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Cherche midi
EAN : 9782749121994
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 800
Format : 140 x 220 mm

Magic Time

Karine LALECHÈRE (Traducteur)
Collection : Ailleurs
Date de parution : 07/01/2016
Quand Histoire et destinées individuelles se croisent…
 
1965. Alors que le mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et... 1965. Alors que le mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité.

 
1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom, avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue.
 

Doug Marlette retrace ici toute une époque, trouble, pleine de non-dits, de soupçons et de positions ambiguës, mais aussi de courage, de droiture et de passion. Celle de la lutte pour les droits civiques. Avec une intrigue haletante et des personnages d’une rare humanité, Doug Marlette signe un chef-d’œuvre, à classer entre les romans de John Grisham et de Tom Wolfe.
 
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EAN : 9782749121994
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 800
Format : 140 x 220 mm
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Ils en parlent

"Servi par une intrigue serrée qui se déploie sur deux époques MagicTime combine avec adresse la force d'une enquête et I'habileté du thriller."
Elle

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • snoopy29 Posté le 26 Mai 2020
    Un roman percutant et touchant, qui vous transporte loin. je recommande vivement ce livre, belle histoire !
  • Ingannmic Posté le 13 Mars 2020
    Carter Ransom est journaliste à New York. Originaire du Mississippi, plus précisément de la ville de Troy, célèbre pour son industrie du bois, il retourne dans la demeure familiale pour prendre du repos suite à un surmenage professionnel et au besoin de faire le point sur sa relation avec Emily, sa dernière petite amie en date. Quadragénaire, Carter a du mal à se stabiliser, sans avoir consciemment réalisé que cette inconstance était liée au traumatisme de jeunesse occasionné par la perte de Sarah, son premier amour, décédée dans l'incendie d'une église perpétré par le Ku Klux Klan. Or, vingt cinq après, cette affaire est de nouveau sur le devant de la scène. L'un des accusés de l'époque accepte, en échange de sa libération, de témoigner contre le commanditaire du crime, que l'absence de preuve et de témoignage n'avait pas alors permis d'inculper. La réouverture du dossier par une procureure coriace et déterminée à obtenir justice, nous replonge dans une Amérique que secoue le Mouvement pour les droits civiques, mais où la ségrégation est encore bien ancrée dans les esprits comme dans les comportements. Elle pousse par ailleurs Carter à affronter ses vieux démons, et à s'interroger sur le rôle exact alors... Carter Ransom est journaliste à New York. Originaire du Mississippi, plus précisément de la ville de Troy, célèbre pour son industrie du bois, il retourne dans la demeure familiale pour prendre du repos suite à un surmenage professionnel et au besoin de faire le point sur sa relation avec Emily, sa dernière petite amie en date. Quadragénaire, Carter a du mal à se stabiliser, sans avoir consciemment réalisé que cette inconstance était liée au traumatisme de jeunesse occasionné par la perte de Sarah, son premier amour, décédée dans l'incendie d'une église perpétré par le Ku Klux Klan. Or, vingt cinq après, cette affaire est de nouveau sur le devant de la scène. L'un des accusés de l'époque accepte, en échange de sa libération, de témoigner contre le commanditaire du crime, que l'absence de preuve et de témoignage n'avait pas alors permis d'inculper. La réouverture du dossier par une procureure coriace et déterminée à obtenir justice, nous replonge dans une Amérique que secoue le Mouvement pour les droits civiques, mais où la ségrégation est encore bien ancrée dans les esprits comme dans les comportements. Elle pousse par ailleurs Carter à affronter ses vieux démons, et à s'interroger sur le rôle exact alors joué par son père, qui en tant que juge, avait instruit le