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Les Escales
EAN : 9782365694315
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 180 x 250 mm

Les filles du Kurdistan, un combat pour la liberté

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Collection : Témoins du monde
Date de parution : 26/08/2021
À travers les histoires d’abord parallèles puis croisées de trois filles, de Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, Mylène Sauloy témoigne du mouvement des femmes kurdes luttant contre Daesh, héritières d’une longue tradition de résistance.
Un village en construction quelque part au nord de la Syrie. Tout autour, des ruines. Une ambiance de fourmilière : des centaines de femmes, certaines en treillis, d’autres voilées, des jeunes et des moins jeunes s’activent, portant d’énormes briques de terre, piochant, creusant, érigeant. Elles construisent un village de femmes... Un village en construction quelque part au nord de la Syrie. Tout autour, des ruines. Une ambiance de fourmilière : des centaines de femmes, certaines en treillis, d’autres voilées, des jeunes et des moins jeunes s’activent, portant d’énormes briques de terre, piochant, creusant, érigeant. Elles construisent un village de femmes ! Sur les ruines d’une guerre aux ingrédients religieux, impérialistes, pétroliers et post guerre froide, dans une région gangrénée par un patriarcat rance, des imams assassins, des dictateurs et théocrates de tout poil, pousse donc une société rêvée dont l’avant-garde est résolument féminine… Et qui pourrait bien nous donner des leçons de démocratie et de parité !
À travers les histoires d’abord parallèles puis croisées de trois filles, de Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, Mylène Sauloy témoigne du mouvement des femmes kurdes luttant contre Daesh, héritières d’une longue tradition de résistance.

•Inspiré du documentaire réalisé par Mylène Sauloy sorti en 2016: La guerre des filles, couronné par plusieurs prix (Prix spécial du jury et prix du public FIGRA…)
 
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EAN : 9782365694315
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 180 x 250 mm

