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Cherche midi
EAN : 9782749164632
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 220 mm

Hors d'ici

Collection : Romans
Date de parution : 02/01/2020
Peut-on se défaire de tout ?
Elle se souvient de ce moment, et d’avoir pensé nettement : « Il nous détruit. » Elle avait onze ans, sa sœur n’était pas loin, elle a compris qu’elle avait déjà été écrabouillée par le vieux, et que c’était son tour. Il hurlait, déchaîné, pour une bricole, et prononçait des mots affreux qui... Elle se souvient de ce moment, et d’avoir pensé nettement : « Il nous détruit. » Elle avait onze ans, sa sœur n’était pas loin, elle a compris qu’elle avait déjà été écrabouillée par le vieux, et que c’était son tour. Il hurlait, déchaîné, pour une bricole, et prononçait des mots affreux qui avaient rompu quelque chose. C’était comme casser du cristal, une membrane fragile, quelque chose qui aurait pu grandir.
 

Rien ne peut enfermer Jeanne. Ni la violence du père qui lamine sa famille ni l’amour de Matt, qui lui offre les Grands Lacs et la clef d’une maison. Maintenant, alors qu’elle n’a pas vingt ans, elle va devoir choisir ce qu’elle abandonne.
Mais peut-on se défaire de tout ? Qui est-il vraiment, cet homme malheureux à en frapper ses enfants ?
Sur fond de bourgeoisie déchue et toxique, de rêves anéantis par l’Histoire, Hors d’ici interroge, avec finesse, les meurtrissures de l’enfance et de l’adolescence, et leurs stigmates.
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EAN : 9782749164632
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

"Peut-on se défaire de tout, de son passé, de ses souffrances d'enfant? Un roman à lire d'une traite !"
Librairie l'Esprit Large