procès. L'alternance entre passé et présent permet de mettre en évidence l'héritage de cette période sensible et agitée. Le procès sur cet épisode embarrassant de l'Histoire révèle la face obscure d'une certaine Amérique blanche, représentée aussi bien par des individus de classe modeste que par des notables bien en vue. A Troy, comme dans d'autres villes du sud, les victimes de la ségrégation et/ou leurs proches côtoient ainsi leurs anciens bourreaux -ces derniers n'ayant pas toujours été identifiés-. La communauté compose entre résilience et amnésie collective. Quand certains espèrent la rédemption, ou simplement l'oubli, d'autres réclament réparation... d'autres encore, absorbés par l'impératif mercantile de notre société contemporaine, sont totalement indifférents au devoir de mémoire. Ainsi, le Magic Time, ex-club de blues devenu dans les années soixante un lieu de réunion pour les militants des Droits civiques, est voué à disparaître, car situé sur les terrains que brigue un grand groupe chimique en passe de s'implanter à Troy. L'une des grandes forces de ce récit est de montrer la complexité de ce contexte, et d'éviter l'écueil du manichéisme. En mettant en scène, dans les épisodes du passé, un jeune Carter naïf et privilégié, qui prend dans un premier temps le Klan pour une légende issue du folklore local, l'auteur nous fait comprendre que la ségrégation était considérée non seulement par la plupart des blancs mais aussi par de nombreux noirs, comme une des bases indiscutables de la société américaine. Sans l'amour qui le liait à Sarah, activiste, et à l'amitié quasi fraternelle l'unissant à Elijah, le fils de l'employée de maison de ses parents, Carter n'aurait peut-être jamais pris conscience de l'injustice et de la violence faite aux noirs, ni réalisé ses propres préjugés, liés à sa culture et à son éducation... Il insiste aussi sur la difficulté à accepter notre ignorance de la face obscure de nos proches, et à assumer l'amour et le respect que l'on éprouve parfois pour des individus capables de la pire abjection. Sa construction dynamique, la richesse de ses thématiques, rendent la lecture de "Magic Time" facile et passionnante. On est certes loin de la densité et de l'émotion que procure un texte tel que "Le temps où nous chantions", mais il n'en est pas moins un titre intéressant pour découvrir ce sombre pan de l'Histoire américaine.
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  • lila11 Posté le 24 Décembre 2018
    J'ai aimé ce livre mais à mon goût, il y a quelques longueurs. L'écriture est fluide, l'histoire prenante. J'ai aimé les aller-retour passé présent. Le décor et les personnages sont bien plantés. Il y a aussi un secret de famille révélé dans les dernières pages. C'était une lecture instructive et agréable.
  • marienoel94 Posté le 16 Février 2018
    1990.Un journaliste retourne dans son Mississipi natal pour couvrir la réouverture du procès de meurtriers du Ku Klux Kan, en 1965. Une plongée dans le passé violent, antisémite et ségrégationiste de l'Amérique profonde, une analyse très fine de la societé américaine et ses contradictions. Inspiré de faits réels mais écrit comme un thriller, c'est excellent et toujours actuel...
  • belette2911 Posté le 8 Décembre 2017
    En remontant le Mississippi… En remontant le temps… Le temps où une partie de l’Amérique se complaisait et se vautrait avec délices dans le ségrégationnisme. "Bah, on ne faisait que suivre la mouvance", vous diraient-ils pour se défendre, un peu comme ceux qui dirent un jour qu’ils n’avaient fait qu’exécuter les ordres. Bienvenue dans le Sud profond, celui qui accroche encore des drapeau confédérés à ses murs, celui qui ne reconnait pas les droits des Noirs, celui prétend que seule la race Blanche est supérieure. Bienvenue en 1965 : alors que le mouvement pour les droits civiques commence à s’étendre dans tous les États-Unis, une partie des états Sudistes luttent encore et toujours contre la Loi qui donne des droits aux Noirs. Le Ku Klux Klan brûle des croix, exècre les Juifs, les communistes ou font disparaître des militants