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Perrin
EAN : 9782262074388
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 210 mm

La véritable histoire des douze Césars

Date de parution : 05/09/2019
 La véritable vie des douze premiers Césars au sein d’une Rome antique impitoyable
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la... Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues.
Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? Les empereurs ont-ils réellement subi l’influence de leurs affranchis ? Et les femmes dans tout cela ? Peut-on seulement envisager que des impératrices telles que Livie ou Agrippine aient été plus éperdues de pouvoir que les hommes ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.
 
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EAN : 9782262074388
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

"Grande connaisseuse de la Rome du début de notre ère, Virginie Girod revisite avec précision les biographies de ces hommes."
Catherine Salles / Historia

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Juliitabulae Posté le 26 Février 2020
    Virginie Girod nous passionne autant avec ses ouvrages historiques que dans les émissions nombreuses auxquelles elle apporte son expertise. La véritable histoire des douze Césars, en nous présentant les biographies de Jules César, le seul qui n'a jamais été empereur, et de ses successeurs à la manière d'une grande fresque romanesque enchante le lecteur et lui permet de retenir une somme d'informations qu'il oublierait si elles étaient présentées de manière aride et brute comme dans un manuel d'histoire. Mme Girod, bravo pour vos connaissances et votre travail de vulgarisation (pas de connotation péjorative pour moi dans ce terme) !
  • cannibalector Posté le 20 Février 2020
    Selon moi, ce livre possède toutes les qualités nécessaires à un bon essai historique 1/ Aimer son lecteur potentiel - beaucoup trop d'essais sont écrits pour montrer que le confrère n'a rien compris d'où des arguments incompréhensibles pour le vulgum pécus que je représente - il faut quand même un certain niveau pour lire mon bouquin: si t'es pas cultivé, va lire Musso : je n'écris pas pour n'importe qui! Virginie Girod prend son lecteur par la main: elle commence tout doucement de sorte qu'un béotien ne connaissant de la Rome antique que les aventures d'Astérix et Obélix ne soit pas largué: elle nous habitue à se référer aux arbres genéalogiques, aux commentaires situés à la fin du livre et n'hésite pas , dans son récit, à prendre son temps pour nous expliquer une notion plus complexe Et, surtout , elle utilise la fiction romanesque pour faire le lien entre deux empereurs, ce qui permet de digérer les connaissances fraîchement apprises et de s'immerger plus facilement dans la vie du nouveau impérator 2/Hommage aux anciens Notre docteur en histoire se base sur la première biographie de ces douze césars écrites sous le règne de Domitien ( le dernier des douze et de la dynastie des Flaviens) Elle... Selon moi, ce livre possède toutes les qualités nécessaires à un bon essai historique 1/ Aimer son lecteur potentiel - beaucoup trop d'essais sont écrits pour montrer que le confrère n'a rien compris d'où des arguments incompréhensibles pour le vulgum pécus que je représente - il faut quand même un certain niveau pour lire mon bouquin: si t'es pas cultivé, va lire Musso : je n'écris pas pour n'importe qui! Virginie Girod prend son lecteur par la main: elle commence tout doucement de sorte qu'un béotien ne connaissant de la Rome antique que les aventures d'Astérix et Obélix ne soit pas largué: elle nous habitue à se référer aux arbres genéalogiques, aux commentaires situés à la fin du livre et n'hésite pas , dans son récit, à prendre son temps pour nous expliquer une notion plus complexe Et, surtout , elle utilise la fiction romanesque pour faire le lien entre deux empereurs, ce qui permet de digérer les connaissances fraîchement apprises et de s'immerger plus facilement dans la vie du nouveau impérator 2/Hommage aux anciens Notre docteur en histoire se base sur la première biographie de ces douze césars écrites sous le règne de Domitien ( le dernier des douze et de la dynastie des Flaviens) Elle