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J'ai un nom
Anne Le Bot (traduit par)
Collection : Documents
Date de parution : 14/10/2021
Éditeurs :
le cherche midi

J'ai un nom

Anne Le Bot (traduit par)
Collection : Documents
Date de parution : 14/10/2021
Puissant. Bouleversant. Inspirant.
Un récit gorgé d’émotion dont on ne ressort pas indemne.
Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique... Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique qu’elle a sans doute été violée – ce que de pénibles examens confirment.

Son agresseur présumé, Brock Turner, est un athlète...
Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique qu’elle a sans doute été violée – ce que de pénibles examens confirment.

Son agresseur présumé, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Ce « bon garçon », « d’excellente réputation », essaiera même de le lui faire admettre. Devant les preuves certaines il est pourtant reconnu coupable mais, au nom de « conséquences collatérales négatives », uniquement condamné à six mois de prison. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi californienne.
Ce récit, qui questionne lourdement un système pénal conçu pour protéger les plus forts, marque surtout par le courage de la victime qui, grâce à lui, réussit à se réapproprier son identité. Entrelaçant douleur, résilience et humour, il est en passe de devenir un classique moderne.
 
« Ce livre est un acte de revendication… J’ai un nom marque les débuts d’une jeune écrivaine talentueuse. » 
─ Jennifer Weiner, The New York Times
 
« Dans un monde parfait, la lecture de J’ai un nom serait obligatoire pour tout policier, inspecteur, procureur et juge qui s’occupe de victimes d’agression sexuelle. » 
LA Times
 
« Miller est une conteuse douée… Apprenez son nom, écoutez sa voix ! »
The New Yorker
 
« Dans un monde qui demande à trop de survivants de garder leurs expériences pour eux-mêmes […] J’ai un nom est sans conteste un très grand livre […]. Le lire inspire l’espoir. »
The Guardian
 
« Dans sa rare honnêteté et dans ses petits détails, J’ai un nom est à la fois une plaie ouverte et un baume, un cri silencieux et le plus fort des cris… J’ai un nom est plus qu’une mise en accusation, même si elle est réussie et émouvante. C’est aussi une main tendue, qui vous invite à vous battre à ses côtés. »
Elle

« Miller se distingue non seulement par sa résilience et sa force d’âme, mais aussi par son pouvoir d’expression. Elle possède des dons extraordinaires en tant qu’écrivain. »
─ The National Book Review
 
