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Perrin
EAN : 9782262077228
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 380
Format : 140 x 210 mm

Isabelle de France, reine d'Angleterre

Collection : Biographies
Date de parution : 20/08/2020
Une reine au temps des rois maudits.
Isabelle de France, née en 1295, figure emblématique de la saga des Rois maudits, affublée du surnom folklorique de « Louve de France », est devenue peu après sa mort l’image même de la méchante reine : rebelle, hypocrite, tyrannique et sanguinaire. Ces qualificatifs relèvent évidemment de la légende noire, que le présent... Isabelle de France, née en 1295, figure emblématique de la saga des Rois maudits, affublée du surnom folklorique de « Louve de France », est devenue peu après sa mort l’image même de la méchante reine : rebelle, hypocrite, tyrannique et sanguinaire. Ces qualificatifs relèvent évidemment de la légende noire, que le présent ouvrage cherche à dissiper. Très populaire en son temps en France comme en Angleterre, fille d’un très grand roi, Philippe IV le Bel, qui lui a inculqué dès son plus jeune âge le sens de l’État, admirée à juste titre par ses contemporains pour sa personnalité, sa beauté et son sens de la diplomatie, elle a su tracer sa destinée entre deux hommes : Édouard II, son mari, le roi le plus méprisé de toute l’histoire de l’Angleterre, et Édouard III, son fils, le plus admiré. Son parcours politique est unique. Elle gouverne aux côtés du premier avant de le renverser en 1326 − et, peut-être, de commanditer son assassinat −, au terme de la dernière invasion que l’Angleterre ait connue depuis celle de Guillaume le Conquérant. Elle se fait ensuite nommer régente au nom du second et règne de concert avec son amant, Roger Mortimer. En 1330, devenu adulte, Édouard III prend le pouvoir en faisant assassiner ce dernier. Très admiratif de sa mère, il l’entoure de tous les égards jusqu’à son décès, en 1358.
Le retour aux sources médiévales, pratiqué ici de manière particulièrement précise, permet de dessiner une personnalité complexe et de retracer une existence hors du commun dans une période constamment marquée par la guerre civile et la violence des hommes.
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EAN : 9782262077228
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 380
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

"Un portrait qui nuance la légende noire d'Isabelle de France, reine d'Angleterre."
Edouard de Mareschal / Le Figaro Littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Wyoming Posté le 26 Mai 2021
    Excellente biographie d'Isabelle de France retracée dans ce livre par Sophie Brouquet en seize chapitres assez courts qui déroulent la vie d'une grande reine, ancrée dans ses racines et sa filiation française, mais fidèle aussi à son royaume d'Angleterre. Sophie Brouquet rappelle à plusieurs reprises dans son texte qu'Isabelle est la fille de Philippe le Bel, le roi de fer, dont elle hérita la beauté et le caractère trempé, volontaire, opiniâtre qui en a fait une combattante, une femme d'exception s'inscrivant dans son époque tourmentée. Elle rappelle cette hérédité au fil du récit chaque fois qu'Isabelle est confrontée à l'adversité, qu'il s'agisse des conséquences du comportement de son mari, Edouard II, ou des luttes contre les favoris dangereux, tels que Gaveston ou les Despenser. Elle a été présentée à tort, notamment par Maurice Druon dans la très populaire saga des Rois Maudits, comme la Louve de France, dévoreuse de tous ceux qui se trouvent sur sa trajectoire. Sophie Brouquet rétablit la réelle personnalité d'Isabelle, une femme, certes riche et puissante, aimant le luxe et la fortune, mais aussi une épouse dévouée à son mari autant que possible, assez lucide pour ne pas laisser le royaume d'Angleterre aller à vau-l'eau du fait de... Excellente biographie d'Isabelle de France retracée dans ce livre par Sophie Brouquet en seize chapitres assez courts qui déroulent la vie d'une grande reine, ancrée dans ses racines