignes : « cette question a hanté les contemporains et continue d’alimenter les interrogations comme les recherches des historiens. Depuis son apparition en 1919, le fascisme entretient un impénétrable mystère sur sa véritable nature ». Pourquoi existe-t-il une apparente difficulté à le décrypter ? Le Moal pose le constat suivant : « l’historiographie marxiste et ses héritiers ont imposé pendant des décennies, sur ce problème comme sur bien d’autres, leur grille d’interprétation. Ils... Frédéric Le Moal est docteur en histoire, Paris IV-Sorbonne, et professeur au lycée militaire de Saint-Cyr. Il enseigne également à l’Institut Albert le Grand. Il a déjà publié chez Perrin, Victor-Emmanuel III, Un roi face à Mussolini, Le Vatican face aux dictatures 1917-1989. Avec son dernier ouvrage, intitulé Histoire du fascisme, l’auteur porte un regard pertinent et lucide sur cette idéologie qualifiée, à raison, de « totalitaire ». Concrètement, il étudie sa genèse, son évolution, sa doctrine, sa principale figure de proue à savoir Benito Mussolini, son fonctionnement et sa fin… D’emblée, l’auteur veut répondre à cette question : qu’est-ce que le fascisme ? En effet, avant toute tentative d’explication, il convient de toujours définir correctement son sujet d’étude. Voici ce que nous pouvons lire dès les premières lignes : « cette question a hanté les contemporains et continue d’alimenter les interrogations comme les recherches des historiens. Depuis son apparition en 1919, le fascisme entretient un impénétrable mystère sur sa véritable nature ». Pourquoi existe-t-il une apparente difficulté à le décrypter ? Le Moal pose le constat suivant : « l’historiographie marxiste et ses héritiers ont imposé pendant des décennies, sur ce problème comme sur bien d’autres, leur grille d’interprétation. Ils réduisaient le fascisme à l’expression d’une résistance des classes possédantes utilisant au début des années 1920 une bande de voyous armés de gourdins pour préserver leur pouvoir et dominer les prolétaires ». L’auteur précise que « plusieurs historiens au premier rang desquels se trouve l’Italien Renzo De Felice - aujourd’hui célébré mais couvert d’injures dans les années 1960, faut-il le rappeler - ont remis en cause cette vision partisane et biaisée ». Après avoir dénoncé l’imposture de l’examen marxiste à l’endroit du fascisme, l’auteur poursuit son propos en répondant clairement à cette fameuse interrogation : qu’est-ce que le fascisme ? Voici ce qu’il écrit : « la meilleure manière de répondre à cette question serait d’abord de dire ce que ne fut pas le fascisme : une idéologie conservatrice et encore moins réactionnaire, un hériter de la contre-révolution et de son immobilisme ». Il continue de cette manière : « bien au contraire, le fascisme fut une révolution sociale, politique, culturelle et surtout anthropologique. C’est en partant de cette affirmation que s’articule la thèse de ce livre, ce qui nous conduira à établir un lien avec le socialisme, la Révolution française et même par certains côtés avec la philosophie des Lumières, hérédité que De Felice décela très tôt ». Cette définition nous l’estimons limpide et juste. De surcroît, elle confirme ce que nous avons toujours pensé : le fascisme est une idéologie moderniste bien éloignée de la pensée classique. Rien d’étonnant donc à classer le fascisme à l’opposé du traditionalisme politique que nous défendons, car « si le fascisme incarnait un refus, ce ne fut certes pas celui de la modernité, comme maints historiens l’ont affirmé et continuent de le faire, mais d’une modernité, celle se rattachant au rationalisme, au libéralisme et à la démocratie. Il se présenta comme l’expression d’une modernité alternative, selon l’heureuse expression de l’historien Emilio Gentile ». Le fascisme ne peut être perçu comme une pensée respectueuse du passé et des traditions. Effectivement, Le Moal le dit de manière explicite : « oublier que le fascisme constitua une manifestation du rejet des traditions, si caractéristique du XXème siècle, revient à passer à côté de l’essence de ce phénomène politique majeur ». Cela ne nous a jamais échappé. Le Moal énonce à