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Perrin
EAN : 9782262081348
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 210 mm

Les grandes erreurs de la Seconde Guerre mondiale

COLLECTIF, ,

Date de parution : 01/10/2020
Dans la lignée des Mythes de la Seconde Guerre mondiale, 20 erreurs stratégiques de cette guerre expliquées par une équipe d'historiens et la rédaction de Guerres & Histoire, dirigées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka.
  
La Seconde Guerre mondiale a duré près de six années, aussi longues que terribles. Cette durée s’explique, bien entendu, par les formidables moyens que les belligérants déployèrent sur terre, sur mer et dans les cieux : au vu des forces mobilisées, il était vain d’espérer abattre l’ennemi par une campagne... La Seconde Guerre mondiale a duré près de six années, aussi longues que terribles. Cette durée s’explique, bien entendu, par les formidables moyens que les belligérants déployèrent sur terre, sur mer et dans les cieux : au vu des forces mobilisées, il était vain d’espérer abattre l’ennemi par une campagne unique ou une bataille décisive. Mais les erreurs commises expliquent aussi que ce conflit se soit éternisé. Si Hitler ne s’était pas obstiné à gagner la bataille d’Angleterre ou à prendre Stalingrad, si la France, en mai 1940,  n’avait pas imprudemment lancé ses forces en Belgique et en Hollande, si les Anglo-Américains n’avaient pas débarqué en Afrique du Nord…, la face de la guerre en eût été changée et sa durée vraisemblablement raccourcie.
En traquant les erreurs commises par les deux camps, ce livre, toutefois, ne cherche pas à céder aux vertiges de l’uchronie, en imaginant « ce qui se serait passé si ». Son ambition est tout autre : il vise en effet à explorer la rationalité des acteurs. Car les décisions prises par les dirigeants politiques ou les chefs militaires reposaient sur un ensemble de paramètres qu’il importe de décrire, afin de comprendre pourquoi ils menèrent à l’échec. Les stratèges se fondaient sur des informations parfois imparfaites, sur des moyens souvent limités, sur des hypothèses par moment fallacieuses. Autant de facteurs qui conduisirent, plus d’une fois, au désastre. Mais les historiens n’accorderont pas toujours le primat à la raison. De fait, malgré les enjeux colossaux d’une guerre où des millions de vies étaient en jeu, l’orgueil, l’obstination, le carriérisme et l’opportunisme pesèrent aussi lourdement dans la prise de (mauvaises) décisions.
Autant de cas de figures qu’illustreront, de Stalingrad à Market Garden, de la stratégie navale des Japonais à l’insurrection de Varsovie, vingt contributions proposées par les meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre mondiale. 