Ils en parlent

« Mylène Sauloy livre un témoignage fulgurant sur ces femmes qui luttent, armes à la main, contre l'oppression. »
Centre presse
« Un poignant pamphlet contre l'obscurantisme. »
Paris Normandie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • michaelfenris Posté le 5 Janvier 2022
    Le Kurdistan, région déchirée entre 4 pays: Iran, Irak, Syrie, Turquie. Région de conflits entre ces 4 nations, dont la population est depuis des lustres la proie d’exaction de la part des pays qui la composent. Un peuple divisé, meurtri, sur lequel les occidentaux, américains en tête, ont compté afin de combattre les djihadistes et Daesh, avant de les abandonner à leur sort misérable. Dans cette lutte incessante, les femmes du Kurdistan ont décidé de relever le défi et de se mobiliser afin de créer une société paritaire, là où le patriarcat et le poids de la religion apparaissent tellement ancrés qu’ils finissent par paraître immuables. Elles s’appellent Leyla Zaka, Sakine, Nassrin, Tekochine, Medya ou encore Rojda, c’est leur destin qu’a voulu mettre en scène l’auteure et réalisatrice Mylène Sauloy avec l’aide du dessinateur Clément Baloup. Un trait noir et blanc, tantôt fin, tantôt plus épais, aux ombres lourdes comme pour renforcer le poids sur les épaules de ces militantes qui n’aspirent qu’à une société plus juste. L’horreur n’est pas tant dans le dessin que dans le texte, avec ces femmes humiliées, battues, violées, converties et mariées de force, vendues comme esclaves, et d’ailleurs à ce titre le... Le Kurdistan, région déchirée entre 4 pays: Iran, Irak, Syrie, Turquie. Région de conflits entre ces 4 nations, dont la population est depuis des lustres la proie d’exaction de la part des pays qui la composent. Un peuple divisé, meurtri, sur lequel les occidentaux, américains en tête, ont compté afin de combattre les djihadistes et Daesh, avant de les abandonner à leur sort misérable. Dans cette lutte incessante, les femmes du Kurdistan ont décidé de relever le défi et de se mobiliser afin de créer une société paritaire, là où le patriarcat et le poids de la religion apparaissent tellement ancrés qu’ils finissent par paraître immuables. Elles s’appellent Leyla Zaka, Sakine, Nassrin, Tekochine, Medya ou encore Rojda, c’est leur destin qu’a voulu mettre en scène l’auteure et réalisatrice Mylène Sauloy avec l’aide du dessinateur Clément Baloup. Un trait noir et blanc, tantôt fin, tantôt plus épais, aux ombres lourdes comme pour renforcer le poids sur les épaules de ces militantes qui n’aspirent qu’à une société plus juste. L’horreur n’est pas tant dans le dessin que dans le texte, avec ces femmes humiliées, battues, violées, converties et mariées de force, vendues comme esclaves, et d’ailleurs à ce titre le catalogue des prix de reventes des prisonnières est édifiant, plus jeune, plus cher, jusqu’à 200 000 dinars (soir environ 169 dollars) pour une enfant de 1 à 9 ans. Le pire étant celui qui propose un échange d’une jeune vierge de 12 ans contre une paire d’Adidas, et la réponse qui suit est : quelle pointure ? Alors que beaucoup d’hommes ont cessé le combat, les femmes ne baissent pas les bras. Les filles du Kurdistan, bien plus qu’une simple bande dessinée, est un ouvrage essentiel pour comprendre le drame qui a pu se jouer dans cette région. Tour à tour exploités par les alliés (Etats-Unis en tête), ignorés ou rejetés par les pays composant cette région, Syrie en tête avec l’appui bienveillant de la Russie pour Assad, mais aussi Turquie où Erdogan prône le retour à la « femme procréatrice » avec un refus de la contraception aux femmes musulmanes… les kurdes se racontent à travers les yeux de Mylène Sauloy. Il faut lire aussi toutes les notes en fin d’ouvrage pour en apprendre un peu plus. En cette période de lutte contre la violence faite aux femmes, les Filles du Kurdistan offre un autre regard sur d’autres horreurs quotidiennes. Je remercie mon ami Mitch Welt, directeur de la collection Témoins du Monde, aux éditions Steinkis, d’avoir attiré mon attention sur ce bouleversant récit.
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  • Erik_ Posté le 26 Décembre 2021
    La Mésopotamie a été le berceau de la civilisation humaine. C'est dans cette région que vivait en majorité le peuple kurde. Le voici désormais écartelé entre quatre états souverains à savoir la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran. Visiblement, ce sont les anglais et les français qui ont tracé les frontières de ces états après leur protectorat sur cette région du Moyen-Orient. Le peuple Kurde devait bénéficier de son état lors du traité dépeçant l'immonde Empire Ottoman. Cependant, les occidentaux ont cédé devant les exigences de la Turquie pourtant génocidaire. Résultat: un peuple de près de 40 millions d'individus qui n'ont pas d'état. La Suisse, Andorre et le Liechstentstein et le Luxembourg ont bien de la chance avec si peu d'habitants. Encore aujourd'hui, cette question pourtant légitime est tabou. On a voulu les assimiler à tout prix mais ils n'ont pas voulu, à raison sans doute. Les Kurdes ont profité du printemps arabe pour prendre le contrôle du Rojava près de la frontière turque. Cependant, ils ont dû lutter contre Daesch et l'état islamique. Ce sont des femmes combattantes non voilées qui ont arraché Kobané à Daesch en 2015 et ont posé les jalons d'une société égalitaire. C'est un beau reportage que voilà qui... La Mésopotamie a été le berceau de la civilisation humaine. C'est dans cette région que vivait en majorité le peuple kurde. Le voici désormais écartelé entre quatre états souverains à savoir la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran. Visiblement, ce sont les anglais et les français qui ont tracé les frontières de ces états après leur protectorat sur cette région du Moyen-Orient. Le peuple Kurde devait bénéficier de son état lors du traité dépeçant l'immonde Empire Ottoman. Cependant, les occidentaux ont cédé devant les exigences de la Turquie pourtant génocidaire. Résultat: un peuple de près de 40 millions d'individus qui n'ont pas d'état. La Suisse, Andorre et le Liechstentstein et le Luxembourg ont bien de la chance avec si peu d'habitants. Encore aujourd'hui, cette question pourtant légitime est tabou. On a voulu les assimiler à tout prix mais ils n'ont pas voulu, à raison sans doute. Les Kurdes ont profité du printemps arabe pour prendre le contrôle du Rojava près de la frontière turque. Cependant, ils ont dû lutter contre Daesch et l'état islamique. Ce sont des femmes combattantes non voilées qui ont arraché Kobané à Daesch en 2015 et ont posé les jalons d'une société égalitaire. C'est un beau reportage que voilà qui nous présente la première révolution féministe au cœur du Moyen-Orient ! Cela mérite notre attention, voire notre admiration.
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