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La Découverte
EAN : 9782348055843
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 125 x 190 mm

La sauvegarde du peuple

Presse, liberté et démocratie

Date de parution : 05/03/2020
Ce livre est une enquête sur une phrase perdue. Elle fut énoncée à Paris le 13 août 1789 par Jean-Sylvain Bailly, nom aujourd’hui oublié. Il venait d’être proclamé maire de la Commune de Paris, le premier dans l’histoire de la capitale après avoir été le premier président du tiers état... Ce livre est une enquête sur une phrase perdue. Elle fut énoncée à Paris le 13 août 1789 par Jean-Sylvain Bailly, nom aujourd’hui oublié. Il venait d’être proclamé maire de la Commune de Paris, le premier dans l’histoire de la capitale après avoir été le premier président du tiers état et de l’Assemblée nationale. « La publicité est la sauvegarde du peuple », affirmait-elle. Autrement dit, tout ce qui est d’intérêt public doit être rendu public : tout ce qui concerne le sort du peuple, tout ce qui est fait en son nom, tout ce qui relève de sa souveraineté.
À peine proclamée, cette sentence devint l’emblème de la liberté de la presse naissante durant ce qui fut aussi une révolution du journalisme. Or, alors même qu’elle fut la première expression, dans une formulation résolument moderne, d’un droit fondamental plus que jamais actuel – le droit de savoir contre l’opacité des pouvoirs –, cette phrase est oubliée par l’histoire française. Pourquoi ?
Enquête sur cet oubli, ses mystères et ses détours, ce livre est une réflexion sur la dimension prophétique de la proclamation de Bailly. On y comprendra que les combats des journalistes d’enquête et des lanceurs d’alerte, face à des pouvoirs arc-boutés sur les privilèges du secret, illustrent la portée toujours révolutionnaire de cette proclamation démocratique.
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EAN : 9782348055843
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

En 1789, le révolutionnaire Jean-Sylvain Bailly affirma que « La publicité est la sauvegarde du peuple ». Un message très contemporain, selon Edwy Plenel : en démocratie, aucun secret d'État n'est absolu.
William Bourton / Le Soir
Habitué des manifestes en faveur de l’importance de la presse en démocratie, [le fondateur de Mediapart], Edwy Plenel, s'est cette fois intéressé, dans une véritable enquête historique, à l’origine des principes garantissant au peuple le droit d’être informé, afin d’être en capacité d’exercer ses droits. Le journaliste a ainsi exhumé la maxime de Jean Sylvain Bailly, premier président de l’Assemblée constituante et premier maire de Paris : « La publicité est la sauvegarde du peuple. » [...] À partir de cette histoire, Plenel tire la leçon de la nécessité impérieuse de la publicité des informations, adaptée à notre époque, où le numérique doit connaître l’appropriation démocratique des organes de presse, comme la Révolution l’avait fait avec l’imprimerie. Sans être achetés par les puissances financières. Que son vœu puisse se réaliser ! 
Olivier Doubre / Politis
Ancien patron de la rédaction du Monde devenu fondateur de Médiapart, Edwy Plenel n’est pas le dernier à user de la « publicité » pour faire connaître son site et ses enquêtes. Promouvoir, au sens commercial du terme, mais aussi populariser, rendre public, dévoiler. C’est dans ce second sens – et son sens premier – que doit se comprendre la sentence énoncée par Jean-Sylvain Bailly, premier président du Tiers état, premier président de l’Assemblée nationale, puis premier maire de Paris durant la Révolution française : « La publicité est la sauvegarde du peuple ». Une sorte de préfiguration du rôle du journalisme d’investigation revendiqué par Médiapart – et à vrai dire du journalisme tout court - qui explique pourquoi Edwy Plenel a souhaité exhumer, voire réhabiliter le personnage [...] Il le fait à travers un drôle d’ouvrage, à la fois récit historique et enquête personnelle sur les origines de cette formule. Une recherche qui va l’emmener des débuts protéiformes de la Révolution de 1789 jusqu’aux lanceurs d’alerte contemporains, mais aussi à la découverte surprenante d’un regain révolutionnaire dans un coin de Belgique, à Verviers, dont la mairie est l’une des rares voire la seule à arborer la devise de Bailly – une devise dont on découvrira, en fin d’ouvrage, comme dans un bon polar, la raison d’être à la fois très prosaïque mais, justement par cela, ancrée dans une réalité immédiate et forte.
Daniel Muraz / Le Courrier Picard
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