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • antreguillemets Posté le 8 Mars 2020
    Un roman sur la violence familiale mais traité sans pathos. Une histoire intéressante.
  • livreclem Posté le 11 Février 2020
    Un roman sur la fin de l'adolescence, les choix qui s'offrent à nous et la violence du père pour l'héroïne. L'amour avec Marc l'américain, va t-elle la sauver des griffes du père ? Mais ce choix ne l'enfermera t-elle pas dans un destin tout tracé ? Un bon roman mais qui me laissera peu de souvenirs.
  • Fantasio Posté le 4 Février 2020
    Le père de Jeanne n'est pas un monstre. C'est un homme brisé par le souvenir de sa richesse perdue. C'est un dilettante malgré lui, un bourgeois déclassé qui exècre sa condition et qui abhorre sa toute relative pauvreté. Il fulmine perpétuellement, menace souvent. Frappe rarement... Il sait aussi donner le change et se faire passer pour un homme charmant aux yeux du fiancé de Jeanne. Loin du monstre que celle-ci lui avait décrit. Et Matt, blessé par ce qu'il pense être des mensonges, n'a plus confiance en Jeanne. Il songe même à la quitter. Mais un soir, sa colère éclate... Jeanne raconte aussi sa relation compliqué avec Matt, son aîné de 10 ans qui a lui-même à se plaindre de son père dur et exigeant. Et quand le père tant détesté meurt, Jeanne trouve une sorte de journal intime écrit par ce dernier. Alors se dessine le portrait d'un enfant puis d'un homme profondément malheureux , délicat et sentimental mais étranger au monde extérieur, aux gens, aux choses, un homme absent, qui s'est créé comme une façade pour cacher le vide total et terrifiant de sa vie. Hors d'ici est un très beau livre porté par la superbe et élégante écriture de Florence Delaporte. J'ai... Le père de Jeanne n'est pas un monstre. C'est un homme brisé par le souvenir de sa richesse perdue. C'est un dilettante malgré lui, un bourgeois déclassé qui exècre sa condition et qui abhorre sa toute relative pauvreté. Il fulmine perpétuellement, menace souvent. Frappe rarement... Il sait aussi donner le change et se faire passer pour un homme charmant aux yeux du fiancé de Jeanne. Loin du monstre que celle-ci lui avait décrit. Et Matt, blessé par ce qu'il pense être des mensonges, n'a plus confiance en Jeanne. Il songe même à la quitter. Mais un soir, sa colère éclate... Jeanne raconte aussi sa relation compliqué avec Matt, son aîné de 10 ans qui a lui-même à se plaindre de son père dur et exigeant. Et quand le père tant détesté meurt, Jeanne trouve une sorte de journal intime écrit par ce dernier. Alors se dessine le portrait d'un enfant puis d'un homme profondément malheureux , délicat et sentimental mais étranger au monde extérieur, aux gens, aux choses, un homme absent, qui s'est créé comme une façade pour cacher le vide total et terrifiant de sa vie. Hors d'ici est un très beau livre porté par la superbe et élégante écriture de Florence Delaporte. J'ai vraiment beaucoup aimé ce splendide roman.
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  • frconstant Posté le 31 Janvier 2020
    « Hors d’ici », publié en 2020, est un roman signé Florence Delaporte. Je n’avais jamais rien lu de cette auteure qui en est pourtant déjà à son neuvième livre. Pas tous des romans, il est vrai tant elle varie les approches et ses publics cibles. Grâce à NetGalley et aux éditions Cherche midi, que je remercie vivement pour leur confiance, je découvre une écriture particulière abordant cependant un thème classique. Une jeune fille, pas encore vraiment adulte, souhaite fuir Les Murailles, la villa familiale où son père, triste sire violant, la dénigre, la menace de coups et ne la considère en rien comme une personne et encore moins comme sa fille. La violence est quotidienne, Jeanne ne peut rester sans réaction face à ce père alcoolique, ce serait lui laisser croire qu’il a le droit de se comporter comme cela et de foutre en l’air la vie des autres. Jeanne ne peut s’y résoudre, elle n’a qu’une envie, partir loin, être « hors d’ici » ! C’est qu’elle a des rêves à assouvir, une envie de poursuivre des études littéraires, une envie d’aimer et d’être aimée, une envie de vivre une liberté qui semble accessible à toutes les filles de... « Hors d’ici », publié en 2020, est un roman signé Florence Delaporte. Je n’avais jamais rien lu de cette auteure qui en est pourtant déjà à son neuvième livre. Pas tous des romans, il est vrai tant elle varie les approches et ses publics cibles. Grâce à NetGalley et aux éditions Cherche midi, que je remercie vivement pour leur confiance, je découvre une écriture particulière abordant cependant un thème classique. Une jeune fille, pas encore vraiment adulte, souhaite fuir Les Murailles, la villa familiale où son père, triste sire violant, la dénigre, la menace de coups et ne la considère en rien comme une personne et encore moins comme sa fille. La violence est quotidienne, Jeanne ne peut rester sans réaction face à ce père alcoolique, ce serait lui laisser croire qu’il a le droit de se comporter comme cela et de foutre en l’air la vie des autres. Jeanne ne peut s’y résoudre, elle n’a qu’une envie, partir loin, être « hors d’ici » ! C’est qu’elle a des rêves à assouvir, une envie de poursuivre des études littéraires, une envie d’aimer et d’être aimée, une envie de vivre une liberté qui semble accessible à toutes les filles de sa classe et qui, d’une colère à l’autre de son père, lui est interdite par une destruction systématique de sa vie et de ses espoirs. Au cours d’un été, Jeanne a fait la connaissance de Matt, un américain de 10 ans son aîné qui s’est inséré dans le seul interstice que