Lisez! icon: Search engine
Perrin
EAN : 9782262087609
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 656
Format : 154 x 240 mm

Mémoires

Jean-Paul BLED (Préface)
Date de parution : 28/01/2021
Les Mémoires de Bismarck - le "Chancelier de fer" - pour la première fois réédités en français dans une édition présentée et annotée par Jean-Paul Bled.
Comme Napoléon avant lui, Bismarck domine de sa stature le XIX° siècle tant allemand qu’européen.
 Pendant 28 ans, de 1862 à 1890, il occupe la fonction de chef du gouvernement, d’abord comme ministre-président de Prusse, puis comme chancelier de l’Empire allemand. Durant ces 28 années, il façonne le visage de l’Allemagne...
Comme Napoléon avant lui, Bismarck domine de sa stature le XIX° siècle tant allemand qu’européen.
 Pendant 28 ans, de 1862 à 1890, il occupe la fonction de chef du gouvernement, d’abord comme ministre-président de Prusse, puis comme chancelier de l’Empire allemand. Durant ces 28 années, il façonne le visage de l’Allemagne et bouleverse le rapport des forces en Europe. Il restera d’abord dans l’histoire comme le bâtisseur de l’unité allemande. Il y parvient au moyen de deux guerres victorieuses, la première en 1866 contre l’Autriche, la seconde contre la France en 1870-1871 au terme de laquelle, achèvement de l’entreprise, l’Empire allemand est proclamé le 18 janvier 1871 dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles.
 L’objectif de l’unité atteint, Bismarck s’emploie à l’enraciner. Cette lutte, il la mène sur deux fronts, à l’intérieur et à l’extérieur. A l’intérieur, il défend l’unité fraîchement acquise contre ceux qu’il soupçonne de vouloir la détruire, ceux qu’il appelle les « ennemis du Reich », les catholiques et les socialistes. A l’extérieur, convaincu que le danger viendra d’une France avide de revanche, il travaille à l’isoler. A cette fin, il édifie un système diplomatique qui rassemble les grandes puissances continentales autour de l’Allemagne, un système compliqué, mais qui tient jusqu’à son départ des affaires. 
 Aussitôt après avoir remis sa démission en mars 1890 au jeune Guillaume II, Bismarck entreprend d’écrire ses Mémoires qui couvriront sa vie entière, de son enfance jusqu’au terme de sa carrière politique. A l’exemple des Commentaires de César, des Mémoires de Frédéric II, du Mémorial de Napoléon, il veut dresser un monument à sa gloire. C’est aussi pour lui l’occasion de régler des comptes avec des personnalités allemandes et étrangères qui, au moment ou à un autre, se sont mises en travers de sa route. Parmi ses cibles figure en bonne place Guillaume II qui l’a contraint à la démission et s’est empressé de jeter aux orties certains pans de sa politique. Parus en 1898 aussitôt après la mort de leur auteur sous le titre Gedanken und Erinnerungen (« Pensées et Souvenirs »), les Mémoires de Bismarck connaissent immédiatement un énorme succès. De nouvelles éditions suivent rapidement. Dès l’année suivante la traduction française sort dans les librairies. Comme il l’avait voulu, ses Mémoires ont contribué à édifier la légende du Chancelier de Fer, du plus grand des Allemands contemporains. En voici enfin l'évaluation critique de référence.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782262087609
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 656
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

"Passionnants mémoires de Bismarck."
Le Figaro Littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Alexi67896789 Posté le 2 Mars 2021
    Depuis plus de cent cinquante ans, la personnalité et les actions d’Otto von Bismarck font l'objet de nombreuses interprétations souvent contradictoires. L‘ancien chancelier de Guillaume II a inspiré et a influencé fortement le monde littéraire germanique, les opinions politiques et religieuses, au moins jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Chose qui s’explique par le fait que l’Allemagne lui a consacré un véritable culte durant de multiples décennies, usant de son patronyme à toutes fins utiles, allant parfois jusqu’à détourner sa pensée. Pour ceux que la chose intéresse, ses mémoires viennent d’être rééditées chez Perrin, agrémentées d’une présentation et d’annotations de Jean-Paul Bled. Texte qu’il a commencé à rédiger après la démission de ses fonctions en 1890, l’esprit rempli d’amertume. Pour l’historien, ces feuillets représentent une source quasi inépuisable de témoignages de première main, tout en restant une suite de citations à sa propre gloire et qui ont fourni à ses admirateurs une matière à partir de laquelle édifier un culte de la personnalité, façonnant l’image qu’il entendait laisser dans l'histoire. Au fil des pages, Bismarck y règle également certains comptes. Même si cet ouvrage se révèle quelquefois subjectif, il possède le mérite de revenir sur un siècle compliqué, en... Depuis plus de cent cinquante ans, la personnalité et les actions d’Otto von Bismarck font l'objet de nombreuses interprétations souvent contradictoires. L‘ancien chancelier de Guillaume II a inspiré et a influencé fortement le monde littéraire germanique, les opinions politiques et religieuses, au moins jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Chose qui s’explique par le fait que l’Allemagne lui a consacré un véritable culte durant de multiples décennies, usant de son patronyme à toutes fins utiles, allant parfois jusqu’à détourner sa pensée. Pour ceux que la chose intéresse, ses mémoires viennent d’être rééditées chez Perrin, agrémentées d’une présentation et d’annotations de Jean-Paul Bled. Texte qu’il a commencé à rédiger après la démission de ses fonctions en 1890, l’esprit rempli d’amertume. Pour l’historien, ces feuillets représentent une source quasi inépuisable de témoignages de première main, tout en restant une suite de citations à sa propre gloire et qui ont fourni à ses admirateurs une matière à partir de laquelle édifier un culte de la personnalité, façonnant l’image qu’il entendait laisser dans l'histoire. Au fil des pages, Bismarck y règle également certains comptes. Même si cet ouvrage se révèle quelquefois subjectif, il possède le mérite de revenir sur un siècle compliqué, en combattant les catholiques et les socialistes (alors considérés comme étant les ennemis intérieurs du Reich), mais également les puissances adverses sur l’échiquier des nations, dont une France avide de revanche et qu’il n’a eu de cesser d’isoler. Surnommé le chancelier de fer, il a corrigé et recorrigé son manuscrit, veillant à entrer dans la légende et à soigner la postérité.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PERRIN
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…