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EAN : 9782749165844
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 464
Format : 140 x 220 mm
EAN : 9782749165844
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 464
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ilmeresteunepage 18/05/2024
    “Les femmes apprennent à travailler avec dextérité, à toujours garder les doigts agiles, l’esprit alerte. C’est à elles d’esquiver les projectiles, de refuser gentiment de donner leur numéro, de retirer une main du bouton de leur jean, de décliner un verre. Quand une femme est agressée, une des premières questions qu’on lui pose est “Vous avez dit non ?”. Comme si la réponse par défaut était oui, et que c’était à elle de refuser. De désamorcer la bombe qu’on lui avait donnée. Mais pourquoi sont-ils autorisés à nous toucher tant qu’on ne les repousse pas physiquement ? Pourquoi la porte est-elle ouverte tant qu’on ne la leur claque pas au nez ?” Je ne sais pas si on peut parler d’un coup de cœur pour un récit qui m’a tant RÉVOLTÉE ! En fait si, c’est définitivement un coup de cœur car la plume de l’autrice est incroyable, mais le fond du récit m’a donné envie de vomir du début à la fin. Comment, en 2016, peut-on encore se faire violer, subir un procès de plusieurs années qui nous force à revivre les choses à l’infini, et voir son violeur écoper d’une peine risible (le mec a sauté la case prison) parce que vous comprenez “c’est un jeune avec un avenir très prometteur, il ne faudrait pas le briser.” ? Et la vie de Chanel, elle n’est pas brisée peut-être ? Non seulement elle a été victime d’un viol, mais pendant le procès de 4 ans qui a suivi, on a tenté de lui faire croire que c’était sa faute car elle avait bu. C’est le genre de récit qui est indispensable mais qui devrait surtout être obligatoire dans les programmes scolaires pour faire de la prévention. Pour ma part, l’ouvrage est resté longtemps dans ma PAL car j’avais peur de l’effet qu’il aurait sur moi. Et mon instinct ne m’a pas trompée: la moindre parcelle de mon corps est révoltée. “Les femmes apprennent à travailler avec dextérité, à toujours garder les doigts agiles, l’esprit alerte. C’est à elles d’esquiver les projectiles, de refuser gentiment de donner leur numéro, de retirer une main du bouton de leur jean, de décliner un verre. Quand une femme est agressée, une des premières questions qu’on lui pose est “Vous avez dit non ?”. Comme si la réponse par défaut était oui, et que c’était à elle de refuser. De désamorcer la bombe qu’on lui avait donnée. Mais pourquoi sont-ils autorisés à nous toucher tant qu’on ne les repousse pas physiquement ? Pourquoi la porte est-elle ouverte tant qu’on ne la leur claque pas au nez ?” Je ne sais pas si on peut parler d’un coup de cœur pour un récit qui m’a tant RÉVOLTÉE ! En fait si, c’est définitivement un coup de cœur car la plume de l’autrice est incroyable, mais le fond du récit m’a donné envie de vomir du début à la fin. Comment, en 2016, peut-on encore se faire violer, subir un procès de plusieurs années qui nous force à revivre les choses à l’infini, et voir son violeur écoper d’une peine risible (le mec a sauté la case prison)...
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  • Ingannmic 18/04/2024
    Chanel Miller a vingt-quatre ans lorsqu’elle subit une agression qui bouleverse sa vie. C’est une jeune femme timide et conciliante, du genre à s’excuser quand on la bouscule, qui mène une existence tranquille. Elle a un travail, un petit ami, et une famille aimante. A l’occasion d’un séjour chez ses parents à Stanford, elle accompagne Tiffany, sa sœur de deux ans sa cadette, à une soirée étudiante. Elle abuse de l’alcool au point de faire un black-out, et se réveille à l’hôpital, où elle apprend qu’elle a probablement été violée. Elle décide de porter plainte tout en restant anonyme, n’informant que ses proches de ce qui lui est arrivé, sans imaginer qu’elle entame ainsi le début d’un parcours aussi long que douloureux. Plus qu’une quête de justice, elle va vivre une épreuve d’endurance. A l’issue de longs mois de procédure faits d’incertitudes, d’attentes, et de reports, le coupable se voit puni d’une peine ridiculement légère. Déterminée à se faire entendre, Chanel écrit alors une déclaration sous la forme d’une longue lettre adressée à son agresseur, que publient plusieurs grands journaux, et qui acquiert une portée internationale par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Témoignage aussi précieux qu’édifiant, "J’ai un nom" retrace ce parcours, et détaille l’impact de l’agression