semblaient lui accorder ses parents : devenir avocat, comme son père. Ce n’est peut-être pas tout à fait ce dont il rêvait mais Matt est ainsi. Il aime mieux se plier à ce qu’on attend de lui que de chercher les heurts et les discussions inutiles. Au début du récit, Matt passe quelques semaines de vacances en France, chez Jeanne pour qui le rêve semble enfin pouvoir devenir réalité. Pourtant, alors qu’elle n’a rien vu venir, Matt la déstabilise, de manière abrupte, voire cruelle. Il déclare ne plus pouvoir faire confiance à Jeanne qui parle d’un père violent et maltraitant alors qu’avec lui, Matt le constate tous les jours, le père brille d’amabilités, de prévenance et se présente nimbé de tant de belles manières qu’il est impossible qu’il soit le rustre que Jeanne lui a présenté. Comment Matt pourrait-il encore faire confiance à Jeanne ? Elle le sait. Sans la confiance de Matt, sans la révélation de la violence de ce père qui dissimule sa vraie personnalité derrière un vernis de bonnes convenances, Jeanne est perdue. Jamais elle ne pourra vivre ‘hors d’ici’ ! Heureusement – peut-on le formuler de cette manière ? - , au fil du temps, noyé dans le souvenir de ses démons, le père alcoolique finira par laisser transpirer qui il est vraiment. Pour Jeanne, un soulagement. Une bascule inattendue aussi. Elle commence à découvrir et mieux connaître l’histoire de son père, son passé tramé de désillusions, les coups du sort qui ont vrillé les chemins qu’il escomptait. En fait, son père, cette ordure, n’a été que ce qu’il a pu être. Certes, les réponses qu’il a donné à la vie n’étaient pas les plus judicieuses… mais jusqu’où en est-il responsable ? La perte de ses rêves justifie-t-elle le manque d’amour pour sa fille ? Ces questions ne sont pas neuves en littérature. La manière de les traiter ici, de les décrire est nette, sans fioriture. Elle va droit au cœur et à l’esprit du lecteur qui, plus il en sait, se doit de réfléchir au regard qu’il porte sur le monde de Jeanne et Matt. Mais jamais l’auteure ne tranchera à sa place. C’est au lecteur à se poser les questions. C’est à lui d’apporter des réponses, de décider ce qu’il en pense. Un livre qui respecte l’autre, le lecteur, et l’appelle à prendre position, en humanité, sur le souhaitable, le réalisable et le pardon à donner, ou pas.
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  • Waterlyly Posté le 13 Janvier 2020
    Jeanne est éprise de liberté et ce n’est pas un père violent ou un fiancé, appelé Matt, qui lui promet les grands espaces, qui la feront changer d’avis. Ce roman s’ouvre sur une scène intrigante. Matt accuse Jeanne de lui avoir menti. Comment un homme aussi affable que son père peut être le monstre qu’elle lui a décrit ? Matt est sur le point de quitter Jeanne, lorsque cette dernière lui propose de rester encore deux jours. Deux jours pendant lesquels elle est intimement convaincue que son père montrera son vrai visage. C’est un roman très âpre, tant dans le fond que sur la forme, que va nous livrer ici Florence Delaporte. C’est très particulier et je peux affirmer que ce roman possède à n’en pas douter ce petit quelque chose qui le démarque des autres récits abordant cette thématique du père tyran et violent. Jeanne n’y est pas étrangère. En effet, ce personnage, remarquablement construit et nuancé à souhait est indubitablement le point fort de ce roman. L’auteure a su créer un personnage vrai et authentique. Tout sonne juste chez elle. J’ai eu une empathie immense pour elle, ayant envie de lui tendre la main tout au fil des... Jeanne est éprise de liberté et ce n’est pas un père violent ou un fiancé, appelé Matt, qui lui promet les grands espaces, qui la feront changer d’avis. Ce roman s’ouvre sur une scène intrigante. Matt accuse Jeanne de lui avoir menti. Comment un homme aussi affable que son père peut être le monstre qu’elle lui a décrit ? Matt est sur le point de quitter Jeanne, lorsque cette dernière lui propose de rester encore deux jours. Deux jours pendant lesquels elle est intimement convaincue que son père montrera son vrai visage. C’est un roman très âpre, tant dans le fond que sur la forme, que va nous livrer ici Florence Delaporte. C’est très particulier et je peux affirmer que ce roman possède à n’en pas douter ce petit quelque chose qui le démarque des autres récits abordant cette thématique du père tyran et violent. Jeanne n’y est pas étrangère. En effet, ce personnage, remarquablement construit et nuancé à souhait est indubitablement le point fort de ce roman. L’auteure a su créer un personnage vrai et authentique. Tout sonne juste chez elle. J’ai eu une empathie immense pour elle, ayant envie de lui tendre la main tout au fil des pages. Florence va explorer avec brio les stigmates d’un passé trop lourd et qui façonne les personnes au fil des ans. Si Jeanne est marquée par ce père, il en va de même pour ce dernier. La dimension psychologique est très bien abordée, et le récit ne souffre pas d’incohérence. La plume de l’auteure est très particulière. Je ne saurais vous la décrire mais en vous disant qu’à mon goût, Florence possède un style qui se reconnaîtrait facilement, je pense que vous vous en faites une bonne idée. Certaines phrases sont longues mais coulent de manière limpide. C’est un style très personnel, avec beaucoup de caractère. Un roman qui explorera des thématiques difficiles, vues maintes fois dans d’autres récits, mais qui sortira du lot de par une protagoniste incroyablement charismatique et forte. La plume est particulière mais elle en vaut le détour. Une très belle découverte.
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