Les erreurs : L'appeasment ; La Japon attaque la Chine ; Hitler choisit l'Italie ; La manoeuvre Dyle Breda ; Le haltbefehl devant Dunkerque ; L'armistice de 1940 ; L'intervention italienne en Grèce ; Barbarossa ; Ne pas capturer Malte ; Dieppe 1942 ; L'abandon de Singapour ; Le débarquement en Afrique du Nord ; Midway ; La politique arabe du Reich ; Monte Cassino ; Stalingrad , Le bombardement stratégique ; L'unconditional surrender ; L'insurrection de Varsovie ; Market Garden
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EAN : 9782262081348
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LeRoiFredVrin Posté le 4 Février 2021
    Le duo Lopez Wieviorka nous proposent vingt grandes erreurs militaires de la seconde guerres mondiales rédigées par des contributeurs différents. Cet ouvrage est une synthèse accessible et éclairée des ces grandes erreurs militaires. Les contributeurs en profitent pour tordre le cou à certain mythes qui persistent encore de nos jours malgré les résultats des dernières cherches et nous faire découvrir des aspects moins médiatiques qui méritent d'être connus: les combats en Grèce, la défense de Singapour. En revanche le dernier chapitre sur l'échec de l'opération Market Garden ressemble plus à procès à charge contre Eisenhower qu'a une explication de cet échec. On peut reprocher beaucoup de chose à Ike mais sa mission était militaire et surtout politique, à savoir conduire une coalition jusqu'à la victoire y compris en cédant parfois aux caprices de certain de ses subordonnés, mais avait-il vraiment le choix..... Un livre passionnant
  • loeuillet Posté le 4 Janvier 2021
    Pointer les erreurs stratégiques, politiques et tactiques pendant la seconde GM tout le monde sait le faire... Mais d expliquer le pourquoi du comment et de pointer les effets après c'est tout bonnement génial... Vu par des historiens de renom on ne s ennuit guère.
  • ABEDFranck Posté le 11 Décembre 2020
    Nous ne présentons plus Lopez et Wieviorka, spécialistes connus et reconnus de la Deuxième Guerre mondiale. Ce nouvel ouvrage revient comme son titre l’indique sur « les grandes erreurs » de cette dernière. Dans l’introduction, nous lisons avec intérêt que ce conflit « a offert - et offre encore - un fabuleux terrain d’expérimentation aux stratèges de salon ». Ils ajoutent non sans rire ce qui suit : « Fort du recul que procurent les ans, ceux-ci aiment à rejouer la stratégie appliquée pendant le conflit, pointer les erreurs commises et proposer des scénarios alternatifs. Dans sa version la plus sommaire, cette approche ne dépasse pas la discussion de comptoir ». Ils avouent sans peine que « l’ouvrage que nous proposons, pourtant, ne vise pas à marcher sur ces brisées. Il n’entend pas céder aux vertiges de la science-fiction, en explorant les voies de ce qui aurait pu devenir ou advenir. Il a l’ambition, plus prosaïquement, de réfléchir sur quelques erreurs commises pendant un terrible conflit qui s’est éternisé six années durant ». Néanmoins, ils précisent que « le terme erreur peut prêter à confusion ». Effet, il peut laisser entendre « que les acteurs dont nous scrutons les faits... Nous ne présentons plus Lopez et Wieviorka, spécialistes connus et reconnus de la Deuxième Guerre mondiale. Ce nouvel ouvrage revient comme son titre l’indique sur « les grandes erreurs » de cette dernière. Dans l’introduction, nous lisons avec intérêt que ce conflit « a offert - et offre encore - un fabuleux terrain d’expérimentation aux stratèges de salon ». Ils ajoutent non sans rire ce qui suit : « Fort du recul que procurent les ans, ceux-ci aiment à rejouer la stratégie appliquée pendant le conflit, pointer les erreurs commises et proposer des scénarios alternatifs. Dans sa version la plus sommaire, cette approche ne dépasse pas la discussion de comptoir ». Ils avouent sans peine que « l’ouvrage que nous proposons, pourtant, ne vise pas à marcher sur ces brisées. Il n’entend pas céder aux vertiges de la science-fiction, en explorant les voies de ce qui aurait pu devenir ou advenir. Il a l’ambition, plus prosaïquement, de réfléchir sur quelques erreurs commises pendant un terrible conflit qui s’est éternisé six années durant ». Néanmoins, ils précisent que « le terme erreur peut prêter à confusion ». Effet, il peut laisser entendre « que les acteurs dont nous scrutons les faits et gestes se seraient inscrits dans le registre du faux et de l’erroné, de l’inexact, ce qui reviendrait in fine à porter un jugement moral sur les événements que nous retraçons. Tel n’est pas notre objectif. Nous avons préféré considérer les erreurs comme des actions regrettables, dont le résultat a déçu les attentes de leurs initiateurs ». De fait, l’objectif des contributeurs n’est pas de distribuer des mauvaises ou des bonnes notes, mais de comprendre comment des décisions furent prises dans le contexte, en se basant sur les seules informations dont chacun disposait au moment des faits. Les auteurs insistent sur un point de méthode essentiel : ne pas reconstruire l’histoire. Ils préfèrent adopter une démarche pédagogique pour comprendre et retracer des actions qui n’eurent pas les résultats attendus. Les mauvais choix que nous pouvons constater avec le recul des années relèvent très souvent d’un manque d’informations et reposent sur un double phénomène : sous-estimation des forces de l’adversaire, surestimation de ses propres forces. Nous découvrons et suivons les conséquences de ces ratés sur le plan tactique et stratégique. Par exemple, ils notent que « Staline avait été alerté de l’imminence de Barbarossa ; il refusa cependant de voir une réalité qui ne correspondait pas à sa vision du monde. Les Japonais attaquèrent la Chine parce qu’ils méprisaient l’empire du Milieu et sous-estimaient sinon sa puissance, du moins sa capacité de résistance. L’alliance que Hitler maintint, contre vents et marées, avec Rome découlait non des avantages, fort limités, que l’Italie pouvait lui offrir, mais d’une approche sentimentale, dans laquelle la rationalité tenait au fond peu de place ». Hitler a maintenu, en dépit du bon sens, cette alliance qui lui coûta plus qu’elle ne lui rapporta. Plusieurs événements sont analysés avec talent et pédagogie. Nous en citons quelques-uns : l’Apaisement, l’intervention italienne en Grèce, Dieppe le nadir des armées britanniques, le bombardement de Monte