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            Le Moyen Age et l'argent

            Perrin
            EAN : 9782262032609
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 252
            Format : 140 x 210 mm
            Le Moyen Age et l'argent

            Date de parution : 01/04/2010

            Un livre neuf sur un sujet méconnu, par le plus grand médiéviste français.

            Dans cet essai, Jacques Le Goff veut expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l’économie, la vie et la mentalité médiévales ; et, dans cette société dominée par la religion, comment l’Eglise a considéré et enseigné l’attitude que le chrétien doit observer face...

            Dans cet essai, Jacques Le Goff veut expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l’économie, la vie et la mentalité médiévales ; et, dans cette société dominée par la religion, comment l’Eglise a considéré et enseigné l’attitude que le chrétien doit observer face à l’argent et l’usage qu’il peut en faire. Il fait voir aussi que si l’argent a joué un rôle important dans l’essor des villes et du commerce et dans la constitution des Etats, le Moyen Age, faute d’un véritable marché global, n’a pas connu ne fût-ce qu’un précapitalisme, même à la fin. C’est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit de quelques réussites remarquables. Au Moyen Age, donner de l’argent est aussi important que d’en gagner. La vraie richesse n’est pas encore celle de ce monde, même si la place de l’argent s’accroît dans les faits et dans les esprits.
            Une telle mise au point, conçue pour le plus large public, n’existait pas sous cette forme. Elle redresse bien des idées reçues.

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            EAN : 9782262032609
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 252
            Format : 140 x 210 mm
            Perrin
            20.50 €
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            Ils en parlent

            Le Moyen Age n'a pas inventé le capitalisme. C'est un univers exotique dans lequel le don l'emporte sur le gain, le salut sur l'enrichissement, rappelle Jacques Le Goff dans un ouvrage lumineux
            L'Express
            On imagine souvent des temps médiévaux peu familiers avec cet argentqui rend fou. Jacques Le Goff dans une synthèse éblouissante Le Moyen Age et l'argent s'inscrit en faux contre cette idée reçue
            Le Point

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Sarindar Posté le 26 Août 2014
              Jacques Le Goff a-t-il fait dans l'angélisme en minorant la place occupée par l'argent dans la société médiévale et son univers de pensée, dans l'espace public comme dans l'espace privé, et même dans l'économie et le système des échanges ? Il y a bien un rapport compliqué à l'argent de la part de l'homme du Moyen Âge quand il est chrétien : même si l'on fait celui qui n'y pense pas ou qui n'y touche pas, on s'en sert, on en a besoin, on le prend même à qui en a ou à qui le "thésaurise" ou le "manie" et "manipule" (les Templiers, les banquiers lombards et les Juifs sont montrés du doigt sous Philippe IV le Bel, qui est toutefois bien content de mettre la main sur les biens de ces catégories et communautés, tout en accusant ces hommes des pires maux pour couvrir ces spoliations). Mais le même acteur , le roi, peut jouer sur la valeur réelle des monnaies dont il autorise la frappe et fait définir le cours pour s'assurer des rentrées d'argent fort intéressantes, car il modifie en même temps le poids des métaux précieux réellement présents dans les pièces mises en circulation tout... Jacques Le Goff a-t-il fait dans l'angélisme en minorant la place occupée par l'argent dans la société médiévale et son univers de pensée, dans l'espace public comme dans l'espace privé, et même dans l'économie et le système des échanges ? Il y a bien un rapport compliqué à l'argent de la part de l'homme du Moyen Âge quand il est chrétien : même si l'on fait celui qui n'y pense pas ou qui n'y touche pas, on s'en sert, on en a besoin, on le prend même à qui en a ou à qui le "thésaurise" ou le "manie" et "manipule" (les Templiers, les banquiers lombards et les Juifs sont montrés du doigt sous Philippe IV le Bel, qui est toutefois bien content de mettre la main sur les biens de ces catégories et communautés, tout en accusant ces hommes des pires maux pour couvrir ces spoliations). Mais le même acteur , le roi, peut jouer sur la valeur réelle des monnaies dont il autorise la frappe et fait définir le cours pour s'assurer des rentrées d'argent fort intéressantes, car il modifie en même temps le poids des métaux précieux réellement présents dans les pièces mises en circulation tout en maintenant des cours élevés. Ce procédé utilisé, parmi d'autres, pour remplir ses caisses, vaut bien sûr aussi au roi quelques chocs en retour, quelques déboires et quelques obligations m de dévaluation plus ou moins avouées. Tout cela dans un contexte où ces métaux précieux - or et argent surtout - se font de plus en plus rares, car on n'en trouve plus autant que par le passé. Jacques Le Goff a merveilleusement analysé le phénomène d'ensemble et on ne peut pas le taxer de naïveté dans ses postulats, ses démonstrations et ses conclusions. Il surévalue peut-être, après quelques autres, le primat de la charité sur le profit au Moyen-Âge, mais l'idée que l'homme médiéval rapportait tout à Dieu, en finale, n'est tout de même pas qu'une hypothèse d'historien. Et c'est bien vrai que l'on ne se trouvait pas encore dans une société pré-capitaliste, comme l'a toujours soutenu Fernand Braudel, citant en particulier le cas des Cités-États en Italie. L'argent donne quelques complexes aux hommes qui vivent dans l'Europe médiévale et même s'il y a un relatif mépris chez certains, au nom de principes chrétiens qui ne sont parfois qu'un affichage vertueux, il n'en reste pas moins qu'à l'exception de riches marchands ou de banquiers qui ne crachent pas dessus, la majorité des hommes ne le placent pas au-dessus de tout, et qu'on sait encore aussi bien le donner généreusement que le recevoir avec reconnaissance : il y a beaucoup de donations grâcieuses à cette époque, et l'on n'attend parfois rien d'autre qu'une récompense céleste en retour, ce qui, il est vrai, n'est pas un acte tout à fait désintéressé. Les monarques, les princes, les seigneurs sont eux, presque toujours à court d'argent, et ils ne voient dans celui-ci qu'un moyen de financer leurs guerres, assurer leur train de vie, jouer le rôle de mécènes, et ne le prennent que rarement pour une fin en soi. À part certains, on ne prise pas encore l'argent pour l'argent. Il ne sert qu'à réaliser des programmes. Ce n'est pas le Moyen Âge, même finissant, qui a fait l'argent roi. Cela dit, il faut bien se garder d'idéaliser l'homme médiéval et de louer son attitude, souvent plus artificielle que réellement morale et totalement exemplaire, face à l'argent. Car les motivations, quand on les analyse de près, ne sont pas toujours aussi belles qu'on pourrait le penser. Il y a, en effet, une autre manière de s'enrichir ou de faire ostentation de sa fortune, et c'est d'avoir des terres, des biens immobiliers et fonciers, de vastes, moyens ou petits domaines, des châteaux, un personnel de cour, des chasses avec droit réservé de courir le gibier, des possessions communautaires pour les grands groupes monastiques, des taxes prélevées sur les denrées de consommation et des rentrées d'impôts, des collections d'objets rares, etc. François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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