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Cherche midi
EAN : 9782749114484
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 220 mm

La délation sous l'Occupation

Date de parution : 11/02/2010

L'âge d'or de la délation.

La délation connut son âge d'or en France pendant l'Occupation. Les Français, encouragés par l'occupant nazi et les collaborateurs vichystes, donnent de la plume et dénoncent à la Gestapo ou à la milice française résistants, Juifs, communistes, francs-maçons et tous ceux supposés l'être.

De 1940 à 1944, entre trois ou quatre...

La délation connut son âge d'or en France pendant l'Occupation. Les Français, encouragés par l'occupant nazi et les collaborateurs vichystes, donnent de la plume et dénoncent à la Gestapo ou à la milice française résistants, Juifs, communistes, francs-maçons et tous ceux supposés l'être.

De 1940 à 1944, entre trois ou quatre millions de lettres alimenteront les officines de répression. Rares sont les missives jetées au panier. Ces courriers entraînent le la plupart du temps l'ouverture d'une enquête à l'issue souvent tragique. Arrestation, emprisonnement, spoliation, déportation et exécution suivent selon la multitude de crimes et délits prévus par ces lois d'exception. C'est le règne de l'arbitraire et des règlements de comptes à moindres frais.

Quelques-unes de ces lettres sont reproduites dans ce document implacable et terrifiant.

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EAN : 9782749114484
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

Le livre d’André Halimi fait froid dans le dos. On comprend mieux, quand on voit la bassesse des corbeaux dénonçants juifs, communistes, francs-maçons, comment la France a pu tomber aussi bas en 1940. Patrick Fluckiger, L’Alsace.

 

Un livre de pages sombres mais un livre nécessaire. Nice Matin.

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lehibook Posté le 4 Juin 2020
    Les catastrophes font ressortir paraît-il ce qu’il y a de meilleur en l’homme mais , aussi hélas ce qu’il y a de pire . La vue de certains échos de la période actuelle (COVID, confinement etc) l’a rappelé . Ainsi la délation a fait un retour remarqué . La lecture du livre D’André Halimi est donc utile avec son panorama de l’abjection allant de la dénonciation en gros (idéologues, journaux) au petits détaillants de la dénonciation de proximité . D’une certaine manière ce livre peut être considéré comme un « geste barrière » à l’encontre d’un virus toujours enclin à revenir.
  • Topper67 Posté le 22 Juillet 2016
    Comme son titre l’indique, cet ouvrage veut retracer ce que fut la délation dans la France occupée de la Deuxième Guerre mondiale. Le but est louable, d’autant que même si cette période et ces pratiques sont désormais bien connues du grand public les exemples de lettres ne sont pas légions. Là où l’ouvrage m’a nettement moins plu, c’est dans sa forme. En effet, celui qui ne connaît rien à ce que fut l’occupation n’en saura guère plus après cette lecture qui est plus une compilation de lettres qu’autre chose. La mise en contexte n’est pas toujours faite et les exemples se multiplient là où un ou deux auraient suffi. Certes l’auteur a classé ces lettres par catégories, mais les chapitres s’enchaînent sans réelle cohérence et l’on se retrouve assommé par toutes ces lettres. Peut-être était-ce là le but ? J’aurai pour ma part préféré un travail de recherche plus approfondi. Pourquoi pas un tableau de statistiques : combien l’auteur a-t-il lu de lettres ? Quelle part était rédigée en zone libre ? occupée ? Quel pourcentage était envoyé aux autorités françaises ? allemandes directement ? Les femmes prenaient-elles plus la plume que les hommes ? Les vieux que les jeunes... Comme son titre l’indique, cet ouvrage veut retracer ce que fut la délation dans la France occupée de la Deuxième Guerre mondiale. Le but est louable, d’autant que même si cette période et ces pratiques sont désormais bien connues du grand public les exemples de lettres ne sont pas légions. Là où l’ouvrage m’a nettement moins plu, c’est dans sa forme. En effet, celui qui ne connaît rien à ce que fut l’occupation n’en saura guère plus après cette lecture qui est plus une compilation de lettres qu’autre chose. La mise en contexte n’est pas toujours faite et les exemples se multiplient là où un ou deux auraient suffi. Certes l’auteur a classé ces lettres par catégories, mais les chapitres s’enchaînent sans réelle cohérence et l’on se retrouve assommé par toutes ces lettres. Peut-être était-ce là le but ? J’aurai pour ma part préféré un travail de recherche plus approfondi. Pourquoi pas un tableau de statistiques : combien l’auteur a-t-il lu de lettres ? Quelle part était rédigée en zone libre ? occupée ? Quel pourcentage était envoyé aux autorités françaises ? allemandes directement ? Les femmes prenaient-elles plus la plume que les hommes ? Les vieux que les jeunes ? Quelles part de ces lettres s’en prend à des juifs ? À des résistants ? … Ces questions restent sans réponse. On en vient donc à s’interroger sur la représentativité de ce volume de courrier : l’auteur a-t-il sélectionné des lettres représentatives parmi une masse importante (importante comment ?) ou est-il tombé sur un lot dans je ne sais quelles archives qu’il a décidé de publier en vrac pour arrondir ses fins de mois ? Oui, faire œuvre d’historien est compliqué, et l’auteur, un journaliste, même s’il a réussi à me replonger dans cette sombre période avec ses héros, mais aussi ses pourris, n’a pas réussi à dégrossir le sujet. Mention spéciale tout de même pour le dernier chapitre qui lui m’a littéralement scotché, ne connaissant que très peu cette pratique : il regroupe des lettres de résistants qui « balancent » des anciens collaborateurs aux nouvelles autorités françaises. Faut-il y voir le fameux « arroseur arrosé » ou plutôt en déduire que, dans les deux camps, l’on trouve des lâches qui n’osent même pas signer leurs dénonciations ?
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