Cassino, Market Garden, etc. Un autre élément explique aussi les erreurs commises : le manque de moyens en hommes et en matériel. Les Allemands auraient dû tenter de prendre Malte, mais pour les raisons évoquées en amont, ils préférèrent déployer leurs armées sur d’autres théâtres d’opération. La psychologie, le carriérisme et l’opportunisme participent également à ces mauvaises prises de décision. Quand certains se pensent forcément les meilleurs, quand d’autres n’écoutent pas les rapports du terrain et planifient une action militaire - sans prendre en compte toutes les informations préalables - pour espérer en tirer des gratifications, les faillites militaires éclatent à la vue de tous. Les chapitres sont courts et bien construits. Ils donnent tous envie de creuser les sujets évoqués. D’une manière générale, il faut toujours rester rationnel en étudiant l’histoire. Les vingt historiens réussissent cet exercice. Effectivement, ils ne cèdent jamais aux sirènes de l’uchronie pour nous offrir un panorama critique d’actes manqués qui auraient pu changer le cours de cette terrible guerre…
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  • Bigmammy Posté le 21 Novembre 2020
    Une toute autre façon de voir les choses, ou comment la propagande – de la part de tous les belligérants - a réussi à transformer des échecs en victoires. Ce qui est encore le cas aujourd'hui … Il est naturellement plus facile d'analyser les événements qui se sont déroulés depuis plus de 70 ans, à la lumière de tout ce que la recherche historique a produit à l'aide des archives, mémoires et rapports divers … Dans le feu de l'action, on mesure mal la globalité des situations dramatiques dans laquelle les belligérants se trouvaient impliqués. L'analyse a posteriori, l'exercice d'uchronie qui consiste à échafauder ce qui se serait passé si … on n'avait pas pris telle ou telle décision, n'en reste pas moins valable. Ce qui frappe dans cet ouvrage collectif sur les grandes batailles de la Seconde guerre mondiale, c'est l'effroyable bilan des pertes humaines et matérielles, la faiblesse de l'atteinte des objectifs, la mauvaise appréciation réciproque des forces des adversaires, la faiblesse de la logistique, et, par-dessus tout, la folie, l'hybris des décideurs. A leur décharge, la mauvaise qualité des informations à leur disposition – malgré les progrès des opérations de décryptage – des choix stratégiques ou tactiques qui conduisent... Une toute autre façon de voir les choses, ou comment la propagande – de la part de tous les belligérants - a réussi à transformer des échecs en victoires. Ce qui est encore le cas aujourd'hui … Il est naturellement plus facile d'analyser les événements qui se sont déroulés depuis plus de 70 ans, à la lumière de tout ce que la recherche historique a produit à l'aide des archives, mémoires et rapports divers … Dans le feu de l'action, on mesure mal la globalité des situations dramatiques dans laquelle les belligérants se trouvaient impliqués. L'analyse a posteriori, l'exercice d'uchronie qui consiste à échafauder ce qui se serait passé si … on n'avait pas pris telle ou telle décision, n'en reste pas moins valable. Ce qui frappe dans cet ouvrage collectif sur les grandes batailles de la Seconde guerre mondiale, c'est l'effroyable bilan des pertes humaines et matérielles, la faiblesse de l'atteinte des objectifs, la mauvaise appréciation réciproque des forces des adversaires, la faiblesse de la logistique, et, par-dessus tout, la folie, l'hybris des décideurs. A leur décharge, la mauvaise qualité des informations à leur disposition – malgré les progrès des opérations de décryptage – des choix stratégiques ou tactiques qui conduisent au fiasco, des retards d'exécution – souvent dus aux aléas climatiques - des atermoiements difficilement compréhensibles d'Hitler (devant Dunkerque par exemple) qui permettent à l'ennemi de riposter, la sous-estimation des forces des adversaires. Un florilège d'échecs sanglants, de destructions inutiles, d'entêtements à poursuivre une idée fixe. L'ouvrage de Ian Kershaw « Choix fatidiques » largement cité, balisait déjà ce terrain. Les chapitres courts – parfois techniques – donnent ici un aperçu de l'impact réel de certaines opérations (militaires autant que psychologiques) tout à fait pertinent. Dans ce rappel de certaines grandes opérations et de leurs faiblesses dramatiques, on retiendra le rôle joué par des hommes au tempérament de feu comme Winston Churchill, son obstination à faire de la Méditerranée un enjeu stratégique pour la Grande Bretagne et son empire, la cécité de Staline face à l'opération Barbarossa, la triste organisation de l'invasion finale de l'Allemagne par les Anglo-Américains lors de la poussée sur Arnhem, l'inutilité des bombardements systématiques des villes allemandes qui n'ont en rien entamé la résolution du peuple allemand, conforté dans sa crainte d'un anéantissement total par l'exigence des Alliés d'une la capitulation sans conditions … A voir comment les conflits du XXème et XXIème siècle sont conduits, on ne voit pas bien les progrès accomplis ….
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  • Bougnadour Posté le 14 Novembre 2020
    Dans l’erreur monstrueuse que fut la 2ème guerre mondiale s’en cachent bien d’autres, ce livre collectif nous en décortique une vingtaine, certaines magistrales d’autres plus anecdotiques mais qui se traduisirent, quand même, par des milliers de morts. Dans une guerre les erreurs ne sont pas que militaires, elles peuvent être aussi politiques, idéologiques ou égocentriques. Tous les cas sont représentés dans cet ouvrage qui est très abordable et plein d’intérêt mais qui demande d’avoir une connaissance des grands jalons de la 2ème GM car il n’y a pas vraiment de mise en perspective, seulement un respect de la chronologie des évènements. Évidemment il est plus facile de détecter une erreur après les faits qu’avant, dans un tel déchaînement, garder la tête froide et décrypter les intentions de l’ennemi était une gageure et rien ne dit que les options alternatives n’auraient pas débouché sur un désastre. Une constante apparait dans ces mauvais choix, le facteur le plus fréquent est l’orgueil, l’hubris qui pousse l’homme aux plus grandes fautes. On pouvait s'en douter mais c'est confirmé encore une fois.
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