des droits civiques. La petite ville de Troy n’y fait pas exception et après la saga "Lanfeust de Troy" et celle de "Carter de Mars", voici le mélange des deux : "Carter de Troy", journaliste de son état, qui a vécu les événements de 1965, qui a participé aux mouvements des droits civiques et qui a perdu une personne chère dans l’incendie de l’église de... En remontant le Mississippi… En remontant le temps… Le temps où une partie de l’Amérique se complaisait et se vautrait avec délices dans le ségrégationnisme. "Bah, on ne faisait que suivre la mouvance", vous diraient-ils pour se défendre, un peu comme ceux qui dirent un jour qu’ils n’avaient fait qu’exécuter les ordres. Bienvenue dans le Sud profond, celui qui accroche encore des drapeau confédérés à ses murs, celui qui ne reconnait pas les droits des Noirs, celui prétend que seule la race Blanche est supérieure. Bienvenue en 1965 : alors que le mouvement pour les droits civiques commence à s’étendre dans tous les États-Unis, une partie des états Sudistes luttent encore et toujours contre la Loi qui donne des droits aux Noirs. Le Ku Klux Klan brûle des croix, exècre les Juifs, les communistes ou font disparaître des militants des droits civiques. La petite ville de Troy n’y fait pas exception et après la saga "Lanfeust de Troy" et celle de "Carter de Mars", voici le mélange des deux : "Carter de Troy", journaliste de son état, qui a vécu les événements de 1965, qui a participé aux mouvements des droits civiques et qui a perdu une personne chère dans l’incendie de l’église de Shiloh. Plus qu’un retour vers le passé, c’est un retour mouvementé que va effectuer Carter lorsque l’on va ouvrir un procès après qu’un des condamnés pyromane ait dit qu’il connaissait le véritable instigateur de l’incendie. Quand l’un se met à table, se sont les autres qui ont l’indigestion. Un procès qui ne va pas aller sans mal pour certaines personnes qui pourraient découvrir le passé peu glorieux de leurs géniteurs ou mettre la main sur des secrets pas agréables à découvrir. Personne n’est tout à fait blanc, ici. Si vous voulez découvrir la mentalité du Sud des États-Unis, ce livre vous ouvrira des portes dont vous ne soupçonniez pas l’existence, car, au travers d’une histoire romancée, c’est tout un pan de l’Histoire sombre des States que ce livre aborde. L’Histoire nous est contée par Carter, passant habilement du présent (1990) au passé (1965), l’auteur, au travers des souvenirs de son narrateur, ou des autres personnages, nous plonge la tête la première dans une eau boueuse et tumultueuse. Ici, rien n’est blanc et rien n’est vraiment noir. Tout est gris et même les habitants les plus modérés ne sont pas exempts de fautes puisqu’ils ont laissés faire. Même Carter n’est pas un militant zélé, lui qui s’est retrouvé mêlé à tout ça un peu par hasard et parce qu’il voulait devenir journaliste… Et puis, l’amour fait parfois des miracles, transformant un petit Blanc en militant, même si ce n’était pas le plus brillant et que lui aussi avait quelques idées préconçues. La plume peut se révéler mordante à certains moments, plus nostalgique à d’autres, notamment lorsque Carter se remémore sa jeunesse, humoristique lorsqu’il est avec ses amis de toujours ou terriblement caustique avec l’État du Mississippi et certains de ses habitants. Mon seul bémol sera pour les quelques longueurs que possède ce roman de 800 pages (dans sa version grand format). 100 pages de moins auraient rendu la lecture plus fluide à certains moments. Un grand roman sur le racisme crasse de certains, sur leurs préjugés, sur des gens qui ont dû se battre pour faire respecter leurs droits élémentaires, ceux que le Congrès venait de leur donner et que certains États je voulaient pas faire respecter. Un grand roman sur des mentalités qui ne changeront jamais tout à fait, hélas… Un roman qui plonge dans le passé pour mieux éclairer le présent. Un roman dont le procès qui s’ouvre dans ses pages va catalyser tous les souvenirs de ces périodes agitées. Un roman qui m’a remué les tripes.
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