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Cherche midi
EAN : 9782749172057
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 200 mm

J'ai exécuté un chien de l'enfer

Rapport sur l'assassinat de Samuel Paty

Date de parution : 07/10/2021
« Que s’est-il passé ? Pourquoi est-ce arrivé ? Comment cela a-t-il été possible ? »
« Que s’est-il passé ? Pourquoi est-ce arrivé ? Comment cela a-t-il été possible ? », s’interrogeait en son temps Hannah Arendt. Telles sont les trois questions que l’auteur a choisi de se poser afin d’analyser la rumeur infondée qui devait conduire à l’assassinat d’un professeur de collège dans une petite ville paisible des Yvelines.... « Que s’est-il passé ? Pourquoi est-ce arrivé ? Comment cela a-t-il été possible ? », s’interrogeait en son temps Hannah Arendt. Telles sont les trois questions que l’auteur a choisi de se poser afin d’analyser la rumeur infondée qui devait conduire à l’assassinat d’un professeur de collège dans une petite ville paisible des Yvelines. Contre-enquête fascinante sur une série d’incohérences institutionnelles, récit d’un mensonge orchestré par des islamistes, déconstruction méthodique d’un antiracisme dévoyé qui semble résumer toute une époque, ce livre restitue cet événement politique majeur avec un sens du détail et une clarté redoutables.
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EAN : 9782749172057
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 200 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • shosh Posté le 7 Décembre 2021
    Très bonne analyse de la part de l'auteur sur les circonstances et les causes qui ont précipité l'assassinat de Samuel Paty, paix à son âme. Il décrit ici les problématiques et les malaises de la société autour de l'islamisation. Il arrive avec brio à décortiquer les événements liés aux sujets sus nommés. Toutefois, il faut s'accrocher un minimum pour comprendre tous les mots. Je n'ai pas un champs lexical hyper développé et j'ai du coup fait des recherches sur certains mots. Ça peut être rebutant de s'arrêter à chaque fois qu'on ne comprend pas. Je n'impute pas cela à l'auteur car docteur en sciences politiques, il en va de soi en lisant ce livre que le langage sera adapté à son auteur.
  • hendrickxvirginie Posté le 6 Décembre 2021
    L'auteur mène ici une enquête autour des circonstances de l'assassinat de Samuel Paty. Sans langue de bois, l'auteur décortique comment et pourquoi l'administration n'a rien fait d'autre que le silence. Une caricature de Charlie Hebdo et le scandale éclate. Cette Contre-enquête démontre un système qui prône le droit aux parents et aux enfants tandis que les professeurs doivent eux dire "Amen" et se taire si problème il y a. Samuel Paty donnait cours sur la liberté d'expression et il a été finalement assassiné pour ce fait. Défendu par personne, ce prof a été la victime d'un terroriste à cause de mensonges, d'orchestration islamiste injustement mise en place. L'auteur aborde une problématique importante : le racisme, l'islamophobie : termes utilisés ici à tort qui causera la mort du professeur. À cause du système "école de la confiance", une vie a été perdue. Ce document est très intéressant et met en lumière les défaillances au niveau de l'éducation nationale, mais aussi de la stigmatisation.
  • PG35 Posté le 1 Novembre 2021
    L'auteur a enquêté au sein de l'Éducation Nationale sur les circonstances ayant conduit à l'assassinat de Samuel Paty. Il a cherché à savoir pourquoi et comment ce professeur s'est retrouvé isolé et finalement pointé du doigt par son administration. Ses conclusions sont plutôt cruelles. Aujourd'hui dans cette institution, « tout se passe comme si le professeur était le fautif potentiel qu'il était très important de garder à l'oeil. Non seulement le comportement possiblement déviant du professeur fait l'objet d'un contrôle hiérarchique chaque fois plus méticuleux, mais l'élève est encouragé à prendre toute sa part dans ce nouveau jeu disciplinaire. » Un seul mot d'ordre : pas de vague. Di Nota juge sévèrement le concept d'« école de la confiance » instauré par la loi de 2019 : l'interaction éducative est ainsi instituée sous la forme d'un partenariat, chaque partenaire (élèves et leurs parents d'une part, professeurs de