et sa filiation française, mais fidèle aussi à son royaume d'Angleterre. Sophie Brouquet rappelle à plusieurs reprises dans son texte qu'Isabelle est la fille de Philippe le Bel, le roi de fer, dont elle hérita la beauté et le caractère trempé, volontaire, opiniâtre qui en a fait une combattante, une femme d'exception s'inscrivant dans son époque tourmentée. Elle rappelle cette hérédité au fil du récit chaque fois qu'Isabelle est confrontée à l'adversité, qu'il s'agisse des conséquences du comportement de son mari, Edouard II, ou des luttes contre les favoris dangereux, tels que Gaveston ou les Despenser. Elle a été présentée à tort, notamment par Maurice Druon dans la très populaire saga des Rois Maudits, comme la Louve de France, dévoreuse de tous ceux qui se trouvent sur sa trajectoire. Sophie Brouquet rétablit la réelle personnalité d'Isabelle, une femme, certes riche et puissante, aimant le luxe et la fortune, mais aussi une épouse dévouée à son mari autant que possible, assez lucide pour ne pas laisser le royaume d'Angleterre aller à vau-l'eau du fait de l'incurie de son roi. Cette biographie permet de s'imprégner de la vie des têtes couronnées et aussi du peuple au Moyen-Age, avec toutes les souffrances qui frappaient aussi bien le sang royal que celui de la population : épidémies, disette due aux intempéries et à des récoltes insuffisantes, mortalité infantile, risque de mort pour toute femme lors d'un accouchement (Isabelle renouvelait son testament avant chacune des naissances de ses quatre enfants), complots, guerre quasi-permanente avec l'Ecosse, négociations ardues avec la France, malgré les liens qui unissaient la reine d'Angleterre aux Capétiens. Sophie Brouquet met également en évidence la grande dévotion et la générosité d'Isabelle qui réalisa de multiples dons au profit de différentes abbayes, cathédrales et autres lieux sacrés ainsi que des pauvres du royaume. Isabelle m'a fait penser à une autre conquérante, Aliénor d'Aquitaine, toutes deux illustrant l'usage de la puissance au service, l'une de son royaume, l'autre de son duché. Deux grandes dames qui émergent, à presque cent ans d'intervalle, et montrent à tous ceux qui les découvrent la véritable dimension de la grandeur.
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  • LivreenTroc Posté le 22 Mai 2021
    Sophie Brouquet revient sur son destin particulier en empruntant la voie du roman, avec un ton populaire et une justesse dans la véracité des détails. Choses qui suffisent largement pour faire de cet ouvrage une lecture agréable, didactique et finalement assez documentaire dans la mesure où l’on suit le parcours d’une reine de sa naissance à son décès. Maintenant, chacun est libre de tirer le bilan de son règne et d’écouter ou non les rumeurs colportées à son propos. Un livre riche et pimenté par une série d’anecdotes qu’on ne propose pas dans les classes de rhétorique, qui participent au tempo de l’écriture et qui demeurent des atouts indéniables pour rendre ce roman historique palpitant. « Isabelle de France » a reçu le prix de la biographie Historia 2020.
  • sevm57 Posté le 17 Mars 2021
    Le parcours d'Isabelle de France est exceptionnel pour une femme de son temps. Cet ouvrage le démontre. Fille, épouse et mère de roi, elle est la digne fille de Philippe le Bel et se distingue par son intelligence, même si on pourrait lui reprocher d'être à l'origine de la guerre de 100 ans. Cette biographie passionnante nous décrit sa trajectoire exceptionnelle. Mais il faut avoir conscience qu'il s'agit d'un ouvrage scientifique, basé sur des documents historiques, et qui ne cherche pas à surfer sur le succès des Rois maudits. Il n'insiste donc pas particulièrement sur le caractère romanesque de la relation entre Isabelle et Roger Mortimer, ce qui pourrait laisser sur sa faim le lecteur fan de la saga de Maurice Druon. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié la lecture de cette biographie. Merci à François Sarindar pour sa critique qui m'a fait découvrir l'existence de ce livre.