l’endroit du fascisme une vérité bien souvent occultée. Les historiens et politologues officiels, comprendre institutionnels, ont très souvent tendance à le classer à droite : quel énorme mensonge. L’auteur stipule que « le fascisme appartient à l’univers politique et culturel de la gauche révolutionnaire, par son culte du progrès, sa tentation démiurgique, son aspiration à transformer l’homme, par son anticléricalisme, par son républicanisme, par sa volonté de dépasser le capitalisme et de soumettre l’économie à la politique, par ses combats culturels au service d’un remodelage de l’individu ». Il déclare également que « l’antibolchevisme ne doit pas faire illusion et le rejeter dans la droite étroitement réactionnaire ». Il ne viendrait pas à l’idée d’une personne raisonnable de classer Staline ou même Trotsky à droite, car les staliniens ont combattu les trotskistes et inversement… La première difficulté pour saisir clairement le fascisme : s’écarter des analyses tronquées produites par les marxistes. La deuxième demeure de combattre la vision historique officielle qui range le fascisme à droite, alors qu’il s’agit d’un mouvement politique dont les fondamentaux sont intrinsèquement à et de gauche. Le troisième obstacle à surmonter est le suivant : « on reconnaîtra toutefois que l’absence d’un corps idéologique clair brouilla et continue de brouiller les cartes, faisant du fascisme un kaléidoscope où plusieurs courants doctrinaux, parfois antagonistes, cohabitaient tant bien que mal. Ajoutons pour être complet que l’histoire du régime ne demeura ni monolithique ni linéaire mais connut au contraire une sorte de crescendo caractéristique de tous les totalitarismes ». Le Moal contourne avec brio cette complication, en étant à la fois éloigné des partis pris idéologiques de certains mais proche de la réalité historique par l’étude minutieuse des sources. Le fascisme a souvent été considéré comme quelque chose de non sérieux, notamment sur le plan intellectuel. Le Moal remarque que « malgré sa dureté, le fascisme suscita de nombreux ricanements, y compris à l’époque de sa gloire. Mussolini n’était-il pas présenté comme un César de Carnaval ? » Le péché originel, sur le plan doctrinal, du fascisme tient au fait « que l’idée de l’unité nationale y fut introduite par la Révolution française et par Napoléon Bonaparte. Dès l’origine, l’identité italienne était indissociable des idées révolutionnaires ». Par essence et par leurs actions, les révolutions de 1789 et de 1793 en France représentent l’expression même du modernisme idéologique. Il n’étonnera personne que les sociétés secrètes en Italie, Charbonnerie et Franc-maçonnerie, aient joyeusement participé au « combat révolutionnaire et patriote ». Comme chacun sait, Mussolini fut un fervent socialiste et surtout un haut cadre du Parti Socialiste Italien. Ce qu’on sait moins : « Mussolini fut fasciné par Nietzsche et Sorel, ardents zélateurs d’un pétrissage de l’âme humaine, mais aussi pour les théories de Darwin. Dans sa jeunesse, Mussolini était un lecteur attentif de l’oeuvre du savant anglais, et comme bon nombre de marxistes, il intégrait la lutte des classes dans le combat général pour l’existence au sein des espèces et la marche du progrès. Le darwinisme social faisait ainsi le lien entre la philosophie des Lumières qui coupa l’homme de sa création divine et les théories racistes auxquelles le fascisme n’échappera pas ». Avant la Grande Guerre, Le Moal dit clairement que « Mussolini demeurait un militant socialiste internationaliste et très antimilitariste ». Il affirmait alors : « le drapeau national est pour nous un chiffon à planter dans le fumier. Il n’existe que deux patries au monde : celle des exploités et de l’autre des exploiteurs ». Encore une fois, l’influence du marxisme dans le domaine des idées se montre désastreuse. Après 1918, Mussolini abandonne rapidement son pacifisme mais son idéologie de gauche ne le quittera jamais, même au plus fort de la tempête, comme le prouve parfaitement l’auteur. Alors que tout s’écroule autour de lui après les premiers grands déboires de l’Axe, il trouve le temps de fonder l’éphémère République