et de ses suites judiciaires sur la jeune femme. Un témoignage atterrant aussi, par ce qu’il révèle du sort réservé aux victimes d’agressions sexuelles, qui rend le moment qui suit l’attaque presque pire que l’attaque elle-même. Précisons que l’agresseur de Chanel est un fils de bonne famille et un athlète prometteur. Précisons qu’à aucun moment il ne réalisera la gravité, ni même la nature délictueuse de ses actes, et a fortiori qu’à aucun moment il ne présentera d’excuses sincères à sa victime. Sa ligne de défense réside dans un consentement que les circonstances du crime et la parole des témoins rendent inconcevable. Quand bien même, il s’agit de ne pas mettre en l’air, pour une erreur de jeunesse, un épisode certes regrettable mais n’ayant duré que vingt minutes, la vie entière d’un citoyen par ailleurs modèle. On rend ainsi au coupable son statut d’individu complexe et entier, alors que Chanel reste réduite à celui d’une victime dont on cherche à remettre la parole en doute, occultant les conséquences du viol sur sa propre vie. Depuis le drame, elle est retournée vivre chez ses parents, a dû démissionner, et se retrouve aux prises avec un mal-être qui ne laisse guère de répit. Les rapports sont biaisés, basculent d’un duo coupable-victime à celui de deux adversaires qui s’affrontent dans un jeu où la jeune femme part criblée de handicaps, comme si c’était elle qui, en portant plainte, avait injustement attaqué son agresseur. Si ce que révèle l’expérience de Chanel du regard porté par nos sociétés patriarcales sur les victimes de viol, et sur les femmes en général, n’est pas surprenant, son témoignage n’en reste pas moins désespérant. On en est encore à retourner la situation en faveur des plus forts, à prendre le problème à l’envers, en reprochant à la victime de s’exposer au danger, plutôt que de s’attaquer audit danger, à dédouaner les hommes de leurs responsabilités sous le prétexte implicite qu’ils ne peuvent pas se retenir, et que c’est donc aux femmes d’être prudentes, de réfléchir à l’image qu’elles renvoient… La vague de soutien que suscite son histoire est aussi l’occasion pour de nombreuses femmes d’évoquer le harcèlement permanent dont elles sont victimes, le refus de leur droit à l’insouciance, de pouvoir s’habiller comme elles veulent, de marcher où et quand elles le veulent… Si le récit de Chanel ne résout évidemment pas ces problématiques, il aura eu le mérite de faire prendre conscience à un large public à quel point il est difficile, en tant que victime, non seulement de faire entendre sa parole, mais aussi de faire en sorte qu’elle soit crue. Et son histoire a concrètement permis de faire avancer la cause des victimes de viol, puisqu’elle est à l’origine de deux projets de loi visant à faciliter leur parcours judiciaire. Soulignons enfin la plume de l’auteure, qui trouve le juste équilibre entre sincérité et prise de distance. Son évocation précise de la nature insidieuse et durable de son traumatisme, de la manière dont ses sentiments -indignation, découragement, vulnérabilité…- fluctuent tout au long de son pénible parcours, sait laisser la place à une énergie et un humour salvateur, qui nous attachent irrémédiablement à la courageuse Chanel Miller.Chanel Miller a vingt-quatre ans lorsqu’elle subit une agression qui bouleverse sa vie. C’est une jeune femme timide et conciliante, du genre à s’excuser quand on la bouscule, qui mène une existence tranquille. Elle a un travail, un petit ami, et une famille aimante. A l’occasion d’un séjour chez ses parents à Stanford, elle accompagne Tiffany, sa sœur de deux ans sa cadette, à une soirée étudiante. Elle abuse de l’alcool au point de faire un black-out, et se réveille à l’hôpital, où elle apprend qu’elle a probablement été violée. Elle décide de porter plainte tout en restant anonyme, n’informant que ses proches de ce qui lui est arrivé, sans imaginer qu’elle entame ainsi le début d’un parcours aussi long que douloureux. Plus qu’une quête de justice, elle va vivre une épreuve d’endurance. A l’issue de longs mois de procédure faits d’incertitudes, d’attentes, et de reports, le coupable se voit puni d’une peine ridiculement légère. Déterminée à se faire entendre, Chanel écrit alors une déclaration sous la forme d’une longue lettre adressée à son agresseur, que publient plusieurs grands journaux, et qui acquiert une portée internationale par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Témoignage aussi précieux qu’édifiant, "J’ai un nom" retrace ce parcours,...
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  • Sarah_passion_lecture 18/03/2024