  • ManonReal Posté le 22 Janvier 2021
    Isabelle de France, fille de Philippe IV Le Bel et de Jeanne de Navarre, est une figure que l'histoire de France n'a pas spécialement mise en avant, sauf pour son côté "louve de France" et férue de pouvoir. Contrairement à des reines comme Alienor d'Aquitaine dont pas mal de livres ne cessent de la mettre sur un piédestal, la vie et le parcours d'Isabelle sont très peu connus. Cette biographie nous mène vers le destin complexe de cette fille de France, véritable jouet politique entre son père enveloppé de fer et son futur époux, Édouard II, qui n'a jamais su assumer un amour sincère pour la gent masculine, face aux exigences de son souverain de père, Édouard 1er le sec. Isabelle tenta tant bien que mal de satisfaire la politique d'alliance entre la France et l'Angleterre de par son mariage et ses héritiers dont Édouard III, et ses talents diplomatiques, fort appréciés à la cour d'Angleterre. La reine apparaît comme une femme appréciée, à la fois ferme et autoritaire quand il le fallait mais aussi dotée d'une certaine sagesse... avant que la passion amoureuse avec le baron Mortimer ne la fasse dériver. Comme tout souverain d'Europe, Isabelle a tenté de se faire... Isabelle de France, fille de Philippe IV Le Bel et de Jeanne de Navarre, est une figure que l'histoire de France n'a pas spécialement mise en avant, sauf pour son côté "louve de France" et férue de pouvoir. Contrairement à des reines comme Alienor d'Aquitaine dont pas mal de livres ne cessent de la mettre sur un piédestal, la vie et le parcours d'Isabelle sont très peu connus. Cette biographie nous mène vers le destin complexe de cette fille de France, véritable jouet politique entre son père enveloppé de fer et son futur époux, Édouard II, qui n'a jamais su assumer un amour sincère pour la gent masculine, face aux exigences de son souverain de père, Édouard 1er le sec. Isabelle tenta tant bien que mal de satisfaire la politique d'alliance entre la France et l'Angleterre de par son mariage et ses héritiers dont Édouard III, et ses talents diplomatiques, fort appréciés à la cour d'Angleterre. La reine apparaît comme une femme appréciée, à la fois ferme et autoritaire quand il le fallait mais aussi dotée d'une certaine sagesse... avant que la passion amoureuse avec le baron Mortimer ne la fasse dériver. Comme tout souverain d'Europe, Isabelle a tenté de se faire sa place et qui plus est, une femme dans un monde d'hommes, obnubilés par leurs intérêts financiers et autres. J'ai beaucoup apprécié cette découverte plus approfondie sur Isabelle et sa personnalité, il serait donc normal qu'elle soit davantage reconnue et réhabilitée.
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  • Sarindar Posté le 1 Décembre 2020
    Épargnons-nous la sempiternelle référence au roman de Maurice Druon : les Rois Maudits. Il ne s'agit pas ici de roman, mais d'Histoire. Et Sophie Cassagnes-Brouquet nous livre le meilleur récit de la vie d'Isabelle de France Reine d'Angleterre (1295-1358). Fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne 1ère de Navarre, aux fortes personnalités, Isabelle grandit près du Louvre et au Palais de la Cité, et, jeune, comme plus âgée, elle eut à coeur de se cultiver. Son amour des livres restera toujours l'une des caractéristiques de sa personnalité. Promise, comme la plupart des filles de sang royal, à un mariage plus que princier, elle fut jetée, le 25 janvier 1308, dans les bras d'Édouard II d'Angleterre, pour son plus grand malheur, car les penchants de son royal époux orientaient plutôt ce dernier vers les hommes. Peter Galveston et Hugh the Despenser se succéderont en effet dans les faveurs d'Édouard, et la belle Isabelle se sentira délaissée. Elle ira, vers 1325, se consoler, sinon dans les bras, du moins sur les épaules de Roger Mortimer de Wigmore (1287-1330), en exil en France parce que regardé comme un dangereux ennemi par Hugh the Despenser. Forts du soutien de la France et de celui... Épargnons-nous la sempiternelle référence au roman de Maurice Druon : les Rois Maudits. Il ne s'agit pas ici de roman, mais d'Histoire. Et Sophie Cassagnes-Brouquet nous livre le meilleur récit de la