Sociale Italienne pour « renouer avec l’idéal fasciste des premières années ». Toute sa vie, Mussolini fut républicain et socialiste. Mussolini, représentant majeur du fascisme, ne peut donc être considéré comme un homme de droite. Bien au contraire, il se place littéralement dans le camp révolutionnaire : « moi je vous dis que le devoir du socialisme est d’ébranler cette Italie des prêtres, des triplicistes et des monarchistes ». Mussolini avait même été plus loin contre la religion ancestrale : « nous sommes résolument antichrétiens et nous considérons le christianisme comme un stigmate immortel de l’opprobre de l’humanité ». Ce n’est pas pour rien que le Pape Pie XI dans son encyclique, écrite en italien et non en latin Non abbiamo bisogno (Nous n’avons pas besoin) datée du 5 juillet 1931, « dénonçait les prétentions monopolistiques de l’Etat sur l’éducation des jeunes, mais il allait plus loin en s’attaquant à l’idéologie du fascisme qu’il présentait comme une statolâtrie païenne ». Les liens intellectuels et doctrinaux du fascisme avec la Révolution - dite française - ne souffrent d’aucune ambiguïté. A l’image des grands ancêtres, les fascistes aussi changèrent le calendrier. Le Moal expose l’idée suivante : « la mise en place du calendrier fasciste marquait la filiation directe avec la Révolution française et l’oeuvre de Fabre d’Eglantine. Elle illustrait leur commune volonté de rompre avec le temps et d’inscrire l’homme dans un environnement complètement nouveau, en dehors des racines chrétiennes du pays. Dès 1925, Mussuloni rajoute sur le calendrier la date suivante : 1er an de l’ère fasciste ». Du passé faisons table rase… Cependant « le fascisme ne peut se résumer à du mussolinisme », mais les deux courants, pour les raisons expliquées plus haut, appartiennent au même camp : celui de la gauche. Une fois arrivé au pouvoir en 1924, il est intéressant de lire que le fascisme « croisa le fer contre la mafia sicilienne. Le régime s’engagea contre la franc-maçonnerie. Cela pouvait paraître curieux quand on connaît le soutien qu’apporta la Grande Loge d’Italie à Mussolini lors de la marche sur Rome ». Les historiens parlent souvent d’un totalitarisme inachevé en Italie. L’explication est connue mais souvent passée sous silence. Le Moal la donne : « Mussolini, en acceptant du roi la charge de président du Conseil, s’était lui-même placé dans les mailles de la monarchie dont il ne se libéra jamais complètement. L’institution, aussi faible fût-elle, préserva l’Etat de la fascisation totale et au bout du compte gagna le bras de fer ». Le Moal nous délivre des analyses pointues et lucides, sans jamais céder aux appréciations malveillantes dénuées de fondements historiques. Les sources se montrent nombreuses, variées et permettent de bien comprendre la nature réelle du fascisme. Fin pédagogue et servi par une belle plume, il explique bien que la violence fasciste exprimée contre cette société tant décriée ne fut pas accomplie au nom du passé, des traditions et de la recherche d’un âge d’or perdu, mais qu’elle reposait sur la volonté finale de construire une société et un homme nouveaux. Chimère qui remonte hélas à l’aube de l’humanité… De la prise de pouvoir de Mussolini à la farouche radicalisation de la République de Salò, en passant par l’étude de la politique fasciste avec ses réussites et ses échecs, l’auteur dresse un portrait complet de cette idéologie moderniste et révolutionnaire qui échoua. Comme Le Moal l’annonce : « Ecrire l’histoire du fascisme, c’est finalement faire le récit d’une révolution avortée ». Franck Abed
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  • Zippo Posté le 2 Novembre 2018