ne dénigre en aucun cas le travail de Suétone mais le dépoussière, émet des réserves au sujet de certaines assertions et explique l'extrême difficulté d'écrire une biographie sous le règne d'un empereur romain 3/ L'ouverture d’esprit L'autrice ne reste pas figée dans sa science. Elle n'hésite pas à faire appel à l'archéologie ( notamment les récentes découvertes numismatiques), à la psychologie et à la psychiatrie ( par exemple l'histrionisme de Néron et l'influence castratrice de sa mère) ainsi qu'aux neurosciences 4/ un angle nouveau cet essai n'insiste pas sur les grandes batailles, les faits d'armes spectaculaires ni sur les actes politiques fondateurs. Virginie Girod ancre sa biographie sur l'être humain, son enfance, son environnement familial, spatial. Elle montre parfaitement les mœurs des romains de cette époque qui sont très éloignés des clichés orgiaques que nous pourrions avoir: austérité, sens de l'honneur au point de considérer le suicide comme un acte noble dans certaines circonstances. En outre , elle dissocie fort bien l'homme du césar; elle montre comment cet immense pouvoir bouleverse profondément l’ontologie de la personne. L'empereur peut être transcendé ( Auguste par exemple) ou , au contraire amener un homme normal vers les pires monstruosités ( Caligula, Néron et beaucoup d'autres) 5/Les femmes Qu'elles soient mères, épouses, amantes , elles jouent un rôle fondamental dans l'accession et la tenue du pouvoir des empereurs. Même si les femmes ne peuvent devenir impératrices , elles ont un énorme pouvoir à cette époque Mais ce n'est que mon avis de plébéien
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  • ABEDFranck Posté le 22 Janvier 2020
    Virginie Girod est docteur en histoire et spécialiste de l’Antiquité romaine. Elle a publié les biographies d’Agrippine et de Théodora, qui ont rencontré un beau succès. Avec son dernier ouvrage, elle revient sur « la véritable histoire des douze Césars ». Suétone fut un haut fonctionnaire romain, membre de l'ordre équestre qui travaillait comme secrétaire et bibliothécaire. Cette charge lui permit de consulter librement les archives impériales et de rédiger les biographies des premiers Césars, de Jules à Domitien. Nous pouvons écrire que la Vie des 12 Césars constitue l’apogée de sa carrière. Le clin d’œil et bien plus de Girod à Suétone paraît donc évident dans le choix de son titre. Elle confesse volontiers, ce qui suit, à la fin de l’ouvrage : « En hommage à Suétone, mon compagnon d’études, je réécris les Douze Césars, mes douze Césars, car cela fait plus de douze ans que je vis un peu avec eux. Tout fait sens. » En 2019, n’est-il pas étonnant d’écrire une énième histoire des premiers empereurs romains ? Dès les premières lignes, l’auteur répond à cette question avec vivacité et pertinence : « Pourquoi revenir aux douze Césars ? Parce qu’ils ne cessent de nous fasciner. Qui n’a... Virginie Girod est docteur en histoire et spécialiste de l’Antiquité romaine. Elle a publié les biographies d’Agrippine et de Théodora, qui ont rencontré un beau succès. Avec son dernier ouvrage, elle revient sur « la véritable histoire des douze Césars ». Suétone fut un haut fonctionnaire romain, membre de l'ordre équestre qui travaillait comme secrétaire et bibliothécaire. Cette charge lui permit de consulter librement les archives impériales et de rédiger les biographies des premiers Césars, de Jules à Domitien. Nous pouvons écrire que la Vie des 12 Césars constitue l’apogée de sa carrière. Le clin d’œil et bien plus de Girod à Suétone paraît donc évident dans le choix de son titre. Elle confesse volontiers, ce qui suit, à la fin de l’ouvrage : « En hommage à Suétone, mon compagnon d’études, je réécris les Douze Césars, mes douze Césars, car cela fait plus de douze ans que je vis un peu avec eux. Tout fait sens. » En 2019, n’est-il pas étonnant d’écrire une énième histoire des premiers empereurs romains ? Dès les premières lignes, l’auteur répond à cette question avec vivacité et pertinence : « Pourquoi revenir aux douze Césars ? Parce qu’ils ne cessent de nous fasciner. Qui n’a jamais rêvé d’avoir l’audace de César et de franchir, comme lui, le Rubicon ? Qui n’a jamais imaginé d’être doué d’un esprit aussi rusé