l'autre) ayant un droit égal à contrôler l'exemplarité de l'autre. Il questionne : « En quoi l'enseignement de Bérénice est-il conditionné par la confiance qu'un élève veut bien accorder à son professeur ? ». Il relève les faux semblants de ce pseudo-égalitarisme : un élève accusé d'avoir insulté un professeur risque quelques jours d'exclusion, alors qu'un professeur accusé d'avoir insulté un élève risque de... L'auteur a enquêté au sein de l'Éducation Nationale sur les circonstances ayant conduit à l'assassinat de Samuel Paty. Il a cherché à savoir pourquoi et comment ce professeur s'est retrouvé isolé et finalement pointé du doigt par son administration. Ses conclusions sont plutôt cruelles. Aujourd'hui dans cette institution, « tout se passe comme si le professeur était le fautif potentiel qu'il était très important de garder à l'oeil. Non seulement le comportement possiblement déviant du professeur fait l'objet d'un contrôle hiérarchique chaque fois plus méticuleux, mais l'élève est encouragé à prendre toute sa part dans ce nouveau jeu disciplinaire. » Un seul mot d'ordre : pas de vague. Di Nota juge sévèrement le concept d'« école de la confiance » instauré par la loi de 2019 : l'interaction éducative est ainsi instituée sous la forme d'un partenariat, chaque partenaire (élèves et leurs parents d'une part, professeurs de l'autre) ayant un droit égal à contrôler l'exemplarité de l'autre. Il questionne : « En quoi l'enseignement de Bérénice est-il conditionné par la confiance qu'un élève veut bien accorder à son professeur ? ». Il relève les faux semblants de ce pseudo-égalitarisme : un élève accusé d'avoir insulté un professeur risque quelques jours d'exclusion, alors qu'un professeur accusé d'avoir insulté un élève risque de voir sa carrière compromise. Samuel Paty est assassiné le 16 octobre 2020. le 5 et le 6 octobre, il a illustré son cours sur la liberté d'expression en montrant à ses élèves des caricatures de Mahomet issues du matériel pédagogique officiel de l'Éducation nationale. Il a pris la précaution préalable d'informer ses élèves et d'inviter ceux d'entre eux que ces images pouvaient choquer à fermer les yeux ou à sortir momentanément de la classe. le 6 octobre, après l'appel d'une mère d'élève l'accusant d'un traitement raciste contre des élèves musulmans, Paty a été sommé de s'excuser par la principale du collège, ce qu'il a fait. Aucune vérification du « traitement raciste » n'a été réalisée. Deux jours plus tard, un appel anonyme renouvelant ces accusations amène un vif débat au sein de l'équipe enseignante. Deux collègues se désolidarisent de Paty, considérant qu'il a commis une faute grave. Le « référent laïcité » de l'académie est missionné pour « apaiser la communauté éducative ». le 9 octobre, il juge dans son rapport que le professeur a « froissé les élèves », sans apporter d'éléments factuels à l'appui de son affirmation, alors que les élèves présents au cours de Samuel Paty témoignent exactement du contraire. le référent laïcité prétend également que « l'erreur a été reconnue dès les premiers appels des parents, tant par la principale que par l'enseignant ». le 11 octobre, Samuel Paty se défend par courriel de l'accusation dont il fait l'objet et s'étonne que l'on puisse croire qu'il ait exclu des élèves de son cours sur des bases religieuses. Le 13 octobre, Samuel Paty se rend au commissariat afin de répondre d'une accusation de diffusion d'images pornographiques portée par le père de l'élève accusatrice, laquelle n'a pas assisté au cours. Il déclare : « Je n'ai commis aucune infraction dans le cadre de mes fonctions ». Commandé après l'assassinat, le rapport de l'Inspection générale de l'Éducation paraît le 3 décembre. Il dissèque les mensonges de l'élève accusatrice et de sa mère. Cependant il dédouane totalement le référent laïcité qui a prétendu sans preuve que Samuel Paty avait commis une « erreur ». Pour lui, le fait que l'enseignant ait « froissé » les élèves (il ne dit pas lesquels) est la preuve qu'il a mal compris les règles de la laïcité. le rapport distribue des félicitations à tous les services concernés, au collège et à l'échelon académique. Tout le monde a bien fait son travail. Circulez, il n'y a rien à voir.
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