    Frédéric Le Moal nous propose un ouvrage très complet sur le fascisme, qui avec le communisme, fut une idéologie qui, dans les années vingt, trente et quarante souleva l'enthousiasme de millions de personnes. Le premier mérite de l'auteur est de mettre en relief les origines du fascisme, l'aspect révolutionnaire de cette idéologie et les points communs avec sa rivale, le communisme. Le fascisme prend racine dans le siècle des Lumières et dans la Révolution française, ainsi que dans le socialisme. Et oui, que de points communs entre la Révolution française qui voulait comme la révolution fasciste, régénérer l'homme, créer un homme nouveau...Citations à l'appui, nous découvrons les parallèles existant par exemple entre les discours de Robespierre et ceux de Mussolini. Les points communs avec le communisme sont également évoqués : antiparlementarisme, anticapitalisme et haine du conservatisme. Le second mérite de Frédéric Le Moal réside dans la très précise description des différents courants du Parti National Fasciste italien. En effet, le fascisme italien n'est pas un bloc idéologique monolithique : différents courants politiques se côtoyaient, s'affrontaient. Au moment où Mussolini conforte son pouvoir, il souhaite amener à lui les politiciens qui avaient plus ou moins d'animosité à l'égard du fascisme. Il exige donc du... Frédéric Le Moal nous propose un ouvrage très complet sur le fascisme, qui avec le communisme, fut une idéologie qui, dans les années vingt, trente et quarante souleva l'enthousiasme de millions de personnes. Le premier mérite de l'auteur est de mettre en relief les origines du fascisme, l'aspect révolutionnaire de cette idéologie et les points communs avec sa rivale, le communisme. Le fascisme prend racine dans le siècle des Lumières et dans la Révolution française, ainsi que dans le socialisme. Et oui, que de points communs entre la Révolution française qui voulait comme la révolution fasciste, régénérer l'homme, créer un homme nouveau...Citations à l'appui, nous découvrons les parallèles existant par exemple entre les discours de Robespierre et ceux de Mussolini. Les points communs avec le communisme sont également évoqués : antiparlementarisme, anticapitalisme et haine du conservatisme. Le second mérite de Frédéric Le Moal réside dans la très précise description des différents courants du Parti National Fasciste italien. En effet, le fascisme italien n'est pas un bloc idéologique monolithique : différents courants politiques se côtoyaient, s'affrontaient. Au moment où Mussolini conforte son pouvoir, il souhaite amener à lui les politiciens qui avaient plus ou moins d'animosité à l'égard du fascisme. Il exige donc du parti fasciste l'arrêt des violences de rue et de l'agitation, il veut la normalisation. Il repousse donc les réformes, attendues par les plus extrémistes de ses partisans, à un avenir lointain. L'auteur évoque les fascistes modérés compatibles avec le parlementarisme, les fascistes "sociaux" qui exigent le renversement du capitalisme et les fascistes purs et durs (influencés par l'Allemagne nazie à partir de 1933), comme Farinacci important leader fasciste. Mussolini a donc à combattre, dans son propre parti, ses contradicteurs. L'auteur souligne également que le fascisme italien ne pratique pas une violence systématique à l'égard de ses adversaire politiques. Il fait une comparaison de la violence d'Etat d'Hitler et de Staline avec la répression du régime mussolinien qui se limitait quasiment toujours à un exil forcé à l'étranger ou à une résidence surveillée dans des lieux éloignés et défavorisés de la péninsule italienne. Troisième mérite de cet ouvrage : la description des plus précises du processus de fascisation du peuple italien socialement, politiquement, culturellement et artistiquement. Les rapports de Mussolini avec le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, sont finement analysés. Quatrième mérite : des pages passionnantes sur le déclin de Mussolini, causé principalement par sa folle décision de se lancer dans la Seconde guerre mondiale aux côtés d'Hitler, sur la perte de confiance d'une partie des chefs du fascisme qui déposent Mussolini le 25 juillet 1943 et sur le roi Victor-Emmanuel III qui le fait arrêter. Ensuite c'est la délivrance par un commando SS, son ignominieux gouvernement de la République Sociale Italienne de Salo qui laisse une traînée de sang dans l'histoire de l'Italie. Mussolini ne sera plus que le pantin des nazis, puis c'est la fin et l'exposition de son cadavre à Milan. Un livre passionnant, édifiant et glaçant.
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