que celui d’Auguste et de devenir un meneur d’hommes adulé ? Qui en son for intérieur, n’a jamais envié les nuits orgiaques de Caligula ou Néron ? » Nous sommes les héritiers de cette histoire romaine. Par conséquent, il semble logique de nous intéresser à ceux qui ont marqué leur époque et les siècles… jusqu’à nous ! Girod constate que « bons ou mauvais, les Césars ont tous été animés par une volonté de puissance au sens nietzschéen, une pulsion de vie si extraordinaire qu’elle aboutit irrémédiablement à l’hybris… » De fait, l’auteur avoue que ces hommes « rendus immortels par l’histoire sont toujours présents dans les manuels de nos écoliers, jusque dans les œuvres de fiction les plus variées. De l’opéra aux séries télévisées, en passant par les grands péplums hollywoodiens et la bande dessinée, ces mégalomanes, visionnaires ou pervers, hantent délicieusement notre imaginaire. » Il faut bien mesurer la tension exceptionnelle qui saisit ces romains une fois devenus empereurs. Le pouvoir corrompt bien souvent les puissants. Girod écrit qu’il isole. De même, elle précise un autre point très important : « Être Auguste signifie avoir une valeur supérieure aux autres, et il ne peut y avoir qu’un Auguste à la fois. L’empereur se trouve à une place intermédiaire entre les hommes et les Dieux. » Dans ces conditions, l’historienne pose la question suivante : « Comment garder les pieds sur terre dans cet espace symbolique où personne ne peut vous rejoindre ? » Elle rappelle des faits historiques pour donner de l’ampleur à sa réflexion : « Les effets de cette solitude sont particulièrement palpables chez les plus tyranniques tels Tibère ou Domitien. Le premier s’est isolé à Capri et le second s’enfermait plusieurs heures par jour pour échapper à la promiscuité du palais ». En fin de compte, la solidité sur le plan mental reste une condition essentielle pour résister à la corruption du pouvoir et la pression exercée par tout un empire. Nous l’avons déjà dit : le pouvoir isole. De plus, il permet l’expression de la démesure si l’empereur n’enracine pas ses actions dans les plus pures et meilleures intentions. Il n’est donc pas étonnant que « le pouvoir confère par ailleurs un sentiment d’impunité. Caligula et Néron n’ont renoncé à aucun de leurs désirs, même lorsqu’ils étaient socialement réprouvés : le fils du général Germanicus laissait libre cours à sa féroce volonté d’humiliation et Néron a mené une carrière au théâtre comme s’il avait été un histrion né dans les bas-fonds. » Pour lire cet ouvrage et celui de Suétone, il demeure fondamental de comprendre que « les douze Césars s’inscrivent dans une histoire de famille particulièrement complexe. Ils ne peuvent être réduits à une succession de biographies se chevauchant plus ou moins. Ils forment ensemble la fresque humaine la plus cynique du Haut-Empire et sans doute l’une des plus captivantes de l’histoire de l’Occident. » En réalité, la véritable histoire des Césars s’analyse comme « une sorte de saga familiale ou chaque destin d’empereur est lié à celui de son entourage sur près de cinq générations ». Dans notre époque terne et bien triste, la violence politique en France se résume à des mots, parfois à des coups, alors que « le palais où ils évoluent est un lieu d’une grande violence psychologique et parfois physique ». Les meurtres, les assassinats, les empoisonnements, les vengeances étaient monnaie courante pour accéder au pouvoir ou le garder. En définitive, Girod estime « que ces douze empereurs incarnent encore, deux mille ans plus tard, les figures paroxystiques de nos passions ». Pour être précis, l’auteur explique « que les empereurs sont bien évidemment les produits de leur époque, mais aussi de leur famille particulièrement toxique et violente. Je tenais à les replacer dans leurs constellations familiales et ne pas me limiter à leurs hauts faits sur le champ de bataille ou au sénat. » Elle poursuit en développant l’idée suivante que nous ne partageons pas forcément : « Le pouvoir n’a fait qu’ouvrir leurs failles et laisser paraître au jour ce qu’ils portaient en eux de plus noir : un surmoi fragile, un complexe d’infériorité, un ego hypertrophié, des tendances sadiques. » Elle opère une césure entre les douze empereurs