vie d'Isabelle de France Reine d'Angleterre (1295-1358). Fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne 1ère de Navarre, aux fortes personnalités, Isabelle grandit près du Louvre et au Palais de la Cité, et, jeune, comme plus âgée, elle eut à coeur de se cultiver. Son amour des livres restera toujours l'une des caractéristiques de sa personnalité. Promise, comme la plupart des filles de sang royal, à un mariage plus que princier, elle fut jetée, le 25 janvier 1308, dans les bras d'Édouard II d'Angleterre, pour son plus grand malheur, car les penchants de son royal époux orientaient plutôt ce dernier vers les hommes. Peter Galveston et Hugh the Despenser se succéderont en effet dans les faveurs d'Édouard, et la belle Isabelle se sentira délaissée. Elle ira, vers 1325, se consoler, sinon dans les bras, du moins sur les épaules de Roger Mortimer de Wigmore (1287-1330), en exil en France parce que regardé comme un dangereux ennemi par Hugh the Despenser. Forts du soutien de la France et de celui de plusieurs barons anglais, parvinrent à rentrer en Angleterre-dernière expédition réussie partie du continent européen vers les îles anglaises depuis Guillaume le Conquérant. Ensemble, ils devaient poursuivre et finir par capturer leurs ennemis puis à s'en débarrasser en 1326 et 1327, y compris le roi, éliminé par de cruels moyens à Berkeley. Isabelle assura la régence pendant trois ans, pendant la minorité de son fils, le futur Édouard III, en gouvernant avec Roger Mortimer. Mais elle s'attira très vite l'inimitié des Lancastre, commettant là une grave erreur, car ils lui avaient fait la courte échelle mais n'avaient pas été payés de leurs efforts en sa faveur. La provocation que constitua pour les Lancastre le fait que Mortimer osât s'intituler comte de March allait pousser ces seigneurs, jaloux, à s'armer contre le soutien de la reine. Mais durant cette confrontation, Lancastre fut contraint de s'incliner. Édouard de Kent sera à la suite de cela puni de mort sur l'ordre d'Isabelle pour s'être rebellé. Impatient de la mainmise de Mortimer sur le pouvoir auquel on lui refusait d'avoir la moindre part, Édouard III, fils d'Isabelle, qui en avait assez de ronger son frein, commença à montrer les dents. Comprenant que l'on se méfait de lui et de ceux qui lui étaient fidèles, Édouard III décida de passer à l'action en faisant preuve de personnalité et d'énergie. Il n'hésita pas à faire arrêter sa mère et Mortimer en octobre 1330. Mortimer fut condamné pour haute trahison et pendu à Tyburn le 29 novembre de la même année. Placée en résidence surveillée et plus ou moins gagnée par la folie, Isabelle retrouva rapidement fortune et considération de la part de son fils, enfin libéré de sa colère. Isabelle poussa d'ailleurs ce dernier à revendiquer la couronne de France à la mort du dernier roi capétien et à l'accession des Valois sur le trône. Il y avait à cela une raison familiale : Édouard III était par sa mère le petit-fils de Philippe le Bel. Isabelle était devenue anglaise même si elle n'oubliait d'où elle venait et il lui semblait normal que son fils fît valoir ses droits à la couronne de France. Elle trouva d'ailleurs dans sa famille anglaise bien des motifs de se réjouir, et son petit-fils Édouard de Woodstock, prince de Galles, que l'on devait plus tard appeler le Prince Noir, peut-être en raison de la couleur de son armure, devint rapidement sa coqueluche et son protégé. Isabelle aura encore le plaisir de voir le vaincu et le prisonnier de Poitiers-Nouaillé-Maupertuis en 1356, le roi de France Jean le Bon, venir lui rendre visite et solliciter sa protection. Isabelle s'éteindra le 22 août 1358 à Hertford, entourée des soins de Jeanne, reine d'Écosse. Si son fils donna un coup d'arrêt à ses ambitions de régente, il ne put que s'incliner devant la force de caractère d'une femme et d'une mère admirables quand il cessa de la craindre. Il n'est pas étonnant qu'Isabelle, de par son parcours, se soit trouvée mêlée aux désaccords franco-anglais qui allaient conduire à la guerre de Cent Ans. François Sarindar, auteur de Charles V le Sage, Dauphin, duc et régent (2019)
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