    lisez le ! pour ne jamais oublier le traumatisme de Chanel et son courage d'avoir partager ce qu'elle a subi l’écriture est entière, frappante sans être larmoyante une lecture difficile ou les failles d'un système judiciaire hantent encore bien des pays, Essentielle ! A noter cependant quelques longueurs au milieu c'est pour cela que je n'ai pas mis 19/20
  • iris29 18/02/2024
    Coup de coeur... Tu as un nom, Chanel Miller. Tu l'avais avant , tu l'as depuis la parution de ce livre, mais pendant trois ans , tu ne l'as pas eu. Les gens, les américains, te connaissaient juste par ton nom de victime, un nom sensé protéger ton anonymat. Emily Doe étant le "nom anonyme" de toutes les victimes de viols, ( celles de meurtres , c'est "jane Doe") Et ce nom, "Emily Doe", tu l'as porté trois ans, trois ans de procédures... Entre le moment de ton viol et celui où tout le barnum juridique a été fini. Et pour quel résultat ? Ton agresseur a écopé de six mois, il ne fera que 3 mois ! Oui, oui, vous avez bien lu : 3 mois de prison pour avoir violé... C'est carrément du foutage de gueule , si vous me permettez de m'emporter un peu ... Pour comprendre , il faut remonter le temps . Chanel , qui n'était plus étudiante, qui avait emploi et petit-ami, a suivi sa soeur et des amies à elle, à une soirée étudiante, à l'université de Standford, à 10 mn de chez elle. C'est leur maman qui les y a accompagnées. Là, elle va piccoler, se souviendra à peine d'avoir fait la fofolle à la soirée, et puis elle se réveillera dans un chambre d'hôpital. On lui fait comprendre qu'elle aurait été violée, elle ne se souvient de rien, on l'a retrouvée dénudée, près d'une benne à ordure. Sauvée par deux étudiants suédois qui passaient par là... L'agresseur a tout de suite été arrêté, il s'agit d'un première année, il est brillant en natation, va peut-être aller aux Jeux Olympiques, cette histoire pourait bousiller sa future carrière, à ce pauvre chéri... Pendant trois ans, personne ne se demandera ce que ça lui a bousillé à elle ! Il faut savoir qu'aux USA, les viols sur campus sont très fréquents, que souvent c'est au cours de soirée très arrosée, et que la société dans son ensemble regarde tout cela avec beaucoup de détachement et de bienveillance (pour le violeur ...). Le fait qu'elle soit bourrée jouera en sa défaveur, le fait ne se rappelle de rien, jouera en sa défaveur ( l'agresseur du coup changera de ligne de défense, et affirmera à la deuxième audition qu'elle était consentante, voire qu'elle aurait aimé ça, alors qu'il a quasiment été pris en flagrant délit et ça passera nickel.... ). le fait qu'il soit un brillant sportif, que sa famille ait engagé un excellent avocat, jouera en la défaveur d' Emily Doe... Il ne prendra que trois mois. Désormais Chanel Miller, n'a plus qu'un seul droit, celui de lire un texte pour expliquer son point de vue, lors du procés final , elle écrira une longue lettre de douze pages. Cette lettre va toucher les gens présents à l'audience, et sera reprise,avec son consentement, en ligne, et elle fera le buzz sur Twitter. Elle atteindra plus de 15 millions de vues, sera publiée dans les plus grands journaux nationaux, lue par le maire de New York, reprise par Hillary Clinton... Cette Emily Doe, sans le vouloir, deviendra la porte parole de millions de femmes , ayant subi une agression, ou ayant de l'empathie pour toutes les femmes qui en ont subie. 495 pages que j'ai lues en deux jours, que j'ai dévorées, car cette lecture est facile, pas aussi pesante et lourde que le pourrait un tel sujet. On est frappé par la personnalité de Chanel Miller, qui s'effondre , puis remonte en selle, pour affronter le tribunal, pour prendre les coups à la place de ses parents, de sa petite soeur, qu'elle veut protéger à tout prix. On est frappé devant tant de courage, de force, d'humanité, de sincérité, de lucidité. On est surpris par son talent d'écrivaine. On est indignés devant l'inhumanité de l'appareil de la justice, qui demande disponibilité à la victime et aux témoins comme si le temps était suspendu, comme si la vie (les examens, le travail) ne devaient pas continuer, déplaçant les jours d'audience, comme s'ils étaient des pions ou de gentils soldats. On est énervés par les questions de l'avocat de la défense pour qui aucune question n'est taboue, et qui oriente pour mieux manipuler le jury. On est indignés sur la peine demandée, la sentence. On est révoltés, outrés , et totalement solidaires de toutes les Emily du monde, et de Chanel, totalement séduits par sa personnalité, sa résilience. A la fin, la "toute