sur une base que nous trouvons intéressante : « A part César, Auguste et Vespasien, parce qu’ils sont allés chercher le pouvoir et ont su le conserver et le transmettre, les Césars me sont apparus faibles, esseulés, souvent brisés avant même d’être parvenus à la pourpre, quand ils n’étaient pas animés par une vaine arrogance à l’instar de Galba, d’Othon et de Vitellius. » Cependant, en étudiant le passé il convient de ne jamais succomber à l’anachronisme : « Je voulais expliquer les comportements les plus fous, trouver l’étiologie de leur paranoïa ou de leur mégalomanie. Pour cela, il faut être bienveillant mais sans complaisance, interroger leur nature sans les juger et jeter des ponts en toute modestie avec d’autres sciences humaines. » L’auteur conclut en écrivant que « les Douze Césars ne sont en définitive ni des héros ni des monstres, et encore moins des démons, car non, Néron n’est pas un agent de l’Antéchrist ! Ils sont humains et j’ai tenté de leur rendre, avec humilité et compassion, une part de cette humanité diluée dans leurs mythes. » Que Virginie Girod accepte la contradiction : nous considérons vraiment Auguste comme un héros. A nos yeux, il reste à ce jour l’un des plus grands chefs d’Etats européens. Lire sa véritable histoire permettra sans aucun doute aux futurs et nombreux lecteurs de ce très bon ouvrage de comprendre l’immense respect que nous inspire le fondateur du Principat… Franck ABED
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  • Audrey56 Posté le 29 Octobre 2019
    ESSAI – Le premier à s’être intéressé à la vie des douze Césars est Suétone, il «#8201;s’est comporté en protoenquêteur. Il a réuni les indices et les documents nécessaires au travail des historiens des générations futures#8201;». Mais il ne faut pas oublier que l’écriture de cette œuvre avait pour but d’encenser les Antonins, ainsi est-il nécessaire de ne pas considérer ses écrits pour acquis, car de toute évidence il ne fut pas toujours objectif. Il est donc primordial de prendre en compte les autres sources mises à notre disposition. Il s’agit de sources textuelles, archéologiques, numismatiques, entre autres. Mais il est également important de faire appel à d’autres disciplines telles que la psychologie et plus largement les neurosciences. Il faut toujours avoir à l’esprit que l’Histoire se construit sur la somme de tous les savoirs. Il n’en reste pas moins vrai que les Douze Césars de Suétone reste une œuvre majeure qui en dit autant par ses exagérations que par ses omissions. Dans cet ouvrage, intitulé La véritable histoire des douze Césars et publié chez Perrin, la docteure en histoire et spécialiste de l’Antiquité romaine Virginie Girod a souhaité parler des hommes plutôt que des politiques, «#8201;les empereurs sont bien évidemment... ESSAI – Le premier à s’être intéressé à la vie des douze Césars est Suétone, il «#8201;s’est comporté en protoenquêteur. Il a réuni les indices et les documents nécessaires au travail des historiens des générations futures#8201;». Mais il ne faut pas oublier que l’écriture de cette œuvre avait pour but d’encenser les Antonins, ainsi est-il nécessaire de ne pas considérer ses écrits pour acquis, car de toute évidence il ne fut pas toujours objectif. Il est donc primordial de prendre en compte les autres sources mises à notre disposition. Il s’agit de sources textuelles, archéologiques, numismatiques, entre autres. Mais il est également important de faire appel à d’autres disciplines telles que la psychologie et plus largement les neurosciences. Il faut toujours avoir à l’esprit que l’Histoire se construit sur la somme de tous les savoirs. Il n’en reste pas moins vrai que les Douze Césars de Suétone reste une œuvre majeure qui en dit autant par ses exagérations que par ses omissions. Dans cet ouvrage, intitulé La véritable histoire des douze Césars et publié chez Perrin, la docteure en histoire et spécialiste de l’Antiquité romaine Virginie Girod a souhaité parler des hommes plutôt que des politiques, «#8201;les empereurs sont bien évidemment le produit de leur époque, mais aussi de leurs familles particulièrement toxiques et violentes.#8201;» La suite sur : www.actualitte.com
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