petite Emily Doe" a "secoué le mammouth", a fait tomber le juge, a réveillé l'université, a contribué à changer la loi, mais son agresseur n'a fait que 3 mois ... Il s'appelle Brock Turner et son nom est celui d'un violeur. Il n'a pas d'excuses. Elle s'appelle Chanel Miller et la victime est devenue forte. . C'est édifiant, c'est puissant, c'est magnifique et très facile à lire. Désormais cette Emily Doe a un nom, son livre a traversé l'Atlantique pour attérir dans les mains d'une petite française, je souhaite à ce livre un grand voyage, il y a du boulot en France, aussi ... Coup de coeur... Tu as un nom, Chanel Miller. Tu l'avais avant , tu l'as depuis la parution de ce livre, mais pendant trois ans , tu ne l'as pas eu. Les gens, les américains, te connaissaient juste par ton nom de victime, un nom sensé protéger ton anonymat. Emily Doe étant le "nom anonyme" de toutes les victimes de viols, ( celles de meurtres , c'est "jane Doe") Et ce nom, "Emily Doe", tu l'as porté trois ans, trois ans de procédures... Entre le moment de ton viol et celui où tout le barnum juridique a été fini. Et pour quel résultat ? Ton agresseur a écopé de six mois, il ne fera que 3 mois ! Oui, oui, vous avez bien lu : 3 mois de prison pour avoir violé... C'est carrément du foutage de gueule , si vous me permettez de m'emporter un peu ... Pour comprendre , il faut remonter le temps . Chanel , qui n'était plus étudiante, qui avait emploi et petit-ami, a suivi sa soeur et des amies à elle, à une soirée étudiante, à l'université de Standford, à 10 mn de chez elle. C'est leur maman qui les y a accompagnées. Là, elle va piccoler,...
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  • gourmande_de_lectures 20/01/2024
    Une œuvre coup de poing, sans faux semblant et sans filtre. Comment réaliser que l’on a été victime d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol (déjouée seulement par l’intervention de personnes passant par là ayant trouvé la scène se jouant devant leurs yeux « louche ») lorsqu’on n’en a aucun souvenir ? Comment gérer les mots de la société face à ses maux ? « J’ignorais que l’argent pouvait ouvrir en grand les portes des cellules. J’ignorais que si une femme était ivre au moment de l’agression, elle ne serait pas prise au sérieux. J’ignorais que si l’homme était ivre au moment de l’agression, les gens compatiraient avec lui. J’ignorais que ma perte de mémoire lui serait bénéfique. J’ignorais qu’être victime signifiait qu’on ne vous croyait pas ». Cette citation résume parfaitement tout le parcours et les épreuves que traversera Chanel Miller. C’est une œuvre vibrante, choquante, terrifiante, révoltante mais nécessaire. Quelle femme ne se reconnaîtrait pas dans ce harcèlement de rue également dénoncé dans cet ouvrage ? Toutes les fois où l’on a dû changer des trottoir, mettre ses écouteurs pour ne plus entendre les insultes ou les mots graveleux sur notre passage, changer ses habitudes de promenade après une mauvaise rencontre… Cet ouvrage m’a beaucoup remuée face à sa vérité et à mon impuissance. Mon seul bémol peut être: une plume très particulière, l’autrice écrivant comme elle parle, jetant ses émotions en pâture. C’est puissant mais cela était parfois un peu trop dense pour moi. À lire absolument Une œuvre coup de poing, sans faux semblant et sans filtre. Comment réaliser que l’on a été victime d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol (déjouée seulement par l’intervention de personnes passant par là ayant trouvé la scène se jouant devant leurs yeux « louche ») lorsqu’on n’en a aucun souvenir ? Comment gérer les mots de la société face à ses maux ? « J’ignorais que l’argent pouvait ouvrir en grand les portes des cellules. J’ignorais que si une femme était ivre au moment de l’agression, elle ne serait pas prise au sérieux. J’ignorais que si l’homme était ivre au moment de l’agression, les gens compatiraient avec lui. J’ignorais que ma perte de mémoire lui serait bénéfique. J’ignorais qu’être victime signifiait qu’on ne vous croyait pas ». Cette citation résume parfaitement tout le parcours et les épreuves que traversera Chanel Miller. C’est une œuvre vibrante, choquante, terrifiante, révoltante mais nécessaire. Quelle femme ne se reconnaîtrait pas dans ce harcèlement de rue également dénoncé dans cet ouvrage ? Toutes les fois où l’on a dû changer des trottoir, mettre ses écouteurs pour ne plus entendre les insultes ou les mots graveleux sur notre passage, changer ses habitudes de promenade après une mauvaise rencontre… Cet ouvrage...
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